coffee with luamel interview exclusive

COFFEE WITH : LUAMEL, un groupe à la musique immersive [INTERVIEW EXCLUSIVE]


15–22 minutes

Après leur set au festival Byulhana où ils ont remporté le grand prix, nous avons rencontré LUAMEL, un band coréen composé de quatre musiciens. Après leur début en 2018 avec l’album LIVELAPSE, le groupe n’a cessé d’évoluer, de changer et de se transformer jusqu’à la sortie récente de LUAMEL. Les quatre membres nous ont reçu dans les locaux de leur agence, Your summer pour discuter de leur musique et de leur identité en tant que band.

dear. korea : Pour commencer, pouvez-vous présenter le groupe et vous présenter chacun à votre tour ?

LUAMEL : Bonjour, nous sommes LUAMEL.

Son Hwi-Jun : Je suis Son Hwi-Jun, le chanteur de LUAMEL. Ravi de vous rencontrer.

Choi Seok Joon : Bonjour, je m’appelle Choi Seok Joon et je suis le bassiste de LUAMEL.

Heo Kyoung Cheol : Bonjour, je suis Heo Kyoung Cheol, le guitariste du groupe. Ravi de vous rencontrer.

Tak Young-Soo : Bonjour, je suis Tak Young-Soo, le batteur de LUAMEL. Ravi de vous rencontrer.

dear. korea : Je trouve que le nom LUAMEL est vraiment très beau. Dans « LUAMEL », Mel signifie « chameau », c’est bien ça ? Je me demandais si c’était simplement parce que Hwi-Jun ressemble à un chameau, ou s’il y avait une autre signification derrière ce nom.

Tak Young-Soo : En réalité, il y a deux significations. La première est effectivement celle que vous avez mentionnée : notre chanteur Hwi-Jun ressemble vraiment à un chameau, donc cela a naturellement inspiré une partie du nom.

Mais la seconde signification est en fait la plus importante pour nous. On dit que, dans le désert, les chameaux servent de guides et montrent le chemin. Même la nuit, lorsqu’il fait sombre, ils avancent en suivant la lumière de la lune.

Nous voulions donc devenir une sorte de repère, un guide réconfortant pour les personnes qui traversent des moments difficiles ou qui sont fatiguées. C’est pour cette raison que nous avons choisi l’image du chameau.

Et Lua signifie « lune » en portugais. Ainsi, LUAMEL signifie tout simplement « la lune et le chameau ».

dear. korea : Est-ce que c’est la première fois que vous êtes interviewés par un média français ?

LUAMEL : Oui, c’est une première pour nous.

dear. korea : Dans ce cas, pour les personnes qui découvrent LUAMEL pour la première fois, comment décririez-vous le groupe ? Et si vous deviez recommander l’un de vos morceaux pour commencer, lequel choisiriez-vous ?

Tak Young-Soo : Cela fait maintenant huit ans que nous jouons ensemble, et je pense que le LUAMEL d’il y a six ou sept ans est très différent du LUAMEL d’aujourd’hui, surtout sur le plan musical.

Personnellement, j’aimerais plutôt recommander notre période plus ancienne. Parmi nos morceaux de cette époque, celui que je conseillerais le plus est « Oneiroi ».

Heo Kyoung Cheol : Je vais répondre selon mes goûts personnels. Nous avons une chanson qui s’appelle « I’m Your Shadow ». J’aime beaucoup les morceaux immersifs, ceux qui nous absorbent complètement et dans lesquels on se laisse facilement emporter. Je pense que « I’m Your Shadow » procure justement ce genre de sensation.

Et puis, si je ne me trompe pas, la France est particulièrement réputée pour sa scène de musique électronique. Parmi nos chansons, celle qui s’en rapproche le plus est « War ». J’espère donc que vous aurez aussi l’occasion de l’écouter.

