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Retrouvez tous les articles écrits par dear.korea juste ici. Vous retrouverez toutes nos revues musicales, cinématographiques et littéraires mais également nos points culturels sur la Corée et des longs formats sur l’actualité. Enfin, vous pourrez revivre les concerts et évènements dédiés à la Hallyu grâce à nos live reports. Bonne lecture !

  • Love Letter : les K-dramas de l’été

    Love Letter : les K-dramas de l’été

    Que vous soyez à la recherche de votre prochain coup de cœur ou que vous souhaitiez  simplement ne manquer aucune nouveauté, retrouvez dans ce guide toutes les sorties de K-dramas prévues en juillet et août 2026, avec leurs dates de diffusion, leurs plateformes et leurs synopsis. 

    De quoi remplir votre watchlist pour tout l’été ! 

    NOUVELLES SORTIES K-DRAMAS DE JUILLET 

    The Apartement Job k-dramas

    The Apartment Job (Netflix) : 
    Sorti le 11 juillet
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Cette série raconte l’histoire d’Hae Gang, un ancien gangster qui se présente à la présidence de l’association des copropriétaires afin de mettre la main sur l’argent caché de l’immeuble, mais qui finit par mettre involontairement au jour la corruption qui règne au sein de la copropriété. Au fil des événements, il devient peu à peu un héros local.

    My Idol My Debut k-dramas

    My Idol, My Debut (mini-drama sur Youtube) : 
    Sorti le 16 juillet
    K-dramas de 4 épisodes
    Synopsis : Une histoire sur le passage à l’âge adulte d’une fan qui remonte huit ans dans le temps pour sauver son idole préférée d’un accident tragique. Alors qu’elle tente de changer le cours du destin en empêchant ses débuts, elle finit par devenir elle-même une apprentie idole.

    The East Palace k-dramas

    The East Palace (Netflix) : 
    Sorti le 17 juillet
    K-dramas de 8 épisodes – terminé
    Synopsis : Dans un royaume plongé dans le chaos par des phénomènes surnaturels, le roi fait appel à Gu Cheon, un chasseur de fantômes capable de voyager entre le monde des vivants et celui des esprits, ainsi qu’à Saeng Gang, une dame de cour capable d’entendre les morts. Chargés d’enquêter sur une mystérieuse présence maléfique au sein du palais du prince héritier, ils découvrent des secrets enfouis et affrontent esprits vengeurs, complots royaux et forces obscures menaçant le royaume.

    Spooky in Love k-dramas

    Spooky in Love (Netflix) : 
    Sorti le 18 juillet
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Héritière d’un prestigieux groupe hôtelier, Cheon Yeo Ri semble mener une vie parfaite, mais elle cache un lourd secret : elle est capable de voir les fantômes. Hantée par les esprits de victimes mortes injustement, elle s’allie à un procureur déterminé à résoudre des affaires criminelles non élucidées. Entre enquêtes, phénomènes surnaturels et partenariat mouvementé, ils unissent leurs forces pour révéler les vérités cachées derrière les drames du passé.

    A shop for killers S2 k-dramas

    A Shop for Killers – Saison 2 (Disney +) : 
    Sorti le 22 juillet
    K-dramas de 8 épisodes
    Synopsis : Jeong Ji-An est la nouvelle PDG du centre commercial Murthehelp. Elle fait équipe avec son oncle, Jeong Jin-Man, qui vient de revenir, et lance une contre-offensive contre Babylon.


    Love on the Menu k-dramas

    Love on the Menu (Kocowa) : 
    Sorti le 25 juillet
    K-dramas de 50 épisodes
    Synopsis : Après la ruine de sa famille, Han Gyu Rim enchaîne les petits boulots pour survivre tout en maintenant son commerce de plats préparés. Toujours optimiste malgré les épreuves, elle voit son quotidien bouleversé par sa rencontre avec Kim Mu Jin, un chef issu d’une famille aisée qui cache lui aussi sa véritable identité pour échapper à son héritage. Entre attirance, méfiance et secrets familiaux, leur relation va les confronter à un passé douloureux qui lie leurs deux familles. Alors que les anciennes blessures refont surface, ils devront découvrir si l’amour peut survivre aux mensonges et aux rancœurs du passé.

    Love Penalty k-dramas

    Love Penalty (Youtube) : 
    Sorti le 28 juillet
    K-dramas de 10 épisodes
    Synopsis : Une relation née de la méfiance s’est transformée en la faute la plus dangereuse qui soit. L’histoire de trois personnes qui commence dès l’instant où elles franchissent la ligne qu’elles auraient dû respecter.

    Bona Fide Killer k-dramas

    A Bona Fide Killer (Netflix) : 
    Sorti le 31 juillet
    K-dramas de 14 épisodes
    Synopsis : Mariée depuis cinq ans et mère d’une petite fille, Yoo Bo Na mène une double vie : en apparence employée de bureau, elle est en réalité une redoutable tueuse à gages surnommée « Martin-pêcheur », chargée d’éliminer les criminels les plus dangereux. Lorsqu’elle reprend du service après son congé maternité, elle doit jongler entre missions périlleuses et vie de famille, tandis que son mari, journaliste, se retrouve chargé d’enquêter sur la mystérieuse tueuse… sans savoir qu’il s’agit de sa propre épouse.

    NOUVELLES SORTIES K-DRAMAS D’AOÛT

    My Bias My Boss k-dramas

    My Bias My Boss (Viki) : 
    Sorti le 3 août
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Fan de longue date de l’idol devenu acteur Lee Chan, Nam Da Reum décroche un emploi au sein d’APPELLO, la plateforme de mode qui lui est associée. Mais son quotidien est rapidement bouleversé par Kang Ha Gi, la PDG aussi brillante qu’exigeante, et par les malentendus entourant la relation entre cette dernière et Lee Chan. Entre carrière, secrets et sentiments, Da Reum se retrouve au cœur d’une comédie romantique dans l’univers des start-ups.

    Our sticky love k-dramas

    Our Sticky Love (Netflix) : 
    Sorti le 3 août
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Après un mystérieux accident survenu alors qu’elle enquêtait sur un puissant réseau criminel, la procureure Ko Eun Sae perd la mémoire. Recueillie dans un village par Jang Tae Ha, un ancien boxeur qui prétend être son petit ami, elle commence une nouvelle vie sans se douter qu’il lui cache la vérité. Entre mensonges, secrets et sentiments naissants, tous deux devront affronter leur passé pour découvrir si leur histoire peut survivre à la vérité.

    Flex x Cop S2 k-dramas

    Flex x Cop – Saison 2 (Viki & Disney +) : 
    Sorti le 7 août
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Héritier d’une puissante famille de chaebols, Jin I Su est devenu inspecteur presque par hasard avant de découvrir une véritable vocation pour le métier. De retour à la brigade des crimes violents après sa formation à l’académie de police, il retrouve comme supérieure Ju Hye Ra, l’instructrice redoutable qui lui a mené la vie dure durant son entraînement. Entre méthodes opposées, affrontements et partenariat forcé, le duo devra apprendre à travailler ensemble pour résoudre les affaires les plus complexes.

    Foru Hands Two Sonoatas k-dramas

    Four Hands, Two Sonatas (Viki) : 
    Sorti le 29 août
    K-dramas de 12 épisodes
    Synopsis : Dans un prestigieux lycée artistique, trois jeunes musiciens voient leurs destins s’entrecroiser. Kang Bi O, pianiste prodige promis à un brillant avenir, voit ses certitudes ébranlées par l’arrivée de Choi Jeong Yo, un talent exceptionnel qui avait abandonné la musique après une enfance difficile. À leurs côtés, Hong Jae In, altiste à l’oreille hors du commun, cherche la musique capable de l’émouvoir profondément. Entre rivalité, amitié et quête de soi, les trois étudiants grandissent au rythme de leur passion commune pour la musique.

    LES SORTIES AU CINÉMA

    The Fin kmovie

    En salle actuellement

    • THE FIN de PARK Syeyoung, sorti le 8 juillet 2026 

    Synopsis : Dans une Corée ravagée par une catastrophe climatique, des mutants appelés Omégas sont pourchassés pour être exploités. Mia travaille dans un magasin de pêche clandestin fréquenté par les nostalgiques de cette activité désormais impossible. Lors d’un contrôle, Sujin, nouvelle employée du gouvernement remarque le comportement suspect de Mia. Elle s’immerge dans son univers souterrain, remettant alors en question sa foi en l’idéologie de l’Etat. 

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    • COLONY de YEON Sang-ho, sorti le 27 mai 2026 

    Synopsis : Dans un gratte-ciel du centre de Séoul, une mystérieuse contamination se propage brusquement. L’immeuble est bouclé et toutes les personnes présentes confinées. Au départ, les infectés rampent comme des bêtes. Mais peu à peu, ils évoluent…


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    • NOISE de KIM Soo-jin, sorti le 24 juin 2026

    Synopsis : Ju-young, malentendante, découvre que sa sœur a mystérieusement disparu de son appartement. En cherchant des réponses, elle se heurte à des voisins terrifiés, obsédés par le silence, et à une atmosphère de plus en plus oppressante. La nuit, des bruits inexpliqués résonnent dans l’immeuble déserté, éveillant une présence invisible. Ce qu’elle croyait être une simple disparition devient une plongée terrifiante dans un cauchemar hanté par le silence.

    Prochaine sortie

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    • THE UGLY de YEON Sang-ho, en salle dès le 29 juillet 2026 

    Synopsis : Aveugle de naissance, un maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave, vit reclus avec son fils unique. Mais cette paix vole en éclats lorsque les ossements de sa femme, disparue quarante ans plus tôt, sont découverts. Son fils entreprend alors de mener l’enquête sur ce passé. Cette quête de vérité va dévoiler de lourds secrets, de ceux qui touchent à la laideur humaine.

    Retour en salle

    • LE BON, LA BRUTE, LE CINGLÉ (2008) est revenu en salle le 15 juillet 2026
    • Rétrospective KIM Jee-woon THE JOKERS FILMS met à l’honneur le réalisateur KIM Jee-woon FOUL KING (2000), reviendra en salle dès le 29 juillet 2026 
    • DEUX SŒURS (2003), reviendra en salle dès le 29 juillet 2026 
    • A BITTERSWEET LIFE (2005),reviendra en salle dès le 29 juillet 2026 
    • ÇA TOURNE À SÉOUL (2023), reviendra en salle dès le 29 juillet 2026 
    • THE QUIET FAMILY (1998), le premier long-métrage de KIM Jee-woon reviendra en salle dès le 12 août 2026

    Découvrez nos autres recommandations de dramas :

  • JustB et Young Posse au Vincennes Estival Club, l’événement immanquable qui a lancé l’été !

    JustB et Young Posse au Vincennes Estival Club, l’événement immanquable qui a lancé l’été !

    Le Vincennes Estival Club n’en est pas à sa première édition, mais c’est assurément la première fois que la Corée du Sud y est mise à l’honneur ! À l’occasion de l’anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France (140 ans, ça se fête !) la mairie de Vincennes, avec de nombreux partenaires dont le centre des monuments nationaux et le centre culturel coréen, a vu les choses en grand, avec des stands spéciaux et surtout deux concerts exceptionnels : Young Posse et JustB ! Pour l’occasion, on vous propose de revivre cette journée exceptionnelle. 

    Le château de Vincennes offre un cadre exceptionnel pour un festival, avec sa chapelle, son donjon et sa cour d’honneur. Des activités et une programmation riche ont lieu tout l’été, mais la journée spéciale K-pop attire un public jeune et enthousiaste ! C’est sous un soleil de plomb que les premiers arrivés peuvent découvrir le lieu dès le début de l’après-midi. Random play dance, cours de cuisine, danse traditionnelle coréenne, de nombreuses activités sont proposées pour montrer la richesse de la culture du pays !

    Une conférence de presse généreuse

    De notre côté, nous avons eu la chance de participer à la conférence de presse de Young Posse, pour leur première fois en Europe, ainsi que de JustB. Les deux groupes se sont montrés très enthousiastes à l’idée de rencontrer ou revoir respectivement leurs fans français. Vous pouvez retrouver nos interviews sur nos réseaux : JustB ici et Young Posse là.

    @dearkorea82

    COFFEE WITH | On a pu discuté avec @YOUNG POSSE(영파씨) durant leur passage au Vincennes Estival Club 🥰 C’était l’occasion parfaite de discuter des chansons qui les ont marquées et de leur rencontre avec les Teleposse français. 💫 Découvrez Young Posse en vidéo ! 📹 @brosia 🌿 #kpop #youngposse #interview #kpopfyp #teleposse

    ♬ original sound – dear. korea

    Dans la cour du donjon, des fans chanceux ont pu ensuite faire des photos avec les groupes, encore une fois dans un décor magnifique. L’ambiance est détendue, et c’est l’occasion de vivre des moments inoubliables. On pourra d’ailleurs voir les membres de JustB se balader pendant le festival entre les stands, vêtus de leurs tenues de scène. 

