Catégorie : Live reports

Revivez l’atmosphère électrique des derniers concerts de musique coréenne grâce à nos reporters et photographes dans nos live reports !

  • LIVE REPORT : ONEUS à la Salle Pleyel pour un concert explosif

    LIVE REPORT : ONEUS à la Salle Pleyel pour un concert explosif

    De retour à la Salle Pleyel deux ans après leur performance dans cette même salle, ONEUS revient dans la capitale française pour un concert d’exception à l’occasion de leur tournée mondiale « H_OUR, US », pour le plus grand plaisir des TO MOON (ndlr : nom du fandom) français.

    Les membres de ONEUS tiennent le drapeau français assis en bord de scène, devant les fans. De gauche à droite : Leedo, Keonhee, Hwanwoong, Xion.
    Photo du concert de Oneus à Paris (source : X)

    Un début explosif

    C’est avec une énergie débordante que les membres de ONEUS montent sur scène en t-shirt et pantalon blanc. Alors que la foule les acclame, le groupe entame la première chanson : « X », son dernier single.

    L’énergie reste au plus haut tout au long du concert avec des chansons provenant de diverses era de leur carrière : « BLACK MIRROR », « IKUK », « Intro : Who Got the Joker? » – qu’ils ont présenté lors de l’émission Road to Kingdom – ou encore « No Diggity ». Des chorégraphies travaillées et intenses, à l’image du groupe qui n’a de cesse de prouver son amour et son talent pour la performance.

    Pour les accompagner, quatre danseurs sont présents. Arborant des tenues noires, ils interviennent à certains moments clés de quelques titres, ou pour des chorégraphies complètes. Ils complimentent parfaitement le travail des garçons qui se suffiraient à eux-mêmes. Un écran est également présent au fond de la scène, habillant l’espace. Sont projetés le nom du groupe, les titres, mais également des VCR (video recording).

    Une ambiance festive

    C’est avec « TIME MACHINE » que le concert se poursuit. L’ambiance générale change, devient moins électrique et davantage joyeuse, presque nostalgique. Le concert continue avec « BAD », « WE ARE YOUNG », « LOVE ME OR LOSER », « LIFE IS BEAUTIFUL ». Le groupe se promène sur la scène, se rapprochant au maximum des fans se trouvant en fosse, et partagent nombres d’interactions avec les TO MOON, leur offrant un moment inoubliable.

    Enfin, ONEUS chante « BBUSYEO » version Noël, adaptée pour les fêtes de fin d’année qui approchent à grands pas. Les membres portent la merch de la tournée que Keonhee accessoirise avec un serre-tête de Noël et Xion avec un bonnet violet avec des oreilles.

    La tradition au coeur des performances signées ONEUS

    Pour les connaisseurs du groupe, ONEUS est égal à tradition. C’est ce qu’on retrouve dans leur performance de « LUNA », « Same Scent » et « LIT ». Habillés de hanboks, le groupe effectue une performance féerique, accompagnée d’ombrelles et de buchae, éventail traditionnel coréen.

    Des originaux… et des covers

    Bien que leur discographie soit suffisamment fournie pour tenir un concert de deux heures avec des chansons originales uniquement, ONEUS a souhaité performer des covers. Dispersés dans la setlist, le groupe chante « Now », titre rock de Fin.K.L., couplé d’un dance break épatant. Ils performent également « Kick It » de NCT 127, ainsi que « Soda Pop » et « Your Idol » du film Kpop Demon Hunters.

    Des solos uniques

    Outre les covers, les membres de ONEUS ont également tenu à présenter leurs premières performances en solo lors de cette tournée. Ces dernières commencent avec Xion qui chante « Camellia », assis sur une chaise, en costume noir, devant un micro sur pied. Lors de cette chanson calme, les fans décident d’allumer le flash de leur téléphone, accompagnant les lightsticks brillant depuis le début du concert pour illuminer l’intégralité de la salle.

    Les solos s’enchaînent avec Leedo qui chante, rappe et danse sur « Sun goes down », une collaboration avec l’artiste YongYong. Tout comme Xion, il est vêtu d’un pantalon et d’une chemise noire.

    Hwanwoong est lui habillé d’une chemise blanche au-dessus de laquelle il porte un corset noir, avec un pantalon, une cravate et un gant de la même couleur. Il est accompagné des quatre mêmes danseurs que Leedo, cette fois sur une chorégraphie plus sensuelle pour « RADAR ».

    Keonhee clôt la séquence avec « I Just Want Love ». Debout devant un micro sur pied, il termine la chanson avec les quatre danseurs pour un petit moment de danse. Il porte une chemise blanche, un pantalon noir, un blazer noir et une cravate noir avec de petits détails argentés.

    Une fin toute en puissance

    Alors que le concert touche à sa fin, nous retrouvons dans les chansons finales la même puissance qu’en début de soirée. D’abord avec la version rock de « Valkyrie », durant laquelle Hwanwoong prend le téléphone d’une fan du premier rang pour filmer une vidéo sur scène, puis « Shut Up 받고 Crazy Hot! ».

    Les VCR en tant qu’introduction

    Les VCR, des vidéos tournées en amont de la tournée, permettent de rythmer le concert et de laisser le temps aux idols de se changer entre deux scènes.

    Le premier montre Leedo, Keonhee, Hwanwoong et Xion assis autour d’une table alors qu’ils parlent de la préparation du concert et de la tournée. Ils y expliquent qu’ils souhaitent présenter des performances et des concepts différents de ce que ONEUS propose d’habitude. Les membres parlent également du fait que ce sont les premiers concerts sans Seoho, qui est actuellement au service militaire. La vidéo se termine sur un message pour les TO MOON : amusez-vous et profitez du moment.

    Le deuxième VCR montre les garçons en hanbok, devant un fond brumeux bleu-vert. Alors que le temps passe, la vidéo devient rouge et les membres sont désormais habillés comme Saja Boys, du film KPop Demon Hunters, pour la performance de « Your Idol ».

    Le troisième VCR se trouve être le clip de la chanson « Fly to you », sortie moins de deux mois avant le concert. « Fly to you » est une chanson en hommage aux TO MOON.

    Des discours émouvants

    Les moments de partages et d’échanges entre ONEUS et les TO MOON ont été nombreux. Les membres se sont risqués à quelques mots de français tels que « Je t’aime Paris » ou « Bonjour, je suis Hwanwoong ».

    Les fans crient, tapent des pieds, chantent l’habituelle « Seven Nation Army » des Whites Stripes, devenue indispensable en concert. Le bruit résonne dans la salle, à tel point que les membres interviennent en disant « chut » au public. Keonhee dit que l’énergie de Paris leur a vraiment manqué.

    Tout au long du concert, les membres demandent si tout le monde s’amuse, s’ils aiment les chansons, les font sauter, balancer les bras de gauche à droite… Les fans sont entièrement investis et n’hésitent pas une seconde à suivre les indications du groupe.

    À travers les tribunes, une fan crie « 사랑해 » (ndlr: je t’aime en français) ce qui fait rire les membres. Xion répond alors “나도 사랑해”, ce que l’interprète traduit en français par « je t’aime aussi », encourageant les membres à s’essayer de nouveau au français en répétant.

    C’est sur des discours plus émouvants les uns que les autres que le concert touche à sa fin. Les chanteurs prennent un à un la parole, exprimant leur amour pour leur public qui les soutient depuis six ans maintenant. Ils remercient les TO MOON d’être venus, puis lancent leurs dernières chansons de la soirée.

    Des surprises tant des fans que du groupe

    Comme à leur habitude, les TO MOON surprennent le groupe avec une bannière. Le petit plus de cette dernière : les fans ont réalisé un montage photo pour intégrer Seoho. Quand les membres le remarquent, le public clame le nom de Seoho. Keonhee leur promet alors de revenir avec lui la prochaine fois.

    Arrive ensuite le temps de prendre une photo avec le groupe, qui se transforme en six photos différentes, dont la moitié avec le classique drapeau de la France.

    Xion explique qu’ils voudraient faire quelque chose avec le public. En effet, le groupe souhaiterait reproduire la même photo que deux ans plus tôt : les membres assis sur des chaises, face au public qui a le flash des téléphones allumés, dos à l’appareil photo. Ils filment également une vidéo avec les fans qui balancent le flash de gauche à droite.

    Alors que l’on pourrait penser que les surprises sont terminées pour la soirée, ONEUS termine le concert sur « BLACK MIRROR » et « X », pendant laquelle Hwanwoong et Xion se rendent dans le public pour aller à la rencontre des fans au fond de la fosse et au devant des tribunes. Un moment hors du temps pour les TO MOON qui ont eu la chance de les voir de plus près.

    Conclusion

    ONEUS nous surprend chaque jour un peu plus. Entre morceaux originaux, covers, solo présentés pour la première fois sur scène, le groupe performe devant une audience convaincue. À quatre, Leedo, Keonhee, Hwanwoong et Xion savent combler l’absence – temporaire – de Seoho (même si nous avons hâte de les retrouver à cinq !). ONEUS est sans aucun doute un groupe à voir en concert au moins une fois dans sa vie.

    Merci à AEG pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : Hyolyn hypnotise Paris au Cabaret Sauvage

    LIVE REPORT : Hyolyn hypnotise Paris au Cabaret Sauvage

    “Désolée de vous avoir fait attendre” – c’est ce que Hyolyn a répété plusieurs fois à ses fans, les BAE. Quinze ans après ses débuts en tant que chanteuse principale de SISTAR, celle que l’on surnomme affectueusement “Queen”, reine – ou encore “Summer Queen”, reine de l’été, débarque une deuxième fois à Paris dans le cadre de sa tournée européenne sobrement nommée “Hyolyn Europe Tour 2025”. 

    Le dimanche 14 décembre, c’est au Cabaret Sauvage, à Paris, qu’il fallait être. Les BAE ont fait le déplacement pour retrouver leur reine Hyolyn. Il faut dire que depuis un dernier passage en 2019, les fans européens n’avaient pas vraiment eu l’occasion de la voir performer. Si elle avait déjà choisi une salle intimiste à l’époque à l’Alhambra, c’est dans un cadre qui colle encore mieux à sa personnalité artistique : le Cabaret Sauvage. 

    Un show qui commence tout en sensualité

    On connaît bien l’univers musical et visuel de Hyolyn – avec son timbre et ses chorégraphies, elle se démarque par une attitude confiante et sexy. Le Cabaret Sauvage l’accueille ainsi à merveille dans une ambiance prêtant à la sensualité et à la théâtralité – rideaux rouges et lumières tamisées, mais aussi une salle en arc de cercle qui permet aux artistes d’être au plus proche de leur public. 

