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LIVE REPORT : BIGBANG, vingt ans de hits pour une soirée légendaire





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Photo de couverture : YG Entertainment.

C’est après vingt ans de carrière que le groupe légendaire BIGBANG se produit enfin en France dans le cadre de leur tournée mondiale “XX: Cosmos World Tour”. Ce n’est nul autre qu’au Stade de France, la plus grande salle du pays, qu’ils se sont produits le 19 septembre dernier. Si G-Dragon était venu un an auparavant en tant que soliste à La Défense Arena pour son deuxième concert, ainsi qu’accompagné de TAEYANG au Gala des Pièces Jaunes 2025, ils n’étaient jamais venus en tant que groupe. C’est donc la première fois que les VIPs (fans du groupe) ont pu voir DAESUNG à Paris. 

Sur cette tournée, seules deux dates en Europe : Londres et Paris. Ainsi, des milliers de personnes venant de tout le continent se sont déplacées spécifiquement pour cet événement si particulier. En effet, le groupe occupe une place spéciale dans l’industrie de la K-pop alors qu’ils ont inspiré et inspirent encore aujourd’hui beaucoup d’idols. Si un bon nombre d’entre eux les citent en role models, ce n’est pas pour rien, en effet BIGBANG a été pionnier sur tous les plans, tant musicalement en étant auto-produits, que artistiquement avec des univers visuels très tranchés et osés. 

BIGBANG c’est un groupe avec que des classiques de la Kpop, qui continuent d’être constamment repris et rejoués par leurs pairs, un groupe dont chaque fan de K-pop a entendu parlé et a dans sa playlist, un groupe dont les groupes sont fans, et surtout un groupe qui continue sa carrière malgré les tumultes. 

En 2026 c’est à trois que G-Dragon, TAEYANG et DAESUNG continuent, T.O.P n’étant plus présent, et c’est à trois qu’ils ont proposé un des shows de Kpop les plus iconiques dans un stade rempli.

1. Un groupe légendaire pour des titres légendaires

En parlant de titres iconiques, le concert s’ouvre sur l’un des morceaux les plus attendus : “Fantastic Baby”. Sa simple première note suffit à faire crier tout un stade, tandis que les membres apparaissent dans un décor rouge écarlate, non sans rappeler l’univers de G-Dragon. Un titre qui en a ému plus d’un·e, alors que l’on attendait tous ce moment. BIGBANG provoque alors un véritable raz-de-marée tandis que le soleil se couche sur le stade. Les écrans font défiler les paroles « boom shakalaka », les lightsticks s’allument en jaune et les VIP hurlent : l’image est immédiatement forte. Pas le temps de s’asseoir ni de respirer, BIGBANG arrive et éclate tout sur son passage.

La suite n’en est que plus dingue alors qu’ils enchaînent avec “Hands Up” et “Tonight”, transformant le stade en un énorme club à l’ambiance presque inexplicable à l’écrit. C’est un moment à vivre, tout simplement. BIGBANG a vingt ans de carrière et ça se voit : le public connaît déjà les titres par cœur et s’enivre de l’énergie que le groupe offre sur scène.

Non seulement on voit enfin BIGBANG, mais on est aussi témoin d’un moment historique de la Kpop. Lorsque les membres prennent la parole pour la première fois après avoir chauffé tout un stade, ils insistent sur le caractère inédit et complètement fou de cette soirée. DAESUNG rappelle, tout sourire, que c’est la première fois que son public français le voit et que c’est un moment très émotionnel pour tout le monde.

Les hits légendaires s’enchaînent et, après la tempête de l’introduction, viennent les chansons plus touchantes aux mélodies marquantes que BIGBANG compte dans sa discographie. C’est les larmes aux yeux que le public suit les voix douces des membres sur “Blue”, “Haru Haru” ou encore “Lies”, des titres tout aussi attendus, mais pour une autre raison. En effet, ils réveillent beaucoup de nostalgie et de satisfaction chez les fans. Si BIGBANG est fort pour faire des bangers sur lesquels danser, le groupe excelle également dans les mélodies émouvantes. Ils ont même fait quelques arrangements sur certains titres comme “IF YOU”, “Loser” ou “Bad Boy” que l’on n’a pas toujours eu la chance d’entendre en entier, coupant notamment les parties de T.O.P. Les titres étaient pourtant bien repensés pour que le public puisse tout de même s’époumoner avec eux.  

