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LIVE REPORT: KATSEYE, le nouveau groupe de pop-stars, fait le show à l’Accor Arena





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Seulement deux ans après leur début, le girl group international de HYBE, KATSEYE, se lance dans une tournée mondiale : “THE WILDWORLD TOUR”. C’est à l’Accor Arena à Paris qu’elles sont venues nous rendre visite le 9 septembre dernier pour un concert à guichet fermé organisé par Live Nation. Leur popularité n’est plus à prouver aujourd’hui alors que le groupe enchaîne les succès en France avec des titres comme “Gnarly”, “Gabriela” ou “Animal”. HYBE x Geffen ont réussi leur pari de faire de KATSEYE un groupe tendance qui plaît aux plus jeunes. 
Si le groupe est originellement composé de 6 membres, elles n’étaient cette fois que 4 alors que Manon est en hiatus depuis février 2026, ainsi que Sophia depuis août 2026. Un véritable challenge se pose pour celles qui restent : comment combler les parties des deux autres en proposant des performances complètes ? $

Un véritable star system : des membres multi-talents

Les membres ont enchaîné les chorégraphies travaillées et ont démontré de véritables compétences de danseuses, avec une énergie de divas qui n’ont rien à envier aux grands girl groups. Rondes de jambes, passages au sol, prouesses techniques en heels : les performances se sont enchaînées sans laisser beaucoup de répit aux quatre artistes. C’est vraiment une de leurs forces : celle d’être des performeuses énergiques.

Parmi les tableaux les plus marquants, l’introduction de “Gabriela” était particulièrement réussie, notamment avec la participation d’un fan choisi dans la foule par Daniela. Cette dernière a ensuite proposé une performance inspirée des danses latines qu’elle maîtrise à la perfection, rejoignant par la suite les autres membres pour entamer le titre. Chaque membre a bénéficié de son propre moment, permettant à chacune de briller avant d’entamer un break munies de longues jupes rappelant les danses latines et perchées sur des chaises, elles étaient entourées d’une véritable horde de danseurs qui les mettait chacune en valeur. 

Une construction qui permettait de mettre en avant leurs personnalités et leurs différentes qualités scéniques, en plus d’avoir des tenues pailletées bien coupées et une mise en beauté digne des winx (clin d’œil que nous tenions à souligner). 

Les solos ont d’ailleurs été un véritable fil rouge du concert. Megan a notamment livré une performance pleine d’énergie avant “Pinky Up” dans un style très structuré, tandis que Yoonchae a proposé un tableau plus sombre et club avant “M.I.A.”, baigné de lumière verte, non sans rappeler les scènes club qui sont devenues une part entière du branding de KATSEYE.

Lara, elle, a choisi une approche complètement différente pour introduire “unloveu”. Installée à piano gravé à son nom, “RAJ”, elle a interprété le titre en live avec de belles vocalises, tout en expliquant au public qu’elle avait elle-même écrit la chanson – une première pour KATSEYE. Une façon supplémentaire de rappeler que derrière le phénomène pop se cachent des artistes aux compétences multiples qui ont été développées avant même “Dream Academy”.

Enchaînements de hits chorégraphiés 

En plus d’avoir créé un tableau spécialement pensé pour introduire “Gabriela”, KATSEYE a particulièrement bien travaillé l’enchaînement de sa setlist. Le concert coule ainsi de source, chaque morceau semblant trouver naturellement sa place dans le suivant. Les solos évoqués précédemment permettent notamment d’introduire certains titres de manière originale, tout en donnant à chaque membre l’occasion de montrer leurs capacités. 

Loin de simplement reproduire les versions studio, les quatre membres ont proposé des dance breaks et des arrangements spécialement pensés pour la scène. Megan a notamment livré un court mix après “Pinky Up”, avant que les membres ne se lancent dans une démonstration de ballroom particulièrement sexy. Un passage qui, au-delà du ballroom, faisait surgir l’espace de quelques secondes une véritable pâte Pussycat Dolls ou Fifth Harmony, comme un clin d’œil à cette pop féminine des années 2000 et 2010.

Cette volonté de réinventer les morceaux permet ainsi au concert de conserver son rythme tout en évitant l’effet de simple transposition des versions studio tout en allongeant la durée de performance qui aurait, autrement, été bien plus courte, sans abuser des VCR. Certains titres deviennent de nouveaux tableaux, avec leurs propres moments forts et leurs surprises.

Côté vocal, le groupe a également largement misé sur le live. Les quatre membres ont chanté une grande partie du concert en direct, notamment sur les chansons plus calmes, où aucune chorégraphie exigeante n’était menée, ce qui permettait de mieux apprécier leurs qualités vocales.

