Auteur/autrice : Thilda Riou

  • SEVENTEEN à l’UNESCO : « La musique peut apporter un changement positif et nous espérons en faire partie »

    SEVENTEEN à l’UNESCO : « La musique peut apporter un changement positif et nous espérons en faire partie »

    Cela faisait huit ans qu’on attendait de les voir en France ! Après un premier concert annulé en février 2020 à cause de la pandémie et l’apparition de certains membres à la Paris Fashion Week, l’heure est (enfin) venue pour SEVENTEEN de poser ses valises dans la capitale. Ce mardi 14 novembre, le groupe de K-pop a été invité à prendre part à une session spéciale au Forum des Jeunes de l’UNESCO – placé cette année sous le thème du changement climatique.

    La veille de l’événement inédit, SEVENTEEN s’est exprimé lors d’une conférence de presse en petit comité. Les douze membres présents (on notera l’absence du leader du groupe, S.COUPS, qui a dû récemment suspendre ses activités suite à une blessure) ont répondu aux questions des journalistes. On y était.

    Pour certains membres du groupe, il s’agit de la première fois que vous venez à Paris. Quelles sont vos impressions et vos attentes vis-à-vis de cette visite parisienne ?

    SeungKwan : Je suis extrêmement ravi de visiter Paris qui est une très belle ville ! Les images que j’ai vues dans les manuels scolaires, comme la tour Eiffel… J’ai pu les voir avec mes propres yeux donc c’était impressionnant. Mais le plus impressionnant est cette occasion, alors que nous nous trouvons au siège de l’UNESCO pour participer au Forum des Jeunes.

    Ce n’est pas la première fois que vous collaborez avec l’UNESCO. Quel sens aura votre discours demain au Forum des Jeunes ?

    Vernon : Nous sommes très honorés de pouvoir transmettre nos messages et nous sommes très reconnaissants à l’égard de l’UNESCO. il s’agit de la première fois qu’un groupe de musique se prononce à l’occasion de la Conférence générale de l’UNESCO à travers une séance complète. Nous nous sommes bien préparés pour pouvoir échanger avec les jeunes du groupe. 

    Comment avez-vous préparé cette session spéciale ? Quels sont les messages que vous souhaitez partager avec vos fans ?

    Jun : Nous souhaitons partager avec tout le monde nos histoires authentiques. Comment nous avons évolué et comment nous avons appris des uns et des autres.

    Pourquoi la solidarité entre jeunes est importante pour vous ? Qu’avez-vous vécu en matière d’importance de cette solidarité ?

    Mingyu : Pour moi, la solidarité entre les jeunes c’est tout d’abord échanger des opinions différentes et faire converger celles-ci vers une voix unique pour collaborer ensemble. Chaque membre de SEVENTEEN a grandi dans un environnement différent et nous sommes devenus un. Ne pas se sentir seul est très important et c’est une première étape vers la solidarité.

    Est-ce que vous projetez de lancer une nouvelle campagne avec l’UNESCO ?

    DK : Nous aimerions étudier les différentes possibilités pour lancer d’autres campagnes en concertation avec l’UNESCO pour pouvoir transmettre ces messages. Nous allons donc réfléchir sur ce que l’on peut apporter.

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    © PLEDIS Entertainment

    Dans votre chanson « SOS (Prod. Marshmello) », vous apportez beaucoup de réconfort aux jeunes. Quel message souhaitiez-vous passer et pourquoi celui-ci est important ?

    Dino : Je pense que n’importe qui connaît des moments très difficiles, même si cela ne se voit pas de l’extérieur. Pour nous, c’était important de dire à ces personnes qu’elles ne sont jamais seules, que nous sommes toujours avec elles. Lorsque nous sommes tous ensemble, cela peut devenir un message de réconfort et d’encouragement. Nous, on le fait de notre manière à travers la musique.

    Cette année, le thème principal du Forum des Jeunes est le changement climatique. Quel est votre point de vue ? Que pensez-vous que les jeunes vont pouvoir résoudre à l’avenir concernant cet enjeu ?