Les grands écrans nous permettent par ailleurs de voir directement leurs émotions et l’intensité qu’ils mettent dans leur performance. Ce qui est notable, c’est la qualité de leur interprétation vocale alors qu’ils sont complètement live, et que TAEYANG n’hésite pas à faire ses somptueuses vocalises, un peu dramatiques, qu’on connaît bien. Le public chante, pleure, rit et se prend dans les bras alors qu’il entend enfin ces titres.

2. Une production impressionnante à la hauteur de la carrière du groupe

Si on en attendait pas moins de BIGBANG, on a quand même été impressionnés par la qualité et la grandeur de la production du spectacle. De grands écrans affichaient bien entendu leurs visages et accentuaient les moments forts des performances, mais ils mettaient surtout en exergue les artistes. Plus que de les montrer au public, ils accompagnaient vraiment la direction artistique du show en s’adaptant aux différentes parties, aux jeux de couleurs proposés selon la chanson (par exemple du rouge pour “Bang Bang Bang” ou “Ringa Linga”, du bleu/gris pour “Blue” ou “Haru Haru”). Il y avait également quelques fioritures qui décoraient le tout, par exemple pendant le solo de DAESUNG, on a vraiment vu une variété de décors entre “Universe” avec le thème du cosmos qui le mettait en valeur, ou encore des décors goofy et rétro sur ses titres trot “Hando-Chogua” et “Look at Me, Gwisun”. Des jeux de lumière et de karaoké se sont projetés, nous plongeant littéralement dans la Corée des années 80. Dans un autre exemple, les écrans pendant le solo de GD se sont transformés à l’image d’Übermensch, son dernier projet solo en date, tandis que “Bang Bang Bang” a été introduite par leurs trois nom en gigantesque ainsi qu’un scintillement rouge presque overstimulating, accentuant davantage le spectacle visuel que le groupe nous a envoyé.

En plus des écrans, qui changeaient régulièrement tout au long du concert pour suivre la setlist, c’est aussi et surtout tout un spectacle de jeux d’artifices et de pyrotechnie qui nous a été donné à voir. Le groupe n’a pas lésiné sur les jets de feu sur leurs titres forts comme “Bang Bang Bang”, ou sur les solos comme “POWER” ou “Ringa Linga”, tout aussi iconiques. Des feux d’artifice ont aussi été souvent lancés, là où d’habitude au Stade de France nous sommes habitués à en avoir à la fin, ici BIGBANG a vu grand et n’a pas hésité à commencer dès le début du show et à continuer tout du long, encore une fois pour accompagner les titres. Cela nous a particulièrement marqué sur “Crooked” de GD par exemple puisque ça se voulait très festif et nostalgique en même temps, comme le veut cette chanson. Les feux d’artifice collaient ici parfaitement avec l’ambiance du titre et soulignaient même toute la dualité du morceau, qui est aussi un classique. Ça a valu de belles vues du stade qui s’illuminait et se parait de scintillements ou de fumée colorée pour le groupe.

Qui dit jouer dans un stade, dit musique live. On le sait, on fait face à des chanteurs remarquables qui ont prouvé qu’ils avaient du bagage, on repense à DAESUNG sur ses solos ou à TAEYANG qui nous a interprété “BAD” avec une stabilité déconcertante alors qu’il dansait avec charisme. Toutefois, à cela s’ajoute un groupe de musiciens live tout aussi excellents, qui ont apporté davantage de saveur aux titres du groupe alors qu’on entendait parfaitement chaque instrument. Pour des titres avec du caractère comme “Fantastic Baby”, les percussions suivent. Durant la première partie du concert, le live band a même écopé d’une interlude spéciale pendant quelques minutes alors qu’ils étaient projetés sur les écrans et qu’ils faisaient l’instrumentale de titres phares non présents dans la setlist comme le début “LA-LA-LA” ou “Fxxk It”. Les arrangements live étaient doux à l’oreille, alors que tout l’intérêt d’un concert est d’entendre le titre autrement que dans sa version studio. On note que GD a même fait “POWER” en version Coachella 2025, à savoir un arrangement aux accents reggaeton. 

