Auteur/autrice : Melody

  • JUKEBOX : Ateez fait monter la température avec Golden Hour : Part.5

    JUKEBOX : Ateez fait monter la température avec Golden Hour : Part.5

    Le 26 juin dernier, alors que la France entière était en proie à une canicule sans pareille, Ateez a aggravé la situation avec la sortie de son nouvel album Golden Hour : Part.5. 

    Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de la première partie de leur série d’albums intitulée Golden Hour. Si la quatrième partie (février 2026) n’a pas autant marqué les esprits que les précédentes, ce nouvel album, avec ses cinq chansons, est déjà bien accueilli par les Atiny (ndlr : nom du fandom). Alors plongez la tête la première dans leur univers et agrémentez votre playlist de l’été ! 

    Point sur le lore 

    Une nouvelle partie vient s’ajouter à leur série Golden Hour, apportant des éléments aux fans pour mieux interpréter le lore du groupe. Si le concept de Golden Hour représente les moments précieux de la vie, certains se sont penchés sur les thèmes des titres principaux de chaque album. Ces derniers symboliseraient les sept péchés capitaux : “Work” serait l’avarice, “Ice on my teeth” l’orgueil, “Lemon Drop” la paresse et “In Your Fantasy” la luxure. “Adrenaline”, sorti en février dernier, symboliserait la colère, tandis que “Bad”, le titre principal de ce nouvel album, représenterait l’envie. 

    Les huit membres incarneraient donc des personnages pris dans une réalité alternative et vivraient plusieurs aventures sans se rendre compte que rien autour d’eux n’est réel. D’après Hongjoong, qui s’est confié au micro du Sang Zang Show, ce nouvel album pourrait marquer la fin provisoire de leur era Golden Hour, à laquelle ils pourraient revenir dans quelques années. Cette spontanéité explique le manque de “sneak peak” à la fin du clip de “Bad”, la marque de fabrique du groupe qui permet aux fans à chaque nouvelle sortie d’entendre une courte partie de l’instrumentale de la prochaine title track. Ateez font tout de même planer le suspens quant à leur prochaine era avec l’épilogue intriguant de “Bad”. 

    “Bad” 

    L’album s’ouvre sur “Bad”, un morceau entraînant au refrain répétitif et addictif. Clip coloré et chorégraphie énergique, tout y est pour donner le ton et embrasser les influences latines, notamment le funk brésilien sur lequel repose le morceau. Plusieurs lignes ont d’ailleurs été écrites en espagnol, en particulier dans la partie de rap de Mingi (Tú me tienes loco ; Toda la noche, loco contigo). On note également les références à leur titre populaire “Bouncy”, avec la phrase “청양고추 vibe”, et surtout le retour de la chèvre qui avait marqué les esprits dans le clip. 

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    Dès la sortie du trailer, les fans ont reconnu l’actrice et danseuse américaine Chase Infiniti, connue pour ses rôles dans la série “Présumé innocent” et dans le film “Une bataille après l’autre” aux côtés de Leonardo Dicaprio. Chase Infiniti est surtout une grande fan de K-pop, et a mentionné dans plusieurs interviews son admiration pour Ateez.

    Avant de se faire un nom dans le monde du cinéma, elle a co-fondé un crew de danseuses, intitulé Duple Dance Crew, et avec lequel elle fait et poste des covers de danses de K-pop. Cinq ans auparavant, elle avait dansé sur “Fireworks” de Ateez, sans se douter qu’un jour elle jouerait le personnage principal de leur nouveau clip. Ses talents de danseuse ont également été utilisés dans ce dernier, puisqu’elle se livre à une battle de danse face aux huit membres et à leurs danseurs. Une véritable consécration pour cette Atiny qui leur a adressé un doux message dans son dernier post Instagram ! 

    Si les fans sont assez divisés quant au potentiel de la chanson, iels sont unanimes quant au manque de lignes, de temps d’écran et de mise en avant des membres Yeosang et Jongho. Une lamentation qui se répète sortie après sortie, bien que les B-sides de cet album rendent particulièrement justice aux deux vocalistes. 

    “Mamacita”

    On garde le rythme avec “Mamacita”, la première B-side de l’album. Un titre dansant, qui rappelle “Arriba” (The World EP.FIN : WILL), et à l’ambiance festive et entraînante. Idéale pour célébrer le début de l’été, “Mamacita” ne manquera pas de rythmer le vôtre avec sa mélodie et ses parties chantées en écho, à l’image de leur B-side “Blind” (Golden Hour : Pt.1). 

    “Toxin”

    L’ambiance change avec “Toxin”, ce morceau de R&B qui laisse davantage d’espace aux vocalistes du groupe. Wooyoung et Seongwha ressortent du lot, avec leurs voix particulièrement adaptables à ce type de rythme et gammes.

    Les rappeurs Mingi et Hongjoong ne sont pas pour autant laissés pour compte : ils proposent des performances (pour lesquelles ils sont par ailleurs crédités dans la majorité de leurs chansons) précises et stylisées.

    L’alliance des ces parties font de “Toxin” une B-side à l’image du groupe et offre aux auditeurs du véritable miel pour les oreilles.

     “Toxin” marque une rupture dans le rythme de l’album qui permet aux prochains morceaux de s’y intégrer plus fluidement. 

    “Fallin’”

    C’est avec “Fallin’” que le groupe se démarque dans cet album. Un titre électronique (EDM) au pré-refrain aussi déconcertant que addictif, qui donne aux Atiny l’occasion d’apprécier les qualités vocal de Yeosang à leur juste valeur.

    Le refrain, simpliste et efficace, apporte une certaine légèreté à ce morceau qui ne laisse pas les fans indifférents.

    Les paroles, quant à elles explicitent, dépeignent la sensation d’être totalement absorbé par l’autre, et l’inarrêtable flux d’émotions qui l’accompagne. 

    “Body”

    L’album se termine sur “Body”, une ballade R&B qui évoque le souvenir de la personne aimée avec plus de nostalgie et de reconnaissance que de mélancolie.

    Les refrains bercent nos oreilles avec finesse et douceur, tandis que les parties de rap qui achèvent le morceau accélèrent le rythme de la chanson et hachent les mots comme si le temps les pressaient.

    La fin est nette, presque brutale, comme l’est un réveil soudain après un long rêve immersif. 

    Conclusion 

    Avec Golden Hour : pt.5, les membres d’Ateez proposent un album estival de qualité, et vont chercher de nouvelles sonorités sans pour autant perdre leur identité musicale. Que cet album marque la fin d’une ère ou simplement un pas de plus dans leur carrière, il est certain que les fans restent curieux de découvrir vers quel horizon les huit pirates vont s’aventurer dans les prochaines années ! 

  • Cinéclub : Beef, LA série coréo-américaine à ne pas louper

    Cinéclub : Beef, LA série coréo-américaine à ne pas louper

    La série Beef, connue en France sous le nom d’Acharnés, est une comédie dramatique disponible sur la plateforme Netflix. Créée par le réalisateur Lee Sung-jin, cette série de deux saisons (2023 et 2026) traite de l’évolution des relations humaines, de la recherche de sens et d’identité avec sincérité et génie.

    Bien que Beef soit une série dite d’anthologie, puisque les castings et thèmes abordés changent drastiquement d’une saison à l’autre, elle garde néanmoins un ton aussi cru et imparfait que ses personnages, chargé de touches plus sombres qui tirent vers le gore. 

    Analysons les deux saisons de cette série et découvrons les clés de son succès !

    Lee Sung-jin, un talent reconnu

    Né en 1981 à Séoul mais ayant déménagé jeune aux États-Unis, Lee Sung-jin grandit en jonglant avec deux cultures et deux identités. Il se fait notamment appelé Sonny Lee pour simplifier la prononciation de son nom. 

    Il lance sa carrière en travaillant comme scénariste pour plusieurs séries, telles que 2 Broke Girls qui lui permet de développer sa plume humoristique, mais aussi le drame psychologique Undone

    Ces deux projets notables lui permettent de se faire un nom dans le milieu tout en étoffant son projet personnel : Beef. La première saison, sortie en 2023 mais tournée peu avant et pendant le confinement de 2020, lui permet de gagner plusieurs trophées dans diverses catégories de remises de prix prestigieuses (Primetime Emmy Awards, Golden Globe Awards, Critics Choice Awards…). 

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    En 2024, Lee Sung-jin réalise et produit le clip musical du titre “Come back to me” de RM (BTS) à la demande du rappeur, lui qui avait adoré la première saison de Beef

    La réalisation de la deuxième saison de Beef, écrite à partir du casting et retravaillée tout au long du tournage, débute fin 2024 pour une sortie prévue pour avril 2026. 

    Un casting sur-mesure

    Le succès de “Beef” repose entre autres sur son casting audacieux, rassemblant acteurs et personnalités de plusieurs horizons. 