Choi Seok Joon : Nous sommes un groupe qui aime explorer de nombreux genres musicaux différents. Pour ma part, l’une de mes chansons préférées est « Starrain » (유성우), qui est sortie relativement récemment. J’aime aussi beaucoup « Alone ».

J’espère que vous prendrez le temps de découvrir notre musique et d’explorer les différents styles que nous proposons.

Son Hwi-Jun : Comme l’a dit Young-Soo, cela fait maintenant plus de huit ans que nous jouons ensemble. Et pendant toutes ces années, la musique que nous voulions faire a constamment évolué.

Récemment, nous avons beaucoup discuté de l’idée de devenir un groupe qui s’inscrit pleinement dans ce qu’on imagine être un véritable « groupe de rock », de devenir une formation encore plus fidèle à l’esprit d’un band. C’est aussi une direction que nous avons beaucoup explorée sur notre album. On peut notamment l’entendre dans des morceaux comme « OrangeRoad », « I’m Your Shadow ». ou encore « Matricaria ».

Nous avons essayé d’intégrer davantage cette approche dans notre musique, et nous en sommes très satisfaits. Les fans semblent également beaucoup l’apprécier. Pour notre prochain album, nous souhaitons aller encore plus loin dans cette direction et renforcer davantage cet aspect band. Et le morceau qui marque le début de cette nouvelle orientation est notre dernier titre, « Desert Wanderer ».

Je dirais que c’est une chanson à la composition beaucoup plus analogue. Il n’y a aucun son de synthétiseur. On y entend uniquement des voix humaines et de vrais instruments, ce qui est en réalité assez rare dans notre discographie. C’est probablement pour cette raison que c’est le morceau que je préfère en ce moment.

dear. korea : Est-ce que le fait d’avoir désigné un leader récemment faisait aussi partie d’une volonté de renforcer davantage l’identité du groupe ?

Son Hwi-Jun : Ah… oui, je suis finalement devenu le leader. Ça fait plus d’un an maintenant, non ?

LUAMEL : Oui, même presque deux ans.

Son Hwi-Jun : À un moment, on s’est dit que ce serait peut-être bien qu’une personne ait une vision claire et prenne les rênes pour guider le groupe dans une direction précise.

dear. korea : Et alors, ça fonctionne bien ?

Son Hwi-Jun : Ah… vous en pensez quoi, vous ?

Heo Kyoung Cheol : Je pense que ça fonctionne plutôt bien.

Heo Kyoung Cheol : Il y a effectivement des moments où Hwi-Jun prend vraiment les choses en main et fait avancer le groupe. Mais ces derniers temps, j’ai aussi l’impression qu’on avance tous ensemble en se disant : « Cette direction-là me semble meilleure. »

C’est un peu particulier : le rôle de leader existe, mais en même temps il n’existe pas totalement. C’est assez difficile à définir.

Choi Seok Joon : Et pour être honnête, aujourd’hui, c’est surtout Kyoung Cheol qui guide la direction musicale du groupe.

Donc même si Hwi-Jun assume énormément de responsabilités en tant que leader, je voudrais aussi souligner que Kyung-Chul apporte beaucoup sur tout l’aspect musical.

dear. korea : C’est une question un peu personnelle, mais les morceaux que j’ai le plus écoutés sont « Blue + Hi » et « Whale ». Je me demandais surtout d’où vous vient l’inspiration pour des chansons comme celles-ci.

Son Hwi-Jun : Tout d’abord, les paroles de « Blue + Hi » sont assez abstraites. En général, les chansons de LUAMEL ne sont pas vraiment basées directement sur mes propres expériences. Je dirais que je m’inspire beaucoup de ce que vivent les personnes autour de moi. Pour « Blue + Hi », l’idée était justement d’exprimer de manière plus abstraite les émotions difficiles traversées par un ami.