    Le spectacle démarre avec un premier VCR et une voix-off qui accueille les BAE dans un hôtel imaginaire, hors du temps. Hyolyn demande à ses fans de “profiter de leur séjour” (“enjoy your stay”) qui a duré approximativement deux heures. La mise en scène est minimaliste, quasiment inexistante en réalité, mettant en valeur seule la prestation de la chanteuse. 

    Deux danseuses, habillées en valet de chambre, font monter l’ambiance avant l’entrée sur scène de Hyolyn, elle vêtue d’une chemise blanche assortie d’une veste et d’un mini-short noir et de collants transparents, avec “Shotty” puis “Layin’ Low”, durant laquelle elle accompagne sa chorégraphie d’une chaise. 

    Un deuxième VCR vient couper un peu prématurément l’ambiance qui s’installait, toujours sur le thème de l’hôtel. Après avoir performé “Wait”, Hyolyn s’introduit au public – elle a alors retiré sa veste noire, la laissant dans sa chemise blanche sans manches. 

    Une présentation simple couplée d’excuses pour son absence ces dernières années. Les fans crient en réponse que ce n’est pas grave. Puis, elle annonce avoir appris quelques mots en français, bégayant un timide “Ici c’est… Paris” avant de le répéter avec plus de confiance. Elle rit timidement, presque embarrassée de ne pas avoir réussi du premier coup – qu’importe, les BAE adorent et l’encouragent lorsqu’elle performe “Massage”. 

    Crédit photo : Rachel Courvalet pour dear. korea

    Hotel Hyolyn 

    La membre de SISTAR joue sur la nostalgie de ses fans en proposant un medley de “Ma Boy”, “Touch My Body” et “Shake It”, tout en faisant participer l’audience en plaçant à plusieurs reprises son micro à hauteur des fans qui chantent à tour de rôle. 

    Il est impossible de ne pas mentionner le charisme de Hyolyn sur scène. Sa présence remplit l’espace et elle se déplace avec aisance sur scène, laissant à chaque personne l’impression de participer au spectacle avec elle. Chaque mouvement, chaque expression faciale est non seulement le fruit d’un entraînement que l’on sait acharné, mais aussi d’un talent naturel pour la performance. Hyolyn chante, danse mais surtout, elle offre une performance inoubliable. 

    Enchaînant sur son tube “Dally”, Hyolyn encourage encore ses fans à chanter en chœur avec elle. Elle s’amuse également à accompagner le rap de GRAY, faisant crier de plus belle les BAE. 

    Puis, l’ambiance change avec “You and I”, une chanson parlant d’amour. Hyolyn fait à nouveau chanter les fans qui crient en rythme “You and I” lorsqu’elle les incite avec des “Say what?” ou “One more time!”. On ressent que la scène est son terrain d’amusement tant la chanteuse sourit. Elle termine même cette performance par un “I love you so much” (je t’aime tellement) en direction de l’audience qui lui rend son amour. 

    On retrouve bien la Hyolyn habituelle immédiatement après avec “Say My Name” et “No Thanks” sur laquelle elle s’amuse à faire répéter les paroles aux fans dans son micro. 

    Crédit photo : Rachel Courvalet pour dear. korea

    Un moment de collaboration

    Une membre de l’équipe Korean Concert Factory arrive sur scène lors du départ de Hyolyn pour introduire le Risin’ Crew. Plusieurs membres réalisent alors une cover de “Dally” remixée afin d’y introduire un dance break. 

    Puis, vient le tour de quatre BAE chanceux qui ont remporté le SHOTTY Challenge. Ces fans sont invités sur scène afin de danser avec Hyolyn sur son dernier titre. Si deux sont français, on accueille également chaleureusement un fan allemand et un autre espagnol. 

    Cette pause se poursuit avec un nouveau VCR dans lequel Hyolyn se livre à coeur ouvert, parlant de ses doutes et insécurités. C’est un moment qui touche les BAE puisque la chanteuse fait preuve d’une sincérité sans faille dans cette vidéo sous forme de monologue. 

    Lorsqu’elle revient, c’est avec une nuisette jaune sur le titre “Love is You” de Chrisette Michele. Cette cover suit le thème du VCR, montrant une facette sensible de Hyolyn. 

    Elle continue son show avec “BODY TALK”, un titre sensuel sur lequel elle danse à l’aide d’une chaise avant de commencer à chanter “Sweet Dreams” de Beyoncé. Au départ une ballade, le titre se transforme en version plus dansante. Dans tous les cas, c’est une métaphore sur l’amour que Hyolyn tire au cours de ces derniers titres. 

    Une nouvelle pause s’impose, cette fois-ci pour mettre en avant ses danseuses. L’une performe sur “Dior Afro” de DJ Vielo, tandis que la deuxième montre un charme sexy sur le remix Dave Aude Twerk de “Partition”, un titre original de Beyonce. Un nouveau VCR est projeté, cette fois avec un style plus glam, reminiscent d’un MV ou même d’un vlog. Hyolyn est montrée souriante, dansante avec une ambiance plus légère que le VCR précédent. 

    On entend ensuite le début de sa cover de “So What” de LOONA, mixée avec le titre “PTT”, qu’elle avait réalisé lors de l’émission Queendom 2, tandis que le girlgroup avait performé “Shake It” de SISTAR. Les BAE semblent bien connaître cette reprise et crient les paroles avec Hyolyn. 

    La fin arrive, tout en douceur

    A nouveau, elle prend la parole mais est immédiatement coupée par l’hymne incontournable des français heureux – “Seven Nations Army” de The White Stripes. Initialement confuse, elle se prend ensuite au jeu et répète la célèbre mélodie en remerciant ses fans qui lui tendent un drapeau français signé par des BAE. 

    Hyolyn est touchée par le geste, regardant brièvement les mots écrits avant de proposer de prendre une photo avec ce projet de fan et le public. Elle se dit être “행복해”, et souhaite apprendre le mot aux BAE présents – 행복해 signifie “être heureux”. Quelqu’un crie alors en retour “사랑해” – “je t’aime”. La chanteuse répond qu’elle aussi, elle aime cette personne (et les BAE en général, évidemment !). 

    Après avoir rassuré les fans qu’elle “continuera de chanter et danser jusqu’à la fin”, elle équipe son pied de micro avec le drapeau français offert et chante son prochain single, qui n’est pas encore sorti : “Standing on the Edge.” Ce titre est chargé en émotions. On comprend que grâce à quelqu’un, elle peut gagner en force et courage. 

    Vient l’heure des au-revoirs, qui sont durs pour Hyolyn comme les BAE. La chanteuse s’est changée pour mettre le t-shirt de sa tournée. Pleine d’énergie, elle entame “This Love”, une collaboration avec Paul Blanco. 

    Elle ne pourrait pas finir son show sans “BAE”, un titre qui porte le noms de ses fans, mais aussi “See Sea”, que ces derniers adorent. Hyolyn brille sur scène jusqu’à la fin, même lorsqu’elle dit un dernier au revoir avec “Over You”. 

    Hyolyn n’a clairement pas eu besoin d’artifices pour offrir un concert d’exception aux fans présents. Sa voix et sa présence scénique ont suffit pour hypnotiser et ensorceler BAE et “casual fans” (auditeurs occasionnels) dans l’audience – une chose est sûre, personne ne sera capable d’oublier cette performance.

    Nous remercions Korean Concert Factory pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : Big Ocean rend hommage à la France dans un concert d’hiver 

    LIVE REPORT : Big Ocean rend hommage à la France dans un concert d’hiver 

    Le Bataclan s’est transformé en véritable terrain de jeu hivernal pour le groupe Big Ocean, venu célébrer sa quatrième venue en France en un an avec un concert pensé comme une fête de fin d’année. Entre performances inédites, invités surprises et esprit de Noël, les membres ont offert aux PADOs (ndlr : nom du fandom) une soirée aussi généreuse que mémorable, où la proximité et l’émotion ont rythmé chaque moment.

    Un concert d’hiver unique pour la France

    Si la France aime Big Ocean, c’est parce que le groupe le lui rend bien. Après plusieurs apparitions, dont un concert au Café de la Danse en avril dernier, les membres étaient de retour ce 7 décembre pour un événement spécial hiver. C’est au Bataclan qu’a eu lieu la soirée “HEARTSIGN in PARIS”, un concert pensé comme un moment unique pour les PADO de France. 

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    La France a été mise à l’honneur pour l’occasion. Les membres de Big Ocean nous racontent que c’est leur quatrième fois sur le territoire en un an et qu’ils ont beaucoup de souvenirs ici avec les fans, comme ce fameux tournage de “FLOW” à la Défense, ou la venue de PJ à la Paris Fashion Week de juin dernier. Ils n’ont pas manqué de nous rendre hommage en proposant une performance surprise : un medley français chorégraphié pour l’occasion avec la langue des signes. Si nous n’étions pas familières de “Toit du Monde” de Roxaane, “Lucky” de Daft Punk a bien su nous faire chanter.

    Des invités spéciaux

    La soirée a débuté par deux premières parties, un fait assez rare pour être noté. Big Ocean avait choisi de créer un véritable événement de divertissement en invitant le girlgroup STARSEED’Z ainsi que le crew de danse RISIN’. Dès leurs premières minutes sur scène, ils ont imposé leur énergie avec des reprises de chorégraphies de K-pop comme “Spaghetti” de LE SSERAFIM ou “Fashion” et “Go!” de CORTIS, ainsi que des créations originales. Le crew a su chauffer le public dès le début, préparant habilement l’arrivée du groupe principal.

    Big Ocean, un groupe plein de surprises…

    L’énergie de la salle a grimpé dès l’entrée du groupe sur scène avec “brighT”, vêtu de jolies tenues blanches qui mettaient en valeur la chorégraphie et l’atmosphère pop du morceau. Cette synergie entre le groupe et le public s’est renforcée au fil des titres, notamment “BLOW” ou “ATTENTION”, où le groupe a été rejoint sur scène par les danseurs de RISIN’. 

    Les surprises se sont ensuite enchaînées : Big Ocean a commencé à lancer des bonbons et snacks dans toute la salle, geste qu’ils ont reproduit à plusieurs reprises pendant la soirée. Ils ont aussi proposé des activités au public en faisant monter deux fans sur scène pour leur offrir une “full experience”, entre jeu tactile pour reconnaître les mains de Jiseok, moments charmeurs avec Chanyeon ou initiation à la langue des signes coréenne avec les trois.

    Ils ont également interprété une performance spéciale sur “Bad” de Christopher, démontrant une précision remarquable dans leurs mouvements, avant de présenter “BUCKET HAT”, le duo puissant de PJ et Jiseok, qui a été un des moments les plus appréciés de la soirée. Plus tard, RISIN’ Crew a proposé une battle surprise sur des titres de Hamza ou de Theodora, un moment iconique qui a mis le public en ébullition.