    La première saison réunit Steven Yeun (de son vrai nom Sang-yeop Yeun), notamment connu pour son rôle de Glenn Rhee dansThe Walking Dead, et Ali Wong, d’origine vietnamienne par sa mère et sino-américaine par son père. Tandis qu’Ali Wong se concentre sur une carrière américaine, en enchaînant rôles à l’écran (Always Be My Maybe, Birds of Prey) et doublages (Tuca & Bertie,Big Mouth), Steven Yeun se fait un nom dans l’industrie cinématographique coréenne en jouant dans deux films de Bong Joon-Ho (Okja et Mickey 17) et en étant producteur exécutif et rôle principal du film à succès Minari (2020). 

    À leurs côtés, une majorité d’acteurs issus de la diaspora coréenne aux États-Unis : Joe-yun “Joseph” Lee (Materialists), Young Mazino (apparu dans le clip “Snooze” de SZA et dans la saison 2 de The last of Us), Ashley Park (Emily in Paris) et Austin H. Min (The Umbrella Academy). 


    La saison deux réunit le talentueux Oscar Isaac, connu notamment pour son rôle de Poe Dameron dans la troisième trilogie de Star Wars ainsi que le docteur Frankenstein dans l’adaptation de Guillermo del Toro (2025), avec l’actrice emblématique Carey Mulligan (The Great Gatsby, Promising Young Woman). Ils partageaient déjà l’écran dans le film Drive, avec Ryan Gosling. Tous deux jouent un couple névrosé mis à rude épreuve par un jeune couple plein de vie et d’ambition, interprété par Charles Melton (Riverdale, May December) et Cailee Spaeny (Pacific Rim Uprising,Bad Times at the El Royale). 

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    Si le casting principal ne compte qu’un seul acteur d’origine coréenne, les personnages secondaires, les caméos ainsi que la localisation des deux derniers épisodes nous font voyager en Corée du sud. En effet, le Country Club pour lequel travaillent les deux couples appartient à la riche Madame Park jouée par Youn Yuh-jung (Pachinko, Minari). Elle est accompagnée de son interprète (Jang Seoyeon) et du chanteur et danseur BM (membre du groupe Kard) qui joue un professeur de tennis. 

    Nous saluons également le caméo exceptionnel de Song Kang-ho qui joue un chirurgien esthétique en proie à des tremblements, conduisant à un incident déplorable et ayant un rôle clé dans le scénario. 

    De l’utopie à l’apocalypse

    Les deux saisons ont en commun un schéma narratif en apparence typique, avec une situation initiale faussement idyllique, et rapidement mise à l’épreuve par un élément perturbateur. 

    Dans la saison 1, il s’agit d’une violente altercation entre Danny (Steven Yeun) et Amy (Ali Wong), tous deux aux volant de leurs voitures, scène à laquelle le réalisateur a par ailleurs été témoin et dont il s’est inspiré pour écrire le scénario de Beef. Dans la saison suivante, les problèmes commencent lorsque Austin et Ashley (Charles Melton et Cailee Spaeny) assistent à une dispute entre Josh et Lindsay (Oscar Isaac et Carey Mulligan). Les deux situations relèvent d’une première explosion des sentiments et émotions humaines qui n’avaient encore jamais été exprimées.

    La tension monte rapidement entre les personnages qui passent tous par une étape de remise en question de leurs vies respectives, allant du choix de leur conjoint et carrière à un besoin de briser tout ce qui a été construit. Secrets et retournements de situation tourmentent les protagonistes et leurs entourages, jusqu’à l’explosion des émotions et sentiments, jusqu’alors contenus, sous forme de tuerie et de course-poursuite dans un huis-clos (une villa reclue dans la première saison, une clinique sous haute-surveillance dans la seconde). 

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    Les derniers épisodes trahissent un sentiment de lâcher prise total et de perte de contrôle d’une situation délicate, qui résulte en une véritable renaissance pour la quasi-totalité des personnages. En effet, après avoir été étouffé par leurs choix de vie, créant autour d’eux une bulle impénétrable, l’explosion de cette dernière permet à chacun de réaliser que rien n’est éternel, ni la vie, ni les choix faits, et qu’il est toujours possible de recommencer à zéro ailleurs, avec les bonnes personnes. Celles qui nous comprennent, qui nous ressemblent, qui nous laissent être nous-même et nous épanouir ainsi. 

    Certains choisissent le confort d’un environnement familier, d’autres trouvent un espoir nouveau parmi ce chaos : ce qui importe ici, c’est le sentiment que leur nouvelle situation est choisie plutôt que subie

    Art et symboles 

    De nombreuses références à l’art sont faites tout au long de la série, notamment avec l’utilisation de peintures comme génériques pour introduire chaque épisode. Ces dernières ont été minutieusement choisies pour représenter et résumer les sujets dont l’épisode va traiter, le tout condensé en une seule image et un titre qui l’accompagne. 

    Dans la première saison, le mari d’Amy est un sculpteur qui entasse ses œuvres dans le sous-sol de leur maison, tandis que son défunt père, artiste à succès, continue d’être exposé et ses œuvres convoitées. Le couple se rend d’ailleurs à une exposition de chaises pendant laquelle Amy, épuisée de sa journée, s’assoit sur l’une d’elle, représentant un premier décalage entre elle, pragmatique et insensible à l’art, et son mari qui y consacre sa vie. 

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    Dans les deux saisons, l’art est utilisé pour distinguer les différentes classes sociales auxquelles appartiennent les personnages, à commencer par la décoration de leurs lieux de vie. Un style épuré pour Amy et Madame Park, deux business women qui n’ont pas le temps de combler le vide qui emplit leur maison et leur cœur.

    En comparaison, la maison de Josh et Lindsay, en apparence havre de paix, cache les excès du couple qui essaie tant bien que mal de s’intégrer dans la classe supérieure à laquelle il n’appartient pas.

    On retrouve également l’absurdité des objets collectionnés par la richissime patronne d’Amy qui a fait de sa villa un musée privé et ultra sécurisé.

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    En bas de l’échelle, Austin et Ashley, légèrement mieux lotis que Danny et son frère. 


    Dans le podcast dédié à la série et animé par le réalisateur, ce dernier se confie sur la dernière image de la saison 2, qui est inspirée des peintures des roues du Samsara. Ce symbole bouddhiste représente le cycle de renaissance et de souffrance dans lequel sont pris les êtres, illustrant parfaitement les thèmes abordés avec brio dans les deux saisons.  

    Conclusion

    Bien plus proche des synopsis de comédie dramatique américaine que de K-drama sud-coréen, Beef reste un doux et pertinent mélange entre les deux pays qui aborde des thèmes universels et intemporels. 

    Beef participe également à la mise en lumière d’artistes et acteurs issus des différentes diaspora coréennes dans le monde, qui connaissent par ailleurs un véritable essor en popularité en cette année 2026 : on peut citer Yerin Ha, actrice principale de la saison 4 de Bridgerton, ou encore Hudson Williams (Heated Rivalry). 

  • FIRST TASTE : Woo Do-hwan, l’acteur au sang chaud

    FIRST TASTE : Woo Do-hwan, l’acteur au sang chaud

    Le trois avril dernier, Woo Do-hwan a repris son rôle emblématique du boxeur Kim Geon-woo dans la saison 2 de “Bloodhounds”. Connu pour ses personnages sombres aux caractères fougueux et ardents, cet acteur sort du lot et défie les artifices traditionnels de l’industrie des K-dramas. 

    Penchons-nous sur sa carrière en pleine expansion et découvrons comment il a su garder, malgré ses rôles antipathiques, un charme auquel nul ne résiste. 

    Un début prometteur 

    Woo Do-hwan est né le 12 juillet 1992 à Anyang, au nord de Séoul. Il étudie le cinéma et l’interprétation à l’université Dankook et débute sa carrière en 2011 avec des petits rôles dans deux dramas télévisés : “You’re Here, You’re Here, You’re Really Here” et “Flower Band”. 

    En 2016, il apparaît dans deux films à succès : “Operation chromite”, avec en têtes d’affiche Lee Jung-jae et Liam Neeson, et “Master” qui réunit les acteurs Lee Byung-hun (“Mr. Sunshine”, “Squid Game”), Gang Dong-won et Kim Woo-bin. Il joue également dans le K-drama “Sweet Stranger and Me”, trois expériences qui lui permettent d’obtenir l’année suivante deux rôles secondaires dans deux séries de renom. 

    Sa marque de fabrique : des rôles violents loin des clichés de romances

    Il fait partie du casting ambitieux de “Save me”, aux côtés notamment de Taecyeon (membre du groupe 2PM) et Jo Sung-ha. En parallèle, il partage l’affiche avec Yoo Ji-tae dans “Mad dog” et se donne à une performance mémorable qui lui vaut le prix du Meilleur Nouvel Acteur aux KBS Drama Awards. 

    Woo Do-hwan tient ensuite le rôle principal dans “Tempted”, une adaptation de l’œuvre française “Les liaisons dangereuses”. Moins violente que la version originale mais plus sombre que les K-dramas à l’eau de rose particulièrement présents à cette période, “Tempted” permet au public de le découvrir dans un registre plus romantique. Bien qu’il gagne le prix d’excellence dans la catégorie “Actor in a Monday-Tuesday Drama”, Woo Do-hwan garde son appétence pour les personnages virulents. 