    @dearkorea82

    ☕ COFFEE WITH | 👀 « Stay Tuned » 👀 c’est ce qui nous a marqué (mais pas que) de notre interview avec #JUSTB Découvrez le groupe en vidéo ! 🗣️ @JUSTB_Official 📹 @brosia 🌿 _ #kpop #justb #interview #music

    ♬ original sound – dear. korea

    Après avoir admiré les danseurs infatigables malgré la chaleur, c’est l’heure de se rafraîchir à l’ombre dans l’espace restauration. Corn dogs, boissons typiquement coréennes (ade) et toute une offre de restauration, le château de Vincennes devient un véritable lieu de vacances et de dépaysement. C’est l’occasion de se retrouver entre amis et de discuter K-pop et culture coréenne avec des inconnus. Plus que dans un grand festival, l’atmosphère conviviale est à souligner ! 

    La nuit tombe et les concerts arrivent

    Le DJ et producteur français Julien Granel chauffe la foule avant les concerts de K-pop, alors que de nombreux fans attendent depuis le matin pour voir leurs artistes favoris. L’énergie du public fait plaisir à voir, alors que le soleil baisse dans le ciel et que les températures redeviennent supportables. 

    L’excitation est à son comble alors que les cinq membres de Young Posse font leur entrée sur la scène. Dès les premières notes, on sent la foule conquise. La maîtrise de la danse et la synchronisation entre chacune des filles est vraiment incroyable à voir. Au fil des tubes et des morceaux plus confidentiels, Young Posse sait convaincre par un grand charisme et un vrai amour du rap et du chant. Le morceau « XXL », leur premier gros tube, est repris en chœur par toute la foule, et crée un moment épique alors même que le soleil ne s’est pas encore couché. Elles savent occuper la scène, faire signe aux fans, et l’énergie ne baissera jamais au cours du set. 

    Avec une scénographie aussi minimale (on ne voit en effet pas les lumières), la performance de Young Posse ne repose que sur le talent des membres. Sunhye notamment est magistrale dans son rap toujours très stable vocalement. Yeonjung mène la danse et sait haranguer la foule. De nombreux ments se placent entre les chansons et permettent aux membres de s’essayer au français et surtout de dire à quel point elles sont contentes d’être là. 

    Jieun sur la deuxième moitié du concert est véritablement l’atout vocal du groupe, tandis que Jiana apporte de la douceur. Et Doeun n’est pas en reste avec sa performance qui montre ses talents de rappeuse et chanteuse versatile. Lorsque les filles disent « on a très envie de revenir », on a aucun mal à les croire tant leur enthousiasme est visible. Avec une quinzaine de chansons et ce show, elles ont réussi à conquérir même le public néophyte, et on entend beaucoup de critiques positives lorsque le concert se finit. Pour un premier passage en France, c’est un véritable triomphe pour Young Posse ! 

    @dearkorea82

    Young posse baby if you know then you know 🔥 @YOUNG POSSE(영파씨) #youngposse #kpop #atethat #vincennesestivalclub #kpopconcertfit

    ♬ Deep Rumble Void – Olive Green

    JUSTB sous le soleil couchant

    Le coucher de soleil nous apporte JUSTB, qui a déjà largement rencontré son public français. Le début du concert est un enchaînement de tubes : « True Heart », « Chest », les fans hurlent les paroles et toute l’excitation de la journée peut ressortir. L’attitude des membres est très particulière, à l’image de leur musique : un parti pris artistique rappelant la tecktonik des années 2010, des postures emo sans compromis, des looks assumés. C’est presque l’essence de la K-pop second gen qui est retrouvée. 

    Bain s’impose dès le début du concert comme un chanteur exceptionnel, passant toujours au dessus de la backtrack. Sangwoo propose des harmonies inédites sur les chansons, tandis que Geonu offre une performance inoubliable. DY et Siwoo ne sont pas en reste dans leur engagement dans les chorégraphies et leurs interactions avec les fans. Si on ne devait retenir qu’un seul mot de ce concert c’est : généreux ! 

    Le concert sera plein de rebondissements : après une phase tous ensemble, Geonu et Sangwoo proposent leurs chansons en solo et en sous unité (Electric Strawhole). Le son est encore plus électronique et expérimental, et très prometteur. 

    Ensuite, Bain propose une performance solo véritablement incroyable ! Avec une tenue composée de corsets et de cuissardes, l’artiste chante sur les tubes « Judas » et « Sheiße » de Lady Gaga, proposant un show de danse et de chant survolté à un public complètement conquis. Les cris se font de plus en plus forts et l’ambiance est encore plus électrique. Ce genre de performance, inédite dans la K-pop pour des idols masculins, est véritablement avant-gardiste.

    Après un peu d’attente, ponctuée par les « vous êtes fatigués » et les réponses du public que le groupe a appris pour l’occasion, JUSTB reviennent sur scène pour un final explosif. « CHEST » revient une seconde fois, et on voudrait ne jamais voir le concert se finir. Arrosant le public, on sent les membres eux aussi conquis par le moment. 

    Une journée mémorable

    La soirée arrive à son terme, avec un sentiment d’avoir vécu quelque chose de spécial. Les groupes ont offert un moment mémorable, montrant l’intérêt réel du public français pour une K-pop qui sort des codes. Pouvoir proposer un tel niveau de show à un prix aussi abordable est inédit, et on espère voir beaucoup d’autres événements de la sorte à l’avenir ! 

    Immense bravo aux organisateurs et organisatrices de l’événement !

  • COFFEE WITH : Kris Main « Quand je me regarde aujourd’hui, je me rends compte que j’ai beaucoup mûri. » [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    COFFEE WITH : Kris Main « Quand je me regarde aujourd’hui, je me rends compte que j’ai beaucoup mûri. » [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    C’est dans un café du quartier de Yeonnam que nous avons rejoint l’artiste Kris Main pour faire une introspection sur sa carrière.

    Kris Main, de son vrai nom Jeong Min-jae, est un artiste coréen qui a commencé sa carrière comme producteur pour d’autres chanteurs. Il sort ses premiers singles en 2021, construisant sa discographie jusqu’au double EP JANUS [I] et JANUS [O].

    Autour d’une boisson fraîche, il s’est livré à nous sur ses aspirations, ses inspirations et de sa manière d’appréhender sa carrière. 

    dear. korea : Peux-tu te présenter ? 

    Kris Main : Bonjour, je suis KRIS MAIN, un artiste qui révèle la beauté à l’état brut.

    dear. korea : Comment décrirais-tu ton style musical en une seule phrase, pour celles et ceux qui te découvrent pour la première fois ?

    Kris Main : Comme je l’ai dit précédemment, je me décrirais comme un artiste qui trouve la beauté dans ce qu’il y a de plus brut.

    dear. korea : Peux-tu développer un peu ce propos ? 

    Kris Main : Mes racines (musicales) sont dans le rock, mais ces derniers temps, j’explore un large éventail de styles musicaux. Je mélange des genres comme l’électro, le hip-hop et même la musique dance dans mon univers musical. Et c’est ce genre de style que je souhaite continuer à créer et à exprimer à l’avenir. 

    dear. korea : Tu as autant créé que tu t’es produit sur scène, mais qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir artiste au départ ? Et surtout, qu’est-ce qui t’a poussé à te consacrer davantage à la scène ?

    Kris Main : J’ai toujours eu beaucoup de talent (d’énergie créative) depuis que je suis enfant, et je trouvais dommage de l’exprimer uniquement au travers de la production musicale. Alors que je réfléchissais à la suite de ma carrière, mon mentor musical, HE’S du duo de producteurs et DJ Advanced, m’a dit : “Tu as une superbe voix, pourquoi ne pas essayer de chanter ?”

    J’y ai réfléchi, et ça m’a semblé être une idée sympa, alors j’ai décidé de tenter le coup. Et honnêtement, j’ai fini par adorer ça bien plus que je ne l’aurais imaginé. Je suis très heureux de faire ce que je fais aujourd’hui.

    dear. korea : Ton style intègre de multiples genres comme le rock, le hip-hop et le pop-punk. Qui sont les artistes qui t’ont inspiré et influencé ?

    Kris Main : Il y en a beaucoup, mais si je devais en choisir quelques-uns, je pourrais en nommer quatre d’emblée. Blackbear, The Chainsmokers, Skrillex et MGK (Machine Gun Kelly)

    dear. korea : Si tu devais choisir un seul favori parmi ceux-là ? 

    Kris Main : Je ne peux absolument pas. Ils sont tous aussi importants pour moi.

    dear. korea : Si tu devais choisir une chanson dans ta discographie pour inciter les gens à te suivre, laquelle ce serait ?

    Kris Main : Avant, je recommandais toujours mon titre “I’m Not Sorry”, mais depuis peu, j’ai sorti le diptyque d’EPs JANUS [I] et JANUS [O]. De toutes mes chansons, celle que je recommanderais en premier est “I Miss Myself”. C’est un morceau auquel je suis particulièrement attaché, car c’est l’un de ceux où je me suis montré le plus sincère et où j’ai exprimé ma situation de la manière la plus brute qui soit.

    dear. korea : Tu dirais que c’est la chanson qui représente le mieux ton identité en tant qu’artiste ?

    Kris Main : En partie oui. Mais surtout, j’ai toujours eu un penchant pour les chansons qui expriment des émotions sincères. Je pense que c’est l’une de celles où je me suis vraiment livré avec honnêteté et sincérité, et j’ai moi-même trouvé beaucoup de réconfort et de consolation en l’écoutant. C’est pourquoi je recommande particulièrement cette chanson.

    dear. korea : Avant de te lancer, tu faisais plutôt de la composition pour des émissions comme Show Me The Money ou High School Rapper. Qu’est ce que produire pour d’autres artistes t’as appris ? 

    Kris Main : J’ai appris beaucoup de choses différentes, mais quand j’y pense, le métier de producteur est un domaine dans lequel il est vraiment difficile de travailler sans collaborer avec d’autres artistes. En ce sens, tu dois comprendre l’autre, intégrer ses valeurs et ses émotions, ainsi que tout ce qu’il souhaite exprimer pour en faire une œuvre. J’en ai tiré de très grandes leçons et appris énormément en matière de relations humaines.

    dear. korea : Est-ce qu’il y a un artiste avec qui ça a particulièrement matché ?

    Kris Main : Je ne sais pas si je peux n’en choisir qu’un, tous ceux avec qui j’ai travaillé ont été géniaux; mais si je dois mentionner quelqu’un ça serait le designer artistique URIUN. Ce n’est pas un musicien mais nous avons vraiment bien matché, et on a créé beaucoup de beaux projets visuels ensemble.

    dear. korea : Dans ton double EP “JANUS [O] et [I]”, tu explores la différence entre ton “toi intérieur” et ton “toi extérieur”. As-tu l’impression que les artistes, notamment en Corée, sont enfermés dans un moule avant même que les auditeurs aient pu essayer de les écouter ?

    Kris Main : Ce n’est pas vraiment à ce propos. Il y a beaucoup de personnes autour de moi, ou même de gens qui me rencontrent pour la première fois, qui ont tendance à me juger selon leur première impression et selon mon apparence. C’est même allé jusqu’au point où certains m’évitaient ou étaient intimidés avant même d’apprendre à me connaître. Je voulais casser ces stéréotypes et préjugés, c’est pourquoi j’ai fait ce double EP.

    dear. korea : Tu renvoies souvent cette image intimidante au premier abord ? Personnellement je n’ai pas eu cette impression.

    Kris Main : Les gens me trouvent assez souvent intimidant. Quand je rencontre quelqu’un pour la première fois, je ne suis pas du genre à briser la glace, je reste assis silencieusement. Je suis très à l’aise avec le silence, et je trouve que les moments gênants ou les atmosphères inhabituelles sont une étape naturelle dans la rencontre avec l’autre. Du coup je ne me prends pas tellement la tête et j’ai tendance à rester assez réservé. Mais à cause de ça, les gens sont souvent intimidés et gardent leur distance. C’est d’ailleurs ce que j’ai entendu directement de la part de beaucoup de gens après avoir appris à mieux les connaître.

    dear. korea : Donc cet album est ta façon de briser ces idées fausses ?

    Kris Main : Exactement, cet album est ma manière de confronter directement les stéréotypes.

    dear. korea : J’ai l’impression que ta foi chrétienne influence également ta musique. Comment est né le titre “Forgive Me” ? Y’a t’il d’autres morceaux inspirés par ta foi ?

    Kris Main : On commet beaucoup de pêché au cours de notre vie, et la vérité est qu’on continuera probablement d’en faire. Donc dans cette chanson je demande à Jésus de pardonner mes péchés et de continuer de croire en moi et de m’aimer pour qui je suis. C’est une chanson qui exprime à la fois mon égoïsme et mon repentir. 

    dear. korea : Dans des morceaux comme “Dead Inside” ou “Friends With Benefits”, tu abordes les thèmes de la vulnérabilité, de la solitude et des relations complexes. Le fait d’écrire ces paroles s’apparente-t-il à une forme de thérapie pour toi ? Ou s’agit-il plutôt d’un travail visant à transformer des sentiments personnels en récits plus universels ?