    Hoshi : Dans la société, il faut faire entendre sa voix et faire attention à ce qui nous entoure. Dans l’immédiat, on aurait tendance à chercher la facilité en se disant : « Moi, sur cette Terre, je ne compte pas beaucoup donc je peux faire ce que je veux ». Mais je pense qu’au contraire, il est important de se dire : « Ça commence par moi ».

    SEVENTEEN est un groupe qui s’autoproduit et compose ses propres morceaux. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    WOOZI : Avant de produire un album, on se réunit avec tous les membres et le label. On fait une réunion pour discuter du message qu’on veut transmettre à cette génération. Il faut que ce soit un message fort qui parle de notre époque et qui transmette de l’énergie à nos fans. On échange donc nos opinions afin de développer notre musique. 

    Dans votre titre « God of Music », vous évoquez le pouvoir de la musique. Pensez-vous que la musique peut apporter un changement positif ?

    WOOZI : Je pense que l’art n’a pas de frontière ! La musique dépasse la couleur de peau, les religions, les langues ou encore la nationalité. Finalement, nous sommes tous connectés les uns aux autres et nous devons accepter nos différences pour créer une société beaucoup plus inclusive. La musique est le moyen le plus créatif possible pour exprimer nos sentiments et nos réflexions. D’ailleurs, les jeunes utilisent souvent la musique pour exprimer leurs propres opinions. Donc oui, je pense que la musique peut apporter un changement positif et nous espérons en faire partie.

    Vous faites beaucoup de tournées mondiales et rencontrez de nombreux jeunes dans votre public. Descellez-vous parfois des différences à travers les pays ?

    Joshua : Lors de nos tournées mondiales, nous rencontrons un public très varié de jeunes. Mais plutôt que de constater des différences, nous réalisons qu’il y a beaucoup de points communs entre tous ces jeunes. Ils ont une énergie débordante et une passion incroyable. La langue n’est donc pas un problème car ce sont ces points communs qui nous unissent. 

    Avez-vous une tournée européenne qui est prévue ?

    Wonwoo : Pour l’instant, nous n’avons pas encore de projet précis. Mais nous espérons bientôt rencontrer nos fans en France et en Europe !

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    © PLEDIS Entertainment

    Vous parlez beaucoup de la dimension collective. En dehors de la musique et de la danse, quelles activités faites-vous ensemble pour créer cet esprit de groupe ?

    Hoshi : À part la musique et la danse, vous pouvez voir sur notre compte YouTube que nous participons à des émissions de variétés. Nous nous amusons beaucoup entre nous, nous voyageons. Nous sommes des amis très proches, toujours ensemble. Maintenant que je suis devenu adulte, je réalise à quel point ces douze amis sont importants pour moi. Nous avons un lien très spécial qui nous unit, plus que d’ailleurs mes amis d’enfance.

    Vous nous avez dit plein de choses positives. Nous sommes au sein d’une institution très sérieuse, où nous parlons de guerre et de conflits. Avez-vous des positionnements sur la situation actuelle entre Israël et le Hamas ou sur le conflit en Ukraine ?

    Vernon : Tout ce qu’on espère c’est qu’il y ait le moins de victimes possible dans ces conflits. Nous sommes ici pour espérer apporter ne serait-ce qu’une petite aide grâce à notre influence. Nous souhaitons transmettre un message positif et nous espérons que nous pourrons trouver tous ensemble des solutions à mettre en place.

    Selon vous, quel est le plus grand problème auquel font face les jeunes aujourd’hui ?

    SeungKwan : Je ne sais pas si c’est vraiment un problème mais c’est vrai qu’il y a quelque chose que je regrette un peu. Moi-même, au mois de juillet, j’ai fait une pause dans mes activités car je n’allais pas très bien. Et finalement, je vois qu’autour de moi, de plus en plus de jeunes ont des difficultés et des souffrances psychologiques. Il faudrait que la société devienne beaucoup plus compréhensive. Lorsque nous avons un rhume, nous allons voir le médecin. De la même façon, il faudrait que l’accès à des soins soit plus facile pour ces personnes qui traversent des difficultés.

    Mingyu : Je pense qu’il y a vraiment besoin d’une solidarité entre les jeunes. Nous sommes parfois tourmentés par des pensées négatives, nous vivons des moments difficiles et nous pensons que nous sommes seuls. Il faudrait que tous les jeunes puissent s’ouvrir, se confier et avoir le moyen de s’exprimer.