    En 2019, il renforce son image d’acteur tout terrain en travaillant sur deux films : “The Divine Fury”, aux côtés du prestigieux Park Seo-jun, et “Divine Move 2, The Wrathful”. Ces deux projets sont considérés comme des films d’action sombres, le premier surfant avec l’horreur et le second traitant de crimes et d’intrigues dans une atmosphère dite “néo-noire”. 

    Son era historique

    De 2019 à 2023, la carrière de Woo Do-hwan prend un tournant symbolique : il quitte la violence des temps modernes pour les sabres et les tragédies historiques. Il change d’époque sans pour autant quitter ses racines : il joue d’abord un militaire ambitieux, fils illégitime d’un haut fonctionnaire, dans “My Country: The New Age” qui retrace la période de transition entre deux grandes dynasties coréennes. À ses côtés, le talentueux Yang Se-jong (“Still 17”, “Doona!”), et l’ancienne membre de AOA Kim Seol-hyun (“Summer Strike”). 

    Woo Do-hwan reste dans l’atmosphère militaire en interprétant le capitaine de la garde royale du Royaume de Corée dans la série fantastique “The King: Eternal Monarch”. Le casting réunit Lee Min-ho et Kim Go-eun, deux géants de l’industrie cinématographique coréenne, et donne à Woo Do-hwan une visibilité et une reconnaissance qui devient un tremplin pour la suite de sa carrière.                                              

    Ironiquement et pour rester dans le thème, Woo Do-hwan met sa carrière en pause, de juillet 2020 à janvier 2022, le temps d’effectuer son service militaire obligatoire. 

    Il revient dans l’industrie en tant que caméo dans la comédie “Poong, the Joseon Psychiatric” avant de prendre le rôle d’un avocat vengeur dans “Joseon Attorney”. Il obtient le prix Top Excellence Award dans la catégorie d’acteur dans une mini-série aux MBC Awards, une belle manière de clôturer sa période de voyageur du temps. 

    Retour aux sources

    Si cette trêve nous a permis de le découvrir dans d’autres types de rôles, son attirance pour le sang et la vengeance ne change pas, et se renforce même avec son personnage dans la première saison de “Bloodhounds”. Aux côtés de Lee Sang Yi (“My Demon”, “Spice Up Our Love”) mais aussi de Rain dans la saison 2 sortie ce vendredi 4 avril 2026, Woo Do-hwan façonne son personnage qui lui colle à la peau au point de devenir une référence lorsque l’acteur est évoqué.  

    En 2024, c’est dans le rôle d’un mourant résigné à retrouver son père biologique lors d’un dernier voyage en compagnie de son exe que l’acteur rayonne. “Mr Plankton” (ndlr : favori de votre autrice) est l’occasion pour Woo Do-hwan de se démarquer dans un personnage plus touchant bien que ce dernier garde cette carapace de brute qui obtient tout ce qu’il veut par la violence.  

    C’est aux côtés de Hyun Bin et Jung Woo-sung que l’acteur interprète dans “Made in Korea” un officier d’élite tout juste sorti de l’école militaire coréenne (Korea Military Academy). Woo Do-hwan replonge ici dans ses incarnations de personnages historiques pour en tirer l’essence et la puissance afin de les condenser dans son rôle. 

    Conclusion

    C’est avec aisance et détermination que Woo Do-hwan traverse les époques dans des peaux de boxeurs, de militaires et de personnages aux passés plus sombres les uns que les autres. Malgré cette noirceur et cette violence qui semble hanter l’orientation de sa carrière, l’acteur prouve rôle après rôle qu’il possède plusieurs cordes à son arc et qu’il est loin d’avoir fini de nous épater. 

  • LIVE REPORT : OMEGA X en connexion avec les FOR X

    LIVE REPORT : OMEGA X en connexion avec les FOR X

    C’est à Paris, au Café de la Danse, que OMEGA X a entamé sa première tournée européenne intitulée Re:Connect le 10 février dernier. 

    La venue du groupe actif depuis 2021 était attendue par les FOR X (ndlr : nom du fandom) et bien qu’il manquait la moitié du groupe, les fans ont répondu présents. Jaehan, Sebin, Xen, Jehyun, Kevin et Yechan ont comblé l’absence des autres membres avec force, humour et énergie, choses que les FOR X français.es ont su leur rendre lors de ce show mémorable qu’on vous propose de (re)vivre dans cet article !

    Un début exaltant pour OMEGA X

    Les lumières s’éteignent, l’ambiance est électrique. Des voix retentissent soudain dans les haut-parleurs : une introduction épique pré-enregistrée par les membres en anglais est lancée, mais le contenu est masqué par les cris et l’excitation des fans. Les six membres entrent sur scène sous les acclamations des FOR X et ouvrent le bal avec “JUNK FOOD”, leur titre de trap au rythme addictif qui annonce la couleur du concert.

    Xen interpelle les fans : “Yo Paris are you ready ?” (“Paris est-ce que vous êtes prêts ?) puis les membres enchaînent avec “What’s Going On” et “Venus”. Ils se donnent à fond pendant les refrains que les fans scandent mais aussi pendant les dance breaks effectués avec précision et énergie, de quoi nous donner l’impression qu’ils étaient en réalité onze sur scène. 

    À la fin de la chanson, les membres d’OMEGA X, essoufflés et enthousiastes, s’alignent pour se présenter rapidement. Quelques mots français de la part de Sebin (“Bonsoir, je suis Sebin”) qui remercie les fans de les avoir attendu tout ce temps, puis de Xen après une longue acclamation et qui répètera le mot “Coucou” plusieurs fois dans la soirée.

    Kevin promet quant à lui plein de bons souvenirs tandis que Jaehan, lui aussi particulièrement acclamé, termine son petit discours avec le classique mais incontournable “je t’aime”. Yechan remet de l’ambiance en criant “make some noise” (“faites du bruit”), chose faite lorsque Jehyun évoque l’idée de revenir à onze pour un futur concert. Xen propose de créer un signe en français pour annoncer la prochaine partie : les membres comptent jusqu’à trois en français puis les fans répondent “allez !”. 

    Divisions en sous-unités

    Jaehan et Yechan quittent la scène pour laisser place aux quatre autres membres qui interprètent “Dance with you”, une ballade pop qui ramène l’été en ce mois de février. L’atmosphère se réchauffe encore lorsque le trio de rappeur Jehyun, Yechan et Jaehan lancent “Airplane”. Ils sont rejoints par Xen pour interpréter leur sexy “Love +”.

    Petite déception cependant pour les fans de la sous-unité OX:N qui s’attendaient à entendre les chansons de leur album N sorti en juin dernier. 

    Le calme après la tempête 

    C’est au complet qu’OMEGA X interprète “Touch”, une petite douceur que les fans chantent en chœur. De même pour “Binary Star” pendant laquelle les membres utilisent des micros sur pieds en étant face au spectacle que donnait les flashs des téléphones des fans.

    Plus tôt dans la journée, des stickers de couleurs avaient été proposés par des FOR X pour couvrir les flashs et offrir aux membres un océan de vert (couleur officielle du groupe) pendant les performances émouvantes. Lorsque “Please” se lance, les membres se placent au bord de la scène pour regarder et interagir avec leurs fans tout en leur offrant un spectacle vocal apprécié de tous et toutes. 

    Tous en connexion

    Le groupe prend un temps pour communiquer avec les FOR X, en français notamment. Yechan en profite pour utiliser une phrase qu’il avait traduit avant de monter sur scène :”Tu t’amuses bien ?”, à laquelle les fans répondent par le chant “Vous êtes fatigués ? On n’est pas fatigué” qui amuse et ambiance les membres. 

    Jaehan revient quant à lui sur la vue qu’il avait depuis la scène sur l’océan de flashs fait par les fans. « J’avais l’impression de chanter devant des étoiles. » (Citation)

    Sebin introduit ensuite un jeu de télépathie collectif intitulé “Are we connected?” (“sommes-nous connectés ?) qui a pour but de mimer un mot en faisant la même pose à l’unisson. Le premier mot étant la Tour Eiffel, les six membres d’OMEGA X ainsi que les FOR X ont tous levé les bras pour former un “A”.

    Le second mot, Kyllian Mbappé, n’a pas autant fait l’unanimité. Les membres semblaient prendre ce jeu très au sérieux : lorsque Kevin et Yechan ont perdu car ils n’ont pas fait la pose emblématique du joueur de football, un gage est donné par Sebin : “que personne ne rentre pour qu’on puisse jouer jusqu’à minuit”.

    Yechan a ensuite changé de jeu pour tenter un challenge sur leur chanson “Touch”, consistant à créer une vague humaine avec les lumières des téléphones.

    Ode à la jeunesse

    Le groupe reprend le concert avec l’exaltante “Play dumb” puis enchaîne avec “Younger” et “Island”, de quoi faire sauter et chanter le public tout en portant de beaux messages d’espoir envers le futur en gardant un regard bienveillant sur le passé. 

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    Les membres gardent cette énergie rafraîchissante pendant un court échange avec les fans, le temps de raconter leur journée passée dans la capitale. Malgré la pluie, ils disent avoir apprécié voir la Tour Eiffel et danser à ses pieds. 