Un public conquis par un show de pop girlies…

Entre les tenues, les attitudes et les différents tableaux, les quatre membres ont régulièrement pris des airs de princesses modernes, dans un show qui joue à fond sur les codes de “l’internet girl”, de la “mean girl” avec laquelle on peut développer une forme de relation parasociale, et de la pop star glamour. KATSEYE cultive cette image de filles accessibles, suffisamment proches pour donner l’impression d’une connexion avec leur public. Un parti pris qui semble particulièrement bien fonctionner auprès du public de l’Accor Arena. Cris, chants et réactions se multiplient dès les premières notes des morceaux les plus populaires, avec une salle particulièrement réceptive aux interactions avec les membres. 

Les fans, en grande partie très jeunes, connaissent les chorégraphies et les paroles et n’hésitent pas à accompagner KATSEYE sur les titres phares. Les lightsticks s’allument en rythme et, lorsque les quatre membres interprètent “Tonight I Might” et “My Way”, deux morceaux plus doux de leur premier EP, les téléphones se lèvent et les flashs illuminent la salle. Comment ne pas être émue en voyant toutes ces jeunes filles chanter, danser et parfois même pleurer d’émotion face à des artistes qu’elles admirent ?

Le groupe est même allé plus loin dans le fanservice en allant à la rencontre du public pendant “Time Lapse”, que Yoonchae a décrite comme particulièrement importante pour elle – notamment, peut-être, en raison de son couplet chanté en coréen. Les membres ont quitté la scène pour s’approcher au plus près de la fosse et des premiers rangs des catégories assises. Certains fans ont ainsi pu échanger un sourire, recevoir un high five ou même leur tendre de petites peluches. Une séquence pensée comme un moment privilégié avec le public, qui a effectivement provoqué un véritable engouement.

Si certaines membres sont parvenues à garder le sourire et à jouer le jeu, Megan semblait notamment beaucoup plus préoccupée par ce qui se passait autour d’elle. Sur le papier, cette proximité avec les fans peut sembler être un moment particulièrement doux, mais le mouvement de foule provoqué par cette séquence pouvait être quelque peu troublant.

Suite au concert, elle a révélé sur WeVerse avoir été touchée de manière inappropriée, gâchant visiblement son expérience au plus près des fans. Elle fait alors un rappel aux EYEKONS : bien que les membres se rapprochent du public, ce n’est pas pour être touchée et que chacun devrait faire attention à ses mouvements. La formation de couloirs particulièrement étroits semblait notamment compliquer le travail des équipes de sécurité et la gestion des mouvements de foule.

… qui aurait peut-être mérité d’aller encore plus loin

S’il y a un aspect du concert qui aurait peut-être mérité d’aller un peu plus loin, c’est selon nous la scénographie. Les membres proposent des performances ambitieuses, avec des chorégraphies parfois complexes, des solos et des arrangements spécialement pensés pour la scène, le décor ne les accompagne pas toujours à la même hauteur, laissant parfois leur seule énergie porter pleinement le tableau.

Certains tableaux montrent pourtant tout le potentiel de cette mise en scène. “Gabriela”, avec ses chaises, ses longues jupes et ses nombreux danseurs, fonctionnait particulièrement bien grâce à sa véritable direction artistique. D’autres moments reposaient davantage sur l’énergie et le charisme des quatre membres, là où quelques éléments de décor supplémentaires ou des jeux de lumière plus travaillés auraient pu renforcer encore davantage l’impact des performances. La présence des danseurs sur certains titres contribue néanmoins à donner de l’ampleur au spectacle, même si certains tableaux auraient pu bénéficier d’une mise en scène encore plus développée sur une scène comme celle de l’Accor Arena.

Et c’est peut-être justement parce que KATSEYE possède déjà tous les codes d’un groupe capable de remplir une salle de cette envergure que l’on aurait aimé voir la production pousser encore un peu plus loin cet aspect. Par ailleurs, le travail des quatre membres sur les parties de Manon et Sophia était finalement bien intégré au spectacle :, visuellement, elles ont su tenir les formations sans que l’absence des deux membres ne se fasse trop ressentir. On aurait souhaité que les parties vocales de Sophia soient reprises par d’autres membres afin de combler aussi bien que les parties de Manon qui étaient, elles, couvertes.  

Conclusion  

KATSEYE sont impressionnantes sur scène. Leur charisme est à toute épreuve, faisant danser et crier les petits comme les grands. Alternant entre performances axées sur la danse et d’autres sur le chant, les membres montrent l’étendue de leurs capacités et font taire les critiques – le chant live est stable, les danses sont maîtrisées et bluffantes. Les différents tableaux solo appuient sur les charmes de chacune des membres, leur permettant de briller seule sur scène, quelque chose qui peut s’avérer difficile dans le cadre d’une performance de groupe qui s’appuie généralement sur la cohésion. 

On ressort ainsi satisfaites de ce concert, avec finalement peu de regrets si ce n’est une mise en scène qui aurait mérité d’être encore plus ambitieuse pour accompagner le statut grandissant de KATSEYE et l’envergure de l’Accor Arena. Une première tournée mondiale qui laisse surtout entrevoir tout le potentiel du groupe pour ses prochains passages en France.

© : @katseyeworld, X

SETLIST

Merci à Accor Arena et à Live Nation pour ce concert.