    … avec une présence scénique remarquable

    Big Ocean maîtrise parfaitement l’art de la scène et montre une véritable progression depuis leur dernier concert. Les membres connaissent leurs charmes et jouent avec leur public en conséquence, notamment lorsqu’ils ont teasé l’audience en retirant leurs vestes pour introduire leurs titres plus séduisants. Ils expliquaient alors en français passer de “mignon” à “garçon” (ndlr : ils passaient de “mignon” à plus “mature”), un mélange de fanservice assumé.

    Cette dynamique a pris encore plus d’ampleur sur “FADE OUT”, performance sensuelle sublimée par une lumière rouge et un jeu de scène très assuré. PJ et Chanyeon se sont particulièrement démarqués avec un léger effeuillage qui a déclenché de fortes réactions dans la salle. L’arrivée des danseuses de RISIN’ pour quelques duos furtifs avec les membres a apporté un moment supplémentaire de surprise, qu’on aurait aimé plus long.

    La présence scénique de PJ a brillé sur sa performance solo “SINKING”, introduit par une narration touchante sur leurs débuts difficiles et les blessures transformées en force grâce à la musique. Après lui, Chanyeon et Jiseok ont offert un moment théâtral en descendant dans la fosse avec des pancartes, tout en narrant leur histoire, renforçant encore davantage la proximité avec leurs fans. 

    Une célébration de Noël partagée

    L’esprit de Noël était au centre de la soirée, comme le voulait le thème imposé depuis quelques semaines. Les membres ont souligné à quel point les PADOs avaient respecté ce thème “ornements de Noël”, arborant des tenues colorées ou festives, entre Père Noël et accessoires en tous genres. Les artistes ont chacun choisi un fan pour récompenser la meilleure tenue et lui offrir un snapshot (ticket permettant de faire une photo), un geste qui a été très apprécié. 

    Les membres ont également arboré des tenues de Noël en fin de concert, tantôt en sapin, tantôt en Père Noël, notamment pour interpréter leur dernier titre « RED-DY SET GO ». Les fans ont pu apprécier leur investissement et leur volonté de faire plaisir et de célébrer l’hiver avec nous. Ce fut de jolis moments. 

    Une soirée pleine de générosité

    La générosité des membres s’est manifestée pendant tout le concert, non seulement dans leurs performances mais aussi dans leurs interactions constantes avec le public. L’audience n’était pas simple spectatrice : elle participait à l’événement. Lors d’une prise de parole, une question tirée au sort les a invités à partager leur vœu pour l’année à venir. Ils ont répondu avec humilité qu’ils souhaitaient gagner en confiance et en maturité : une évolution déjà perceptible sur scène. Chanyeon a également confié vouloir travailler ses expressions plus “sexy”, que le public avait déjà pu constater ce soir-là.

    Le staff accompagnant le groupe a ajouté une touche d’humour, notamment grâce à l’interprète qui n’a pas hésité à utiliser de l’argot français pour renforcer la proximité avec la salle. L’un des moments les plus drôles a été la traduction d’une blague de Jiseok présentant PJ comme “un gros charo” en raison de son aisance en flirt et en fanservice. Cette connivence globale a largement contribué à l’atmosphère de la soirée.

    Le concert s’est conclu sur “END OF TIME”, les membres interagissant encore plus avec les fans, PJ allant même dans la foule. Ils ont continué à lancer des friandises et à partager la scène avec RISIN’, clôturant un moment intense et joyeux, vécu autant par eux que par les spectateurs.

    Verdict 

    A la fin de ce concert, une chose est sûre : Big Ocean n’est plus seulement un groupe en passage régulier en France, mais un trio d’artistes qui comprend son public et sait comment lui parler. Leur générosité, leur prestance scénique et leur proximité avec le public ont transformé ce concert en une expérience partagée plutôt qu’en simple performance. Grâce à de nombreuses surprises et interactions, les fans et l’audience générale n’a pu que s’amuser avec eux, nous y compris. Si leur souhait était de montrer plus de maturité et de confiance, ce concert “HEARTSIGN in PARIS” en est la preuve éclatante et laisse présager un avenir encore plus ambitieux pour leurs prochains.

    Merci à Parastar Entertainment pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : Onew fait vibrer la Salle Pleyel

    LIVE REPORT : Onew fait vibrer la Salle Pleyel

    Avec la tournée Percent %, Onew, leader de l’iconique boygroup SHINee, fait ses premiers pas en solo en Europe. Le dimanche 9 novembre 2025, c’est à la Salle Pleyel que la partie européenne de la tournée débute.

    Deuxième membre de SHINee à performer à Paris cette année, après le passage de Taemin le 12 mars dernier, Onew vient de nouveau à la rencontre de ses fans français, neuf ans après son passage avec SHINee à la KCON en 2016. C’est devant deux milles spectateurs qu’Onew se produit pour la première fois en solo à la capitale.

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    Source : @ONEW_GRIFFIN sur X

    Un début et une fin en douceur

    19h29, la musique se lance et les fans chantent automatiquement. À 19h30 tapantes, les lumières s’éteignent et le public acclame Onew qui monte sur scène. Il porte une tenue grise avec un col claudine blanc.

    Le concert débute avec “PERCENT (%)”, de son dernier album “PERCENT”, qui a également donné le nom à sa tournée. Dès les premières minutes, Onew montre ses capacités vocales avec ses high notes. Tout au long du show, il alterne ambiance entraînante et musiques calmes. Parmi elles, “Yeowoobi”, “All Day” ou “Epilogue”.

    À chaque fois qu’il le demande, tout le monde a les mains en l’air, suivant les indications du chanteur qui varie entre position assise sur un siège, debout derrière son pied de micro, ou se promène sur scène, s’approchant au maximum de son public enflammé. Dès qu’il tape du pied, comme dans “All Day”, les fans font de même. La Salle Pleyel s’illumine de bleu ciel grâce à tous les lightsticks de SHINee amenés par les fans.

    Avant “Starry Night”, Onew invite les spectateurs à chanter les parties de Lee Jin-ah, chanteuse avec qui il a collaboré pour ce morceau. Il nous remercie à la fin en français. Il continue de faire participer le public avec “MAD”, une chanson dont l’intégralité des paroles est en anglais, permettant aux fans de chanter plus facilement que les paroles en coréen.

    À la fin de “Winner”, qu’il chante assit sur un siège, l’idol explique que “Winner” est une chanson pour les fans, pour qu’ils sachent qu’ils sont au centre de leur vie, qu’ils sont les “Winner” (les gagnants).

    La dernière chanson calme du concert est “Happy Birthday”, qui clôture également le spectacle. Nous terminons sur une touche de douceur tandis qu’Onew se balade sur toute la scène, incitant le public à lever les mains en l’air alors qu’il termine la chanson en essayant de faire coucou au maximum de personnes avant de quitter la scène définitivement.

    Une énergie débordante, tant de l’artiste que du public

    Onew nous propose une performance au rythme soutenu, chantant ses chansons les plus entraînantes. Il commence avec “No Parachute” au début du concert, une musique aux paroles tristes mais à la mélodie dansante. Il en profite déjà pour se rapprocher du public et interagir alors qu’il est en pleine performance vocale.

    Avec “Far Away”, “Conversation”, “Maestro”, “Silky”, il fait participer le public en lui faisant lever les mains en l’air, chanter à certains moments clés des chansons. Malgré l’absence de chorégraphie, Onew ne peut s’empêcher de bouger et de danser sur ses chansons telles que “Caffeine”, “Animals” ou encore “YAY”, sur lesquelles le public s’amuse, saute, danse et profite du moment. Certains morceaux tels que “Beat Drum” mettent en avant son côté rappeur qui fait ressortir sa voix grave, pour le plus grand plaisir des fans.

    Onew monte de nouveau sur scène pour le rappel avec “Oreo Cake”. C’est pendant cette chanson que le public le surprend avec la bannière créée spécifiquement par les fans pour l’occasion. Onew termine la chanson en faisant un coeur avec ses mains, montrant une nouvelle fois son amour envers ses fans, qu’il ne cesse de prouver au cours de son concert.

    Une scénographie absente

    C’est sur une scène des plus sobres qu’Onew performe à la capitale. Il n’y a ni fond de scène, ni décor, simplement des jeux de lumières pour colorer la salle.

    Il n’y a pas non plus de live band, comme le souligne le chanteur lors d’un discours, ce qui est dommage notamment pour des chansons telles que “Animals” qui auraient mérité un accompagnement instrumental en live.

    Onew change tout de même de tenue entre la partie principale et le rappel. Il passe d’une tenue grise à un pantalon vert décoré de coeurs noirs, accompagné du sweat noir de la tournée et d’un bonnet avec des oreilles.

    Le concert d’Onew à Paris, c’est donc lui, sa voix, son micro, parfois un siège et quelques jolies lumières colorées. Une performance simple mais qui met en avant le talent de l’artiste, qui occupe l’espace en se promenant sur la scène et en dansant quand les chansons le permettent.

    Des temps d’échanges et de surprises

    Comme chaque artiste se produisant en France, Onew prononce quelques mots en français, à commencer par “Bonjour”. Il nous souhaite la bienvenue à sa tournée et constate à quel point le public est énergique. Il ajoute qu’il est content d’enfin être à Paris à l’occasion de sa toute première tournée mondiale et qu’il a vraiment hâte de cette soirée.

    Il nous dit qu’il a vu la Tour Eiffel ainsi que l’Arc de Triomphe et qu’il a l’impression que c’est sa deuxième maison. Il remercie également ses fans d’être là et leur demande pourquoi ils sont venus ce soir. Un fan lui répond que c’est parce qu’ils l’aiment, ce qui le fait rire. Onew interagit encore avec le public et conclut en expliquant que le live band n’a pas pu être présent mais que la salle sera remplie par sa voix et celles du public.

    Dans un deuxième moment d’échange, il demande quelle est sa chanson la plus populaire à Paris. Les fans répondent “Dice” et “Blue”, deux chansons qui ne sont pas sur la setlist et dont il chante un bout a cappella. Il ajoute qu’il a eu du mal à choisir la setlist parce qu’il aime toutes les musiques.

    Au cours d’un prochain discours, il indique aux personnes dans la fosse qu’elles peuvent s’asseoir, mais s’excuse en rigolant lorsqu’il se rend compte qu’elles n’ont pas de chaise.

    Onew explique que dans PERCENT, il voulait capturer toutes les émotions qu’il pouvait et les personnes qu’il croise dans sa vie. En vivant, on vit beaucoup d’aventures, nos émotions se vident et se remplissent. Ses fans et lui ne peuvent pas se voir tout le temps, mais il est toujours là pour eux. C’est grâce à leur amour que leurs chemins se croisent et il ne veut pas qu’ils l’oublient. Il termine en disant que nous sommes des personnes qui peuvent recevoir de l’amour.