    Xen en profite pour flatter les FOR X en les comparant aux œuvres du Louvre, disant qu’il n’a pas besoin d’y aller puisque les fans sont ses “masterpieces” (chefs d’œuvre) 

    Un enchaînement sans pareil

    La dernière partie s’ouvre sur leur chanson de début, “Vamos”, qui redonne aux fans comme aux membres un maximum d’énergie. Ces derniers enchaînent avec “ICETAG” et sa chorégraphie impressionnante, puis “Action” qui défoule la fosse.  

    Les membres font une courte pause pour prendre des photos sur scène, dos au public, avec les bannières faites par le fandom ainsi que le drapeau français préalablement signé par quelques FOR X. Ils nous demandent ensuite quelle chanson n’a pas encore été performée, une question rhétorique puisque le public crie à l’unisson : “Love Me Like”. 

    Fin du concert et verdict

    Après avoir salué le public, ils quittent la scène tandis que leurs voix retentissent dans les haut-parleurs. Chacun d’eux s’adresse aux fans en anglais, puis les membres reviennent avec les tee-shirts du merch de la tournée. Ils performent “Omega X” et “Baila Con OX”, deux classiques qui ambiancent les fans. Pendant “Take’em All”, les membres interagissent avec les fans et leur demandent de sauter tandis que Kevin vide sa bouteille d’eau sur la fosse. 

    Le concert se termine en beauté avec “Hey!”, chanson pendant laquelle les membres se filment avec leurs téléphones pour garder eux aussi un souvenir numérique, puis avec “Louder” qui réchauffe une dernière fois la salle parisienne. Avant de quitter la scène, les membres promettent de revenir à Paris et disent avoir vraiment eu l’impression de s’être connectés aux fans. 

    Ce concert a été porté par l’énergie des six membres qui ont par ailleurs assuré la répartition des lignes et retravaillé les chorégraphies et les positionnements avec brillance et professionnalisme, mais aussi par le public investi et réceptif. Un souvenir commun qui restera gravé dans les mémoires de tous ceux présents ce soir, portant l’espoir d’avoir un jour sur la scène parisienne le groupe OMEGA X au complet. 

    Un grand merci à Helix Publicity et Hello Live Tour pour les invitations.

    Crédits photos : Rachel pour dear. korea (+82)

  • FIRST TASTE : XLOV, au-delà des genres et des frontières

    FIRST TASTE : XLOV, au-delà des genres et des frontières

    Le 7 janvier 2025, l’agence 257 Entertainment fait débuter son tout premier groupe : XLOV. Constitué de quatre membres, dont trois déjà connus du grand public grâce à leur participation à l’émission Boys Planet, XLOV est un succès instantané qui n’a pas fini de nous faire danser.  

    Après seulement un an de carrière, le groupe se produit sur scène à travers le monde et sera de passage à Paris pour fêter la St Valentin avec les EVOL (ndlr: nom du fandom) français.es pour un premier concert sur le sol français. Pour vous y préparer au mieux, (re)découvrez les débuts de ce petit groupe au grand destin et plongez-vous dans leur univers androgyne qui élude les concepts de genres traditionnels pour créer une beauté universelle. 

    Un style assumé jusqu’au bout des ongles

    Du choix des vêtements aux mouvements des chorégraphies, en passant par les sonorités de leurs musiques, tout est pensé pour proposer un rendu fluide qui intrigue et plaît. Cette déconstruction des codes liés aux genres passe tout d’abord par leurs expressions faciales qui se veulent être aussi assurées que provocatrices et séductrices, avec des pointes de malices, sans pour autant perdre une sensibilité palpable. 

    C’est alors que viennent s’ajouter les vêtements : hauts collés au corps, souvent courts et révélant les muscles des danseurs, tandis que les bas sont plus amples et faits d’une superposition de plusieurs tissus. Que ce soit la combinaison d’un jean avec une jupe entière ou coupée, fluide et légère (combo par ailleurs de plus en plus porté dans les clips et performances de K-pop) ou d’un jogging retenu par les coutures d’un caleçon apparent. 

    Le port de perruques, longues comme courtes, est très fréquent dans l’industrie. En revanche, les prothèses ongulaires sont plus rares lorsqu’il s’agit de groupes masculins, obstacle que franchit XLOV avec aisance et surtout goût. 

    De même pour l’intégration de mouvements jugés plus féminins dans les chorégraphies, comme le twerk et le toucher contemporain (intentions plus émotionnelles) qui contrastent avec une rigidité du corps souvent présente dans les chorégraphies masculines. Le groupe mélange ses inspirations hip-hop avec les capacités gymnastiques des membres pour créer des chorégraphies élastiques et innovantes qui sortent des sentiers battus. De même pour leur style musical qui jongle entre la pop moderne et des touches de R&B pour atteindre une audience large à la recherche d’audace et de nouveautés. 

    Focus sur les membres 

    Wumuti (우무티)

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    Né le 7 juillet 1999 en Chine, dans la région autonome ouïghoure, Wúmùtí Tǔěrxùn est le leader et producteur de XLOV. En 2015, Wumuti participe et gagne le survival show “Super Idol” puis débute dans le groupe de C-pop SWIN. Il participe ensuite à plusieurs émissions célèbres telles que Under Nineteen (2018), Boys Planet (2023) et Build Up (2024) pendant lesquels il se dévoile à une audience grandissante. Suite à sa dernière émission, Wumuti intègre le groupe WATERFIRE créé pendant le show. Quelques mois plus tard, il est annoncé comme premier membre de XLOV. 

    Rui (루이)

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    De son vrai nom Chen Kuan Jui, Rui est né le 28 décembre 2000 à Taiwan. Il est considéré comme un all-rounder au sein de XLOV mais sa spécialité reste la danse. Il a gagné plusieurs compétitions nationales, notamment de danse moderne et classique, avant de rejoindre l’émission Boys Planet. Rui est éliminé au 11ème épisode après avoir atteint la 23ème place. D’après lui, ses atouts physiques sont ses longues jambes et sa souplesse. 

    Hyun (현)

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    Kim Jin-Hyung dit Hyun est né le 26 juillet 2002 à Gwangju (Corée du Sud). Hyun est le chanteur principal de XLOV. Il rejoint le groupe après avoir été trainee pendant cinq ans, années durant lesquelles il rencontre Wumuti. Hyun est inspiré par des artistes aux voix et personnalités fortes comme Woodz, Michael Jackson et Whitney Houston. 

    Haru (하루)

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    Kato Haru, né le 18 février 2006 au Japon, est le maknae de XLOV. En 2023, il participe à l’émission Boys Planet avec pour seule expérience son passé de danseur dans le groupe de cover K-pop “KIS-KPOP”. Bien qu’il n’ait pas suivi de formation officielle en tant que trainee, Haru se place à la 66ème position du classement de Boys Planet puis poursuit des activités en solo dans son pays d’origine avant d’intégrer XLOV.

    Des paroles et des actes

    Le concept artistique du groupe, plus androgyne que “neutre” (“genderless”, mot employé par le PDG de l’agence du groupe pour le décrire), attire une partie de la communauté queer qui y trouvent une forme d’inclusion et de représentation. Les membres n’ont pas de préférence concernant leurs pronoms et laissent les fans utiliser ceux qu’ils veulent : masculin, féminin ou neutre, de même pour les surnoms ou appellations telles que “diva”, “princesse” et “roi”. 

    Les vidéos des membres de XLOV, agitant les drapeaux associés au mouvement LGBTQIA+ que les fans leur tendent pendant leurs concerts, ont souvent beaucoup de succès, puisque rares sont les groupes de K-pop qui arborent fièrement les couleurs qui représentent des minorités. Lors d’un concert à Varsovie (Pologne), le staff a néanmoins interdit à Rui de ramasser un drapeau multicolore jeté sur scène par un.e fan. Suite à cet incident qui a déconcerté les fans, l’agence et l’organisateur de la tournée ont partagé un communiqué conjoint interdisant tous drapeaux dans les salles de concert. 

    Wumuti a pris la parole sur la scène de Berlin pour apaiser les tensions et expliquer le choix fait par ses supérieurs. Un discours inclusif et médiateur d’une dizaine de minute qui a été salué par les EVOL mais aussi par les fans de K-pop en général. Ce dernier a été vu comme un espoir et un pas en avant vers une libération de la parole dans cette industrie généralement bien silencieuse lorsqu’il s’agit de prendre position pour des causes ou événements jugés tabous ou délicats. 

    Conclusion

    Sonorités uniques et discours inclusifs, XLOV est une torche qui amène autant de lumière que de feu dans un pays toujours en proie au conservatisme et peu ouvert à l’intégration des communautés queer. 

    Si la K-pop est réputée pour remodeler les codes de genres à travers l’art, il est rare que les idols prennent la parole sur des sujets similaires, un silence qui leur est souvent reproché par les fans internationaux. 

    Des groupes comme OnlyOneOf et XLOV, mais aussi des artistes comme Bain (JUSTB), deviennent des portes-paroles de la cause et des modèles inspirants pour toutes les personnes qui ressentent un véritable manque de représentation et de diversité, notamment en Corée et dans les pays alentours. 