    J’aimerais aborder le terme d’éco-anxiété. Avez-vous un message à partager aux jeunes qui ont peur pour leur avenir et développent une certaine anxiété face au changement climatique ?

    Mingyu : Bien sûr, c’est un sujet que nous ressentons tous, nous avons tous peur du changement climatique et nous voyons d’année en année à quel point cela devient de plus en plus urgent. Je pense que, comme disait Hoshi tout à l’heure, la première étape est de soi-même contribuer pour faire bouger les choses. Nous sommes ici pour délivrer un message d’énergie positive aux jeunes. Et c’est d’ailleurs la force de ces jeunes qui va influencer le monde de demain.

    Vernon : Je voudrais également ajouter : tout à l’heure, un journaliste disait qu’on avait dit beaucoup de choses positives mais je pense que pour un changement, il faut qu’on ait une attitude positive. Nous espérons délivrer une force positive, c’est pour cela que nous sommes là.

  • Sang Heon Lee (XO, Kitty) : « Je suis très curieux de voir comment la relation entre Min Ho et Kitty va évoluer »

    Sang Heon Lee (XO, Kitty) : « Je suis très curieux de voir comment la relation entre Min Ho et Kitty va évoluer »

    Propulsé sous le feu des projecteurs grâce à son interprétation du charmant Min Ho dans XO, Kitty, Sang Heon Lee a accordé une interview à Kpop In Paris. L’acteur nous raconte les coulisses du tournage de la série Netflix, mais également ses réflexions sur sa soudaine popularité.

    Quel meilleur tremplin que Netflix pour débuter sa carrière sur le petit écran ? À 27 ans, Sang Heon Lee est en tête d’affiche de XO, Kitty – série spin-off de la fameuse trilogie À tous les garçons que j’ai aimés – à l’occasion du tout premier rôle de sa carrière. L’acteur y incarne le charismatique Min Ho, étudiant à la Korean Independent School of Seoul (K.I.S.S) où la petite sœur de Lara Jean vient faire sa rentrée scolaire, loin de son quotidien à Portland.

    Alors que la plateforme de streaming a annoncé le renouvellement du show pour une saison 2, Kpop In Paris vous propose une interview exclusive avec celui qui a séduit tous les fans de la série. Sang Heon Lee nous raconte quel K-drama l’a inspiré pour le personnage de Min Ho, ce qu’il pense du cliffhanger de la première saison ainsi que son ressenti face à sa soudaine popularité sur les réseaux sociaux.

    Attention, cette interview contient des spoilers sur la saison 1 de XO, Kitty.

    J’aimerais revenir sur ce qui vous a amené à faire vos premiers pas sur le petit écran. Comment avez-vous découvert votre passion pour le métier d’acteur ?

    Sang Heon Lee : Ce n’est pas vraiment une grande histoire émotionnelle, mais plutôt quelque chose qui est venu naturellement à moi ! Quand j’étais au lycée, la conseillère d’orientation m’a demandé ce que j’aimerais faire plus tard et comme j’aimais regarder des films, elle m’a suggéré de devenir critique de cinéma. Mais comme j’avais entendu beaucoup de gens dire qu’ils détestaient leur travail, je ne voulais pas prendre le risque de commencer à détester regarder des films… Donc pour faire simple, je me suis dit : « Je n’ai qu’à devenir la personne dans les films ». Rires De cette façon, je pourrai continuer à regarder des films et des séries sans problème.

    Tout simplement !

    Sang Heon Lee : À partir de là, j’ai pris des cours d’art dramatique au lycée, puis à l’université. Mais à vrai dire, je pense que la vie en général est le meilleur manuel pour devenir un bon acteur. Au fur et à mesure que l’on vit, on tombe amoureux, on se dispute avec ses meilleurs amis, on est ivre, on s’amuse, on est triste… On ressent toutes ces émotions ! C’est la meilleure façon de pouvoir incarner un personnage.

    En se replongeant dans ses propres expériences personnelles ?