En plus des musiciens, BIGBANG était bien entendu accompagné de danseurs qui ont sur-performé à chaque acte du concert, ils ont su accompagner les trois artistes tout au long du show avec une vraie énergie. On a particulièrement apprécié les solos de TAEYANG, dont une des forces est justement la danse. Ce qui est d’autant plus appréciable avec BIGBANG est qu’on voit véritablement leur plaisir d’être sur scène et le plaisir d’être avec les artistes qui les accompagnent. En effet, on note que DAESUNG a fait un shoutout à ses “girls” alors qu’il parlait sur scène avec les fans.

Les danseurs font partie intégrante du spectacle et ont aussi eu une interlude de quelques minutes pour montrer leurs talents. Quelques-unes ont montré des solos (qui semblaient freestyle) qui nous ont laissé gagged

3. Une présence scénique inégalable

Une chose est sûre, aller voir BIGBANG c’est aller voir trois personnages caractériels, trois directions artistiques fortes. Si on parle de charisme, on pense à TAEYANG qui hypnotise rien qu’avec son style, ses cheveux roses et ses lunettes, avec des vestes en fourrure iconiques, qu’il se plaît à enlever de temps à autre. Par son timbre de voix et son style de danse, il manipule le R&B comme il se doit. Il n’a aucun mal à occuper l’espace physique et sonore tout en séduisant toujours un peu l’audience. D’autre part, avec “Live Fast Die Young” on a été témoins d’une autre facette de TAEYANG alors qu’il passait dans le public, plus cute, avec moins de fioritures, juste sa jolie voix, son énergie et ses musiciens. 

BIGBANG sont des superstars prêts à enflammer (littéralement) un stade de 80.000 personnes, ils l’ont prouvé maintes fois et on l’a vu de nos propres yeux, mais ils sont aussi des personnalités attachantes qui ne manquent pas d’humour. 

S’ils savent utiliser la scène à sa pleine capacité rien qu’avec leur charisme, ils savent aussi faire rire et divertir le public de leurs interactions toutes plus comiques les une des autres. À commencer par DAESUNG qui s’avère est le clown officiel de l’équipe, à parler de son nez, à embarquer le public en chantant “dépasser les limites” en français tout en le taquinant à base de “vous parlez français ou pas?” alors que personne ne comprenait trop ce qui se tramait. Il a réussi à galvaniser la foule autour de son “Hando choa!!” que tout le monde a repris. DAESUNG a une énergie très solaire qui se remarque dès lors qu’il intervient. On pense aussi à ce grand moment de complicité avec GD qui se confond en amour alors que son coéquipier l’appelle par son nom de scène (ndlr : il n’a pas l’habitude de l’appeler comme ça, ce qui change la dynamique et amuse G-Dragon, pour ne pas dire que ça le charme). DAESUNG nous a également éclairé d’une citation fort inspirante : “The most important thing is to remember that the most important thing is the most important thing” (Le plus important, c’est de ne pas oublier que le plus important, c’est le plus important.) 

La légende G-Dragon revêt aussi une allure de superstar constante alors qu’il harangue la foule au moindre mot. Comment ne pas entrer dans son univers pendant ses solos alors qu’il performe des titres iconiques. Les voix se faisaient bien entendre sur “Crayon” et “Crooked” et il n’a pas lésiné sur le “power” (pouvoir) qu’il envoyait. L’aura de GD s’est de nouveau étendue sur une scène parisienne, lui qui manie le micro et le style avec brio. On note par ailleurs le sens du détail de ses tenues jusqu’au bout des ongles, qu’il n’a pas hésité à montrer à la caméra. En effet, il avait sur un de ses doigts une petite Tour Eiffel, quoi de moins étonnant venant de Monsieur G-Dragon? Tout ça est sans compter les couvre chefs qu’il a porté tout du long tous plus déments les que les autres, en finissant par un chapeau couronne, un de ces emblèmes significatifs. GD est le roi de son royaume VIP, tout en élégance.