    Plus tard, Onew dit qu’il a déjà atteint les 100% (référence au nom de la tournée) de bonheur tout à l’heure, qu’il est désormais à 200%. Alors que le public chante son nom, il commence à présenter les dernières musiques qu’il lui reste.

    Le public enchaîne les “Seven Nation Army” des White Stripes, tape des pieds et clame son nom à la moindre occasion. Pas une minute de silence se fait entendre, prouvant à nouveau l’énergie et l’investissement des fans.

    C’est après YAY, durant le rappel, qu’Onew annonce avoir préparé un cadeau pour nous. Il se fait devancer par les fans qui lui donnent un drapeau français rempli de dédicaces et de mots qu’il dit garder pour les lire plus tard. Le chanteur revient à sa propre surprise et explique avoir signé des peluches sous forme d’animaux. Il les lance à travers le public, tentant d’en envoyer jusqu’au dernier balcon qui est malheureusement trop loin pour qu’il puisse l’atteindre. C’est un moment touchant, une délicate attention de la part de l’artiste, et un moment de bataille entre les fans qui se ruent sur les peluches, espérant obtenir un souvenir unique de ce moment inoubliable.

    Avant de chanter sa dernière chanson, Onew remercie une nouvelle fois le public pour cette soirée inoubliable ainsi que pour tous les encouragements pour lui et pour SHINee. Même en concert solo, le leader pense au groupe qui a lancé sa carrière musicale.

    Enfin, après le dernier morceau, Onew quitte la scène en prononçant “Merci beaucoup, à bientôt” dans un français respectable et termine sur un “je t’aime” et “merci beaucoup” en coréen.

    Conclusion

    Onew est un artiste à voir en concert une fois dans sa vie. Outre sa notoriété en tant que leader de SHINee, c’est un chanteur émérite qui n’a besoin d’aucun artifice pour proposer une performance envoûtante. Sa voix unique transmet à la perfection les émotions décrites dans ses paroles et se suffit à elle-même. Ce fût un véritable plaisir de passer cette heure et demie face à cette personnalité emblématique de la K-pop.

    Nous remercions chaleureusement AEG pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : K-Street Festival 2025 – un voyage au cœur de Séoul à Paris

    LIVE REPORT : K-Street Festival 2025 – un voyage au cœur de Séoul à Paris

    Pour sa cinquième édition, le K-Street Festival a une fois de plus ramené Séoul au cœur de Paris, l’espace d’un week-end, du 6 au 7 septembre. 

    Cette année, le parc André Citroën s’est métamorphosé en une authentique mini-Séoul segmentée en quatre zones représentatives :

    • Gangnam : l’étalage de la culture coréenne.
    • Myeongdong : l’univers de la K-pop et de la K-beauty.
    • Itaewon : à la croisée de la culture et de la cosmétique.
    • Hongdae : le monde du tatouage et de la beauté coréenne.

    STREET FOOD 

    K-Street Festival - Corndog

    On ne peut pas évoquer le festival sans mentionner les 8 stands de cuisine de rue présents dans le parc. Au programme, des corn-dogs enrobés de corn flakes croustillants et du tteokbokki épicé ! Des bibimbaps délicieux aux célèbres corn dogs, chacun a eu l’opportunité de savourer un bout de Corée.

    Le stand Plus82 a captivé les amateurs de friandises avec ses paquets de Hangwa et Yakgwa.

    Nongshim a fait sensation avec son stand photo où les invités quittaient l’événement avec une photo souvenir, un cahier et un sachet de nouilles instantanées !

    En ce qui concerne le stand Melona, il a charmé les visiteurs avec ses glaces fruitées et sa mascotte attachante, proposant même une glace offerte aux 1000 premières personnes présentes.

    K-BEAUTY

    K-Street Festival - KBeauty

    Cette année, la K-Beauty était manifestement à l’honneur, avec presque 10 stands qui lui étaient consacrés. Une vaste gamme de cosmétiques coréens a été proposée par Kbeauty Cosmetics, Paperji et plusieurs autres. Le marché de Séoul a élargi sa gamme de produits en proposant des bijoux en nacre, des broderies artisanales et des chaussettes multicolores. Le stand Paperji a conquis les passionnés de papeterie grâce à ses carnets de coloriage, cartes postales et journaux inspirés du style coréen.

    On n’a pas oublié les fans de K-pop !

    Des artistes tels que Chumchopee et Koalaquarelle étaient présents pour proposer des créations en lien avec vos groupes favoris : fanarts, photocards, pins, stickers, porte-clefs etc…

    K-Street Festival - K-Pop

    Kooky, une application permettant de promouvoir ses idols préférés, a également proposé un lucky draw exclusif. Lors de celui-ci, il était possible de remporter des photocards de plusieurs groupes : Ablume, Onepact, JustB, ifeye et 1verse. 

    Sur le stand, on a également pu retrouver la fanbase française de Stray Kids pour des activités en lien avec le groupe.

    K!World a dynamisé son espace d’exposition en mettant en avant ses ouvrages par le biais de K!World Livres, tout en orchestrant des séances de signatures avec deux invités : les créateurs “The French Livai” et “Mathewmyworld” ont ainsi pu rencontrer leurs fans lors du week-end.

    Sans négliger évidemment les prestations de danse de reprise qui ont embrasé la scène.

    COOKING BATTLE 

    Grande nouveauté de cette édition : une cooking battle sur deux jours, jugée par quatre personnalités gastronomiques de renommée mondiale :

    K-street Festival - Mascotte
    • Gilles Marchal, maître pâtissier (Maison du Chocolat, Plaza Athénée).
    • Eric Ticana, chef sushi certifié par le World Sushi Skills Institute.
    • Kwon Woo Joong, chef doublement étoilé du restaurant Kwonsooksoo (Séoul).
    • Sukwon Yong, chef du restaurant Perception à Paris.

    ACTIVITES : SQUID GAME ET TRADITIONS 

    L’espace Squid Game, sans surprise, a été l’un des endroits les plus appréciés.

    Dans un décor immersif, les participants ont eu l’occasion de revisiter les défis emblématiques de la série, sous la supervision des gardes vêtus de rouge. En récompense : des bonbons et des porte-clés pour les vainqueurs.

    L’événement a proposé bien d’autres activités, tel qu’un atelier de création de porte-bougie lotus en papier Hanji, deux DJ sets en fin de soirée ou encore un stand centré sur les relations France-Corée à l’approche des 140 ans de l’amitié diplomatique entre les deux pays (un anniversaire qui aura lieu en 2026).

    Avec son programme alliant gastronomie, cosmétique, musique, ateliers et expériences immersives, le K-Street Festival 2025 a réaffirmé sa position comme événement majeur de la rentrée culturelle à Paris.

    Merci à Primetime de nous avoir reçu lors de ce weekend ! 

  • LIVE REPORT : G-Dragon, une légende à Paris 

    LIVE REPORT : G-Dragon, une légende à Paris 

    Le roi de la K-pop était de passage à La Défense Arena le 20 septembre dernier pour son unique date européenne. Légende vivante en son genre et membre pilier du groupe BIGBANG, G-Dragon embarque pour sa deuxième tournée mondiale seulement quelques mois après la sortie de son projet solo Übermensch. C’est lors de la PHASE 3 de sa tournée qu’il révèle la date à Paris, pour le plus grand bonheur des fans français.es. Grâce au tourneur AEG Presents, le grand GD nous a offert un spectacle des plus théâtraux et haut en couleurs. De Chanel vêtu, il nous a prouvé avec un charisme fou qu’il est une figure de proue de la K-pop. 

    Photo de couverture : © GALAXY CORPORATION

    Si sa venue au Gala des Pièces Jaunes en janvier dernier a fait grand bruit, c’est bien parce que sa dernière apparition scénique dans la capitale datait de 2017 pour son Act III: M.O.T.T.E World Tour. Sept ans après, les VIPs (fans de BIGBANG) sont toujours au rendez-vous. On y était et on vous raconte. 

    Une salle prête à recevoir 

    Avant même que le spectacle ne commence, une véritable ébullition s’installe dans l’enceinte de la salle alors que les clips de G-Dragon défilent sur les écrans. En partenariat avec Deezer, les paroles de “heartbreaker” ou “COUP D’ÉTAT” passent et permettent aux fans de chanter en direct et en coeur. L’ambiance s’installe alors que les gradins et la fosse assise se remplissent graduellement aux couleurs de BIGBANG et de GD qui ont tous deux leurs lightsticks représentés (une couronne jaune pour BB et une marguerite pour GD). Des VIPs de tous les pays se rassemblent à La Défense Arena pour cette unique date européenne : il fallait y être.

    Les fans ont pu danser sur “HOME SWEET HOME”, deuxième titre de la setlist, en featuring avec ses compères Taeyang et Daesung. Ces deux derniers étaient projetés comme des hologrammes sur les écrans de la salle, accompagnés par de véritables feux d’artifices colorés. Le ton est donné, la salle résonne déjà aux notes de G-Dragon et des VIPs. Ce joli hommage à BIGBANG a fait mouche alors que l’artiste a annoncé lors de son ment que le groupe ne tardera pas à faire son grand retour (et on les attend avec impatience).

    Une légende humaine qui rassemble les foules 

    © GALAXY CORPORATION
    © GALAXY CORPORATION

    Dès que le premier titre “POWER” retentit, c’est une foule en délire qui s’exclame. La légende est là, prête à interpréter et incarner son dernier projet solo. Le choix de cette chanson comme introduction fait complètement sens alors que GD arrivé couronné, vêtu de sa célèbre veste de roses (que les fans n’ont pas manqué de reproduire). Ce n’est pas tous les jours que l’on voit G-Dragon se mouvoir dans son égotrip, et les vibrations se sont fait ressentir dès son arrivée. 

    Lors de ses prises de paroles, les fans réagissent et cherchent à le féliciter par tous les moyens, notamment en reprenant notre hymne des White Stripes mais aussi en chantant l’intro de “Bang Bang Bang”, titre de BIGBANG. Ce fut un moment marquant pendant le concert alors GD avait du mal à comprendre ce qui se chantait entre la gauche et la droite de la salle. Il a tout de même entendu le morceau de son groupe et a chanté avec les VIPs, alors que les lighsticks se sont allumés en jaune (couleur de Big Bang).

    Une mise en scène complète,welcome to the greatest show

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    © GALAXY CORPORATION

    G-Dragon est un showman, et ne lésine pas sur la mise en scène qui prend au corps. Dès le début, des effets pyrotechniques à gogo, des lasers de couleurs, une horde de danseurs plus talentueux les uns que les autres qui l’accompagne : c’est à couper le souffle. On nous avait vendu du grand spectacle, et c’est bien le cas i. Parmi les artistes qui l’accompagnent, des danseurs de renom comme les Kwon twins qui l’accompagnent depuis longtemps. Ils sont notamment présents dans le MV de “TOO BAD”. 