Pour « Whale »… je ne sais plus si j’en ai déjà parlé ? Il s’agit d’un ancien membre, qui n’est plus avec nous aujourd’hui. Il m’avait parlé d’une période difficile qu’il avait traversée. Ce n’était pas lié à LUAMEL, mais à une époque où il se sentait perdu et en difficulté. En entendant ça, j’ai écrit les paroles à partir de ce qu’il m’avait raconté. Honnêtement, j’avais un peu oublié cette histoire, mais votre question me l’a remise en mémoire.

dear. korea : Donc, en général, est-ce que c’est Hwi-Jun qui s’occupe principalement de l’écriture des paroles ?

Son Hwi-Jun : Pour le coréen, c’est presque entièrement moi qui écris. Pour l’anglais, en revanche, on travaille souvent ensemble.

dear. korea : Ah, donc tous les membres participent ?

Son Hwi-Jun : Oui. Et c’est surtout Seok Joon hyung (ndlr : mot par lequel les hommes réfèrent à un homme plus âgé) qui m’aide le plus.

Et pour les paroles anglaises récentes, même si on travaille ensemble, j’ai quand même posé la structure principale. Mon anglais n’est pas encore totalement courant, je suis à un niveau où je comprends surtout à l’écoute. Du coup, je lui demande souvent : « Hyung, est-ce que ça sonne trop comme de l’anglais “façon coréenne” ? » et il me corrige ou valide.

dear. korea : En comparant votre premier album LIVELAPSE sorti en 2018 avec votre dernier album complet LUAMEL, y a-t-il eu des changements dans votre état d’esprit, vos objectifs ou votre direction musicale ?

Son Hwi-Jun : C’est avec le morceau « Untitled » que nous avons fait nos débuts en tant que LUAMEL. À l’époque, notre idée était de créer une musique la plus immersive et la plus profonde possible, quelque chose dont nous serions pleinement satisfaits.

Puis, après huit ans à faire beaucoup de concerts et à voir à quel point le public prenait du plaisir, nous avons commencé à réaliser que nous prenions encore plus de plaisir nous-mêmes grâce à ça, et notre direction a peu à peu évolué. Pour cet album complet, nous avons donc voulu inclure à la fois le LUAMEL du passé et celui qui avance vers l’avenir.

C’est pour cela que nous avons structuré la tracklist de façon chronologique : en commençant par l’ancien style du groupe, puis en devenant plus intense avec une ambiance de jour, et enfin plus sombre à mesure que la nuit tombe.

Nous voulons devenir un groupe encore plus agréable à regarder et à vivre en live, mais en même temps, nous essayons de ne pas perdre l’identité que nous avions à l’époque de « Untitled ».

dear. korea : Et du côté des autres membres, qu’en pensez-vous ?

Choi Seok Joon : Au départ, nous étions un groupe basé sur un son plutôt ambient.

À cette époque, nous avons sorti des morceaux comme « Blue », « Hi », « Oneiroi », ainsi que « Untitled » et « Singularity ». Tout cela faisait partie de l’album LIVELAPSE. Comme l’a dit Hwi-Jun, notre objectif était alors de créer une musique vraiment immersive, et il y avait aussi un groupe qui nous servait de référence à cette époque. C’est un groupe britannique qui s’appelle London Grammar. Et il y avait une chanson en particulier de ce groupe que nous adorions. C’est d’ailleurs cette chanson qui nous a rapprochés au départ. Nous avons beaucoup changé depuis, mais je pense que de petites traces de cette facette de notre personnalité continueront à se manifester ici et là.

Son Hwi-Jun : C’était quoi déjà, cette chanson ?

Choi Seok Joon : « Wild Eyed ».

Heo Kyoung Cheol : Je pense que les autres membres ont déjà très bien expliqué toute l’évolution musicale du groupe. De mon côté, en tant que guitariste, lorsque nous faisions une musique davantage orientée ambient, je réfléchissais beaucoup à la manière dont je pouvais intégrer mon jeu au mieux à cet univers sonore. À l’époque, je considérais plutôt mon rôle comme un rôle de soutien. Mais aujourd’hui, lorsque nous composons, il arrive beaucoup plus souvent que la guitare occupe une place centrale.