    Kris Main : Je crois que c’est les deux. Parfois, écrire des chansons entre dans un processus de guérison pour moi, et d’autres fois je crée de la musique inspirée de petits moments, de petites scènes ou d’expériences qui m’ont marqués. Donc je dirais que c’est un peu des deux. En général, j’ai tendance à trouver l’inspiration même dans les plus petits détails de la vie quotidienne et je les exprime via la musique, les deux réponses s’appliquent dans mon cas.

    dear. korea : D’un autre côté, est-ce que tu ressens parfois du stress lorsque tu écris des paroles ? Vu que tu tires ton inspiration même des moments les plus insignifiants, j’ai l’impression que tu es quelqu’un d’assez sensible. Je me demande donc si, lorsque tu crées quelque chose, cela devient une source de stress pour toi, ou si c’est plutôt un exutoire qui t’aide à évacuer ces émotions ?

    Kris Main : Bien sûr, il y a plein de différents types de stress et de batailles intérieures qui surviennent quand je travaille sur un projet. En tant que créateur, je pense que ces challenges sont inévitables, mais une fois que le processus est terminé et que je vois le résultat, je me dis que tout ce chemin de création est magnifique et que même les moments les plus durs deviennent quelque chose de significatif. Sur le moment, c’était définitivement compliqué, mais maintenant que je regarde le chemin parcouru, je réalise que c’était en réalité de très beaux moments, donc je n’y pense plus comme des sources de stress.

    dear. korea : Ton son est brut et peut parfois donner l’impression d’être enregistré en acoustique ou en live. Quand tu produis tes propres morceaux, qu’est ce que tu recherches en premier lieu?

    Kris Main : Sans aucun doute, c’est les émotions que je recherche en premier. Avant toute chose, j’ai besoin de comprendre entièrement l’émotion que je veux exprimer et la traduire en musique. C’est ensuite que je peux écrire les paroles ou performer d’une façon qui retranscrit réellement ce que j’essaye de transmettre. C’est pour ça que je mets l’émotion au cœur de mon travail avant toute chose.

    dear. korea : Tu sembles un peu attaché à l’idée d’être incompris. Penses-tu qu’un artiste doive être incompris pour rester fidèle à lui-même ?

    Kris Main : Je le pense, sans aucun doute. Ce n’est pas seulement le cas des artistes, tout le monde vit cela. Il y aura toujours des gens qui vous aimeront, et il y aura toujours des gens qui vous détesteront ou vous mépriseront sans raison particulière. Pour moi, ce genre de préjugés et d’incompréhensions n’ont pas vraiment besoin d’exister ou de ne pas exister, ils n’ont finalement aucun sens. Si j’ai choisi de les exprimer à travers cet album, c’est parce que j’ai réalisé que je n’avais jamais vraiment partagé cette facette de moi-même avec autant de sincérité auparavant.

    Je me suis dit qu’en décomposant ces sentiments en différentes parties et en les exprimant un par un, je pourrais montrer plus clairement qui je suis vraiment et peut-être même apporter du réconfort à d’autres personnes. C’est pourquoi j’ai décidé de l’exprimer au travers de cet album.

    dear. korea : Dans une autre interview, l’artiste à qui j’ai parlé m’a confié qu’il écrivait des chansons inspirées par les histoires d’autres personnes. D’après ce que tu m’as raconté aujourd’hui, il semble que ta musique s’inspire davantage de tes propres expériences. Ca t’arrive de composer des morceaux inspirés par les histoires d’autres personnes ?

    Kris Main : Non, pas du tout. J’écris aussi beaucoup de chansons inspirées d’univers imaginaires que je crée dans mon esprit. Mais je pense que si l’on veut vraiment que sa musique touche les gens, ce sont les expériences authentiques, l’expression directe et, surtout, la sincérité qui comptent le plus. Et pour que cette sincérité transparaisse véritablement, j’ai l’impression que je dois écrire à partir de mes propres émotions et de mes expériences personnelles.

    C’est sans doute pour cela que j’ai tendance à écrire plus souvent et de manière plus approfondie sur mes propres histoires.

    dear. korea : Quand tu compares l’artiste que tu étais en 2021, à l’époque où tu as sorti « Dior Dream », et au Kris Main que tu es aujourd’hui, comment penses-tu avoir évolué ?

    Kris Main : Quand j’ai reçu les questions de l’interview pour la première fois, j’avais déjà quelques réponses en tête. Mais au fil de notre conversation d’aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir eu l’occasion d’y réfléchir plus en profondeur.

    Sur le plan musical, j’ai évidemment beaucoup évolué, mais plus encore, je pense avoir beaucoup mûri en tant que personne. Je suis toujours un peu fou et encore immature à certains égards, mais par rapport à ce que j’étais à l’époque, je fais beaucoup plus d’efforts pour aller vers les autres. Et pas seulement vers les autres : j’essaie aussi d’accepter et de comprendre des environnements, des cultures et des points de vue différents. Quand je me regarde aujourd’hui, je me rends compte que j’ai beaucoup mûri.

    dear. korea : Une question récurrente que nous posons toujours aux artistes en guise de conclusion est de savoir s’ils connaissent des chansons françaises. Aimes-tu certaines chansons ou certains artistes français ?

    Kris Main : J’adore DJ Snake. Une des principales raisons pour lesquelles j’ai commencé à faire de la musique est parce que j’ai grandi en écoutant de l’électro. En réalité, je ne me suis mis au rock que bien plus tard, j’étais un gros fan de musique électro. Alors que je produisais des sons pour beaucoup d’artistes K-pop, j’ai fini par faire des morceaux à influence reggaeton; et un des artistes qui a eu la plus grosse influence sur mon approche du reggaeton est DJ Snake. D’où le fait que je suis très fan de lui.

    Nous remercions chaleureusement YAN (Instagram : @yannn.llun) d’avoir mené cette interview à nos côtés ainsi que pour son travail de traduction. 

    Merci également à Kris Main d’avoir pris le temps de nous rencontrer.

  • FIRST TASTE : Un groupe lancé à 200km/h, Santos Bravos

    FIRST TASTE : Un groupe lancé à 200km/h, Santos Bravos

    Le tout premier groupe lancé par HYBE Latin America a fait parler de lui ces derniers mois à l’occasion de ses récentes activités en Corée du Sud et de ses collaborations avec les groupes BOYNEXTDOOR, LE SSERAFIM et &TEAM. Derrière le pari ambitieux de créer un groupe sud américain via le modèle de l’industrie Kpop, découvrons ensemble l’univers effervescent et unique du groupe Santos Bravos !

    Santos photos

    Le groupe a officiellement fait ses débuts le 21 octobre dernier avec le single « 0% » avant de sortir le single « Kawasaki” le 30 janvier 2026 puis leur tout premier EP DUAL le 13 mars.

    Composé de 5 membres : Drew, Alejandro, Gabi, Kauê et Kenneth, Santos Bravos propose avec leur première sortie une introduction prometteuse via une musique incarnée, sincère et explosive.

    Un projet méticuleusement réfléchi

    A l’heure ou HYBE et ses différents labels se sont largement imposés comme acteurs majeurs du divertissement coréen, il n’est pas surprenant de voir que la compagnie souhaite infiltrer  d’autres marchés.

    Après un premier projet en collaboration avec Geffen pour leur girlgroup Katseye, c’est cette fois seuls via leur nouvelle filiale HYBE Latam que l’agence a décidé de créer un nouveau groupe. (Latam est le diminutif de “Latin America” soit amérique latine en français. Il s’agit d’un terme largement utilisé pour parler de cette région)

    La culture musicale riche et l’engouement populaire international particulièrement fort pour la musique latine présentait l’Amérique latine un marché tout indiqué pour HYBE.

    Les ambitions et le processus de création de ce premier groupe de HYBE Latin America ont été documentés par l’émission retraçant le projet de formation diffusé sur Youtube « Santos Bravos : La Serie« .

    On y découvre un casting d’experts reconnus tels que le producteur Kenny Ortega (l’homme derrière High School Musical, Descendants ou This Is It) ou la danseuse et chorégraphe Cultura (elle a notamment chorégraphié pour Maluma, Rauw Alejandro, Daddy Yankee, Karol G ou encore dansé pour Ariana Grande et Bad Bunny).

    L’émission présente l’évolution de 17 jeunes hommes qui tentent de convaincre les équipes de HYBE Latam sur 6 mois de bootcamp pour espérer faire partie du quintet final. Il ne s’agit pas tout à fait d’un survival show, mais plutôt d’un mini documentaire de l’évolution des trainees sur la base des méthodes de l’industrie coréenne. On y suit la formation des garçons au travers des cours particuliers de chant, de danse mais aussi de media training ou même de comédie.

    L’émission fait d’ailleurs régulièrement référence à des groupes de la compagnie et a même présenté un épisode intitulé “Kpop » dans lequel les participants ont dû livrer une performance sur la version anglaise du titre « Bad Desire » du groupe ENHYPEN, sous la surveillance du chorégraphe et producteur bien connu des fans Son Sung-deuk. Lors de l’émission, les participants ont également fait la rencontre de LE SSERAFIM et de SEVENTEEN.

    Un groupe prometteur au succès grandissant

    Les premiers mois d’existence du groupe les ont déjà amenés à voyager à Miami, Los Angeles, Paris ou encore Séoul pour leurs promotions. Ils ont également effectué une mini tournée pour performer leur EP à différents endroits d’Amérique du Sud (Lima au Pérou ou encore Sao Paulo au Brésil).

    Une tournée, de nombreuses interviews et émissions, des festivals, des défilés, bientôt la Kcon L.A… En moins d’un an d’existence, il semble déjà que le groupe a trouvé son public et l’engouement à leur égard sur les réseaux sociaux ou à chacune de leurs apparitions impressionne. Ils se sont même produits fin juin devant plus de 70 000 personnes au FIFA Fan Festival de Monterrey au Mexique avec Enrique Iglésias à l’occasion d’un événement organisé pour la coupe du monde. Plus récemment, nous avons pu les voir performer en première partie de ENHYPEN lors d’un autre Fan Festival à Mexico au Campo Marte.

    Leur public compte sans grande surprise des fans de Kpop qui adaptent la culture fan coréenne à ce nouveau groupe, mais aussi autant de néophytes de la fan culture ou de nostalgiques des boysband des années 2000s auxquels leur esthétique peut parfois faire penser. 

    Difficile également de ne pas mentionner quelque similitude avec CNCO, dernier boygroup latino dont le succès a largement dépassé les frontières de l’Amérique du sud. Le groupe, formé en 2015 via un télé-crochet nommé “La Banda” a su conquérir le cœur du public international avec leur musique. Il n’est d’ailleurs pas rare de tomber sur des CNCowners (nom de leurs fans) dans les espaces fans de Santos Bravos qui apparaissent comme les héritiers de cette culture boysband latam dans les pas de ce que CNCO a pu proposer. 

    Bien qu’il semble pour le moment que leurs auditeurs et fans soient pour la majorité hispanophones ou lusophones, nul doute qu’ils ont le potentiel de pouvoir toucher un public international plus large (ils ont déjà de petites communautés de fans en Asie de l’est et en Europe par exemple).

    Anges ou Démons ?

    D’après les explications apportées par les garçons dans leur concept film et en interview avec Eric Nam dans DAEBAK, le nom du groupe « Santos Bravos » vient symboliser la cohabitation entre la sensibilité et l’intrépidité/passion qui réside en chacun de nous. Il vient également faire écho au nom de leurs fans : les DUALs. Le mot est assez transparent mais on pourrait traduire ce nom par “les personnes capables/douées de dualité”

    Le logo du groupe symbolise aussi cette harmonie en arborant à la fois des cornes et une petite auréole.

    LOGO SANTOS BRAVOS

    Ainsi, les membres mettent en valeur la force de leurs émotions tant dans des chansons survoltées et addictives telles que « VELOCIDADE » que par des performances vocales poignantes comme sur la ballade « FE ».

    Chaque membre a une couleur vocale unique et un style singulier qui rend le groupe identifiable et cohérent.

    Les prouesses vocales des vocalistes de Santos Bravos n’ont rien à envier aux chanteurs plus expérimentés de leur compagnie et la stabilité comme l’énergie impressionnante du groupe lors de leurs prestations méritent également d’être soulignées.

    Si le groupe n’a pour l’instant à son actif qu’un seul EP, nul doute que la diversité des 6 titres vous permettra de trouver un morceau à votre goût.

    Les plus attentifs remarqueront d’ailleurs que les deux visualizers de la chanson « MHM » (version espagnole et portugaise) ont été tournés à Paris !

    Un « global group » sud américain à part entière, par une agence de Kpop

    Via des paroles majoritairement en espagnol et portuguais, le groupe porte fièrement le titre de boysband latino américain malgré leur agence coréenne.

    Santos Bravos apparaît comme une représentation diversifiée des identités d’Amérique latine en faisant se rencontrer les influences des 5 garçons venus des quatre coins du continent et en les infusant dans leur musique.