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  • FIRST TASTE : P1Harmony, un puzzle musical à succès

    FIRST TASTE : P1Harmony, un puzzle musical à succès

    De passage à Paris le 28 janvier prochain, le groupe masculin P1Harmony fait résonner ses chansons dans l’industrie depuis plus de cinq ans. Les six membres ont débuté le 28 octobre 2020 dans l’agence FNC Entertainment avec leur premier mini-album intitulé DISHARMONY : STAND OUT.

    Bien connu des fans de K-pop, le groupe parvient à atteindre une audience plus large grâce à son authenticité musicale et à une présence plus qu’appréciée sur les réseaux sociaux. Perçons les secrets de leur succès dans cet article introductif et passons en revue les événements marquants de leur carrière. 

    L’univers musical et visuel de P1Harmony

    Le groupe se démarque dès ses débuts. C’est en effet à travers un film disponible sur Prime Video que l’agence introduit les membres, le concept visuel ainsi que la trame narrative de P1Harmony. Ce dernier s’intitule P1H: A New World Begins et suit six jeunes héros qui découvrent leurs pouvoirs dans un monde apocalyptique contaminé par un étrange virus. 

    P1Harmony (피원하모니) – ‘SIREN’ MV

    Ce lore correspond à leurs trois premiers albums labellisés DISHARMONY, dont les clips des titres principaux “Siren”, “Scared” et “Do It Like This” rassemblent des éléments en lien avec le film. L’objectif des personnages, mais aussi des membres par le biais de la musique, est de ramener l’harmonie dans un monde maussade et anxiogène. 

    P1Harmony (피원하모니) – ‘겁나니 (Scared)’ MV

    Leur trilogie suivante s’intitule HARMONY, laissant penser qu’ils approchent de leur but collectif. Si l’avenir de leur monde fictif reste incertain, leur identité musicale s’affirme avec des sonorités singulières, des refrains entraînants et des influences pop, rap et hip-hop. 

    [P1Harmony – Doom Du Doom] Comeback Stage | #엠카운트다운 EP.762 | Mnet 220721 방송

    P1Harmony se fait un nom dans l’industrie grâce à ses chorégraphies, jouant avec des changements de rythmes, de styles et de formations qui ne laissent aucun répit aux danseurs. Ils sont quant à eux toujours énergiques et précis dans leurs mouvements, offrant aux P1ece (nom du fandom) des performances addictives à couper le souffle.

    P1Harmony (피원하모니) – ‘Back Down’ Choreography Video

    Le groupe intrigue également de par la singularité vocale de chacun des membres qu’ils n’hésitent pas à mettre en valeur dans divers concepts et en proposant des covers. 

    [P1ustyle H #3] P1Harmony (피원하모니) – good 4 u (Olivia Rodrigo) Cover.

    Focus sur les membres 

    Keeho (기호)

    Yoon Kee-ho est né à Toronto le 27 septembre 2001. Il tient la position principale de leader du groupe et se démarque grâce à sa voix de velours riche et très émotionnelle. 

    Son frère cadet performe dans le groupe 82MAJOR sous le nom de Yechan. 

    Theo (테오)

    Theo, de son vrai nom Choi Tae-yang, est né le 1er juillet 2001. Sa spécialité est le chant. Il était trainee à la SM Entertainment avant de rejoindre l’agence FNC, et est fan du chanteur-compositeur Dean. 

    Il maîtrise la guitare et en joue en concert.

    Jiung (지웅)

    Choi Ji-ung est né le 7 octobre 2001. Au sein de P1Harmony, Jiung occupe les positions de rappeur, chanteur et danseur. Il est aussi parolier et participe à l’écriture des chansons de son groupe ainsi que de ses solos qu’il publie sur Soundcloud. 

    Intak (인탁)

    Hwang In-tak, né le 31 août 2003, est rappeur et danseur. Il écrit ses propres parties de rap et est crédité sur la majeur partie des sons de P1Harmony. Intak participe également à la création de certaines chorégraphies, notamment “Pretty Boy”. Il est fan de Michael Jackson et de Chris Brown. 

    Intak a fait sa première apparition télévisée dans une émission de dating diffusée sur la chaîne Studio Lululala. 

    Soul (소울)

    De son vrai nom Haku Shota, Soul est né à Saitama (Japon) le 1er février 2005. Il occupe les positions de rappeur et chanteur tout en participant à l’écriture de la majorité des sorties de P1Harmony. 

    Soul est particulièrement fan des groupes de la 2ème et 3ème génération comme Teen Top, BIG BANG et B.A.P.

    Jongseob (종섭)

    Kim Jong-seob, né le 19 novembre 2005, est le maknae de P1Harmony. Rappeur et danseur mais aussi producteur, il fait ses débuts en 2016 dans l’émission “KPOP STAR! 6” qu’il gagne en duo avec Park Hyun Jin. Jongseob a tenté de rejoindre le groupe TREASURE en participant au survival show “Treasure Box” produit par l’agence YG Entertainment, mais a été éliminé à l’épisode 9.

    Quelques années auparavant, alors qu’il est trainee à seulement 12 ans, Jongseob est interviewé lors d’un reportage de France 24 intitulé “En Corée du sud, les jeunes chanteurs de « K-pop » rêvent de conquérir le monde” diffusé à la télévision française. Il y produit une performance rapée en direct.

    Leurs sorties post-harmony

    Depuis la sortie du dernier album de leur trilogie, HARMONY : ALL IN en 2023, le groupe a troqué l’uniformité de ses sorties (trois albums de six chansons pour chaque trilogie ainsi que des couvertures reconnaissables et identitaires) pour des albums aux titres et designs plus proche des sorties K-pop habituelles. Ces derniers sont Killin’ It, SAD SONG, DUH! et EX, et sont respectivement composés de dix, sept, six et cinq titres dont leurs titles tracks éponymes. 

    P1Harmony performe sur les scènes parisiennes depuis trois ans, avec un premier passage court mais mémorable à l’édition 2023 du Music Bank, puis au zénith de Paris la même année avant de fouler le plancher de l’Arena Grand Paris. C’est dans cette même salle qu’aura lieu leur concert dans le cadre de leur tournée « P1ustage H : MOST WANTED » le 28 janvier prochain. 

    Réseaux sociaux

    Instagram : @p1h_official

    X : @P1H_official

    YouTube : @P1Harmonyofficial

    TikTok : @p1harmony

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  • First Taste : KINO prend son envol en solo

    First Taste : KINO prend son envol en solo

    KINO, de son vrai nom Kang Hyeong-gu (강형구), est un artiste accompli. Il cumule plusieurs statuts tels que chanteur, auteur-compositeur, danseur et à présent directeur de sa propre agence nommée NAKED. Il sera de passage à Paris à l’occasion de sa tournée intitulée FREE KINO, le 9 février à la Bellevilloise. 

    Connu en tant que membre du groupe emblématique PENTAGON, KINO se révèle dans une carrière solo portée par sa volonté de se mettre à nu pour dévoiler une version authentique de l’artiste qu’il est et a toujours été. Faisons le point sur son évolution en revenant sur son parcours passé et ses ambitions futures.  

    Des débuts prometteurs

    KINO est né le 27 janvier 1998 en Corée du Sud. Jeune prodige inspiré par Justin Bieber, il se spécialise en danse à la Hanlim Multi Art High School et sort premier du concours d’entrée en école d’art. KINO fait partie d’un groupe de danse appelé “Urban Boyz” puis fait son entrée dans le monde de la K-pop en apparaissant dans le clip de G.NA, “Secret”. Il est également trainee à l’agence JYP Entertainment (Twice, Stray Kids…). 

    En 2017, il rejoint le groupe M.O.L.A (Make Our Lives Awesome) qui compose et partage des projets musicaux sur Soundcloud. Ce dernier est composé de Jamie (15&), WOODZ, Nathan, Vernon (SEVENTEEN) et HoHo. 

    PENTAGON : l’aventure d’une vie 

    En 2016, KINO participe au survival PENTAGON MAKER organisé par CUBE Entertainment, qu’il remporte, faisant de lui le premier membre du groupe. À seulement 18 ans, il débute aux côtés des neuf autres candidats : Hui, Jin Ho, Hong Seok, E’Dawn, Shin Won, Yeo One, Yan An, Yuto et Woo Seok. 

    Surnommé dancing machine, KINO s’impose en tant que danseur principal du groupe et participe à la création des chorégraphies pour leurs chansons “Gorilla” et “Like This”. Il est aussi chanteur, rappeur et face of the group

    En parallèle de la production et de l’écriture d’une dizaine de chansons pour PENTAGON, telles que  “Violet”, “Spring Snow”, et “Happiness”, KINO poste sur Soundcloud ses propres compositions sous le nom de Knnovation

    Il s’essaie aussi à la comédie en apparaissant dans les K-dramas Twenty-Twenty (dont il a composé l’OST) et Hello! My Twenties 2 dans lequel il fait partie d’un groupe fictif aux côtés de Shin Won, Jin Ho, Yeo One, Yuto, et Woo Seok. 