Pour être honnête, les concerts sont parfois très éprouvants physiquement, mais c’est aussi incroyablement amusant. Je trouve que jouer sur scène a un charme totalement différent.

Tak Young-Soo : J’aime beaucoup la façon dont Hwi-Jun a exprimé exactement ce que je ressens.

Personnellement, je considère qu’un album est une trace que l’on laisse derrière soi, une sorte d’empreinte de son parcours. À une époque, j’aimais un certain type de musique, et c’est pour cela que nous avons sorti des albums correspondant à cette période de notre vie.

Mais en continuant à faire de la musique au fil des années, je crois qu’aujourd’hui, au-delà de mes goûts personnels, ce qui me fait le plus plaisir, c’est de voir beaucoup de gens, et particulièrement les personnes qui nous soutiennent, écouter notre musique. Et naturellement, mes propres goûts musicaux ont évolué avec cette manière de voir les choses.

dear. korea : Peut-être que vous ne vous en souvenez pas, mais dans une interview en 2021, Hwi-Jun avait choisi la France comme destination numéro 1 pour une tournée mondiale. Est-ce que ça a changé depuis ?

Son Hwi-Jun : À l’époque, quand la société analysait les performances de nos morceaux et de nos clips, ils nous disaient que la France nous soutenait énormément. Du coup, je me souviens avoir répondu quelque chose comme : « Alors, on devrait aller là où les gens nous aiment. » Aujourd’hui, la répartition a un peu changé, cela dit.

dear. korea : Ah oui ? Où ça maintenant ?

Son Hwi-Jun : Il paraît qu’on reçoit beaucoup d’amour de la Malaisie ces derniers temps.

Heo Kyoung Cheol : C’était pas le Bangladesh ? Ou l’Indonésie ?

Choi Seok Joon : On va dire l’Asie du Sud-Est.

Manager : Ce n’est pas au point de retirer l’Europe de la liste, non plus.

Son Hwi-Jun : L’Asie du Sud-Est a effectivement beaucoup augmenté en termes de soutien, mais la France nous soutient depuis très longtemps, donc en tant que Coréen, je pense que ce serait logique et respectueux de commencer par la France. Oui, donc je dirais que ma réponse n’a pas changé.

dear. korea : Et pour les autres membres, y a-t-il un pays où vous aimeriez vous produire en concert plutôt que pour voyager ?

Choi Seok Joon : Pour moi, le pays que je veux le plus visiter, ce sont les États-Unis.

dear. korea : Il me semble que vous aviez mentionné la Suisse auparavant ?

Choi Seok Joon : Oui, la Suisse était plutôt une destination que je voulais découvrir en voyage. Mais puisque vous parlez uniquement de performances, alors j’aimerais vraiment aller aux États-Unis pour jouer sur scène.

Heo Kyoung Cheol : Pour moi, c’est le Royaume-Uni, depuis longtemps. Quand j’étais plus jeune, je regardais énormément de vidéos de lives. Je pense avoir regardé le concert de Muse au stade de Wembley plus de mille fois. Donc j’ai toujours eu ce rêve de pouvoir jouer là-bas un jour. On va continuer à travailler dur pour grandir suffisamment pour y arriver.

Tak Young-Soo : Moi aussi, c’est le Royaume-Uni. Et je pense que ce serait encore mieux si on pouvait aller au Royaume-Uni, puis passer par la France ensuite. France, on vous aime.

dear. korea :  La première chanson d’une setlist est évidemment très importante. Si vous deviez partir en tournée européenne et n’en choisir qu’une, avec laquelle aimeriez-vous ouvrir ?