    Cette identité plurielle, les garçons la porte fièrement en assumant chacun un rôle d’ambassadeur de leurs cultures qu’ils partagent volontiers avec leurs fans dans leurs chansons mais aussi dès qu’ils en ont l’occasion dans des interviews en parlant de leurs coutumes culinaires, de leurs habitudes de vie, leurs argots respectifs etc…

    La performance video de « VELOCICADE » sortie il y a peu vient parfaitement illustrer cette idée avec des visuels très colorés et des looks marquants. Bien qu’on note qu’il reste des progrès à faire pour faire apparaitre les cultures des cinq membres, on perçoit tout de même une véritable envie de représentation des cultures sud américaines via la diversité de figurants et l’atmosphère du clip, le tout dans une ambiance estivale. On y aperçoit même quelques clins d’œil au football, tout indiqué en cette période de coupe du monde avec laquelle le morceau semble naturellement être associé.

    Malgré leur identité latine forte, le groupe ne rejette pas pour autant  » l’inspiration Kpop  » qui les caractérise également et se sont à multiples reprises prêté au jeu des codes de l’industrie en appréhendant leur expérience en Corée avec curiosité, humour et respect. 

    Certains d’entre eux sont même des fans de Kpop de la première heure (Kauê est ARMY depuis l’enfance et Alejandro est ENGENE).

    Kawiwi army

    Lors de leurs promotions en Corée pour le titre “ VELOCIDADE « , on a pu retrouver le groupe dans de célèbres émissions musicales telles que Show! Music Core, SBS Kpop ou Mnet Music avec des performances n’ayant rien à envier aux groupes locaux. Ils se sont particulièrement fait remarquer pour leurs ending fairies (poses de fin de performance face à la caméra) assez inhabituelles et inattendues d’un groupe non coréen; elles ont fait réagir les internautes coréens comme internationaux. 

    Le groupe est également apparu dans de nombreuses émissions de variété telles que DAEBAK, Idol Radio, Hello82 ou encore KBS World Spanish et a sorti de nombreux vlogs sur leur expérience en Corée. Forts de ces premières expériences dans des émissions, ils ont lancé leur propre variety show : ¡VAMOS, BRAVOS!

    Par ailleurs, le groupe enchaine les collaborations avec d’autres groupes de leur agence. Que ce soit en invitant &TEAM sur leur morceau « KAWAZAKI » ou en proposant leur couplet sur les chansons « BOOMPALA » de LESSERAFIM ou « VIRAL » de BOYNEXTDOOR, Santos Bravos a saisi chaque opportunité de démontrer sa versatilité et son identité latine haute en couleurs à de nouveaux publics. Sur chacune de ces collaborations, c’est toute l’ambiance de la chanson qui change lors des passages interprétés par les garçons pour donner des morceaux tout à fait différent.

    Les membres de Santos Bravos

    Drew

    PHOTO DREW ARTICLE

    Nationalité : Américaine

    Date de naissance : 20 janvier 2000

    Position : Leader, main dancer

    Drew vient d’une famille mexicano-américaine et a grandi toute sa vie en Californie où il a appris la danse. Son visage ne vous est peut être pas inconnu car il a été danseur pour le solo de Nayeon de Twice “ABCD”, mais aussi pour P1Harmony dans “Do It like This” ou encore dans “ON” pour BTS et “Chicken noodle soup” pour J-Hope. Il a également chorégraphié pour le morceau  » 홀씨 » d’IU et dansé pour des artistes tels que Karol G ou Ciara. Drew est ouvertement gay et il est le seul membre du groupe à etre anglophone natif. Son MBTI est ENFJ et il est de nature posée, rassurante et encourageante.

    Alejandro

    PHOTO ALE ARTICLE 1

    Nationalité : Péruvienne

    Date de naissance : 17 avril 2004

    Position : All rounder, lead vocalist

    Alejandro a grandi à Lima au Pérou mais était scolarisé jusqu’au début du projet aux états-unis (USC Thornton School of Music). Avant de se passionner pour la musique, il était champion national de tennis. Il affectionne particulièrement jouer de la guitare et composer des chansons. Il a d’ailleurs déjà sorti des morceaux en autoproduction tels que “Pringao”, “Besarte” ou  “¿Quien Es Ella?”. Il se définit lui-même comme quelqu’un de réservé, émotif et sensible. Il est fan du groupe ENHYPEN et apprécie particulièrement leur chanson “Moonstruck”.

    Gabi

    PHOTO GABI ARTICLE

    Nationalité : Portoricaine

    Date de naissance : 15 juin 2005

    Position : Visual, lead dancer

    Gabi est né à Miami mais a grandi toute sa vie à Porto Rico. Il a commencé la danse à 10 ans et participé à une émission de talent nommée “Pequeños Gigantes USA”. Il a également joué dans une série biopic Amazon Prime sur le boysband Menudo : “Súbete a Mi Moto”. Il a rejoint le projet et l’émission trois mois plus tard que les autres trainees et possède donc la période d’entraînement la plus courte du groupe. Il est toujours présenté comme le moodmaker du groupe grâce à sa franchise, sa spontanéité et sa bonne humeur.

    Kauê

    PHOTO KAUE ARTICLE

    Nationalité : Brésilienne

    Date de naissance : 4 octobre 2006 

    Position : Main vocal 

    Kauê a grandi dans l’État de Rio de Janeiro au Brésil. Il est le seul membre dont la langue maternelle est le portugais mais il parle également couramment espagnol. Il a commencé à chanter très jeune dans la chorale de son église et a remporté l’émission The Voice Kids Brésil à 14 ans. Il est fan de Kpop depuis petit, plus particulièrement de BTS. Il est également fan de musicals. Il est de nature calme mais il est également très expressif et énergique.

    Kenneth 

    PHOTO KEN ARTICLE

    Nationalité : Mexicaine

    Date de naissance : 18 octobre 2009

    Position : Maknae, Vocalist

    Kenneth est né et a grandi au Mexique. A 9 ans, il participe à l’émission Pequeños Gigantes Mexico puis il commence une carrière d’enfant acteur dans différentes séries mexicaines telles que la célèbre La Rosa de Guadalupe avec laquelle ses membres le charrient beaucoup. Il était le plus jeune au sein du projet “Santos Bravos” et jusque très récemment il était également le maknae de toute l’agence HYBE. Les fans lui donnent souvent le surnom affectueux “el hijo de Chuu” (le fils de Chuu) car il sourit la plupart du temps et a naturellement une attitude chaleureuse. Il se définit lui-même comme curieux et taquin et est souvent complimenté par ses membres pour son éloquence et sa maturité.

    Conclusion 

    Santos Bravos est un groupe qui a su combiner les forces du modèle Kpop (esthétiques travaillées, performances, marketing…) avec leur identité culturelle propre (infusion naturelle mais omniprésente de leurs cultures latines, techniques vocales et style de danses locaux) pour obtenir un résultat rafraîchissant et cohérent. Au bout de quelques performances et quelques vidéos, il est difficile de ne pas tomber sous le charme de la sincérité et l’enthousiasme débordant des 5 garçons.

    Après ce départ sur les chapeaux de roues avec cet EP dont on ne peut déjà plus se passer, Santos Bravos éveille notre curiosité et se place dans les groupes à suivre pour leurs prochaines sorties.

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    Réseaux sociaux : 

    Youtube : https://www.youtube.com/@Santos_Bravos

    Instagram : https://www.instagram.com/santos_bravos/?hl=fr

    Tiktok : https://www.tiktok.com/@santos_bravos

    X : https://x.com/santos_bravos

  • JUKEBOX : Ateez fait monter la température avec Golden Hour : Part.5

    JUKEBOX : Ateez fait monter la température avec Golden Hour : Part.5

    Le 26 juin dernier, alors que la France entière était en proie à une canicule sans pareille, Ateez a aggravé la situation avec la sortie de son nouvel album Golden Hour : Part.5. 

    Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de la première partie de leur série d’albums intitulée Golden Hour. Si la quatrième partie (février 2026) n’a pas autant marqué les esprits que les précédentes, ce nouvel album, avec ses cinq chansons, est déjà bien accueilli par les Atiny (ndlr : nom du fandom). Alors plongez la tête la première dans leur univers et agrémentez votre playlist de l’été ! 

    Point sur le lore 

    Une nouvelle partie vient s’ajouter à leur série Golden Hour, apportant des éléments aux fans pour mieux interpréter le lore du groupe. Si le concept de Golden Hour représente les moments précieux de la vie, certains se sont penchés sur les thèmes des titres principaux de chaque album. Ces derniers symboliseraient les sept péchés capitaux : “Work” serait l’avarice, “Ice on my teeth” l’orgueil, “Lemon Drop” la paresse et “In Your Fantasy” la luxure. “Adrenaline”, sorti en février dernier, symboliserait la colère, tandis que “Bad”, le titre principal de ce nouvel album, représenterait l’envie. 

    Les huit membres incarneraient donc des personnages pris dans une réalité alternative et vivraient plusieurs aventures sans se rendre compte que rien autour d’eux n’est réel. D’après Hongjoong, qui s’est confié au micro du Sang Zang Show, ce nouvel album pourrait marquer la fin provisoire de leur era Golden Hour, à laquelle ils pourraient revenir dans quelques années. Cette spontanéité explique le manque de “sneak peak” à la fin du clip de “Bad”, la marque de fabrique du groupe qui permet aux fans à chaque nouvelle sortie d’entendre une courte partie de l’instrumentale de la prochaine title track. Ateez font tout de même planer le suspens quant à leur prochaine era avec l’épilogue intriguant de “Bad”. 

    “Bad” 

    L’album s’ouvre sur “Bad”, un morceau entraînant au refrain répétitif et addictif. Clip coloré et chorégraphie énergique, tout y est pour donner le ton et embrasser les influences latines, notamment le funk brésilien sur lequel repose le morceau. Plusieurs lignes ont d’ailleurs été écrites en espagnol, en particulier dans la partie de rap de Mingi (Tú me tienes loco ; Toda la noche, loco contigo). On note également les références à leur titre populaire “Bouncy”, avec la phrase “청양고추 vibe”, et surtout le retour de la chèvre qui avait marqué les esprits dans le clip. 

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    Dès la sortie du trailer, les fans ont reconnu l’actrice et danseuse américaine Chase Infiniti, connue pour ses rôles dans la série “Présumé innocent” et dans le film “Une bataille après l’autre” aux côtés de Leonardo Dicaprio. Chase Infiniti est surtout une grande fan de K-pop, et a mentionné dans plusieurs interviews son admiration pour Ateez.

    Avant de se faire un nom dans le monde du cinéma, elle a co-fondé un crew de danseuses, intitulé Duple Dance Crew, et avec lequel elle fait et poste des covers de danses de K-pop. Cinq ans auparavant, elle avait dansé sur “Fireworks” de Ateez, sans se douter qu’un jour elle jouerait le personnage principal de leur nouveau clip. Ses talents de danseuse ont également été utilisés dans ce dernier, puisqu’elle se livre à une battle de danse face aux huit membres et à leurs danseurs. Une véritable consécration pour cette Atiny qui leur a adressé un doux message dans son dernier post Instagram ! 

    Si les fans sont assez divisés quant au potentiel de la chanson, iels sont unanimes quant au manque de lignes, de temps d’écran et de mise en avant des membres Yeosang et Jongho. Une lamentation qui se répète sortie après sortie, bien que les B-sides de cet album rendent particulièrement justice aux deux vocalistes. 

    “Mamacita”

    On garde le rythme avec “Mamacita”, la première B-side de l’album. Un titre dansant, qui rappelle “Arriba” (The World EP.FIN : WILL), et à l’ambiance festive et entraînante. Idéale pour célébrer le début de l’été, “Mamacita” ne manquera pas de rythmer le vôtre avec sa mélodie et ses parties chantées en écho, à l’image de leur B-side “Blind” (Golden Hour : Pt.1). 

    “Toxin”

    L’ambiance change avec “Toxin”, ce morceau de R&B qui laisse davantage d’espace aux vocalistes du groupe. Wooyoung et Seongwha ressortent du lot, avec leurs voix particulièrement adaptables à ce type de rythme et gammes.

    Les rappeurs Mingi et Hongjoong ne sont pas pour autant laissés pour compte : ils proposent des performances (pour lesquelles ils sont par ailleurs crédités dans la majorité de leurs chansons) précises et stylisées.

    L’alliance des ces parties font de “Toxin” une B-side à l’image du groupe et offre aux auditeurs du véritable miel pour les oreilles.

     “Toxin” marque une rupture dans le rythme de l’album qui permet aux prochains morceaux de s’y intégrer plus fluidement. 

    “Fallin’”

    C’est avec “Fallin’” que le groupe se démarque dans cet album. Un titre électronique (EDM) au pré-refrain aussi déconcertant que addictif, qui donne aux Atiny l’occasion d’apprécier les qualités vocal de Yeosang à leur juste valeur.

    Le refrain, simpliste et efficace, apporte une certaine légèreté à ce morceau qui ne laisse pas les fans indifférents.

    Les paroles, quant à elles explicitent, dépeignent la sensation d’être totalement absorbé par l’autre, et l’inarrêtable flux d’émotions qui l’accompagne. 

    “Body”

    L’album se termine sur “Body”, une ballade R&B qui évoque le souvenir de la personne aimée avec plus de nostalgie et de reconnaissance que de mélancolie.