    Bien que le talent et le potentiel de ses membres soient reconnus, PENTAGON peine à faire valoir sa place aux côtés des autres groupes de sa génération. Le renvoi de E’dawn (depuis renommé DAWN), à peine deux ans après les débuts du groupe, affecte sa réputation et avec elle son succès déjà irrégulier. En effet, si leur titre “Shine” est considéré comme un incontournable pour tous, idols et fans confondus, les suivants ne parviennent pas à créer un engouement similaire. 

    Le groupe performe pour la première fois à Paris en 2019 au Bataclan, puis sur la scène de l’Accor Arena lors du festival MIK en février 2023. En octobre de cette même année, KINO quitte l’agence CUBE Entertainment mais continue tout de même ses activités au sein du groupe.

    KINO en solo 

    En août 2022, KINO sort son premier single intitulé “Pose”. Qualifiable de sensuel et d’intrigant, ce solo au tempo modéré permet à KINO d’exploiter ses dons de danseur et de les dévoiler dans un clip sobre mais envoûtant. 

    Un an plus tard, il crée sa propre agence dans laquelle il est le seul talent. Il la nomme “NAKED” (“nu”), un titre osé mais honnête qui promet une liberté et une transparence totale sur les thèmes abordés mais aussi sur la version qu’il veut montrer à ses fans. Ce projet est pour lui un défi de taille puisqu’il s’implique aussi bien dans la création que la gestion, en passant par la production et allant jusqu’à la mise en ligne de ses travaux. 

    Son premier album s’intitule If this is love, I want a refund. Il sort le 2 mai 2024 avec en titres principaux “Broke my heart”, une collaboration avec Lay Blankz, et “Freaky love”. 

    Le style de l’album, très dansant et good vibes, contraste avec les thèmes abordés. Les quatre premiers morceaux traitent d’un amour brisé ou touchant à sa fin, et de l’impact que ces ruptures ont sur l’interprète. S’il accepte et se concentre sur le positif dans “Solo”, le titre “Valentine” propose une version plus désespérée, tentant de reconquérir la personne perdue. 

    À l’occasion de la sortie de son deuxième album, Everybody’s guilty but no one’s to blame, KINO produit un court mais intense documentaire intitulé NAKED AND PROUD dans lequel il se confie sur ses difficultés professionnelles et personnelles mais aussi les ambitions et les déceptions qui l’ont mené à vouloir créer cet album. Il considère ce dernier comme un renouveau pour lui en tant qu’artiste mais aussi en tant que personne, car il se dévoile enfin tel qu’il est et tel qu’il veut être vu : à l’état brut et loin des artifices. 

    Dans le deuxième épisode, qui nous dévoile la session d’enregistrement de la partie de “Dirty Boy” interprétée par l’artiste japonaise UWA, KINO est appliqué à la coacher avant d’enregistrer et d’éditer le morceau, le tout en japonais. Il se dit “fier de ce qu’il accomplit” bien que ses responsabilités soient grandes et lui “demandent beaucoup de temps, d’énergie et de sacrifices”. 

    Everybody’s guilty but no one’s to blame est un album aux paroles et sonorités audacieuses qui rassemble rock, EDM et d’autres bases généralement utilisées dans des dj set. L’introduction de l’album est justement une production du DJ Bojvck que KINO a repris et arrangé pour l’intégrer au mieux à son album.

    Chacun des 7 morceaux abordent des thèmes sombres et peu traités dans l’industrie de la K-pop, le tout de manière explicite et sans filtre. Les paroles sont provocantes mais lourdes de sens, ce qui lui a valu beaucoup de mauvaises interprétations concernant ses intentions. Dans son documentaire, KINO avoue avoir hésité à sortir cet album qu’il “aime autant qu’[il] déteste”. Il a finalement décidé d’assumer les histoires qu’il y raconte puisque ces dernières le concernent directement. 

    Lui et Woo Seok se livrent sur la réalité qui se cache derrière leur métier et qui les ronge dans leur titre “Wurk” à travers des paroles frappantes comme “the reality is killing me” et “i’m so confused so i work”. Ce thème revient dans sa chanson “Club sex cigarettes” dans laquelle il dit “détester ce job” et qu’il “se moque d’être viré” car “il veut juste avoir une vie”.

    Ces paroles font écho à sa vie d’idol qui pendant plusieurs années à été réglée à la minute près tandis que ses libertés fondamentales étaient restreintes. Ces conditions de vie sont sujettes à des troubles, notamment mentaux, à propos desquels les artistes se libèrent en en parlant dans des interviews et dans des chansons.  

    KINO a également sorti plusieurs single qui valent le détour, notamment Skyfall (2025), Everglow (2024) et Poison (2021). 

    En parallèle de sa carrière musicale, KINO aime recevoir ses amis sur son podcast intitulé “어떻게 인연이” (“comment sommes-nous liés ?”). Idols et acteurs y passent un moment convivial entre-coupé de jeux et de questions personnelles, profondes et parfois indiscrètes. En 2021, il présentait déjà l’émission “Unboxing” avec Jinjin (ASTRO) sur la chaîne Dive Studios. 

    Conclusion

    Actuellement en tournée à travers le monde, KINO puise dans l’énergie et l’amour que ses fans lui donnent pour revenir encore plus fort avec de “nouvelles chansons moins sombres à l’avenir, maintenant qu’il a accepté et apprivoisé ses démons” (NAKED AND PROUD Ep.2). 

    Il nous tarde de continuer à découvrir cet artiste qui, après 11 ans dans le monde de la musique, n’a pas fini de nous faire vibrer. 

  • JUKEBOX : WAYV brise la glace avec Eternal White

    JUKEBOX : WAYV brise la glace avec Eternal White

    En cette fin d’année, WayV envoûte nos cœurs avec un album spécial hiver intitulé Eternal White. Après avoir rafraîchit notre été avec leur 7ème mini album Big Bands, la sous-unité chinoise de NCT s’attaque à la plus fraîche des saisons dans un album doux et chaleureux. 

    Ce dernier reprend les codes des chants de Noël traditionnels, tels que l’ajout de chœurs, tout en gardant l’identité visuelle et musicale du groupe : vibrante, quelque peu expérimentale et ayant à cœur de valoriser les voix de Ten, Kun, Xiaojun, Hendery et Yangyang. WinWin s’étant tourné vers sa carrière d’acteur en Chine, il n’est pas présent sur cet album. 

    Pour les amateurs du combo plaid-chocolat chaud, mais aussi pour celles et ceux qui préfèrent bouger pour se réchauffer, Eternal White saura vous charmer. Alors laissez-vous porter par ces sept morceaux qui nous emmène en bal(l)ade en cette période d’introspection et de célébration. 

    The Fifth Season 

    La voix angélique de Xiao Jun ouvre l’album dans une courte mais addictive berceuse intitulée “The Fifth Season”. La mélodie étant produite en grande partie par les voix d’un chœur harmonique, les membres chantent quasiment A Capella. Cette technique met davantage en valeur leurs singularités vocales ainsi que les harmonies entre elles. Le carillon fait son apparition au milieu du morceau, donnant l’impression d’entendre la neige tomber pour embellir le paysage dans lequel “The Fifth Season” nous projette. 

    Deux semaines avant la sortie de l’album, les cinq membres avaient interprété la chanson lors d’une performance live tournée dans un salon sobre et contemporain au cœur d’une forêt enneigée. Dans les coulisses de ce tournage, Kun dit espérer que « cette chanson amène un peu de chaleur dans [nos] hivers”. 

    Eternal White (title track)

    Le titre principal porte le nom de l’album : « Eternal White ». Ce morceau pop et dansant mêle basses énergiques et riff accrocheur fait au saxophone, une combinaison qui rappelle le tube “Talk Saxy” de Riize. Les couplets sont rappés et marqués par une influence hip hop tandis que les refrains sont plus doux et mélodieux. 

    Le synthé occupe une place importante puisqu’il lie la production musicale avec le concept du clip en ajoutant des sons aiguës et futuristes qui évoquent la dimension spatiale. Ce thème était particulièrement récurrent dans les productions de WayV à leur début, avec notamment leurs titres “Moonwalk” et “Turn Back Time”. « Eternal White » est donc une opportunité pour le groupe de “revenir explorer des moments figés dans le temps et de les assimiler avant de continuer d’avancer.” (Forbes)

    Ce titre nous fait bouger et voyager avant de nous replonger dans l’ambiance cocooning propre à la saison hivernale. D’après Ten, cette coupure illustre “la sensation de solitude que certains peuvent ressentir pendant les périodes de fêtes.” (Forbes)

    Moment In Time (coup de coeur de votre rédactrice ) 

    Cette première b-side est un morceau rythmé et sensuel à la croisée des genres pop et R&B. Si les refrains peuvent être qualifiés d’angéliques et semblent être dépourvus de pesanteurs, c’est en partie grâce aux voix célestes des membres ainsi qu’aux effets ajoutés. 

    Le pont marque une véritable pause dans la chanson qui, après une partie de rap fluide et presque chuchotée, coupe l’instrumental pour ne laisser que les voix et les harmonies nous enchanter. Un moment vif et doux, à l’image de cette chanson, et dans lequel nous aimerions pouvoir “rester pour toujours” (“I wanna stay forever”).