    Certaines performances étaient visuellement très fortes, notamment celle de “michiGO”, où comme son nom l’indique, tout était “fou”, et qui a précédé “One of a Kind”. Deux titres iconiques teintés de rouge où la batterie a frappé encore plus fort qu’on ne l’aurait imaginé et les lasers ont fusé. GD était bien accompagné d’un live band qui semblait prendre quelques libertés artistiques pour ajouter encore plus de saveur aux morceaux joués.  

    À plusieurs reprises pendant le concert, la mise en scène a pris une tournure très visuelle, passant d’une ambiance de festival écrasante comme pendant “CROOKED”, à une salle de théâtre presque freakshow-esque, à une sorte de château froid digne des légendes transylvaniennes comme sur “BONAMANA”. De beaux clins d’oeil à ses différentes eras musicales comme l’album Kwon Jiyong où le theâtre prend une place importante. Les couleurs rouge et noir sont aussi prégnantes dans son projet COUP D’ÉTAT.   Difficile de se remettre de ses émotions et de qualifier simplement G-Dragon tant il puise d’inspirations visuelles. 

    GD est un theater kid (terme anglosaxon qui renvoie à un persona cliché d’enfant aimant la scène et la performance) qui ose non seulement se mettre en scène mais aussi proposer des jeux de caméra innovant. Il nous amène en fond de scène entre deux morceaux alors qu’il change sa veste et flirte avec la caméra sans pour autant retourner en coulisses. Chaque moment était un nouveau chapitre marquant comme l’interlude vidéo inattendue de beatbox par le professionnel Wing qui a fait vibrer la salle, moi y compris. C’est dans une transition fluide qu’il est revenu sur scène avec son solo début “heartbreaker” où la troupe de danse a de nouveau impressionné. 

    Les infrastructures et accessoires faisaient aussi partie intégrante de la mise en scène. Un rideau d’écrans lumineux couvrait et découvrait GD à chaque nouveau segment, une cage à chien est apparue pendant “BULLSHIT”, un micro décoré d’une traîne de mariée, ou encore une statue Ubermensch pendant “Butterfly”. Il a également utilisé des podiums sur scène pour être surélevé avec ses danseurs, créant une très jolie formation vue de côté commet de face. 

    Une présence scénique certaine

    Ses quelques interventions parlées étaient dignes de celle d’une superstar : un certain “do you love me?” impertinent glissé pour faire crier la foule, ou un “who am I?” pour rappeler son statut. Il n’éprouve aucune difficulté à enflammer 40.000 personnes, dans un naturel impressionnant. On dit que certaines personnes sont nées pour être sur scène, je suis convaincue qu’il en fait partie. 

    À plusieurs reprises je me suis retrouvée bouche-bée en écrivant un seul mot clé : “charisme”.  On pense par exemple au moment d’introduire le morceau iconique “CRAYON” où il a demandé à la foule de le suivre et de crier avec lui les paroles “get your – crayon”. Le moment était non seulement attendu par les fans car il constitue une tradition, mais aussi totalement opportun pour tourner la salle une nouvelle fois en festival. GD a plusieurs casquettes, car s’il a pu être visuellement plus agressif en début de concert, la suite s’est adoucit, notamment avec de la disco pop fun, comme avec “TAKE ME” où se mêle colorimétrie rose et solo de guitare néon. Son charisme transparaissait toujours autant dans ce registre. 

    Il n’hésite pas non plus à faire des solos de danse et à faire des freestyles comme pendant “I LOVE IT”, non sans nous rappeler la pop de Michael Jackson, ou encore “TOO BAD” en featuring avec Anderson. Paak. G-Dragon est le ace (excellant dans tous les milieux) originel de la K-Pop et il nous l’a bien prouvé ici. C’est avec surprise qu’il a proposé un medley dansé sur “TOO BAD” avec “Lady Marmelade”, très bien réussi. Monsieur G-Dragon a par ailleurs repris avec humour les paroles pendant son ment “voulez vous coucher avec moi ce soir?”. 

    Surhomme ou rockstar ? l’égotrip justifié de Kwon Jiyong 

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    © GALAXY CORPORATION

    Les fans de GD ne manquaient pas de scander son nom complet “Kwon Jiyong”, nous rappelant sans aucun doute son statut de rockstar dans l’industrie. Il se déplace de gauche à droite, d’avant en arrière sur la scène, et les fans le suivent en courant depuis la barricade. C’est pendant “CROOKED”, une des fan favorites qu’on remarque particulièrement le magnétisme de GD. Si c’était normalement une fosse assise, les VIPs n’ont pourtant pas manqué de se lever et de lui offrir ce “bain de foule” qu’il attire. Son attitude n’a d’écho que l’admiration qu’il reçoit alors qu’il s’approche de cette foule pendant “Today” pour se regarder dans leurs téléphones et jouer avec la fame. En argot d’internet actuel, j’aurais dit “+1000 aura”.   

    Son statut de rockstar se renforce alors qu’il revient pour son encore sur un cover très rock de “Can’t Help Falling in Love” d’Elvis Presley, titre qu’il a interprété pour la BO de son dernier biopic. Ce n’est donc pas un hasard si le “king of K-pop” interprète le “king of rock’n’roll”. 

    C’est ensuite avec sa version personnelle de “This Love” des Maroon 5 qu’il se déplace encore avec attitude désinvolte et charisme naturel. Un titre particulier quand on sait qu’il était présent sur le début album de BIGBANG et qui est aujourd’hui interprété presque 20 ans plus tard. 

    GD, roi de la mode 

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    Comment parler du concert de G-Dragon sans évoquer la pluralité de ses tenues. Si cette veste de roses rouges et cette couronne était déjà iconiques en l’état, elle est aujourd’hui devenue une marque de fabrique et un statement pour l’artiste. G-Dragon est intégré dans l’univers de la mode, et les choix de tenue n’étaient pas anodins.

    Après sa veste de roses, il a porté long manteau de sequins blanc, personnalisé avec un Ü signature dans le dos. A mi-chemin entre le prince et le maître de château, cela fonctionnait très bien pour “BONAMANA” autant que pour “Butterfly”, chanson plus douce. Il porte ensuite une autre tenue plus casual avec une veste cChanel bleue pour le milieu de concert avant de venir en full custom jusqu’aux gants et chapeau noir et blanc inspiré de Coco Chanel. En effet, GD tient son rôle de Global Ambassador pour la marque depuis presque 10 ans. A noter qu’il est le premier ambassadeur asiatique de la marque, une symbolique très forte. Avec la chemise bordeaux et les gants, il rappelait à la fois The Mask et le Joker tout en les rendant chic et couture. 

    Un storytelling énigmatique et inspiré… parfois impénétrable 

    G-Dragon installe une histoire dès l’introduction du concert qui commence par un VCR (video recording) énigmatique dont les chapitres se succèdent. Pour le premier, l’excitation est à son comble alors que toute la salle l’attend, le roi est de retour. Des citations nihilistes défilent, dans une direction artistique précise, celle d’un homme qui remet en question la petitesse de l’humanité et qui entend sublimer son existence par la musique et l’art. L’histoire de cet “Übermensch” se met en place et GD nous emmène avec lui, qu’on soit fan invétéré ou simple amateur de musique et de spectacle. Si l’utilisation de ce terme a posé débat au moment de la sortie de son projet, notamment parce que le concept de “surhomme” a été utilisé dans les plus sombres périodes allemandes, il s’avère qu’ici on s’en éloigne bien largement.

    L’artiste a cette capacité à embarquer tout un public avec lui et de nous envelopper dans son univers en stimulant tous nos sens physiques mais aussi notre esprit. D’autres chapitres comme celui du “camel/eon” (jeu de mot entre camel -chameau- et cameleon) offraient un storytelling toujours plus obscur. Dans un visuel fantastique à la Bram Stocker, GD appose des citations philosophiques sur le sens de la vie et l’anticonformisme. A cela s’ajoutent des références artistiques en tous genres ou encore un lion (lien avec son signe astro et le fait qu’il soit le “roi” des animaux?). 

    Tout pousse à croire que GD est surhumain, tout comme un poète transcendantal. On regrette toutefois l’utilisation abondante d’images générées par intelligence artificielle dans ces visuels parfois sur-saturés. Si le message est volontairement impénétrable, l’image aurait pu être plus subtile. 

    Entre émotion et nostalgie, un lien unique entre GD et ses fans

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    © GALAXY CORPORATION

    En plus d’être une superstar, G-Dragon dégage une certaine sensibilité par la transparence dont il fait preuve à propos de ses émotions et de sa santé mentale. Être un génie ne va pas sans contrepartie alors qu’il nous raconte ouvertement sa souffrance dans un interview vidéo exclusif d’une dizaine de minutes. 

    Après avoir fait le show sur toute la première partie du concert, il s’est montré beaucoup plus sensible, le cœur mis à nu. C’est un artiste à la fois vulnérable et aguerri, prêt à sublimer ses souffrances en quelque chose de presque transcendant. On peut au premier abord penser à un égotrip plein d’hybris, mais il semble qu’une seconde interprétation est possible. Si Kwon Jiyong révèle aujourd’hui se sentir plus heureux et plus libre, c’est aussi parce qu’il a pris le temps de se réapproprier sa vie qui semblait ne plus lui appartenir. En pansant ses blessures, en arrêtant de courir à toute allure et en se retirant, il a renforcé Kwon Jiyong pour faire briller G-Dragon, cet “übermensch”.

    Sur “IBELONGIIU”, GD est carrément descendu de scène pour aller à la rencontre directe des fans, comme pour un dernier remerciement. C’est un moment particulièrement émouvant alors qu’il s’agit d’une chanson d’amour direct, envers lui-même, envers ses fans, envers qui en aurait le besoin. Il semble qu’une note d’espoir et de positivité clôture Übermensch

    La fin du concert a pris une vraie tournure nostalgique alors que G-Dragon a salué son public avant de le laisser avec un joli générique de fin sur “HOME SWEET HOME”. Défilaient les crédits mais aussi des vidéos de covers de danse de fans, pendant que les spectateurs chantaient et dansaient une dernière fois en symbiose.

    Conclusion

    Si le magnétisme et l’audace étaient incarnés, ce serait G-Dragon. 

    Tous les qualificatifs qui lui sont attribués par les médias sud-coréens et internationaux de type “roi” ou “légende” se justifient ici après un tel spectacle visuel, sonore et émotionnel. Rares sont les artistes solos qui arrivent à imprégner tout l’espace et toute la salle par leur aura, mais c’est le cas de G-Dragon qui nous attire dans son univers. Au-delà d’être un artiste capable de danser ou rapper, il a une présence scénique théâtrale et un peu rebelle qui marque les esprits. 