    Les refrains bercent nos oreilles avec finesse et douceur, tandis que les parties de rap qui achèvent le morceau accélèrent le rythme de la chanson et hachent les mots comme si le temps les pressaient.

    La fin est nette, presque brutale, comme l’est un réveil soudain après un long rêve immersif. 

    Conclusion 

    Avec Golden Hour : pt.5, les membres d’Ateez proposent un album estival de qualité, et vont chercher de nouvelles sonorités sans pour autant perdre leur identité musicale. Que cet album marque la fin d’une ère ou simplement un pas de plus dans leur carrière, il est certain que les fans restent curieux de découvrir vers quel horizon les huit pirates vont s’aventurer dans les prochaines années ! 

  • COFFEE WITH : LUAMEL, un groupe à la musique immersive [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    COFFEE WITH : LUAMEL, un groupe à la musique immersive [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    Après leur set au festival Byulhana où ils ont remporté le grand prix, nous avons rencontré LUAMEL, un band coréen composé de quatre musiciens. Après leur début en 2018 avec l’album LIVELAPSE, le groupe n’a cessé d’évoluer, de changer et de se transformer jusqu’à la sortie récente de LUAMEL. Les quatre membres nous ont reçu dans les locaux de leur agence, Your summer pour discuter de leur musique et de leur identité en tant que band.

    dear. korea : Pour commencer, pouvez-vous présenter le groupe et vous présenter chacun à votre tour ?

    LUAMEL : Bonjour, nous sommes LUAMEL.

    Son Hwi-Jun : Je suis Son Hwi-Jun, le chanteur de LUAMEL. Ravi de vous rencontrer.

    Choi Seok Joon : Bonjour, je m’appelle Choi Seok Joon et je suis le bassiste de LUAMEL.

    Heo Kyoung Cheol : Bonjour, je suis Heo Kyoung Cheol, le guitariste du groupe. Ravi de vous rencontrer.

    Tak Young-Soo : Bonjour, je suis Tak Young-Soo, le batteur de LUAMEL. Ravi de vous rencontrer.

    dear. korea : Je trouve que le nom LUAMEL est vraiment très beau. Dans « LUAMEL », Mel signifie « chameau », c’est bien ça ? Je me demandais si c’était simplement parce que Hwi-Jun ressemble à un chameau, ou s’il y avait une autre signification derrière ce nom.

    Tak Young-Soo : En réalité, il y a deux significations. La première est effectivement celle que vous avez mentionnée : notre chanteur Hwi-Jun ressemble vraiment à un chameau, donc cela a naturellement inspiré une partie du nom.

    Mais la seconde signification est en fait la plus importante pour nous. On dit que, dans le désert, les chameaux servent de guides et montrent le chemin. Même la nuit, lorsqu’il fait sombre, ils avancent en suivant la lumière de la lune.

    Nous voulions donc devenir une sorte de repère, un guide réconfortant pour les personnes qui traversent des moments difficiles ou qui sont fatiguées. C’est pour cette raison que nous avons choisi l’image du chameau.

    Et Lua signifie « lune » en portugais. Ainsi, LUAMEL signifie tout simplement « la lune et le chameau ».

    dear. korea : Est-ce que c’est la première fois que vous êtes interviewés par un média français ?

    LUAMEL : Oui, c’est une première pour nous.

    dear. korea : Dans ce cas, pour les personnes qui découvrent LUAMEL pour la première fois, comment décririez-vous le groupe ? Et si vous deviez recommander l’un de vos morceaux pour commencer, lequel choisiriez-vous ?

    Tak Young-Soo : Cela fait maintenant huit ans que nous jouons ensemble, et je pense que le LUAMEL d’il y a six ou sept ans est très différent du LUAMEL d’aujourd’hui, surtout sur le plan musical.

    Personnellement, j’aimerais plutôt recommander notre période plus ancienne. Parmi nos morceaux de cette époque, celui que je conseillerais le plus est « Oneiroi ».

    Heo Kyoung Cheol : Je vais répondre selon mes goûts personnels. Nous avons une chanson qui s’appelle « I’m Your Shadow ». J’aime beaucoup les morceaux immersifs, ceux qui nous absorbent complètement et dans lesquels on se laisse facilement emporter. Je pense que « I’m Your Shadow » procure justement ce genre de sensation.

    Et puis, si je ne me trompe pas, la France est particulièrement réputée pour sa scène de musique électronique. Parmi nos chansons, celle qui s’en rapproche le plus est « War ». J’espère donc que vous aurez aussi l’occasion de l’écouter.

    Choi Seok Joon : Nous sommes un groupe qui aime explorer de nombreux genres musicaux différents. Pour ma part, l’une de mes chansons préférées est « Starrain » (유성우), qui est sortie relativement récemment. J’aime aussi beaucoup « Alone ».

    J’espère que vous prendrez le temps de découvrir notre musique et d’explorer les différents styles que nous proposons.

    Son Hwi-Jun : Comme l’a dit Young-Soo, cela fait maintenant plus de huit ans que nous jouons ensemble. Et pendant toutes ces années, la musique que nous voulions faire a constamment évolué.

    Récemment, nous avons beaucoup discuté de l’idée de devenir un groupe qui s’inscrit pleinement dans ce qu’on imagine être un véritable « groupe de rock », de devenir une formation encore plus fidèle à l’esprit d’un band. C’est aussi une direction que nous avons beaucoup explorée sur notre album. On peut notamment l’entendre dans des morceaux comme « OrangeRoad », « I’m Your Shadow ». ou encore « Matricaria ».

    Nous avons essayé d’intégrer davantage cette approche dans notre musique, et nous en sommes très satisfaits. Les fans semblent également beaucoup l’apprécier. Pour notre prochain album, nous souhaitons aller encore plus loin dans cette direction et renforcer davantage cet aspect band. Et le morceau qui marque le début de cette nouvelle orientation est notre dernier titre, « Desert Wanderer ».

    Je dirais que c’est une chanson à la composition beaucoup plus analogue. Il n’y a aucun son de synthétiseur. On y entend uniquement des voix humaines et de vrais instruments, ce qui est en réalité assez rare dans notre discographie. C’est probablement pour cette raison que c’est le morceau que je préfère en ce moment.

    dear. korea : Est-ce que le fait d’avoir désigné un leader récemment faisait aussi partie d’une volonté de renforcer davantage l’identité du groupe ?

    Son Hwi-Jun : Ah… oui, je suis finalement devenu le leader. Ça fait plus d’un an maintenant, non ?

    LUAMEL : Oui, même presque deux ans.

    Son Hwi-Jun : À un moment, on s’est dit que ce serait peut-être bien qu’une personne ait une vision claire et prenne les rênes pour guider le groupe dans une direction précise.

    dear. korea : Et alors, ça fonctionne bien ?

    Son Hwi-Jun : Ah… vous en pensez quoi, vous ?

    Heo Kyoung Cheol : Je pense que ça fonctionne plutôt bien.

    Heo Kyoung Cheol : Il y a effectivement des moments où Hwi-Jun prend vraiment les choses en main et fait avancer le groupe. Mais ces derniers temps, j’ai aussi l’impression qu’on avance tous ensemble en se disant : « Cette direction-là me semble meilleure. »

    C’est un peu particulier : le rôle de leader existe, mais en même temps il n’existe pas totalement. C’est assez difficile à définir.

    Choi Seok Joon : Et pour être honnête, aujourd’hui, c’est surtout Kyoung Cheol qui guide la direction musicale du groupe.

    Donc même si Hwi-Jun assume énormément de responsabilités en tant que leader, je voudrais aussi souligner que Kyung-Chul apporte beaucoup sur tout l’aspect musical.

    dear. korea : C’est une question un peu personnelle, mais les morceaux que j’ai le plus écoutés sont « Blue + Hi » et « Whale ». Je me demandais surtout d’où vous vient l’inspiration pour des chansons comme celles-ci.

    Son Hwi-Jun : Tout d’abord, les paroles de « Blue + Hi » sont assez abstraites. En général, les chansons de LUAMEL ne sont pas vraiment basées directement sur mes propres expériences. Je dirais que je m’inspire beaucoup de ce que vivent les personnes autour de moi. Pour « Blue + Hi », l’idée était justement d’exprimer de manière plus abstraite les émotions difficiles traversées par un ami.

    Pour « Whale »… je ne sais plus si j’en ai déjà parlé ? Il s’agit d’un ancien membre, qui n’est plus avec nous aujourd’hui. Il m’avait parlé d’une période difficile qu’il avait traversée. Ce n’était pas lié à LUAMEL, mais à une époque où il se sentait perdu et en difficulté. En entendant ça, j’ai écrit les paroles à partir de ce qu’il m’avait raconté. Honnêtement, j’avais un peu oublié cette histoire, mais votre question me l’a remise en mémoire.

    dear. korea : Donc, en général, est-ce que c’est Hwi-Jun qui s’occupe principalement de l’écriture des paroles ?

    Son Hwi-Jun : Pour le coréen, c’est presque entièrement moi qui écris. Pour l’anglais, en revanche, on travaille souvent ensemble.

    dear. korea : Ah, donc tous les membres participent ?

    Son Hwi-Jun : Oui. Et c’est surtout Seok Joon hyung (ndlr : mot par lequel les hommes réfèrent à un homme plus âgé) qui m’aide le plus.

    Et pour les paroles anglaises récentes, même si on travaille ensemble, j’ai quand même posé la structure principale. Mon anglais n’est pas encore totalement courant, je suis à un niveau où je comprends surtout à l’écoute. Du coup, je lui demande souvent : « Hyung, est-ce que ça sonne trop comme de l’anglais “façon coréenne” ? » et il me corrige ou valide.

    dear. korea : En comparant votre premier album LIVELAPSE sorti en 2018 avec votre dernier album complet LUAMEL, y a-t-il eu des changements dans votre état d’esprit, vos objectifs ou votre direction musicale ?

    Son Hwi-Jun : C’est avec le morceau « Untitled » que nous avons fait nos débuts en tant que LUAMEL. À l’époque, notre idée était de créer une musique la plus immersive et la plus profonde possible, quelque chose dont nous serions pleinement satisfaits.

    Puis, après huit ans à faire beaucoup de concerts et à voir à quel point le public prenait du plaisir, nous avons commencé à réaliser que nous prenions encore plus de plaisir nous-mêmes grâce à ça, et notre direction a peu à peu évolué. Pour cet album complet, nous avons donc voulu inclure à la fois le LUAMEL du passé et celui qui avance vers l’avenir.

    C’est pour cela que nous avons structuré la tracklist de façon chronologique : en commençant par l’ancien style du groupe, puis en devenant plus intense avec une ambiance de jour, et enfin plus sombre à mesure que la nuit tombe.

    Nous voulons devenir un groupe encore plus agréable à regarder et à vivre en live, mais en même temps, nous essayons de ne pas perdre l’identité que nous avions à l’époque de « Untitled ».

    dear. korea : Et du côté des autres membres, qu’en pensez-vous ?

    Choi Seok Joon : Au départ, nous étions un groupe basé sur un son plutôt ambient.

    À cette époque, nous avons sorti des morceaux comme « Blue », « Hi », « Oneiroi », ainsi que « Untitled » et « Singularity ». Tout cela faisait partie de l’album LIVELAPSE. Comme l’a dit Hwi-Jun, notre objectif était alors de créer une musique vraiment immersive, et il y avait aussi un groupe qui nous servait de référence à cette époque. C’est un groupe britannique qui s’appelle London Grammar. Et il y avait une chanson en particulier de ce groupe que nous adorions. C’est d’ailleurs cette chanson qui nous a rapprochés au départ. Nous avons beaucoup changé depuis, mais je pense que de petites traces de cette facette de notre personnalité continueront à se manifester ici et là.

    Son Hwi-Jun : C’était quoi déjà, cette chanson ?

    Choi Seok Joon : « Wild Eyed ».

    Heo Kyoung Cheol : Je pense que les autres membres ont déjà très bien expliqué toute l’évolution musicale du groupe. De mon côté, en tant que guitariste, lorsque nous faisions une musique davantage orientée ambient, je réfléchissais beaucoup à la manière dont je pouvais intégrer mon jeu au mieux à cet univers sonore. À l’époque, je considérais plutôt mon rôle comme un rôle de soutien. Mais aujourd’hui, lorsque nous composons, il arrive beaucoup plus souvent que la guitare occupe une place centrale.

    Pour être honnête, les concerts sont parfois très éprouvants physiquement, mais c’est aussi incroyablement amusant. Je trouve que jouer sur scène a un charme totalement différent.

    Tak Young-Soo : J’aime beaucoup la façon dont Hwi-Jun a exprimé exactement ce que je ressens.

    Personnellement, je considère qu’un album est une trace que l’on laisse derrière soi, une sorte d’empreinte de son parcours. À une époque, j’aimais un certain type de musique, et c’est pour cela que nous avons sorti des albums correspondant à cette période de notre vie.