    Sang Heon Lee : Exactement. Bien sûr, il y a des rôles que je ne pourrai jamais expérimenter dans ma vie. L’exemple le plus courant serait si je devais jouer un rôle de psychopathe… Dans ce cas, je devrais probablement faire mes propres recherches ! Mais ça, c’est une question pour plus tard. Rires

    Min Ho dans XO, Kitty
    © Netflix

    Vous avez également été mannequin. Y a-t-il quelque chose que vous avez appris grâce au mannequinat qui vous a aidé en tant qu’acteur ?

    Sang Heon Lee : Oui, j’ai fait quelques publicités et des séances photos pour des marques de vêtements… Je pense que ça m’a aidé à ne pas être timide devant une caméra ! Ça m’a aussi aidé à mieux poser devant les photographes lors des avant-premières. Rires

    Parlons de XO, Kitty ! Comment avez-vous décroché le rôle de Min Ho ?

    Sang Heon Lee : Ma sœur [Gia Kim, qui interprète Yuri dans la série, ndlr] m’a envoyé ce post Instagram à propos d’un casting ouvert. Elle avait auditionné et avait été sélectionnée parmi les meilleur.e.s candidat.e.s, et m’a encouragé à essayer aussi. Il me restait trois jours pour me préparer donc j’ai rapidement mémorisé les répliques, je me suis mis dans la peau du personnage… Après deux mois d’audition, j’ai obtenu le rôle de Min Ho !

    XO, Kitty est un spin-off basé sur les films À tous les garçons que j’ai aimés. Était-ce intimidant d’entrer dans cet univers et faire suite à ce succès ?

    Sang Heon Lee : Je pense que plusieurs personnes ont ressenti une certaine pression de satisfaire les fans de À tous les garçons que j’ai aimés. Pour ma part, je n’y ai pas vraiment pensé pendant le tournage, mais une fois celui-ci terminé, je me suis dit : « Oh mon Dieu, j’espère vraiment que les gens vont aimer ». Rires D’un autre côté, je suis aussi le genre de personne qui pense que ce n’est pas grave si les gens n’aiment pas [ce que je fais], puisqu’on ne peut pas plaire à tout le monde…

    Et bien en tout cas, ce fut un succès. Félicitations !

    Sang Heon Lee : Merci ! La série a été classée dans le top 10 de nombreux pays sur Netflix, alors je suis vraiment content. Je suis très reconnaissant envers les fans.

    Min Ho et Day dans XO, Kitty
    © Netflix

    Les fans ont d’ailleurs adoré votre première apparition ! Qu’avez-vous pensé de cette scène à l’aéroport ?

    Sang Heon Lee : Honnêtement, je pense que j’aurais pu faire mieux. Nous avons filmé cette scène à 5 heures du matin et j’étais tellement fatigué… Je n’aimais pas mon apparence, ni ma façon de marcher. Mais malgré tout, cette scène est devenue un moment iconique pour mon personnage, donc j’en suis très reconnaissant. Je pense que c’est aussi grâce à la chanson « HOT » de SEVENTEEN, les fans du groupe ont adoré !

    XO, Kitty est une sorte de collaboration entre les K-dramas et les séries américaines. Y a-t-il des séries ou des personnages que vous avez pris comme référence pour jouer Min Ho ?

    Sang Heon Lee : Oui ! Pour les K-dramas, je me suis inspiré de Boys Over Flowers. C’est une des séries les plus emblématiques en Corée du Sud et j’adorais la regarder quand j’étais plus jeune. C’est de là que j’ai canalisé la confiance en soi et l’arrogance de Min Ho, son côté riche et sophistiqué. En ce qui concerne Hollywood, il y a le personnage de Schmidt dans New Girl. Je me souviens qu’il était tellement drôle et bizarre dans la série. C’est quelque chose dont je me suis inspiré pour le côté comique de mon personnage.

    Au fil des épisodes, nous voyons Min Ho tomber amoureux de Kitty, puis il y a cet énorme cliffhanger où il lui avoue ses sentiments. Comment pensez-vous que leur relation va évoluer ?