    “Moment In Time” plaît particulièrement à Yangyang, le maknae du groupe, qui a avoué qu’en plus d’avoir été un « challenge de taille pour le groupe, ce morceau est le seul de l’album qu’il continue d’écouter. » (Forbes)

    First Time 

    初白 First Time

    Cette ballade R&B est une composition de Kun qu’il a arrangée spécialement pour l’intégrer à l’album. “First Time” nous plonge dans une atmosphère douce et chaleureuse qui vibre d’émotions pures et naissantes. Les membres jouent avec leurs voix tout au long du morceau, variant les registres et montrant ainsi leur plein potentiel vocal tout en gardant leurs propres styles et grains de voix. 

    Les paroles évoquent les élans d’un amour véritable enfin trouvé (“For the first time, I can’t love nobody but you”) et pour lequel on est prêt à tout sacrifier (“Just one wish I’II risk it all”). 

    Strange Tears 

    陌生的泪 Strange Tears

    Cette cinquième chanson bouscule avec douceur le calme qui régnait jusque-là sans pour autant casser le rythme de l’album. Contrairement à ce qu’annonce son titre, “Strange Tears” est un morceau de pop doux au refrain entraînant, et dont la production créée à partir de notes de piano et de synthé désaccordé rappelle le style fantaisiste du monde du cirque.

    L’utilisation d’échos, d’effets de voix et de parties parlées compensent l’absence d’harmonies tandis que les parties rappés sont davantage mises en avant. 

    Stay 

    Mention spéciale pour l’avant dernier morceau de l’album qui mélange pop, R&B et soul avec un pointe de tradition en intégrant quelques notes d’un sample de musique traditionnelle chinoise. Ces dernières permettent de lier “Stay”, seul morceau entièrement chanté en anglais, au reste de l’album. 

    Son style garde la douceur et les chœurs des titres précédents, tandis que le thème change pour traiter cette fois-ci d’un schéma de relation compliquée et de la résignation qui en découle. Les paroles sont directes, parfois taquines et bien que l’envie de sauver la relation se ressente dans les couplets, la répétition de “If you don’t wanna be here, you don’t have to stay” (“Si tu ne veux pas rester, tu n’es pas obligé(e)”) dans les refrains semblant déléguer le poids de la décision finale à l’intéressé(e). 

    Lover After Me 

    我之后的你 Lover After Me

    « Lover After Me » conclut cet album féérique sur une ballade symphonique. Le texte, pensé comme une lettre chargée de remords et de mots d’excuses, s’adresse avec émotion à la personne qui n’a pas été aimée à la hauteur de ce qu’elle méritait. 

    “Please Tell The One Who Loves You That I Am Already Far Away

    End This Endless Wandering And Let Myself Fly Free (Lover After Me)

    May Someone Be With You Every Night And Keep You Warm As You Sleep

    Giving You The Pure White World I Could Never Give”

    (traduit depuis le chinois par LyricsWorldYou)

    Cette chanson est une ode à la résilience et à l’espoir qui explore ici une forme d’amour pure et véritable. La chanson, comme l’histoire, se termine en beauté sur un chœur formé par les voix des membres qui semblent chanter à l’unisson.

    Conclusion

    C’est avec une large palette d’émotions que WayV peint et égaie le paysage blanc et froid d’un hiver tourmenté qui sert de décor pour leur album Eternal White. Le groupe accueille la saison hivernale en combinant paroles poétiques et voix cristallines avec des rythmes doux, parfois dansants, le tout en gardant leur identité musicale étincelante. 

    Cet album nous plonge dans un univers magique et scintillant, et l’écouter revient à voir la beauté de l’hiver et de ses paysages recouverts d’une neige fraîche et pure, donnant envie de s’attarder sur chaque flocon qui tomberait devant soi. Eternal White est l’alternative idéale aux chants de noël habituels à ajouter absolument dans vos playlists !

  • JUKEBOX : BOYNEXTDOOR voyage avec « The Action », leur 5ème EP

    JUKEBOX : BOYNEXTDOOR voyage avec « The Action », leur 5ème EP

    C’est avec un EP groovy que BOYNEXTDOOR revient avant de conclure sa deuxième année de travail acharné.

    Les six membres du groupe continuent de faire danser les Onedoor (nom du fandom) avec The Action, leur cinquième EP composé de cinq chansons. L’évolution de BOYNEXTDOOR se ressent davantage dans ce mini album qui aborde des sujets plus matures tels que la rupture et la dépression amoureuse. Analysons ensemble le thème de l’EP et les paroles des morceaux, tous écrits par Taesan et Woonhak, parfois accompagnés des membres Leehan et Jaehyun. 

    Live in Paris 

    L’EP s’ouvre sur “Live in Paris”, un morceau introductif court au refrain simple mais addictif. Ce morceau d’acid jazz rappelle l’atmosphère “rêveuse” d’un lever de soleil après une nuit blanche passée à déambuler dans les rues de Paris. Lors du comeback showcase (émission de promotion de l’album), Woonhak a justifié le choix de Paris plutôt qu’une autre ville en comparant l’ambiance de la chanson avec “l’état d’esprit et le rythme qu’un artiste a dans une ville où la nuit passe sans que les lumières ne s’éteignent”.

    Les paroles regorgent de références à la ville de lumière pour imager les émotions ressenties lors d’une nuit passée à composer en studio. “My confidence keeps sinking low, digging through the underground, […] no Eiffel Tower here, just a flickering light«  (“ma confiance continue de couler, s’enfonçant jusqu’au sous-sol, pas de Tour Eiffel en vue, seulement une lumière vacillante”). 

    Les fans français ne peuvent que se sentir touchés par l’évocation de leur capitale, et croisent évidemment les doigts pour qu’il s’agisse d’un indice de leur prochaine venue pour un premier concert dans la ville de l’amour. 

    Hollywood Action 

    Après “I feel good”, la title track de leur dernier album, “Hollywood Action” s’inscrit dans la continuité de leur style déjà bien affirmé. À la croisée du jazz et du R&B, ce morceau séduit par son originalité et ses touches d’humour subtilement glissées dans les paroles et dans le clip. 

    Dans ce dernier, les membres alternent entre acteurs et réalisateurs sur des plateaux de tournages de films, allant d’une sitcom américaine à une attaque d’aliens. Les membres finissent par remporter un trophée lors d’une fausse cérémonie de récompenses, tandis que le groupe est réellement nominé pour le trophée du meilleur groupe masculin aux MAMA qui auront lieu fin novembre 2025. 

    Quant aux paroles, elles laissent la possibilité aux membres d’exprimer leur envie de gloire et de succès. “Everything else is blurry, we’re what they focus on(“Tout le reste est flou, nous sommes ce sur quoi les yeux sont rivés”). Ils disent également ne pas avoir besoin d’artifice comme les “tapis rouge” car les “feux des projecteurs” leur suffisent à donner le meilleur d’eux-même. 

    Dès la première écoute, l’énergie positive et entraînante du groupe se fait ressentir. On souligne également l’originalité de l’outro dans laquelle les paroles annoncent les instruments (guitare, basse et trompette) avant leurs solos respectifs. Woonhak espère que, en écoutant cette chanson, les auditeurs “y puisent du courage et réussissent tout ce qu’ils entreprennent grâce à cette force nouvelle” (comeback showcase).

    JAM! 

    Ce troisième morceau s’éloigne musicalement parlant du concept de l’EP, bien qu’il garde sa signature instrumentale reconnaissable qui rappelle celle de leur titre “Dangerous”. Son rythme plutôt lent tout au long de la chanson accélère pendant les refrains puis pendant l’outro qui finit la chanson sur une apothéose dansante. 

    Les paroles se prennent au jeu en interpellant les fans avec humour, comme avec la comparaison “des mains de la foule qui bougent comme des essuie-glaces et nettoient [leur] vue”. Les fans les plus attentifs ont reconnu les noms de Jamie et Sandy, en référence aux amis évoqués dans leur chanson “But sometimes”. 

    Si l’originalité de “JAM!” ne fait pas l’unanimité, les fans apprécient les clins d’œil à leurs travaux passés et au succès qu’ils en ont tiré.

    Bathroom (coup de coeur de l’autrice)

    Si les trois premiers morceaux sont dansants et entraînants, les deux derniers changent de tempo pour aborder des sujets plus délicats. D’après Riwoo,ce morceau de rock exprime la confusion d’une explosion émotionnelle après une dispute avec un.e partenaire. Les paroles sont chantées sans détour pour exprimer la confusion ressentie lorsqu’on trouve des souvenirs et des traces de l’autre personne dans la maison.” (comeback showcase).

    Les paroles font référence à des objets tels que la “bague de couple gravée de [leurs] noms”, mais aussi à de l’immatériel comme dans la phrase qui conclut chaque refrain : “I think I left my mind in your bathroom” (“Je crois que j’ai laissé mon esprit dans ta salle de bain”). Cela semble être la raison derrière les “sentiments vides” ressenties par le concerné qui “fait semblant d’aller bien”. 

    Avec ses couplets de rap et son solo de guitare final, « Bathroom » a tout pour plaire. Ce style de rock enjoué aux paroles lourdes de sens colle davantage à la peau du groupe et rappelle leur morceau « Gonna be a rock » issu de l’album 19.99.