    Mais en continuant à faire de la musique au fil des années, je crois qu’aujourd’hui, au-delà de mes goûts personnels, ce qui me fait le plus plaisir, c’est de voir beaucoup de gens, et particulièrement les personnes qui nous soutiennent, écouter notre musique. Et naturellement, mes propres goûts musicaux ont évolué avec cette manière de voir les choses.

    dear. korea : Peut-être que vous ne vous en souvenez pas, mais dans une interview en 2021, Hwi-Jun avait choisi la France comme destination numéro 1 pour une tournée mondiale. Est-ce que ça a changé depuis ?

    Son Hwi-Jun : À l’époque, quand la société analysait les performances de nos morceaux et de nos clips, ils nous disaient que la France nous soutenait énormément. Du coup, je me souviens avoir répondu quelque chose comme : « Alors, on devrait aller là où les gens nous aiment. » Aujourd’hui, la répartition a un peu changé, cela dit.

    dear. korea : Ah oui ? Où ça maintenant ?

    Son Hwi-Jun : Il paraît qu’on reçoit beaucoup d’amour de la Malaisie ces derniers temps.

    Heo Kyoung Cheol : C’était pas le Bangladesh ? Ou l’Indonésie ?

    Choi Seok Joon : On va dire l’Asie du Sud-Est.

    Manager : Ce n’est pas au point de retirer l’Europe de la liste, non plus.

    Son Hwi-Jun : L’Asie du Sud-Est a effectivement beaucoup augmenté en termes de soutien, mais la France nous soutient depuis très longtemps, donc en tant que Coréen, je pense que ce serait logique et respectueux de commencer par la France. Oui, donc je dirais que ma réponse n’a pas changé.

    dear. korea : Et pour les autres membres, y a-t-il un pays où vous aimeriez vous produire en concert plutôt que pour voyager ?

    Choi Seok Joon : Pour moi, le pays que je veux le plus visiter, ce sont les États-Unis.

    dear. korea : Il me semble que vous aviez mentionné la Suisse auparavant ?

    Choi Seok Joon : Oui, la Suisse était plutôt une destination que je voulais découvrir en voyage. Mais puisque vous parlez uniquement de performances, alors j’aimerais vraiment aller aux États-Unis pour jouer sur scène.

    Heo Kyoung Cheol : Pour moi, c’est le Royaume-Uni, depuis longtemps. Quand j’étais plus jeune, je regardais énormément de vidéos de lives. Je pense avoir regardé le concert de Muse au stade de Wembley plus de mille fois. Donc j’ai toujours eu ce rêve de pouvoir jouer là-bas un jour. On va continuer à travailler dur pour grandir suffisamment pour y arriver.

    Tak Young-Soo : Moi aussi, c’est le Royaume-Uni. Et je pense que ce serait encore mieux si on pouvait aller au Royaume-Uni, puis passer par la France ensuite. France, on vous aime.

    dear. korea :  La première chanson d’une setlist est évidemment très importante. Si vous deviez partir en tournée européenne et n’en choisir qu’une, avec laquelle aimeriez-vous ouvrir ?

    Heo Kyoung Cheol : C’est moi qui m’occupe de faire les setlists pour ce groupe. Ma manière de faire, c’est que la première chanson doit être quelque chose de puissant. Parce que si le concert commence de façon trop calme, l’énergie du public peut retomber directement. Moi, j’aime bien frapper fort dès le début. Enfin… “frapper fort”, ça fait un peu intense dit comme ça. Disons plutôt que j’aime bien démarrer en mettant le feu d’entrée.

    Parmi nos morceaux, je pense qu’on ouvrirait probablement avec « Thread » ou « Matricaria ». Surtout en Europe, où il faut encore nous présenter au public, on irait plutôt sur quelque chose de très fort et impactant pour commencer.

    dear. korea : Les autres sont d’accord ?

    Tak Young-Soo : Oui, totalement d’accord. C’est aussi pour ça que « Thread » m’est venu en tête. Dans les grands concerts que j’ai pu voir, la première chanson donne immédiatement le ton et impose l’énergie. Après, si je devais proposer une approche un peu différente, j’aimerais retravailler certains de nos anciens morceaux en version arrangée. Mixer l’ancien LUAMEL avec une version plus intense, pour avoir un peu les deux univers en même temps. Et si je devais choisir un morceau pour ça, ce serait « Singularity ».

    Choi Seok Joon : Plus tôt, quand on m’a demandé quel pays je voulais le plus pour performer, j’ai répondu les États-Unis. Mais j’aime aussi beaucoup le Royaume-Uni. Je suis un énorme fan de The 1975. Dans leurs concerts, ils ouvrent souvent avec un morceau intitulé « The 1975 ». Du coup, je me dis que ce serait cool qu’un jour on ait aussi un morceau appelé « LUAMEL », et qu’on ouvre nos shows avec ça.

    Son Hwi-Jun : Pour les longs concerts, ceux de plus d’une heure, il y a quelque chose que j’aime particulièrement imaginer. Une intro qui monte progressivement, puis enchaîner directement sur un morceau très puissant, comme l’a dit Kyung-Chul. Que ce soit « Thread », « Matricaria » ou même « Starrain », je pense qu’il faut commencer avec des morceaux qui font monter l’énergie dès le début pour rendre tout le concert plus captivant. Et j’ajouterais donc aussi « Starrain » à la liste de Kyung-Chul.

    dear. korea : Vous venez tout juste de jouer dans un festival aujourd’hui. Si vous aviez un message à adresser à vos fans, quel serait-il ?

    Son Hwi-Jun : Merci beaucoup d’être venus nous voir. Comme on a joué en plein jour, je pouvais très bien voir tout le monde agiter ses slogans et ses pancartes. Je voyais aussi très bien ceux qui plissaient les yeux à cause de la chaleur et du soleil. Et surtout, je pouvais voir à quel point vous profitiez du concert. J’espère qu’on se retrouvera encore souvent dans des festivals en journée.

    Choi Seok Joon : On a eu la chance de participer cette fois au festival de compétition Byeol Hana Festival, et c’était vraiment un immense honneur d’y être. On aimera encore plus BHC Chicken à partir de maintenant (ndlr : le groupe a gagné la compétition en remportant le grand prix. Le prix se compose d’un chèque ainsi que de poulet frit des restaurants BHC Chicken). Et pour nos fans, c’est quelque chose qu’on pense tout le temps : merci, sincèrement, d’être toujours là pour nous voir. Comme l’a dit Hwi-Jun, sans nos fans, nous ne serions rien.

    Son Hwi-Jun : Je n’ai jamais dit ça ici, par contre…

    Choi Seok Joon : Ah, c’était pendant le festival ? Alors coupez ça au montage (rires). Sans nos fans, on ne serait vraiment rien. (rires) 

    Heo Kyoung Cheol : Déjà, merci beaucoup d’être venus aujourd’hui. J’ai vu plein de personnes agiter notre slogan, et ça m’a vraiment touché. Ça nous a donné énormément d’énergie sur scène. Aujourd’hui, j’ai aussi utilisé pour la première fois un système de guitare sans fil en festival. Du coup, j’ai pu descendre dans le public et courir un peu partout.

    Et si un jour on joue en France, je promets de courir de la scène jusqu’à la tour Eiffel et revenir… en jouant un solo de 30 minutes. On espère vraiment vous voir lors de notre tournée en France.

    Tak Young-Soo : Moi aussi, je vous remercie toujours. On a commencé à une époque où il n’y avait aucun public, et aujourd’hui on est arrivés jusqu’ici. Et maintenant, on voit sans cesse des visages familiers revenir nous soutenir, encore et encore. C’est quelque chose de très émouvant pour nous, et sur scène ça nous donne énormément de force.

    Dans les festivals, on ressent encore plus fort votre énergie quand vous apportez des drapeaux ou des slogans pour nous encourager. On essaie toujours de vous offrir le meilleur son possible, mais parfois je me laisse emporter par l’énergie du moment. Je joue avec tellement d’enthousiasme qu’il m’arrive de faire quelques erreurs, mais je pense que ça fait aussi partie du charme, et que ces instants rendent le live encore plus vivant et heureux. Merci comme toujours, et on continuera à revenir avec de la bonne musique pour vous.

    dear. korea : Pour terminer, nous avons toujours une dernière question à la fin de nos interviews. Est-ce que vous connaissez ou appréciez des artistes ou des chansons françaises ?

    Tak Young-Soo : J’ai été un grand fan de Daft Punk depuis l’époque où je préparais mes examens d’entrée à l’université. J’aimais vraiment beaucoup leur son à l’époque.

    Il y a un morceau qui s’appelle « Giorgio by Moroder ». Ce qui est intéressant avec ce titre, c’est qu’il est construit autour d’une narration plutôt que du chant. Le message est aussi très fort, et je me souviens que cette chanson m’a beaucoup apporté de réconfort et de soutien dans les moments difficiles.

    Heo Kyoung Cheol : Moi aussi, je suis un énorme fan de Daft Punk. Je sais très bien à quel point ils sont emblématiques dans la musique électronique.

    dear. korea : Et pour les autres membres, y a-t-il des artistes que vous appréciez particulièrement ?

    Son Hwi-Jun : Je pense que Young-Soo a déjà dit tout ce que j’avais en tête.

    dear. korea : Et si vous veniez tous ensemble en France, qu’aimeriez-vous faire ?

    Son Hwi-Jun : Il faudrait absolument faire un busking devant la tour Eiffel.

    Choi Seok Joon : Oui, ça serait super.

    Son Hwi-Jun : J’aimerais vraiment pouvoir organiser une performance devant un monument emblématique, si c’est possible.

    Heo Kyoung Cheol : Si je vais en France, j’aimerais vraiment vivre ça en mode touriste. Je veux absolument goûter le vin et le fromage ensemble. Quand on voyage dans un pays, il faut goûter les boissons locales au moins une fois. Et j’aimerais aussi faire un peu de shopping.

    Tak Young-Soo : Moi, j’aimerais voir un match de football. À Paris, il y a le club très connu du PSG, et comme le joueur coréen Lee Kang-In y joue, j’aimerais beaucoup aller l’encourager. C’est toujours impressionnant de voir un sportif coréen réussir à l’international. Donc si j’en ai l’occasion, j’aimerais vraiment assister à un match en direct.

    LUAMEL : Merci, c’était LUAMEL !

    Nous remercions les membres de LUAMEL ainsi que leur agence Your summer pour leur accueil chaleureux.
    De même, nous remercions tout particulièrement YAN (Instagram : @yannn.llun) pour son aide précieuse lors de l’interview et de la traduction de celle-ci.

  • AGENDA : JUSTB et YOUNG POSSE en concert gratuit au Vincennes Estival Club pour une journée 100% Corée

    AGENDA : JUSTB et YOUNG POSSE en concert gratuit au Vincennes Estival Club pour une journée 100% Corée

    Le Vincennes Estival Club accueillera une journée entièrement dédiée à la culture coréenne le samedi 11 juillet prochain au château de Vincennes. À cette occasion, les groupes de K-pop JUSTB et YOUNG POSSE seront présents pour se produire sur scène lors d’un événement qui mettra la Corée à l’honneur.

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    Cette année, le Vincennes Estival Club inaugure une nouvelle programmation dédiée à la culture coréenne, en partenariat avec le Centre Culturel Coréen, dans le cadre du 140e anniversaire des relations franco-coréennes.

    Tout au long de la journée, les visiteurs pourront découvrir différentes facettes de la culture coréenne à travers de nombreuses animations : K-pop, random dance, initiation à la danse K-pop, K-beauty, projection de film, masterclass culinaire et bien d’autres activités.

    Un invité spécial est également annoncé pour accompagner cette journée, avec davantage d’informations qui seront dévoilées prochainement.

    L’accès à l’événement (festival ainsi que concert de JUSTB et Young Posse) sera gratuit jusqu’à 18h. L’entrée sera ensuite proposée au tarif de 3€ par adulte, ou 5€ pour deux adultes. Les mineurs pourront accéder gratuitement au site.

    Le programme complet de cette journée spéciale Corée sera communiqué prochainement sur le site du Vincennes Estival Club.

    La participation de Jimin, membre de JUST B, reste toutefois incertaine à ce jour. L’artiste est actuellement en hiatus pour des raisons de santé, et sa présence à l’événement n’a pas encore été confirmée.

  • COFFEE WITH : Dailog, l’architecte discret derrière l’émotion de Cantabile [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    COFFEE WITH : Dailog, l’architecte discret derrière l’émotion de Cantabile [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    Suite à son premier EP, Basecamp, sorti en 2025, Dailog dévoile une nouvelle dimension avec Cantabile, un EP privé et mélodieux attestant de l’évolution de son univers artistique. Entre réflexion sur son identité musicale, processus de création et envie de transmettre des émotions sincères, l’artiste se livre sans filtre sur la naissance de ce nouveau projet et les ambitions qui l’accompagnent.

    Dailog dans l'herbe avec un CD player pour jouer son albul Cantabile.
    1. Pourquoi as-tu choisi Cantabile comme titre pour cet EP ?

    Cantabile est un terme musical qui signifie « dans un style chantant ». Comme cet album met davantage l’accent sur l’amour, les émotions et la mélodie elle-même par rapport à mes précédents travaux, j’ai trouvé que ce mot convenait très bien au projet. Plutôt que de créer une musique qui ne soit que techniquement aboutie, je voulais que ces chansons s’écoulent naturellement et véhiculent des émotions, comme quelque chose que l’on pourrait vraiment chanter du fond du cœur. J’ai également beaucoup aimé l’atmosphère douce et romantique que dégage ce mot, car elle correspondait parfaitement à l’ambiance de l’album.