    Assister à un concert de G-Dragon est comme s’engouffrer dans un vortex  à la fois festif et philosophique où plus rien n’a de sens. Entre le fil conducteur autour de l’Übermensch, les jeux de lumière et les effets pyrotechniques, les tenues portées, mais aussi le choix des chansons, on a eu droit à un spectacle complet. 

    Malgré la longueur du ment et des pauses en fin de concert, la qualité de ses prestations et la charge émotionnelle présente ont fait de cette soirée une des plus mémorables. Le roi de la K-pop, avec presque 20 ans de carrière derrière lui, est bien dans sa propre cour. Unique en son genre, Kwon Jiyong brille, et ce même au travers de G-Dragon.

    Merci à AEG Presents France pour l’invitation.

  • LIVE REPORT : Wonho réveille le Bataclan

    LIVE REPORT : Wonho réveille le Bataclan

    © photo de couverture : Julie pour dear. korea.

    C’est sur la scène symbolique du Bataclan que Wonho démarre sa tournée européenne “STAY AWAKE” en ce dimanche 7 septembre.

    Ancien membre du groupe MONSTA X, Wonho débute sa carrière solo en 2020 après une longue période d’absence. Il rencontre ce soir ses fans, les WENEE, pour la première fois en France. 

    Connu pour son physique impressionnant, quel univers Wonho cherche-t-il à transmettre à ses fans ? Découvrons-le ensemble !

    Partie 1 : “Awakening”

    La salle est peu remplie : l’accès au balcon est fermé, seul le parterre est occupé. Pourtant, l’énergie n’en est pas moindre. Les chansons de Wonho tournent en attendant son arrivée, jusqu’à ce que le son augmente vers 20h sur le morceau “BLUE”. Les fans se réveillent alors et chantent le refrain pour encourager la venue de la star sur scène.

    Le premier VCR se lance, annonçant son arrivée sur son dernier single “Better Than Me”. Vêtu d’un costume noir à paillettes, sobre et élégant, Wonho est accompagné de quatre danseurs chevronnés. Alors que le morceau est sorti en juin dernier, le public connaît déjà les paroles par cœur et le montre bien. Il a voulu exprimer au travers de ce titre la certitude et la confiance qu’il a en son amour. Wonho est convaincu que personne ne peut aimer autant que lui.

    Viennent ensuite les titres “WITH YOU” et “Eye On You” sur lesquels l’artiste se fond parmi les danseurs, mettant en avant ses talents sur scène. Sur cette troisième chanson bien connue des fans, l’énergie est bouillante et les confettis explosent. Quelques décors futuristes s’animent à l’écran derrière les performeurs, avec de temps en temps une retransmission de la caméra qui filme Wonho. On peut cependant regretter de ne pas voir retransmis les mouvements qui s’effectuent au sol, difficilement visibles depuis le milieu de la fosse.

    L’heure arrive ensuite au premier discours. C’est alors qu’on comprend que le concert sera découpé en plusieurs parties puisque s’affiche à l’écran la première partie intitulée “Awakening” (le réveil).

    Il évoque son enthousiasme de rencontrer ses fans pour la première fois en France. Wonho raconte son séjour à Paris. Il dit s’être régalé en goûtant des escargots (prononcé en français avec un accent délicieux) ainsi qu’une blanquette de veau bien crémeuse.

    Il révèle également avoir réalisé son rêve le matin du concert : courir le long de la Seine. Il en profite alors pour demander si les WENEE aiment courir. Face à une réponse en partie négative du public, Wonho demande alors ce que préfèrent faire les WENEE à la place. “Vous ne faites que de me regarder toute la journée ?” La réponse étant cette fois positive, le principal intéressé esquisse un sourire et mime une petite célébration, faisant ressortir une personnalité taquine. Il lance alors la suite des hostilités avec un joli “Allons-y !”.

    Sur un décor coloré avec des palmiers et des feux d’artifices, c’est le morceau “BLUE” qui se lance. L’ambiance est plus estivale et festive. On entend le public chanter en choeur ces paroles entêtantes “We are young, we are dumb, 우린 party all night long”. Aux côtés des autres chansons de la setlist, celle-ci dénote un peu avec son air innocent et guilleret. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe, alors qu’on aurait tendance à attendre ce genre de morceau en clôture de show.

    Arrive ensuite le titre “BEST SHOT” avec une instrumentale plus percutante accompagnée d’effets de lumière. On a particulièrement apprécié la chorégraphie, bien qu’une partie se fasse encore une fois au sol.

    Les WENEE étaient bouillants et réactifs, si bien que l’artiste le souligne lors de son deuxième discours à l’issue de la chanson. Il mentionne à quel point il est impressionné par la passion et l’énergie si particulière qui émane des fans en France. Le moment idéal pour ces derniers de lancer le chant reprenant l’air de “Seven Nation Army”, passage devenu inévitable dans les salles françaises.

    Wonho profite de cette petite pause pour lire les messages sur les pancartes des WENEE. Sur l’une d’elle est inscrit “Peux-tu dessiner mon prochain tatouage ?”, ce qu’il refuse catégoriquement. Il s’amuse ensuite à envoyer des baisers volants dans le public et chanter un joyeux anniversaire à une personne. Un moment privilégié qui lui permet d’interagir (et flirter) avec ses fans.

    Le premier segment se termine par sa chanson “Devil”. L’ambiance bascule dans une atmosphère plus sombre et sensuelle. Wonho arbore un regard perçant, tandis que le décor accentue ce thème démoniaque.

    Partie 2 : Between Dreams

    Tandis que la première partie a permis de chauffer la salle avec un registre entraînant, la suite s’annonce plus calme. C’est le moment émotion. Les images d’un VCR montrent Wonho sur scène, qui explique en voix off à quel point cela lui manquait. Retrouver ses fans sous la lumière des projecteurs, c’est ce qui l’anime et prouve qu’il est en vie. Les réactions dans la salle sont attendries et enthousiastes. On comprend qu’un lien fort unit Wonho avec ses fans, qui ont dû vivre des moments de doute ensemble.

    L’artiste apparaît sur une chaise avec une nouvelle tenue, micro à la main. Il est plus proche du public, prend le temps de les regarder tout en chantant. De temps à autre, il esquisse un sourire sincère en voyant le public chanter. Wonho interprète ainsi les chansons “Stranger”, “Losing You” et “Close” en compagnie de son public.

    Les flashs s’allument et les téléphones se balancent au rythme de la musique. Du point de vue de Wonho, ce sont sûrement des flashs de toutes les couleurs qui apparaissent, puisque les WENEE avaient préparé un projet en distribuant des gommettes plus tôt dans la soirée. Le chanteur prend le temps d’admirer le public, et s’arrête même parfois de chanter pour laisser place à la voix de ses fans.

    Au moment du discours, les WENEE tapent du pied, faisant trembler le sol et la caméra qui filme Wonho. Ce dernier éclate de rire et demande d’un air amusé “Il y a un métro qui passe au-dessus ?”. Wonho évoque à nouveau sa période d’absence, éloigné de ses fans. Il explique le choix du titre de sa tournée. “STAY AWAKE” exprime sa volonté de remonter sur scène, car ce qui lui manquait le plus, c’est croiser le regard de ses fans et entendre leurs encouragements.

    Pour la suite, Wonho annonce un changement d’ambiance et invite les WENEE à danser avec lui. Les quatre danseurs sont de retour sur scène pour performer sur “Ain’t About You” et “24/7”. Leur présence apporte une vraie valeur ajoutée puisqu’ils interagissent avec le public et avec Wonho de manière espiègle et adorable. Sans préciser leur aisance à danser avec charisme.

    Wonho profite d’une nouvelle pause pour chauffer la salle et rappeler à quel point il s’amuse. Il lance alors la dernière chanson de ce deuxième segment, “Crazy”. Le public réagit dès les premières notes et crient  les paroles, face à un Wonho à l’attitude désinvolte. Coup de cœur pour le dance break final qui est satisfaisant à regarder.

    Design sans titre

    Partie 3 : All For You

    Un nouveau VCR se lance pour faire la transition vers la troisième partie. On y voit Wonho répondre à des questions sur sa vision de la scène. Il parle de ses nouvelles chansons et révèle quelques notes en avant-première. On assiste également à une séquence “What’s in my bag” dans laquelle Wonho montre ses indispensables. L’atmosphère change une nouvelle fois sur cette troisième partie et la température monte. Wonho apparaît avec un t-shirt de compression noir à paillettes et une tenue sobre.

    Il dévoile deux de ses nouvelles chansons : “MALA” et “Down”. La première possède un rythme percutant et dansant. La chorégraphie colle parfaitement à l’ambiance du son. Wonho révèle qu’il s’est inspiré du personnage de Tokyo dans La Casa de Papel pour écrire MALA. Il y raconte une relation dangereuse mêlant amour et destruction.

    Quant à “Down”, elle évoque ce sentiment d’attirance tellement forte qu’elle nous fait plonger. Pour Wonho, c’est une chanson pour danser jusqu’au bout de la nuit. Et à nos yeux, c’est un pari réussi car le morceau est addictif. Probablement un futur classique ?

    Wonho enchaîne ensuite avec une chanson plus posée, “What Would You Do”, sortie en novembre dernier. Le moment est touchant et le chanteur semble heureux de l’interpréter. Il révèle à l’issue de la chanson qu’il se sent encore plus plongée lorsqu’il regarde les visages des WENEE.

    C’est l’heure des dernières chansons de la soirée. Wonho réitère sa joie de rencontrer ses fans en France pour le début de sa tournée européenne. Il promet de toujours faire de son mieux pour renvoyer tout l’amour qu’on lui donne.

    Le set se termine avec “Lose” et “Open Mind”, deux morceaux avec une chorégraphie sexy. Le public est au taquet et le fait entendre. Sous les confettis qui restent pendus au plafond, les artistes quittent la scène. On entend les acclamations des WENEE qui en redemandent encore.

    Design sans titre 2

    Partie 4 : Encore

    Le dernier VCR se lance, puis Wonho fait son retour avec ses danseurs. Ils sont vêtus du merchandising de la tournée. Wonho, lui, porte une casquette. Il interprète “Somebody”, une chanson chaleureuse et nostalgique. Les danseurs se baladent sur la scène et interagissent avec le public, tout comme la star de la soirée qui saute et danse avec les WENEE. Dans l’euphorie, ils arrosent le public avec leurs bouteilles d’eau et font chanter la foule.