    As time goes by (있잖아)

    Quoi de mieux pour clôturer cet EP qu’une ballade à la mélodie douce et enivrante ? Bien qu’il s’agit d’une chanson de rupture, l’ambiance et les paroles de la chanson laissent  penser qu’il soit question d’une fin réfléchie et résignée plutôt que d’une déchirure douloureuse. 

    Le refrain en est le parfait exemple : “That thing people say, First love nevеr lasts, I wanted to avoid it, but I can’t even dеny it : I don’t love you anymore (“l’expression le premier amour ne dure jamais, je voulais l’éviter, mais je ne peux même plus le nier : je ne t’aime plus”). 

    Conclusion

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    BOYNEXTDOOR renforce son identité fraîche et entraînante tout en expérimentant des émotions plus fortes et matures. Les membres se dévoilent sous un nouveau jour, de par leur style d’écriture, leurs mouvements mais aussi leur visuel en tant que groupe, le tout les sortant définitivement de l’adolescence pour les mener vers une période d’assurance et de découvertes… que les fans ont hâte de suivre de près !

  • POSTCARD FROM KOREA : Joyeuse journée du hangeul !

    POSTCARD FROM KOREA : Joyeuse journée du hangeul !

    Chaque année en Corée du sud, la création de son alphabet appelé hangeul est célébrée le 9 octobre. 

    Réputé pour être facile à apprendre, l’alphabet coréen a été créé et promulgué dans les années 1440 sous le règne du roi Sejong dit “Le Grand”. L’objectif était de faciliter l’alphabétisation dans la péninsule et de donner au peuple une alternative à l’utilisation épineuse des hanja (caractères chinois). 

    Contexte de création

    Pendant la période des Trois Royaumes (de 57 av. Ère Commune à 668 Ère Commune), les coréens ont adopté le système d’écriture chinois appelé hanja. Ces caractères de chinois “classiques” permettent de transcrire approximativement le coréen. En raison de la rigueur demandée dans l’apprentissage et la mémorisation de ces caractères, ce système d’écriture était réservé à l’élite royale (surnommés les yangban) et aux lettrés de la cour. De cette discrimination découlait un fort taux d’analphabétisme au sein du peuple.

    Au cours de son règne, le roi Sejong s’est donné pour mission de pallier ce manque d’éducation en inventant un alphabet phonétique syllabique constitué à l’origine de 28 lettres. 

    Anecdote : Bien qu’il s’agisse d’une création originale, certains chercheurs relèvent des similarités entre le hangeul et l’écriture tibéto-mongole ‘Phags-pa

    Première tentative de promulgation 

    De 1443 à 1446, année de publication officielle de cet alphabet nommé hunminjeongeum (traduisible par “les sons corrects pour l’instruction du peuple”), la nouvelle se répandait à mesure d’annonces internes et de démonstrations de ladite écriture. 

    Un document expliquant son fonctionnement est rédigé par le roi Sejong puis publié avec un livre de commentaires rédigé par un groupe de lettrés, le tout intitulé “Hunminjeongeum Haerye” et faisant office de promulgation officielle de l’alphabet. 

    Critiques, mouvements d’oppositions et mesures d’interdictions

    Plusieurs facteurs ont motivé les critiques à l’égard de ce nouveau système d’écriture. Tout d’abord, la dynastie chinoise des Ming dont la Corée était tributaire y voyait un détachement de la culture chinoise et un premier pas vers une potentielle émancipation. 

    Les confucianistes de l’époque critiquaient également l’attrait du roi Sejong pour le bouddhisme, bien que ce dernier affirmait au contraire que sa démarche était confucéenne puisque le hangeul avait été créé dans le désir de bénéficier à ses sujets. 

    Quant à l’élite, par peur que leurs positions sociales disparaissent avec l’utilisation des hanja, elle redoutait cet alphabet surnommé avec mépris d’”écriture vulgaire” en lien avec sa dénomination “ŏnmun” (écriture vernaculaire) mais aussi « amgŭl », soit littéralement “l’écriture des femmes”. 

    En 1504, le prince Yeonsan mit fin à cette première tentative d’émission du hangeul en interdisant l’étude et l’utilisation de cet alphabet. Le peuple se l’approprie pourtant en l’utilisant essentiellement dans les pratiques quotidiennes telles que l’écriture de recettes de cuisine et de lettres. 

    Promulgation officielle et héritage des hanja

    Bien que créé en 1443 et promulgué en 1446, il faut attendre 1894, soit plus de 400 ans, pour que le hangeul devienne l’écriture officielle du pays. Cette utilisation progressive de l’alphabet a été possible notamment grâce à des textes écrits en mélangeant les deux systèmes, permettant à la fois de répandre le hangeul tout en maintenant l’usage des hanja. 

    Aujourd’hui, le hangeul est le système d’écriture utilisé en majorité. Les hanja restent utilisés dans certains titres et intitulés d’articles de presse ou d’informations télévisées, mais également dans le monde du divertissement (titre de chanson, éléments dans un MV…) comme dans les exemples suivants :

    Chanson de CLC intitulée Me (美)

    “美” est un hanja qui renvoi à la beauté. En coréen, il se lit “미” prononcé [mi] comme le titre anglophone de la chanson. 

    Sur cette couverture de vidéo, le hanja «  » signifie “nouveau”. Il accentue l’accroche dans laquelle il se situe, qui est traduisible par “la nouvelle chanson d’amour chantée par Ateez”. 

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     https://www.chosun.com/national/national_general/2021/08/12/I4VOFCKGDVACPLQT2UEPL5D7YQ/

    Ci-dessus, un exemple d’intitulé d’article de presse introduit par le hanja “” qui se lit 문 [mun] en hangeul et représente phonétiquement le nom de famille du président Moon Jae-In dont il est question dans l’article.

    Règles d’écriture du hangeul

    Le hangeul a été pensé pour que chaque lettre représente visuellement le mouvement ou la forme de la bouche qui émet le son. Par exemple, le son « m » est formé lorsque la bouche se ferme, d’où l’idée de l’associer à un carré fermé “ㅁ”. 

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    Sur cette capture, les monteurs jouent avec la forme de la bouche en “o” pour imager la réaction de Seongwha (Ateez) qui s’exclame “와” [woa].

    Chaque syllabe se construit en assemblant les consonnes et les voyelles dans des petits carrés imaginaires qui se lisent de gauche à droite mais également de haut en bas, comme imagé dans ce mot en deux syllabes : 

    가족 -> ㄱ, ㅏ, ㅈ, ㅗ, ㄱ -> [g], [a], [dj], [ô], [k] ([kadjôk]) qui signifie le mot “famille”. 

    Les voyelles sont toujours précédées d’une consonne. Dans le cas d’une voyelle seule phonétiquement parlant, on utilise la consonne “ㅇ” pour ne pas l’isoler, comme lors de l’écriture du nom de famille “이” [Yi] (ㅇ+ㅣ), la consonne “ㅇ” étant alors silencieuse. 

    En revanche, si cette même consonne est placée en dernière position, elle se prononce [ng] et reste bloquée au fond de la gorge. ex : 강 [kang] (ㄱ+ㅏ+ㅇ) qui signifie “fleuve”.

    Quelques exercices pour se (re)mettre à la page !

    Entraînons-nous à former un mot à partir des tableaux ci-dessus et des règles citées précédemment.

    2 lettres :

    oiseau : ㅅ + ㅐ -> [s] + [è] = [sè]

    moi : ㄴ + ㅏ -> [n] + [a] = [na] 

    nez : ㅋ + ㅗ -> [kh] + [ô] = [khô]

    3 lettres : 

    couteau : ㅋ + ㅏ + ㄹ -> [kh] + [a] + [l] = [khal]

    mille : ㅊ + ㅓ + ㄴ -> [tch] + [eo] + [n] = [tcheon]

    gâteau de riz : ㄸ + ㅓ + ㄱ -> [tt] + [eo] + [k]

    4 lettres : 

    poulet : ㄷ + ㅏ + ㄹ + ㄱ -> [d] + [a] + [l] + [k] = [da(l)k] (le “l” est ici silencieux)

    vie : ㅅ + ㅏ + ㄹ + ㅁ -> [s] + [a] + [l] + [m] = [sa(l)m] 

    mots de 2 syllabes : 

    savon : ㅂ + ㅣ ; ㄴ + ㅜ -> 비누 [b] + [i] + [n] + [ou] = [binou]

    amour : ㅅ + ㅏ ; ㄹ + ㅏ + ㅇ -> 사랑 [s] + [a] + [r] + [a] + [ng = [sarang]

    Phonétiquement parlant, il est possible de transcrire une grande majorité de sons issus d’autres langues à partir de cet alphabet. Il est donc fréquent de retrouver des mots anglais ou même français qui sont couramment utilisés dans la langue coréenne. 

    Aidez-vous de l’alphabet pour lire phonétiquement les mots suivants et les relier à leurs homophones : 

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    Maintenant que vous avez les bases historiques ainsi que quelques règles nécessaires pour utiliser l’alphabet coréen, c’est à vous de jouer ! Pourquoi ne pas commencer par écrire votre prénom à partir des lettres du hangeul !