    1. Peux-tu décrire Cantabile en trois mots ?

    Chantant, romantique, compositeur.

    Dailog pour son EP Cantabile.
    1. Basecamp, ton précédent EP, mêlait surf rock, folk et dream pop à des textures vintage. Cantabile, en revanche, semble s’orienter davantage vers des sonorités indie pop. Pourquoi ce changement ?

    Si Basecamp traitait davantage des voyages et des défis, je pense que Cantabile est beaucoup plus proche des gens et des émotions liées à l’amour. C’est pour cette raison que j’ai naturellement abordé cet album avec un son indie pop davantage axé sur la mélodie. Personnellement, j’ai tendance à m’intéresser davantage aux émotions et à l’atmosphère d’une chanson qu’au genre musical en lui-même. Cette fois-ci, je voulais exprimer des émotions plus chaleureuses et plus quotidiennes.

    1. Dans « Melody », il règne une atmosphère à la fois chaleureuse et mélancolique. Quelle émotion souhaites-tu que les auditeurs ressentent après leur première écoute ?

    Je ne pense pas que l’amour soit toujours purement joyeux. Même au cœur de la chaleur humaine, la solitude ou l’anxiété peuvent coexister. Avec « Melody« , je voulais exprimer ces émotions contradictoires. Après avoir écouté la chanson, j’espérais que les gens penseraient naturellement à quelqu’un qu’ils aiment, ou qu’elle leur laisserait une image personnelle dans leur esprit. En fait, cette chanson a été écrite alors que j’avais le cœur brisé et que j’essayais de tourner la page après une histoire d’amour dans laquelle j’étais profondément plongée. D’une certaine manière, c’est presque une forme de réminiscence.

    1. Parmi les six titres de Cantabile, lequel reflète le mieux qui tu es aujourd’hui ?

    Je pense que ce serait sans doute « Come closer« . C’est en fait la dernière chanson sur laquelle j’ai travaillé pour l’album, et j’ai trouvé que son atmosphère naturelle, sans rien forcer, correspondait le mieux à qui je suis en ce moment. J’aime le fait qu’elle ne donne pas l’impression d’être trop parfaitement structurée. Il y a dans cette chanson une émotion un peu décontractée et réconfortante que j’apprécie vraiment.

    Dailog, pour son nouvel EP Cantabile.
    1. Le clip de « Melody » dégage une atmosphère très douce et naturelle, un peu comme un « instant de vie ». Quelle était l’idée principale derrière la direction artistique de la vidéo ?

    Visuellement, je voulais que le clip donne l’impression d’être une succession de scènes encadrées. Plutôt que d’expliquer quelque chose de manière directe, je souhaitais qu’il s’apparente davantage à une exposition de photographies animées qui transmettent les émotions délicates de la musique. J’espérais que l’atmosphère simple et quotidienne de « Melody » transparaisse naturellement dans les images également.

    1. Lors de notre précédente interview, tu avais évoqué ta relation très personnelle avec l’écriture de chansons. Qu’est-ce qui a changé, sur le plan émotionnel ou musical, entre cette époque et la création de Cantabile ?

    Avant, je pense que je m’attachais davantage à « exprimer » mes émotions à travers la musique elle-même, mais aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression d’essayer naturellement de les « documenter ». Plutôt que de me forcer à créer des histoires particulières, je voulais capturer les émotions qui existent dans ma vie quotidienne telles qu’elles sont. Sur le plan musical également, je pense que j’ai commencé à me concentrer davantage sur la mélodie et l’atmosphère, avec un peu moins d’effort et de tension qu’auparavant.

    1. Quel artiste t’a le plus inspiré lors de la création de cet EP ?

    J’ai été influencé par beaucoup de musique indie pop et de musiques de films pendant la création de cet EP. Mais cette fois-ci, plutôt que de m’inspirer d’un artiste en particulier, je pense que j’ai essayé de puiser mes émotions directement dans les films eux-mêmes. Personnellement, j’adore le film Music and Lyrics, et je voulais retranscrire dans ma musique cette atmosphère à la fois un peu maladroite, drôle et romantique qui caractérise ce film.

    Dailog, pour son EP Cantabile.
    1. Pour Basecamp, tu as dit que tu puisais ton inspiration dans des scènes de films ou des lieux précis lorsque tu composes tes chansons. Quelles sont tes sources d’inspiration cinématographiques ou géographiques pour Cantabile ?

    Je pense que cet album est né d’émotions qui me semblent beaucoup plus proches et intimes que de vastes paysages. Le mot « douillet » est sans doute celui qui le décrit le mieux. J’ai imaginé de jolis espaces remplis de petits objets du quotidien qui ne sont pas parfaitement rangés. Peut-être quelque chose comme une petite pièce avec un tapis de style scandinave — chaleureuse, personnelle et confortable.

    10. Après Cantabile, souhaites-tu explorer davantage l’univers de la pop indie romantique, ou préfères-tu surprendre les auditeurs avec quelque chose de complètement différent ?

    D’une manière générale, je souhaite continuer à explorer les émotions romantiques et cinématographiques qui m’habitent actuellement. Je pense que ce genre de musique me correspond le mieux en ce moment. Mais en même temps, je pense que faire toujours le même genre de musique deviendrait très vite ennuyeux, donc je veux aussi continuer à essayer de nouvelles choses au sein de cet univers. Même si quelque chose me semble être un vêtement qui ne me va pas tout à fait, je pense quand même que ça vaut la peine de l’essayer au moins une fois.

    1. Si tu avais l’occasion d’interpréter en direct une chanson de ce nouvel EP devant ton public francophone, laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

    Je choisirais sans doute « Melody« . Je pense que c’est la chanson qui résume le mieux cet album. De plus, j’ai le sentiment que l’émotion véhiculée par la mélodie elle-même peut être comprise indépendamment de la langue. Et je pense qu’elle s’accorderait très bien avec l’atmosphère romantique qui caractérise la France.

    Merci à Dailog d’avoir accepté une nouvelle fois cet interview avec Dear.Korea !
    Son EP “Cantabile” est sorti depuis le 15 mai 2026 sur toutes les plateformes de streaming.

    Vous pouvez dès à présent retrouver Dailog sur Instagram et Youtube.

  • LIVE REPORT : TWICE ambiance une nouvelle fois l’Accor Arena

    LIVE REPORT : TWICE ambiance une nouvelle fois l’Accor Arena

    Presque trois ans après son dernier passage au cœur de la capitale, TWICE revient à la rencontre de ses fans français pour deux concerts d’exception à l’occasion de sa tournée mondiale “THIS IS FOR”. Retour sur ce moment tant attendu par les ONCEs !

    Dimanche 17 mars, 20 heures. 1h45 après l’ouverture des portes, les lumières de l’Accor Arena s’éteignent et laissent place aux écrans affichant le texte “TWICE THIS IS FOR”. Alors que “FOUR” se lance, les fans scandent les paroles.

    Un premier VCR (enregistrement vidéo) est diffusé sur le grand écran encadrant la scène. On y voit toutes les membres qui apparaissent une à une alors que les fans s’époumonnent pour soutenir leurs idols. L’écran se baisse pour recouvrir la scène centrale et laisser l’occasion aux filles de se mettre en place. L’écran en transparence nous laisse deviner leur silhouette, ne faisant qu’augmenter l’impatience du public de les voir se dévoiler. La scénographie est particulièrement réussie dès ce début de concert, et l’aspect “powerful” féminin est déjà en place.

    Grande nouveauté de cette tournée, la scène est composée d’un carré 360° situé au centre de la fosse, ainsi que de deux catwalks menant chacun à une scène annexe, formant un 2, une configuration rare en concert. Dans cette configuration, les membres du groupe doivent adapter leurs chorégraphies et leurs interactions avec le public en prenant chaque côté en compte. 

    twice accor arena may 2026
    cr: Justina LEE, Live Nation

    Un début énergique

    Dès les premières secondes de “THIS IS FOR”, les décibels montent. La même pensée traverse une bonne partie des fans : elles sont réelles. Les membres apparaissent dans de magnifiques tenues blanches ainsi qu’un blush rose très marqué. Très vite, Dahyun s’assoit sur une chaise installée dans un coin de la scène en raison de sa blessure à la cheville qui l’empêche de danser. Impossible de ne pas avoir un pincement au cœur en la voyant ainsi. Elle ne se laisse pas abattre pour autant et se donne à fond pendant tout le concert, jusqu’à interagir avec les fans du mieux possible.

    Pendant ce temps, Jihyo rayonne déjà complètement, elle qui est une fan favorite en France. Elle semble née pour la scène, comme les ONCEs (nom des fans) le font très souvent remarquer. D’ailleurs, pendant le premier MENT (moment de discussion) elle ne s’est pas gardée de scander “What’s My Name?’ (quel est mon nom) pour que la salle crie “Jihyo”, le star factor par excellence. Mention spéciale pour Jeongyeon qui a failli trébucher lorsqu’elle s’est accroupie, la faisant rire avec les spectateurs qui l’ont remarqué. Entre les canons de fumée et la puissance du morceau d’ouverture, la présence massive des danseurs, on se laisse porter par l’énergie générale.

    L’enchaînement avec “Strategy”, que l’on retrouve dans KPop Demon Hunters, maintient l’énergie au plus haut. La chorégraphie est particulièrement adaptée à cette scène : elles regardent dans toutes les directions en même temps, permettant à chaque gradin de se sentir inclus dans le moment.

    Avec “MAKE ME GO”, l’intensité ne fait qu’augmenter. Le face-off entre Jihyo et Nayeon électrise la salle, alors que les membres se situent chacune sur une plateforme mobile. Mina nous hypnotise par son charme, Jeongyeon flirte avec le public à coups de clin d’œil, Momo capte tous les regards… Chaque membre attire l’attention sur elle, ce qui est remarquable pour un groupe de neuf.

    Sur “SET ME FREE”, le groupe se déplace pour la première fois de la soirée sur une scène annexe, offrant une proximité supplémentaire aux fans se trouvant aux extrémités de l’Accor Arena. Même de dos, elles restent fascinantes à regarder. Toutefois, les écrans permettent au reste du public des gradins de ne pas louper une miette du spectacle. Jeongyeon nous impressionne particulièrement par la puissance de sa voix.

    “I CAN’T STOP ME” arrive, un grand classique accueilli avec une énergie débordante du côté des ONCEs. La chorégraphie reste l’une des plus marquantes du groupe, notamment le moment où elles s’accroupissent pendant le refrain, toujours aussi satisfaisant à voir en live. On remarquait dans la salle plusieurs fans reproduisant les pas. Les membres reviennent sur la scène principale pour le rap iconique de Chaeyoung.

    twice accor arena may 2026
    cr: Justina LEE, Live Nation

    La romance à l’état pur

    “OPTIONS” est la première chanson plus douce de la soirée. Les membres sont installées sur des plateformes, y compris Dahyun qui les a rejoints. Tournées vers tous les gradins, tout le monde fait face à au moins une des membres. À ce moment-là on s’est posé la question de savoir si elles étaient en live, et il semble que seule Jihyo avait le micro bien allumé pendant ses notes hautes, là où il était plus difficile de le percevoir chez les autres.

    Les filles restent assises pour le début de “MOONLIGHT SUNRISE” avant de se disperser sur toute la scène au moment du refrain. L’écran s’abaisse de nouveau, recouvrant la scène, et affiche désormais un visuel de l’univers. La nuit étoilée nous rappelait un univers cosmique, presque sorti d’un film de science-fiction ou d’une exposition à l’Atelier des Lumières ou à la Cité des Sciences. Une image qui nous a particulièrement plu et marqué.

    S’ensuit un moment entièrement consacré à la performance et aux danseurs. Un premier groupe apparaît sur la scène de gauche sur une musique épique. Un deuxième groupe monte sur la scène de droite, seulement quelques instants avant que l’intégralité de la scène soit envahie de danseurs. Accompagné d’un jeu de lasers, ce moment spécifique aux danseurs leur permet d’être sous le projecteur et d’affirmer leur importance au sein du spectacle. Ils ont investi toute la scène le temps d’un instant pour offrir un show visuellement excellent. La comédie musicale TWICE est en place.

    Le retour des membres se fait dans un concept tout autre : tenues noires, sans doute les plus marquantes de la soirée. Sur “MARS”, les lasers bleus découpent la scène pendant que les membres s’élèvent sur des plateformes individuelles au rythme de leurs parties. Jihyo attire particulièrement notre attention par son investissement dans la performance.

    Changement d’ambiance immédiat avec “I GOT YOU”. Alors que les membres se déplacent sur la scène, la parcourant dans tous les sens avant de revenir au centre, Dahyun déplace sa chaise pour rejoindre un autre côté de la scène.