    Sang Heon Lee : La scène finale a été une grosse surprise pour moi aussi ! Si vous me demandez ce qu’il pourrait se passer après cette scène, je vous avoue que je n’en ai aucune idée. Ce sera très intéressant… Surtout que Min Ho a exprimé ses sentiments pour Kitty dans un avion, où ils s’apprêtent à faire 12 heures de vol. Rires De quoi vont-ils parler pendant 12 heures ? Ça va être très gênant. Rires Je ne sais pas pourquoi il a décidé d’avouer ses sentiments dans un avion, mais je suis très curieux de voir comment leur relation va évoluer.

    Min Ho et Kitty dans XO, Kitty
    © Netflix

    Depuis que la série est sortie, les fans ont manifesté beaucoup d’amour pour votre personnage, et vous avez désormais 3 millions d’abonnés sur Instagram ! Comment vivez-vous cette soudaine popularité ?

    Sang Heon Lee : Je n’ai pas vraiment saisi l’ampleur de ce chiffre jusqu’au jour où j’ai posté quelque chose dans ma Story Instagram que j’ai voulu modifier. En l’espace de 10 secondes, 35 000 personnes l’avaient déjà vu… Je me suis dit que c’était complètement fou ! Je dois admettre que ça fait un peu peur. Rires Mais je suis très reconnaissant envers les fans qui me suivent et qui s’intéressent à ma vie. Je suppose que s’ils s’intéressent à moi, c’est qu’ils ont vraiment aimé la série et mon personnage, donc je suis très heureux.

    Nous vous retrouverons également bientôt sur le grand écran dans le film Gran Turismo, au cinéma à partir du 9 août. Comment s’est déroulé ce tournage aux côtés de David Harbour et Orlando Bloom ?

    Sang Heon Lee : J’ai tourné ce film l’année dernière à Budapest, en octobre et novembre. C’est un tout petit rôle pour moi, je n’ai pas vraiment de répliques. Rires Mais j’y interprète un membre de la GT Academy où les joueurs s’entraînent à la course. C’était très amusant ! C’était un environnement différent et les acteurs étaient incroyables. J’ai été surpris de voir à quel point Orlando Bloom a de l’énergie. Au début de la journée ou juste avant une scène, il disait : « On y va, on y va ! » Je n’ai pas vraiment eu d’interactions avec lui ou David Harbour, mais en tant que fan, c’était palpitant de les voir travailler !

    Surprise ! Sang Heon Lee nous a aussi partagé sa playlist, juste ici.

  • JUNNY : « Avec ‘blanc’, je voulais décrire mes émotions en termes de couleurs sur une toile »

    JUNNY : « Avec ‘blanc’, je voulais décrire mes émotions en termes de couleurs sur une toile »

    De retour à Paris pour un concert intimiste à La Bellevilloise, JUNNY a accordé une interview à dear. korea. L’occasion pour le chanteur canado-coréen de nous partager les coulisses de son album blanc et de sa tournée européenne !

    Ce n’était pas la première fois que JUNNY se produisait à Paris, et ce ne sera certainement pas la dernière ! Après un passage au Trabendo durant l’été 2022, le chanteur canado-coréen était de retour dans la capitale ce 3 avril, ne manquant pas de remplir La Bellevilloise lors d’un lundi soir aux airs de fête. Un concert à la fois énergique et intimiste, où l’artiste (accompagné de DJ Minjeong aux platines) a su combler son public grâce à une setlist éclectique et de nombreux moments d’échanges avec ses fans.

    Né en Corée du Sud, puis ayant déménagé à Vancouver, au Canada, à l’âge de quatre ans, JUNNY a toujours eu un don pour la musique. Alors qu’il passe son adolescence à écouter différents artistes américains et coréens, le jeune chanteur propose rapidement ses premières compositions sur SoundCloud, avant de s’envoler vers Séoul dans l’espoir de lancer sa carrière. Un pari risqué mais réussi, qui lui permettra de travailler avec les plus grandes stars de K-pop – composant des titres pour IU, JAY B, différentes sous-unités de NCT et plusieurs membres d’EXO.

