Pour leur troisième tournée européenne “My Turn”, le groupe de K-rock féminin Rolling Quartz choisit d’investir le Café de la Danse, du côté de Bastille. Pendant une heure et demie , les cinq musiciennes Arem, Iree, Youngeun, Jayoung et Hyunjung livrent un show entièrement live face à un public déjà conquis, et clairement prêt à en prendre plein les oreilles. Après les avoir interviewées début avril, nous sommes ravies de pouvoir les voir sur scène à Paris.


Une énergie qui ne retombe jamais
Dès les premières minutes, le ton est donné. Les membres arrivent une par une, pendant que la salle monte en pression. Très vite, l’énergie de Jayoung s’impose : la chanteuse galvanise la foule de sa voix avant même de chanter, installant une intensité qui ne quittera plus le concert.
“RE.BOLD”, “My Turn” puis “Blaze” s’enchaînent sans temps mort. Le rendu est immédiat : un son puissant, brut, porté par de vrais instruments live, un détail qui change tout sur ce genre musical. Les performances font forte impression tant par la qualité du son et la joie d’entendre des instruments live, mais aussi par le charisme des musiciennes qui n’hésitent pas à se mouvoir sur scène et s’avancer près de la foule. Arem à la basse, Iree et Hyunjung aux guitares occupent l’espace avec assurance, multipliant les déplacements et les interactions avec le public. Une présence scénique affirmée qui ancre définitivement Rolling Quartz dans une esthétique de rockstar.
Une proximité rare avec le public
Dans une salle à taille humaine comme le Café de la Danse, la proximité devient un élément central du show. Fosse comme gradins sont pleinement intégrés à l’expérience. Jayoung mène la danse : headbang, mains levées, flashs allumés, elle sollicite constamment le public, jusqu’à le faire chanter en a cappella le refrain de “ONE” en lui faisant répéter “Young” et “One”.
Les membres prennent également le temps de se présenter en anglais, ponctuant leurs échanges de quelques mots en français. De quoi créer une vraie complicité avec la salle. Pas le temps de s’ennuyer ni même de temps mort puisqu’elles occupent la scène et l’espace d’une manière ou d’une autre, avec par ailleurs une touche d’humour. Le concert s’enchaîne avec une vraie fluidité agréable.


Rolling Quartz ou Rolling stars ?
Si leurs titres comme “One” ou “RNR Paradise” confirment l’efficacité de leur discographie, Rolling Quartz surprend aussi par ses choix de reprises. Leur version de “Good Night” du groupe Dreamcatcher retient particulièrement l’attention, alors qu’elles l’ont sorti en single enregistré. Réarrangé à leur manière, le morceau gagne en intensité rock, sous les réactions enthousiastes d’un public où un lightstick du groupe s’est fait remarquer. Le groupe enchaîne également avec “Roll the Dice”, initialement interprété avec Siyeon (Dreamcatcher / ChRockTikal), puis propose un medley efficace mêlant “Pink Venom” de BLACKPINK et “MIC DROP” de BTS. Une séquence inattendue, mais parfaitement exécutée, qui emporte l’adhésion générale, autant des amateur.ices de K-pop que du public plus averti sur le rock.
Côté influences pop-punk, leur reprise de “Misery Business” de Paramore permet à Jayoung de démontrer une nouvelle fois l’étendue de sa puissance vocale (pas facile d’interpréter la voix puissante de Hayley Williams). Le concert est aussi ponctué de moments instrumentaux.
Chaque membre a droit à son solo, avec une mention particulière pour Youngeun à la batterie, sur laquelle les membres ont fait des headbangs synchronisés, ainsi que pour Iree et Hyunjung, qui livrent de longs solos de guitare. Malgré une corde cassée en plein set pour Iree, elle continue sans accroc, transformant cet imprévu en preuve supplémentaire d’un live 100 % authentique. Plus tard, Hyunjung enchaîne même un medley de classiques rock, de Led Zeppelin à Guns N’ Roses en passant par Metallica.
Une fin tout en douceur
Après avoir enchaîné une setlist forte en énergie, les membres quittent brièvement la scène, laissant le public réclamer un encore sans hésitation. Elles reviennent dans une configuration différente : Youngeun s’installe au piano pour “Romantist”, une version presque acoustique qu’elles dédient à leurs fans. Les flashs des téléphones s’allument, la voix de Jayoung se fait plus douce, et l’ambiance change complètement. Après l’énergie brute du concert, place à un moment suspendu et chargé d’émotion.
Le groupe en profite pour immortaliser la soirée avec une photo aux côtés du public et d’un drapeau français signé par les fans. Puis, dans un dernier échange, les membres prennent le temps de saluer, récupérer lettres et cadeaux, et dire au revoir avant de quitter la scène.


Conclusion:
Au-delà du show, Rolling Quartz laisse surtout une impression très claire : celle d’un groupe de rock fait pour la scène et qui nous galvanise par la puissance de ses instruments. Les cinq musiciennes livrent un concert qui se vit autant qu’il s’écoute. Une chose est sûre : difficile de repartir sans avoir envie de les revoir en live. De tels talents mériteraient davantage de visibilité et de popularité. Si elles ont réussi à gagner le coeur de l’international en tant que groupe de rock sud-coréen, on aimerait les voir encore plus promues. Le featuring avec Siyeon est-il la promesse de nouveaux projets rock encore plus ambitieux ? C’est désormais avec un intérêt renouvelé que nous suivons leur carrière de près.
Crédits photo : Marie Guedes



![COFFEE WITH : Rolling Quartz, le groupe qui conjugue « rock » au féminin [INTERVIEW EXCLUSIVE]](https://dearkorea.fr/wp-content/uploads/2026/04/coffee-with-.png)