    Par la suite, c’est “Down” qui se lance pour la deuxième fois. Cette fois-ci avec une ambiance de boîte de nuit et un Wonho qui se lâche sur scène. Alors que la chanson n’est pas officiellement sortie, les WENEE ont déjà intégré les paroles et chantent à tue-tête.

    Pour la prochaine chanson, Wonho demande l’avis des WENEE sur le choix à faire. Il propose alors de jouer à nouveau “Better Than Me”. Alors qu’il lance le morceau, ses danseurs l’aident à retirer son t-shirt sous les cris du public. Après cette version topless, c’est l’heure de la photo de groupe. 

    La fin du show est imminente. Wonho demande à tout le monde d’allumer le flash de son téléphone pour la dernière chanson intitulée “FLASH”. Le moment est émouvant et les danseurs sont encore une fois adorables avec le public. C’est aussi la première fois qu’on a la chance d’entendre Wonho rapper depuis le début de la soirée. Ce dernier arbore un sourire jusqu’aux oreilles, tandis que les confettis pleuvent sur le public.

    Conclusion

    Nous avons été ravis de découvrir l’univers de Wonho sur la scène du Bataclan. Il nous a dévoilé une personnalité à la fois touchante et taquine. Son lien avec ses fans semble fort et authentique.

    Derrière ce physique, Wonho possède surtout des talents en tant que danseur et parolier. Coup de cœur particulier pour ses danseurs qui semblent l’accompagner depuis plusieurs années maintenant. Ils ont su apporter une touche solaire grâce à leur talent et leur interaction avec le public.

    Merci à Live Nation pour l’invitation !

    Crédits photo : Julie pour dear. korea

    Setlist

    Part 1 : Awakening

    • Better Than Me
    • With You
    • Eye On You
    • BLUE
    • BEST SHOT
    • Devil

    Part 2 : Between Dreams

    • Stranger
    • Losing You
    • Close
    • Ain’t About You
    • 24/7
    • Crazy

    Part 3 : All For You

    • MALA
    • Down
    • What Would You Do
    • Lose
    • Open Mind

    Part 4 : Encore

    • Somebody
    • Down
    • Better Than Me
    • FLASH

  • LIVE REPORT : Enhypen hypnotise l’Accor Arena

    LIVE REPORT : Enhypen hypnotise l’Accor Arena

    © photo de couverture : BELIFT LAB.

    Pour leur tournée “Walk The Line”, Enhypen s’est rendu à Paris le 3 septembre dernier. C’est dans la salle mythique de l’Accor Arena que le groupe a fait sa dernière date européenne. Un show complètement sold out par les Engenes (nom du fandom) qui attendaient leur venue avec impatience. Nous étions au concert, on vous raconte tout.

    Un concert à guichets fermé, très attendu par les Engenes

    EN PARIS 01

    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    Note de la rédactrice : En tant que fan d’Enhypen, c’est avec impatience que j’attendais leur venue en France pour un concert entier. Si j’ai eu la chance de les voir lors de leur passage au Music Bank en avril 2023, c’est enfin un concert de plus de deux heures que j’ai pu savourer. C’était aussi le cas des milliers de Engenes présent·es ce soir là grâce au tourneur  AEG. En effet, c’est pour leur troisième tournée qu’ils se sont enfin rendus en Europe, alors qu’elle avait été mise de côté pour le “Manifesto Tour” et “Fate Tour”. 

    Pour conséquence, un concert à guichets fermés avec beaucoup d’anticipation,  quelques semaines après leur dernier comeback “Bad Desire” en juin dernier. Avant même le début du concert, l’ambiance était en ébullition devant l’Accor Arena alors que les Engenes se distribuaient des bannières à l’effigie des membres ou encore des freebies (petites cartes, bracelets et autres goodies gracieusement faits mains). Les files d’attente se sont aussi vite remplies devant les stands de merchandising qui mettaient en vente des vêtements, pickets, porte-clefs mais aussi le lightstick d’Enhypen.  Une chose est sûre, la salle était aux couleurs des Engenes. 

    Un spectacle à l’univers fantastique : entre vampires et princes

    EN PARIS 02

    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    Alors que les fans attendaient 19h30 pour le début du concert, d’autres VIP chanceux·es ont pu assister aux balances, une tradition dans la Kpop qui permet aux fans de partager un moment privilégié avec leur groupe préféré. 

    Avant l’arrivée des membres, alors que les gradins et la fosse se remplissaient graduellement, les Engenes chantaient les titres qui tournaient en fond, tout en prenant des photos et faisant marcher leurs lightsticks qui illuminaient la salle en un joli ensemble multicolore. 

    À l’heure du début du concert, les lumières s’éteignent et les cris d’encouragement retentissent directement accompagnant un VCR d’introduction : le spectacle peut commencer.  Les membres sont arrivés sur leur titre phare “Brought the heat back” sur un décor de feu, de cierges et de chauves souris instaurant directement leur univers fantastique. Les vampires attitrés de la Kpop sont là et performent avec toujours plus d’énergie et d’un brin de sensualité, comme ce fut le cas pour “FEVER”, un des titres les plus populaires. Les écrans de la salle étaient bien utilisés pour projeter des images en phase avec la direction artistique d’Enhypen. Je pense notamment à “Fatal trouble” avec un décor de château glacial avec colonnes et lustres, mais aussi un effet miroir de leur chorégraphie, à “Bite Me” avec ces vitraux multicolores, ou cette lune géante entourée d’étoiles pour “Moonstruck. ”

    Cette atmosphère fantastique était mise en avant par le choix des tenues proposées par Enhypen. En première partie de concert, ils étaient par exemple habillés de noir par Prada. Les sequins et les matières satinées allaient parfaitement avec leur concept de figures sanglantes et hypnotisantes. D’autres sublimes tenues ont fait réagir les fans, comme ces vestes bleues avec des détails princiers blancs, ou encore des vestons à sequins gris portés sur des chemises blanches. J’apprécie ces détails tout particuliers appliqués aux tenues de scène qui ont enjolivé leurs performances et sont un vrai point positif sur ce show. Seul le milieu du concert a cassé quelque peu la storyline fantastique alors que les membres sont arrivés en tenues plus streetswear  et ont interprété des morceaux plus frais comme “Loose” ou “Sweet Venom”. 

    Pour cette tournée, Enhypen a placé dans sa setlist les morceaux en sous-unité “Lucifer” (Jay, Jake et Sunghoon, les “02”) et “Teeth” (Jungwon, Heeseung, Sunoo, Ni-ki). Présentes dans l’album spécial MÉMORABILIA, elles ont fait leur effet. Les premiers étaient placés sur des escaliers de pierre entourés de lumière bleue, avec une mise en scène presque intimiste. Les seconds ont misé sur la danse avec une performance énergique et enivrante, grâce à cette instrumentale digne d’une scène d’hypnose. Dans les deux cas, l’univers vampirique était prépondérant, ce qui ne nous étonne pas quand on sait que l’album en question promeut leur webtoon “Dark Moon”.

    Un groupe charismatique aux multiples talents

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    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    Le charisme du groupe n’est pas à prouver tant ils occupent l’espace de la scène, avec ou sans infrastructures scéniques. S’il y en a très peu eu, je pense toutefois à “Future Perfect (Pass the mic)” où un pupitre était placé au cœur de la scène. C’est avec un charisme de star certain que Jungwon et Jay ont introduit le morceau en criant et chauffant la salle désormais en feu. Les basses et les effets pyrotechniques n’ont pu que sublimer cette performance. À plusieurs reprises pendant le concert, des feux d’artifices et flammes venaient ponctuer les moments forts des chansons.

    Outre leur charisme, certains membres nous ont surpris en jouant des instruments de musique, pour ceux/celles qui ne s’étaient pas spoilé le concert. Jay nous a joué de la guitare électrique pour introduire “Blessed-Cursed” et Heeseung a joué du piano avant “XO (Only if you say yes)”. Dans une jolie mise en scène fleurie, cette chanson a eu une saveur particulièrement douce dès ses premières notes. La salle a chanté dans un chœur magnifique l’introduction de la chanson, suspendue aux notes de piano. Sunoo était particulièrement rayonnant sur cette chanson qui me semble lui aller à merveille. 

    Ni-ki et Jungwon ont su montrer à plusieurs reprises qu’ils étaient les main dancers du groupe. La beauté de certaines chorégraphies et la qualité de l’exécution ne nous a pas échappée puisque le groupe était en grande partie sur la scène principale, permettant à la salle d’admirer leurs formations. C’est par exemple “Fatal Trouble” ou “Moonstruck” qui ont fait preuve des plus jolis tableaux de la soirée selon moi. 
    Certains titres chantés live sans chorégraphie comme “Scream”, ma chanson préférée, ont su mettre en avant les timbres des chanteurs comme Jake ou Sunoo. Heeseung, en tant que chanteur principal du groupe, a su largement se démarquer tout au long du concert avec sa voix maîtrisée et toujours audible face à la backing track. C’est aussi le cas pour Jungwon et Jay, qui osent se mettre en danger vocalement pour proposer de l’émotion aux fans.

    Une pointe de nostalgie

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    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    Puisque c’est leur premier concert en France, certaines performances arborent un aspect assez nostalgique et touchant pour les fans, qui parfois les suivent depuis leur survival i-land. C’est avec beaucoup d’émotion qu’on a entendu “Given-Taken” que les Engenes chantaient parfois même plus fort qu’Enhypen. D’autres titres ont galvanisé les fans dans un moment un peu hors du temps comme “Future Perfect”, “Bite Me” ou “Bad Desire” où les chants du public étaient puissants.

    Lorsque le groupe ne dansait pas en formation, c’est sur l’avant-scène qu’ils allaient et venaient pour interagir avec les fans tout en chantant. C’était le cas pour “You Eyes Only”, pour laquelle on est passé du vampirisme au romantisme charmeur. Les fans ont pu apprécier les encore sur l’avant scène avec “Karma”, “Paranormal Love”, des titres plus rock avec toujours cette pointe de nostalgie. C’est pourtant avec “Drunk-Dazed” et “Go big or go home” que l’émotion était à son maximum alors que ce sont des chansons de leurs anciens projets. “Drunk-Dazed” étant une des plus populaires de leur discographie, mais pas officiellement dans la setlist, beaucoup l’attendaient. C’est avec un remix encore plus EDM que Enhypen a dansé, sauté, interagi avec les fans et récupéré des drapeaux en tous genres depuis la fosse. Par ailleurs, Paris fut l’une des rares dates à avoir quatre chansons pour l’encore.

    Après cet encore, les membres ont quitté la salle alors que “Shout Out” retentissait. Les Engenes chantaient à tue-tête, mais malheureusement ils ne l’ont pas performée et se sont contentés de dire leurs derniers au revoir, assez rapidement. Les fans sont resté.es chanter la chanson alors même que les membres devaient partir. Un beau moment d’émotion collective où la foule ne faisait plus qu’un bloc, uni par une seule force : l’amour porté à Enhypen qui nous entendait encore depuis les coulisses.