    “The Feels” déclenche une nouvelle vague d’énergie. Les danseurs montent de nouveau sur scène, donnant l’impression d’une scène entièrement en mouvement. Les filles se séparent en deux groupes, chacun faisant face à un côté de l’arena pour finir la chorégraphie.

    twice accor arena may 2026
    cr: Justina LEE, Live Nation

    Le point de rupture

    Les membres ouvrent un nouveau chapitre de leur concert sur un MENT qui annonce une suite plus “sexy” et plus sensuelle. C’est ainsi que dans sa version rock, “Gone” donne le ton  : plus intense, plus sombre, plus dramatique, accentué par leurs tenues noires. Il s’agit là d’une des performances des plus remarquables de la soirée, par la puissance même du titre qui résonnait dans la salle.Ce moment se poursuit avec “CRY FOR ME” et l’iconique solo de Nayeon, accueilli avec engouement par le public.

    L’ambiance tourne au sexy dès les premières notes de “HELL IN HEAVEN”. Les danseuses font leur entrée en plein milieu de la performance. Dans le dernier refrain, Chaeyoung se retrouve sur une plateforme centrale qui s’élève tandis que les autres restent au sol, renforçant l’intensité de son passage.

    Avec “RIGHT HAND GIRL”, on ne sait plus où donner de la tête. Entre les membres et les danseurs aux quatre coins des différentes scènes, l’intensité se ressent même visuellement. Les filles sont de nouveau sur des plateformes individuelles qui s’élèvent à différentes hauteurs. Elles jouent avec la caméra, le caméraman se mouvant comme s’il dansait avec elles.

    TWICE descend de scène et laisse un moment de gloire au live band présent pour les accompagner sur la tournée. Les musiciens sont mis en valeur pendant de longues minutes, encouragés par le public. Chaque artiste, batteur, guitariste, bassiste et claviériste ont eu droit à leur solo alors que le son de leurs instruments conférait au concert quelque chose de nouveau et inattendu par rapport à leur tournée précédente, voire même à d’autres concerts de Kpop.

    Des solos à gogo

    Comme lors de leur dernière tournée, les membres ont l’occasion de briller chacune leur tour, autant en chant qu’en danse, à travers leur performance en solo. Plus courts que les autres chansons, chaque solo dure environ deux minutes. Les filles ne sont toutefois pas seules sur scène puisqu’elles sont accompagnées des danseurs. La surprise est continue puisqu’elles changent de scène pour chaque solo.

    Tzuyu ouvre la marche avec “Run Away”. Contrairement aux autres membres, elle performe une chanson de son album solo “abouTZU”, et non pas son solo de l’album de TWICE “TEN: The Story Goes On”. Elle porte une robe et des bottes bordeaux. Mina enchaîne avec “STONE COLD” dans une élégante robe dorée allant parfaitement avec sa chanson. Vient ensuite Nayeon pour chanter “MEEEEEE” dans un t-shirt type universitaire, une jupe et des bottes rouges. Elle joue avec la scène, montant sur la plateforme pour un court dance break avec l’un des danseurs.

    Jeongyeon poursuit avec “FIX A DRINK”. Sa tenue de cowboy blanche, qui contraste avec la tenue noire des danseurs, s’accorde avec le genre country de la chanson. Dahyun monte sur scène dans une robe à carreaux noire et blanche. Installée devant son classique piano, elle joue sa chanson “CHESS”. C’est ensuite au tour de Chaeyoung de performer. À l’instar de Tzuyu, elle fait le choix de chanter “SHOOT (Firecracker)”, tirée de son album solo “LIL FANTASY vol. 1”. Elle danse dans une robe bleue à froufrou et un nœud bleu imposant dans les cheveux.

    Jihyo prend la main avec “ATM”. Dans un body accompagné d’un baggy et de lunettes de soleil, elle délivre une performance puissante. Cette dernière contraste avec la douceur de celle de Sana qui suit, arborant une tenue rose pâle par-dessus laquelle elle porte une robe de nuit en satin, lui donnant des airs de princesse. Momo clôt cette partie avec “MOVE LIKE THAT” dans une tenue mi-jean mi-léopard la mettant parfaitement en valeur. Elle commence par mettre en avant pûrement ses talents de danseuse, affirmant à nouveau sa position de danseuse principale de TWICE.

    Une performance unique se glisse après les solos : Jeongyeon, Jihyo et Chaeyoung montent sur scène pour chanter TAKEDOWN, bande originale du film KPop Demon Hunters. Alors que les filles s’amuse sur scène avec ce son puissant, le public est en folie. Dans leurs vestes au style américain, elles partagent des moments de complicité pour le plus grand plaisir des fans.

    Les grands classiques

    Dans de nouvelles tenues plus proches du style babydoll, TWICE remonte sur scène au complet pour performer “FANCY”. C’est une série de classiques qui s’enchaîne. Durant “What is love?”, les filles interagissent beaucoup avec les ONCEs. Entre coucou de la main, micros tendus pour les entendre chanter, jeu avec la caméra, elles se font plaisir et se prennent au jeu du fanservice. Nous même nous dansions la chorégraphie avec elles.

    Pendant “YES or YES”, Jihyo se transforme en professeur de gym, s’amusant avec le public en leur faisant balancer leur lightstick de gauche à droite alors que Jeongyeon et Dahyun font des cœurs respectivement à la caméra et au public. Jihyo, en tant que bonne leader, n’oublie pas Dahyun, isolée sur sa chaise, et va à sa rencontre pour passer un moment avec elle.

    Pour “Dance The Night Away”, les membres se regroupent sur la scène centrale pour danser ensemble. Jeongyeon débarque en courant pour ne pas louper le début de la chanson, se trouvant sur une scène latérale seulement quelques secondes auparavant. La chanson, pleine d’énergie, fait danser le public et sourire les filles.

    Le morceau suivant n’arrive pas avant un entraînement général : Nayeon nous prépare à chanter le refrain de “ONE SPARK”, transformant la salle en chorale. Une fois la musique lancée, les ONCEs s’en donnent à coeur joie, chantant à pleins poumons tandis que les confettis envahissent la salle et que des feux d’artifice illuminent les écrans géants – à défaut de pouvoir avoir de vrais feux d’artifice.

    Pour le rappel, les membres remontent sur scène avec une tenue plus décontractée, toutes composées des t-shirts bleus du merchandising de la tournée. Pendant “Feel Special”, elles se répartissent sur la scène afin de saluer chaque gradin pendant que des confettis roses sont tirés par canon.

    Afin de déterminer quelle sera la dernière chanson, TWICE réalise un sondage vocal entre “TT” et “Likey”, laissant les cris du public choisir “Likey”. Dahyun se lève pour profiter des derniers instants partagés avec les fans alors que Momo lance un dance break, rejointe par Chaeyoung, Nayeon et Sana.

    Un groupe proche de ses fans

    Divers moments d’interactions entre TWICE et les ONCEs ont ponctué le concert. Alors que Jeongyeon filmait les autres membres et le public par moment avec une caméra, par d’autres avec son téléphone, Dahyun a emprunté le téléphone d’un spectateur pour immortaliser le moment, lui offrant un souvenir inoubliable.

    Après “Feel Special”, le concert est mis sur pause pour que la salle puisse visionner le fan project préparé par les ONCEs pour célébrer les dix ans du groupe. Sur les écrans de l’Accor Arena, une vidéo retraçant la carrière de TWICE, des débuts du groupe jusqu’à cette tournée mondiale, est diffusée. Les membres se sont assises sur la scène pour se concentrer sur les images, visiblement touchées par cette attention du public français.

    À la fin du concert, le groupe prend la fameuse photo de groupe avec le public. Les membres ont multiplié les poses des deux côtés de la scène afin que le maximum de personnes puissent apparaître sur ces dernières.

    Pour faire patienter le public avant le encore, la production a préparé une dance cam, grand classique des concerts de K-pop. L’objectif est simple, les membres du public doivent danser les chorégraphies de la chanson qui passe au moment où ils sont filmés. Une dizaine de chansons passent : “Alcohol-Free”, “Likey”, “THIS IS FOR”, “SCIENTIST”, “Knock Knock” ou encore “ONE SPARK”.

    Des moments de partage

    Les discours se sont fait rare pour un concert de cette durée, mais tout aussi précieux les uns que les autres. Le premier, entre “I CAN’T STOP ME” et “OPTIONS”, permet aux membres de se présenter. Jihyo déclenche les cris en disant en français “Bonsoir, je suis jolie Jihyo”.

    Les membres prennent la parole à tour de rôle et disent quelques mots en français. Tzuyu confie que l’ambiance de la veille était déjà excellente et qu’elle a hâte de voir ce que ça va donner ce soir. Jeongyeon promet de s’amuser avec les fans, alors que Momo se réjouit de l’énergie déjà présente après ces premières chansons et que Nayeon considère déjà que l’ambiance est meilleure que la veille. Chaeyoung explique adorer voir les fans sauter et danser tout le long.

    Avant même d’avoir pu prononcer le moindre mot, les ONCEs hurlent et tapent des pieds pour accueillir Dahyun. Visiblement touchée, elle explique avoir hâte de découvrir le public ce soir, puis s’excuse d’être assise à cause de sa blessure à sa cheville. Elle rassure immédiatement les fans en promettant de guérir vite et précise qu’à part sa cheville, elle va bien. Dahyun conclut avec un “Je vous aime” déclenchant une nouvelle vague de cris. Sana espère pouvoir créer un moment incroyable ensemble alors que Mina nous remercie pour l’accueil qui leur a été fait.

    Le deuxième moment de discours se place entre “The Feels” et “Gone”. Dahyun demande au public s’il s’est amusé, demande à ce qu’on fasse du bruit et espère que cette énergie va rester jusqu’à la fin. Chaeyoung explique que le moment est venu de passer à des performances plus sexy et précise avoir mis du rouge à lèvres rouge pour être sexy.

    Un autre discours se cale après “TAKEDOWN”. Sana se dit contente que les ONCEs aient autant applaudi les danseurs plus tôt dans la soirée. Jihyo confie que l’ambiance est incroyable.

    Conclusion

    Avec cette nouvelle tournée, TWICE prouve une nouvelle fois sa capacité à se réinventer tout en restant fidèle à elles-mêmes. Nouvelle scène, nouvelle chansons, nouveaux solos, nouvelles tenues : chaque partie du concert apportait son lot de surprises. Pendant près de 2h30 de spectacle, les membres, accompagnées des danseurs et du groupe de musique, ont enchaîné performances explosives et interactions touchantes avec le public, dans une ambiance chaleureuse.

    Merci à Live Nation et Accor Arena pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : Le fanmeeting de Dept, un moment aussi convivial qu’intimiste

    LIVE REPORT : Le fanmeeting de Dept, un moment aussi convivial qu’intimiste

    Le 2 mai, Dept faisait escale à Paris à l’occasion de sa tournée “Dream Age Tour” pour un fanmeeting aussi intimiste que chaleureux. Un événement gratuit, permettant à davantage de fans de venir à la rencontre de l’artiste.

    Deux sessions étaient organisées dans la journée : une première à 19h30, et une seconde qui a été ajoutée au vu du succès de la première, à 16h. Nous avons eu la chance d’assister au premier fanmeeting, un moment suspendu où Dept a pris le temps d’échanger avec chaque personne présente.

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    Une atmosphère conviviale

    Une vingtaine de personnes étaient présentes pour la session de 16h. Dès notre arrivée, Dept nous accueille avec un grand sourire, nous salue et sert la main de tout le monde. Il entame la discussion avec les fans présents au premier rang.

    Ce qui nous marque tout au long de l’événement, c’est la proximité avec l’artiste. Dept pose des questions aux fans, demande leur âge, s’intéresse à eux et lance une discussion autour des voyages. Il demande qui a déjà visité Séoul et en profite pour partager plusieurs recommandations pour découvrir la Corée. En retour, il interroge les fans sur leurs propres conseils pour bien apprécier Paris, ce qui s’ensuit d’une discussion animée autour de la baguette.

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    Des performances intimistes

    Entre deux moments d’échanges, Dept interprète plusieurs titres emblématiques de sa discographie, dont “Green”, “Van Gogh” et “Strawberry Champagne”. L’un des moments forts du fanmeeting reste sans doute lorsqu’il révèle avoir tourné le clip de “Van Gogh” peu de temps auparavant, avant de le diffuser en avant-première aux fans présents.

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    Un artiste généreux

    Pour remercier ses fans d’avoir fait le déplacement, Dept leur offre des albums et du merchandising : marque-pages, stickers, coques de téléphone… Il prend également le temps de tout signer, y compris le tote bag “Van Gogh” d’une fan. La générosité est réciproque puisqu’une autre fan lui offre un bouquet de fleurs qui semble le toucher tout particulièrement.

    Pour clôturer cette expérience, Dept prend d’abord une photo avec toute la salle, puis termine avec des photos individuelles avec les fans qui le souhaitent, un moment de partage précieux entre l’artiste et son public.

    Cet événement dédié à la rencontre entre le chanteur et ses fans est une expérience rare, si ce n’est unique pour la plupart des personnes présentes. Nous avons pu ressentir le temps d’une heure la relation de proximité qui s’est créée entre Dept et son public, reflet de sa sincérité et de l’affection qu’il lui porte.

    Merci à CLV Agency pour l’invitation.