    Aujourd’hui, l’objectif de JUNNY est clair : se faire reconnaitre pour sa propre musique ! En août 2022, il sort son album, blanc, à travers lequel il exprime ses expériences personnelles et prouve une nouvelle fois sa capacité à traduire ses émotions en chansons. Plus récemment, c’est son single “Optimist (Feat. Blase)” qui a séduit ses fans, venant apporter une bonne dose de positivité à sa discographie. À l’occasion de son concert parisien, Kpop in Paris a rencontré JUNNY, qui nous partage les coulisses de son album et de sa tournée européenne, et nous révèle la place qu’occupe la France dans sa vie.

    Salut JUNNY ! Il s’agit de votre deuxième concert à Paris. Êtes-vous heureux de retrouver vos fans français.es ?

    JUNNY : C’est incroyable ! Je viens juste de les rencontrer lors du Meet & Greet et iels sont tellement adorables. L’année dernière, j’ai passé un très bon moment à Paris. J’ai pu me promener dans les rues, sentir l’odeur des pâtisseries le matin et profiter de la soirée avec du vin et de la nourriture. J’adore cette ville et ce pays, alors revenir ici pour faire un deuxième concert, c’est vraiment génial !

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    © emiliewok

    J’aimerais revenir sur vos débuts dans le monde de la musique. Quels artistes écoutiez-vous lorsque vous étiez plus jeune ?

    JUNNY : J’ai toujours aimé écouter différents artistes des États-Unis, de Corée du Sud ou du monde entier. J’ai grandi en écoutant beaucoup de RnB : les chansons de Ne-Yo et de Chris Brown… J’essayais toujours de copier ce qu’ils faisaient ! Quand j’ai commencé à créer ma propre musique et à la mettre sur SoundCloud, je me suis rendu compte qu’il y avait tout un mouvement K-pop, K-hip-hop et K-RnB. J’ai alors commencé à écouter des artistes comme Crush, Zion.T ou Dean, et à être influencé par eux. Le fait d’avoir pu aller en Corée et travailler avec des gens qui ont collaboré avec ces mêmes artistes… C’est assez fou ! Tout ce que je souhaite faire maintenant, c’est continuer sur cette lancée et être à mon tour une influence pour d’autres artistes, et continuer à grandir.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à déménager en Corée du Sud pour faire carrière dans la musique ? C’était une décision ambitieuse !

    JUNNY : Oh, merci ! Je suis content que vous en parliez parce que c’était vraiment une décision audacieuse pour moi. Je n’avais rien en Corée à l’époque, mais [j’ai pu y arriver] grâce à de nombreuses personnes importantes dans ma vie qui m’ont soutenu. Et puis, j’étais très jeune…

    Quel âge aviez-vous ?

    JUNNY : Je pense que j’avais 22 ou 21 ans… On n’a peur de rien quand on est si jeune ! Je voulais prendre un grand risque dans ma vie et je voulais vraiment être un artiste. J’ai senti que la Corée était la réponse pour moi, donc j’ai fait mes valises et je suis allé là-bas. J’ai eu beaucoup de chance de devenir l’artiste que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré les bonnes personnes, et puis je pense sincèrement que tout est dû aux fans. Même avant que je ne signe avec mon label, iels écoutaient ma musique quand j’étais indépendant.

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    © Kpop in Paris

    Vous avez sorti votre album, blanc, en août 2022. Pourquoi l’avoir nommé ainsi ?

    JUNNY : Je voulais parler de moi comme d’une toile vierge. Je voulais décrire les émotions et les expériences que j’ai vécues tout au long de ma vie en termes de couleurs sur une toile. J’ai d’abord pensé au terme “blank canvas”, mais “blank” ne sonne pas très bien. Rires Comme j’ai vécu au Canada, j’ai appris le français à l’école et j’ai toujours trouvé la langue française très belle. Je me suis donc dis que “blanc” sonnait plus élégant et sophistiqué ! Rires Ça sonnait juste mieux. Mais en y repensant aujourd’hui, je me rends compte que ça a du sens pour moi, d’autant plus que j’ai pu me produire en France et y recevoir beaucoup d’amour.

    Vous avez dit précédemment que blanc est un album très personnel pour vous. Y a-t-il des paroles que vous appréciez particulièrement dans cet opus ?