Heo Kyoung Cheol : C’est moi qui m’occupe de faire les setlists pour ce groupe. Ma manière de faire, c’est que la première chanson doit être quelque chose de puissant. Parce que si le concert commence de façon trop calme, l’énergie du public peut retomber directement. Moi, j’aime bien frapper fort dès le début. Enfin… “frapper fort”, ça fait un peu intense dit comme ça. Disons plutôt que j’aime bien démarrer en mettant le feu d’entrée.

Parmi nos morceaux, je pense qu’on ouvrirait probablement avec « Thread » ou « Matricaria ». Surtout en Europe, où il faut encore nous présenter au public, on irait plutôt sur quelque chose de très fort et impactant pour commencer.

dear. korea : Les autres sont d’accord ?

Tak Young-Soo : Oui, totalement d’accord. C’est aussi pour ça que « Thread » m’est venu en tête. Dans les grands concerts que j’ai pu voir, la première chanson donne immédiatement le ton et impose l’énergie. Après, si je devais proposer une approche un peu différente, j’aimerais retravailler certains de nos anciens morceaux en version arrangée. Mixer l’ancien LUAMEL avec une version plus intense, pour avoir un peu les deux univers en même temps. Et si je devais choisir un morceau pour ça, ce serait « Singularity ».

Choi Seok Joon : Plus tôt, quand on m’a demandé quel pays je voulais le plus pour performer, j’ai répondu les États-Unis. Mais j’aime aussi beaucoup le Royaume-Uni. Je suis un énorme fan de The 1975. Dans leurs concerts, ils ouvrent souvent avec un morceau intitulé « The 1975 ». Du coup, je me dis que ce serait cool qu’un jour on ait aussi un morceau appelé « LUAMEL », et qu’on ouvre nos shows avec ça.

Son Hwi-Jun : Pour les longs concerts, ceux de plus d’une heure, il y a quelque chose que j’aime particulièrement imaginer. Une intro qui monte progressivement, puis enchaîner directement sur un morceau très puissant, comme l’a dit Kyung-Chul. Que ce soit « Thread », « Matricaria » ou même « Starrain », je pense qu’il faut commencer avec des morceaux qui font monter l’énergie dès le début pour rendre tout le concert plus captivant. Et j’ajouterais donc aussi « Starrain » à la liste de Kyung-Chul.

dear. korea : Vous venez tout juste de jouer dans un festival aujourd’hui. Si vous aviez un message à adresser à vos fans, quel serait-il ?

Son Hwi-Jun : Merci beaucoup d’être venus nous voir. Comme on a joué en plein jour, je pouvais très bien voir tout le monde agiter ses slogans et ses pancartes. Je voyais aussi très bien ceux qui plissaient les yeux à cause de la chaleur et du soleil. Et surtout, je pouvais voir à quel point vous profitiez du concert. J’espère qu’on se retrouvera encore souvent dans des festivals en journée.

Choi Seok Joon : On a eu la chance de participer cette fois au festival de compétition Byeol Hana Festival, et c’était vraiment un immense honneur d’y être. On aimera encore plus BHC Chicken à partir de maintenant (ndlr : le groupe a gagné la compétition en remportant le grand prix. Le prix se compose d’un chèque ainsi que de poulet frit des restaurants BHC Chicken). Et pour nos fans, c’est quelque chose qu’on pense tout le temps : merci, sincèrement, d’être toujours là pour nous voir. Comme l’a dit Hwi-Jun, sans nos fans, nous ne serions rien.

Son Hwi-Jun : Je n’ai jamais dit ça ici, par contre…

Choi Seok Joon : Ah, c’était pendant le festival ? Alors coupez ça au montage (rires). Sans nos fans, on ne serait vraiment rien. (rires) 

Heo Kyoung Cheol : Déjà, merci beaucoup d’être venus aujourd’hui. J’ai vu plein de personnes agiter notre slogan, et ça m’a vraiment touché. Ça nous a donné énormément d’énergie sur scène. Aujourd’hui, j’ai aussi utilisé pour la première fois un système de guitare sans fil en festival. Du coup, j’ai pu descendre dans le public et courir un peu partout.