4. Un storytelling engageant qui sublime les performances

L’univers et le storytelling sont très importants chez BIGBANG et ça se voit dès les premiers instants du show, plongeant l’audience directement dans une histoire en plusieurs parties. Les écrans affichent “ACT I : BIGBANG” laissant déjà supposer qu’il y aura plusieurs actes. Une attention particulière a noter qu’il est d’autant plus agréable de suivre un vrai spectacle avec une fluidité de lecture. On sait qui on va voir, on sait pourquoi on est là et on est complètement pris par tous nos sens, on a seulement à profiter. Si G-Dragon nous en avait déjà mis plein la tête avec son storytelling à La Défense Arena, BigBang n’est pas mis de côté. Avec le thème du cosmos et des étoiles, on remonte littéralement à l’origine du monde: le “vrai” Big-bang. Cet acte a mis en avant les morceaux iconiques et mélancoliques, a vu les premiers échanges avec les fans depuis près de vingt ans. 

Dans un second ACT II, c’est le “CHAOS” qui était représenté alors qu’on changeait complètement d’univers entre les trois solos. On comprend alors que les étoiles (les stars) de BIGBANG sont éclatées dans le ciel de manière chaotique alors que chacun apporte sa patte. Le titre CHAOS est particulièrement intéressant parce qu’il correspond aussi à ce qui se passe musicalement et visuellement : on passe d’un univers à l’autre, les solos permettent de sortir du groupe, puis on revient progressivement vers le BIGBANG collectif.

Là où l’ACT III nommé “COSMOS” a fait revenir l’ambiance remarquable du groupe dans une nouvelle synergie entre eux et avec le public. L’idée du COSMOS donne cette impression de grand final presque céleste.C’est par ailleurs sur cet acte qu’ils sont rentrés avec “Bang Bang Bang”, en enchaînant avec “Stupid Liar”,”SOBER”, “We Like 2 Party” et leur dernier titre “Biiig”. La fête est de retour jusqu’à épuisement.

On peut alors souligner que le public comprend intuitivement où le concert veut l’emmener : les vidéos, les décors, les costumes, les lumières et les transitions créent une continuité.

5. Un lien unique avec les fans

En plus de passer voir les fans pendant leurs solos, les membres de BIGBANG sont descendus dans le public pour la toute dernière partie du concert, au moment de l’encore. Les membres interagissent avec les fans, s’échangent des chapeaux et lisent des pancartes alors qu’ils chantent toujours live

Tout au long du concert, les membres complètent le spectacle en se montrant très spontanés sur scène, impliquant les VIP dans la discussion, dans les chants, dans les running jokes. On assiste à des petites saynètes malgré tout, en plus de discours emprunts de gratitude, notamment DAESUNG qui se dit très reconnaissant de pouvoir performer à Paris pour la première fois et d’être dans sa meilleure forme jamais. 

Et surtout, pour la fin, “Still Life” a été un moment fort du concert. Le fait de laisser le couplet de T.O.P résonner alors qu’il n’est pas présent est un très beau symbole, parce que ça montre que l’histoire du groupe ne se limite pas aux trois personnes présentes sur scène. T.O.P reste intégré à la mémoire collective du groupe et des fans.

Jusqu’à la fin du concert, les membres ont remercié tous les artistes présents sur scène avec eux, ceux qui ont tout rendu possible, et surtout les fans. Un concert iconique à grande échelle qui valait la peine d’être vécu. C’est un spectacle véritablement historique auquel nous avons assisté. 

Conclusion

Vingt ans de carrière, des générations de fans et toujours cette capacité à faire trembler un stade entier : BIGBANG est un groupe légendaire. Entre performances impressionnantes, titres iconiques, et interactions humoristiques avec les VIP, le groupe a offert bien plus qu’un concert : une sorte de célébration de son histoire et de celle de ses fans. Une soirée qui aura surtout permis aux VIP de vivre, enfin, un moment qu’ils attendaient depuis longtemps : voir BIGBANG réunis sur scène et chanter avec eux leurs titres qui ont marqué toute une génération.

Merci à AEG Presents France pour l’invitation.

SETLIST 

Act I: BIGBANG

Act II: CHAOS (Solo & Unit Stages)

Act III: COSMOS

Encore