    JUNNY : C’est un album très personnel, oui. C’est aussi une sorte de séparation entre le “moi” du passé, le “moi” du présent et ce que je veux pour mon avenir. C’est pourquoi le dernier morceau est l’un de mes préférés ! La chanson s’appelle “OH!!” et j’aime beaucoup la phrase “When this cigarette tastes better” (“Quand cette cigarette a meilleur goût”, ndlr). Je tenais à cette métaphore car il y a cette sensation de bien-être que procure une cigarette après une dure journée de travail. Lorsque la cigarette a bon goût, cela signifie que vous avez fait quelque chose de bien et que vous êtes fiers de vous. J’ai écrit cette phrase en me disant que je voulais que la cigarette ait bon goût pour que je sache que je fais quelque chose de bien pour mes fans.

    Récemment, vous avez également sorti le single “Optimist (Feat. Blase)”. Quel message vouliez-vous faire passer à travers cette chanson ?

    JUNNY : J’ai écrit cette chanson après ma tournée en Amérique du Nord et mes concerts à Paris et à Londres, l’année dernière. À mon retour, j’étais très motivé d’avoir rencontré tou.te.s ces fans à l’étranger. Cela m’a rendu très heureux et optimiste pour ma carrière… Et c’est l’état d’esprit que je souhaite conserver tout au long de ma vie !

    Parlons un peu de votre processus créatif ! La manière dont vous travaillez a-t-elle changé depuis que vous avez commencé à écrire des chansons ?

    JUNNY : Oui, complètement ! Au début, je composais des mélodies simples et je tentais différentes choses. Puis, j’ai commencé à écrire des paroles à partir de rien et à brainstormer sur différentes idées avant même de faire de la musique. L’une des chansons de mon album, “Not About You”, est née de cette manière après une heure de conversation. À partir de cette discussion, j’ai essayé d’en tirer des mélodies, ce qui m’a semblé plus naturel et cohérent. De cette manière, je pense aussi que le public peut s’identifier davantage au morceau.

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    © emiliewok

    Paris est la dernière date de votre tournée européenne, durant laquelle vous vous êtes produit presque tous les jours. Comment parvenez-vous à rester en bonne condition physique pour assurer tous ces concerts ?

    JUNNY : Oh, je n’y arrive pas ! Rires

    Mais vous êtes obligé ! Rires Vous chantez presque tous les soirs…

    JUNNY : Hm… Si on a un jour de repos avant un concert, j’essaye de me coucher tôt. J’essaye aussi de me réveiller tôt les jours de concert, ou de dormir un peu plus longtemps si j’ai besoin d’énergie. Je ne sais pas trop… Je suis évidemment très fatigué, mais dès que je rencontre les fans, je retrouve la forme ! C’est mieux que du Red Bull. Rires J’ai juste besoin des fans pour avoir cette énergie !

    Vous êtes également l’un des présentateurs du podcast “Get Real” de DIVE Studios ! Selon vous, pourquoi est-il important de proposer aux artistes une telle plateforme pour s’exprimer ouvertement ?

    JUNNY : Je pense qu’il y a une limite à l’expression de soi à travers la musique… C’est pour ça qu’il y a Twitter et Instagram, où on peut partager des photos et nos pensées. Et en même temps, en tant que musiciens, il y a certaines choses personnelles que l’on ne peut pas vraiment dire… Mais avec des plateformes comme “Get Real”, on parle littéralement de “tout ce qui concerne la vie”, n’est-ce pas ? Le fait de pouvoir faire partie de cette émission a été une véritable chance pour moi et ça m’a permis de montrer ma personnalité. Je rencontre aussi différents artistes et j’écoute leur histoire… C’est très amusant ! J’apprends beaucoup de choses.

    Y a-t-il un objectif particulier que vous souhaitez atteindre en tant qu’artiste ?

    JUNNY : Oh, c’est une bonne question. En tant qu’artiste, je veux juste continuer à m’améliorer et à toucher un plus grand public. En ce moment, je suis à un stade de ma carrière où je peux tourner dans le monde entier, ce qui est une réelle chance pour moi. Je veux juste que mes fans soient fiers de moi et leur offrir un moment spécial [lorsque je suis sur scène]. Je veux qu’iels sachent qu’iels font partie de quelque chose de plus grand, pour l’avenir de ma carrière… C’est mon objectif !