Et si un jour on joue en France, je promets de courir de la scène jusqu’à la tour Eiffel et revenir… en jouant un solo de 30 minutes. On espère vraiment vous voir lors de notre tournée en France.

Tak Young-Soo : Moi aussi, je vous remercie toujours. On a commencé à une époque où il n’y avait aucun public, et aujourd’hui on est arrivés jusqu’ici. Et maintenant, on voit sans cesse des visages familiers revenir nous soutenir, encore et encore. C’est quelque chose de très émouvant pour nous, et sur scène ça nous donne énormément de force.

Dans les festivals, on ressent encore plus fort votre énergie quand vous apportez des drapeaux ou des slogans pour nous encourager. On essaie toujours de vous offrir le meilleur son possible, mais parfois je me laisse emporter par l’énergie du moment. Je joue avec tellement d’enthousiasme qu’il m’arrive de faire quelques erreurs, mais je pense que ça fait aussi partie du charme, et que ces instants rendent le live encore plus vivant et heureux. Merci comme toujours, et on continuera à revenir avec de la bonne musique pour vous.

dear. korea : Pour terminer, nous avons toujours une dernière question à la fin de nos interviews. Est-ce que vous connaissez ou appréciez des artistes ou des chansons françaises ?

Tak Young-Soo : J’ai été un grand fan de Daft Punk depuis l’époque où je préparais mes examens d’entrée à l’université. J’aimais vraiment beaucoup leur son à l’époque.

Il y a un morceau qui s’appelle « Giorgio by Moroder ». Ce qui est intéressant avec ce titre, c’est qu’il est construit autour d’une narration plutôt que du chant. Le message est aussi très fort, et je me souviens que cette chanson m’a beaucoup apporté de réconfort et de soutien dans les moments difficiles.

Heo Kyoung Cheol : Moi aussi, je suis un énorme fan de Daft Punk. Je sais très bien à quel point ils sont emblématiques dans la musique électronique.

dear. korea : Et pour les autres membres, y a-t-il des artistes que vous appréciez particulièrement ?

Son Hwi-Jun : Je pense que Young-Soo a déjà dit tout ce que j’avais en tête.

dear. korea : Et si vous veniez tous ensemble en France, qu’aimeriez-vous faire ?

Son Hwi-Jun : Il faudrait absolument faire un busking devant la tour Eiffel.

Choi Seok Joon : Oui, ça serait super.

Son Hwi-Jun : J’aimerais vraiment pouvoir organiser une performance devant un monument emblématique, si c’est possible.

Heo Kyoung Cheol : Si je vais en France, j’aimerais vraiment vivre ça en mode touriste. Je veux absolument goûter le vin et le fromage ensemble. Quand on voyage dans un pays, il faut goûter les boissons locales au moins une fois. Et j’aimerais aussi faire un peu de shopping.

Tak Young-Soo : Moi, j’aimerais voir un match de football. À Paris, il y a le club très connu du PSG, et comme le joueur coréen Lee Kang-In y joue, j’aimerais beaucoup aller l’encourager. C’est toujours impressionnant de voir un sportif coréen réussir à l’international. Donc si j’en ai l’occasion, j’aimerais vraiment assister à un match en direct.

LUAMEL : Merci, c’était LUAMEL !

Nous remercions les membres de LUAMEL ainsi que leur agence Your summer pour leur accueil chaleureux.
De même, nous remercions tout particulièrement YAN (Instagram : @yannn.llun) pour son aide précieuse lors de l’interview et de la traduction de celle-ci.

  • YAN
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    Rédactrice en cheffe, créatrice de contenu et actuellement PVTiste en Corée du Sud ! Après avoir découvert la K-pop en 2016, c’est pour toute la culture coréenne que je me suis passionnée. Au travers de mes articles, je souhaite partager mes coups de cœurs et aventures avec les lecteurs de dear. korea.

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