    Entre fanchants et ambiance de festival

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    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    En début de concert, Heeseung nous a fait chanter la high note de “Bad Desire”, alors qu’il nous a fait une démonstration en a cappella. Plus tard dans la soirée, il a également repris sa phrase de “Loose” en faisant des ad-libs qui ont fait crier la salle. A plusieurs reprises il’a impressionnée toute la salle à chanter aussi clairement dans son micro pour faire réagir les fans. 

    Bien évidemment, les fans ont encouragé Enhypen avec des fanchants sur “Seven Nation Army” des White Stripes. La réaction des membres étaient particulièrement adorables alors qu’ils dansaient sur la mélodie avec fierté et espièglerie. Sunghoon nous dit qu’il “adore cette chanson”. 

    Dans un tout autre registre, le public a chanté “Charger” de Triangle des Bermudes, nouvelle tradition du public français qui sait mettre l’ambiance. Jungwon était surpris et ne connaissant pas la chanson a compris les paroles comme “Je t’aime”, en le répétant plusieurs fois. Ce fut un moment assez mémorable et comique de la soirée.

    C’est pourtant le fanchant de “Go Big or Go Home” qui a retenu mon attention tant il était fort, les deux fois où il a été joué, pendant le concert et à l’encore. La salle s’est transformée en gigantesque festival où tout le monde dansait et scandait leur noms en chœur.

    @dearkorea82

    Les ENGENES ont enflammé l’Accor Arena avec le fanchant de « Go big or go home »‼️🔥 #kpop #enhypen #walktheline_in_europe #walktheline_in_paris @enhypen @Accor Arena

    ♬ son original – dear. korea

    Des clins d’oeil à la France, dernière date européenne

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    © photo : Enhypen in Paris, BELIFT LAB.

    Enhypen n’a pas manqué de montrer qu’ils aimaient l’Europe et la France, en faisant plusieurs interventions lors du concert (les “MENT”). Lors du premier, ils se sont présentés en incorporant quelques mots de français, Jake nous dit “Bonjour Paris”, Sunghoon nous dit qu’ils nous aime et Jay montre ses prouesses en français. Si on sait que ce dernier apprend sérieusement la langue de Molière, il a réellement ambiancé les fans avec des phrases précises. On a eu le droit à un “Ici c’est Paris !” “c’est chaud” suivi de plusieurs “on y va” et “c’est parti” dans un parfait accent. Il nous dit qu’il est “très content d’être à Paris” et qu’il “apprend le français maintenant”, “la prochaine fois je parlerai mieux français”, mais c’était déjà très bien. Jay nous avoue aussi qu’ils continuait d’apprendre le français sur toute la durée de la tournée : un petit sentiment de satisfaction pour les fans francophones.

    @dearkorea82

    Jay nous a montré ses prouesses en français à l’Accor Arena hier soir ! 🇫🇷 Quoi de mieux pour introduire « ParadoXXX Invasion » ? #Enhypen #walktheline_in_europe #walktheline_in_paris @enhypen @Accor Arena

    ♬ son original – dear. korea

    Les membres ont pris la parole une vingtaine de minutes en milieu de concert pour parler de leur tournée qui touchait à leur fin et parler de leur expérience en Europe. Chacun leur tour, ils ont été encouragés par les fans qui scandaient leurs noms, personne n’a été mis de côté. Jungwon a remercié les Engenes d’être là, en racontant une anecdote sur la SEO de “engene” sur Google. Avant il trouvait seulement des moteurs de voiture, et maintenant il voit le nom du fandom, preuve de leur popularité. 

    Enhypen a aussi demandé au public de leur conseiller des plats français et les quelques réponses sélectionnées étaient les croissants, les o’tacos ou les mojitos (même si on sait que ce cocktail n’est pas français), ou encore la raclette qu’ils ne connaissaient pas. Jay nous dit dans un français toujours parfait qu’il aime le fromage et le vin, vrai fan de l’Europe. 

    Bien sûr, Heeseung a dit que Paris était la meilleure date, et on a bien envie d’y croire. 

    Conclusion 

    Pour leur premier concert en France, Enhypen a su réunir les fans et leur offrir une expérience mémorable grâce à leur énergie et leur générosité. Ce sont sans aucun doute sept membres de talent, avec une fanbase solide qui a créé des synergies indéniables. “Walk The Line” a offert de belles surprises avec de nouvelles performances et des tenues dignes de films. Si on regrette la setlist et la brièveté du concert, l’effort des membres pour donner le meilleur d’eux-même était bien visible, malgré leur fatigue apparente. En somme, des membres avec du savoir-faire et de l’aisance sur scène, qu’on aimerait revoir avec beaucoup plus de décors, de mises en scène, voire de danseurs pour mettre en avant ce qu’il y a de mieux chez Enhypen : leur concept et leur charisme. Je me suis beaucoup amusée parce que je stan le groupe et que les voir en live était une sorte de consécration. Ceci dit, à mon sens, l’agence aurait pu déployer davantage de moyens pour sublimer ses artistes et rendre le show d’autant plus complet, surtout pour une première tournée européenne.

    SETLIST PARIS 03.09.2025

    Brought the Heat Back

    FEVER

    ParadoXXX Invasion

    Future Perfect (Pass the MIC)

    Given-Taken

    Lucifer

    Teeth

    Blessed-Cursed

    Fatal Trouble

    Bite Me

    Loose

    Your Eyes Only

    Scream

    Tamed-Dashed

    Sweet Venom

    Go Big or Go Home

    Moonstruck

    Bad Desire (With or Without You)

    XO (Only If You Say Yes)

    No Doubt

    Encore:

    Karma

    Paranormal Love

    Drunk-Dazed

    Go Big or Go Home

  • LIVE REPORT : BLACKPINK fait briller le Stade de France

    LIVE REPORT : BLACKPINK fait briller le Stade de France

    Photo de couverture fournie par YG Entertainment

    Deux ans après ses premiers concerts au Stade de France, BLACKPINK fait briller le Stade de France avec deux concerts d’exception. Le 2 août marque le début de la partie européenne de la troisième tournée mondiale du groupe, DEADLINE. Face à 50 000 spectateurs, Jisoo, Jennie, Rosé et Lisa enflamment la scène. Retour sur ce concert survolté !

    Acte 0 : une attente prolongée

    Samedi 02 août, 18 heures. Le personnel ouvre les portes pour laisser les BLINKs (nom des fans) pénétrer dans l’enceinte du stade. Le stade se remplit petit à petit alors que les fans prennent place et découvrent la scène : une scène principale, un catwalk formant un rond et une scène secondaire au bout de ce dernier. Les BLINKs s’étant procuré une place VIP sont déjà à l’intérieur du catwalk, un espace privilégié, n’étant pas accessible par le grand public.

    19h32. Un premier clip est diffusé à l’écran, “As If It’s Your Last”. L’audience hurle à pleins poumons, chante les paroles, alors que les cris résonnent dans le stade. Les title tracks s’enchaînent : “Kill This Love”, “Pink Venom” ou encore “Lovesick Girls”. Au total, seize chansons passent avant que les filles montent sur scène.

    Alors que le concert devait débuter à 20h, c’est à 20h25 que nous entendons enfin “JUMP”, la dernière chanson du groupe. Alors que le son est monté, le public crie plus fort que jamais et se lève. Les fans le savent, “JUMP” signifie que les filles arrivent bientôt sur scène.

    Acte 1 : un enchaînement de hits

    20h28. Le concert commence officiellement, avec presque trente minutes de retard. Un premier VCR (enregistrement vidéo) est diffusé sur les écrans. Les membres sont dans une voiture décapotable et roulent sur une route qui ressemble aux États-Unis. La vidéo se termine par le nom de la tournée, DEADLINE, et BLACKPINK monte enfin sur scène.

    Le concert commence avec force avec “Kill This Love”. Le groupe arrive sur une plateforme qui s’élève au milieu de la scène principale, accompagnées de feux d’artifices et de pyrotechnie – on s’attend à un niveau de production plutôt élevé. Les filles sont vêtues de tenues noires et blanches alors que les danseurs sont habillés en rose.

    Arrive ensuite “Pink Venom” et le rap de Lisa que les fans connaissent sur le bout des doigts. Cette dernière lance un “What’s up Paris?” au cours de la performance, entraînant une réaction survoltée des fans.

    Une pause s’impose pour les filles qui semblent avoir donné toute leur énergie dans les deux premières chansons. Elles prennent le temps de saluer le public en coréen, puis en français pour Rosé qui se présente “Salut la France, je suis Rosé.” et Jennie “Bonsoir Paris, c’est Jennie.” . Rosé demande ensuite si nous sommes prêts, ce à quoi l’audience répond (très) positivement

    Le show reprend de plus belle avec “How You Like That”. BLACKPINK fait preuve d’énergie et nous remarquons qu’elles chantent en live, seulement accompagnées de l’instrumentale. C’est maintenant le tour de “PLAYING WITH FIRE”. Le grand écran est divisé en quatre afin que chaque membre apparaisse lorsqu’elle chante. Les filles se rendent sur la scène au bout du catwalk et ont l’air de prendre du plaisir à performer.
    Sur “Shut Down”, nous sentons une légère baisse d’énergie, notamment de Jennie, avant qu’elle ne reparte de plus belle lors de son rap. Lisa tend le micro vers le public afin de l’encourager à chanter alors que Jennie leur demande de crier. Le public obéit, la faisant sourire. BLACKPINK sort de scène et laisse les danseurs avoir leur moment de gloire : ils effectuent un dance break sur l’intégralité du catwalk. Le talent est au rendez-vous alors qu’ils dansent sur un remix de “Shut Down” puis de “Crazy Over You” et de “Typa Girl”. Les danseurs masculins enlèvent leur haut, un choix étonnant pour ce type de public, mais qui a quand même fait crier le stade.

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    Photo fournie par YG Entertainment

    Acte 2 : le début des solos

    Un nouveau VCR est diffusé, représentant cette fois une voiture animée dont la plaque d’immatriculation indique “BLINK” en référence aux fans. Elle se finit en affichant “ACT 2 : SOLOS”, lançant une nouvelle partie du concert.

    JISOO

    Une nouvelle vidéo apparaît à l’écran pour présenter Jisoo. Celle-ci arrive sur scène sur les épaules de ses danseurs habillés en blanc, contrastant avec sa robe et ses bottes noires. Elle s’avance jusqu’à la scène secondaire et performe “earthquake” et sa chorégraphie simple mais élégante, mettant en avant la délicatesse de la chanteuse.

    Jisoo poursuit avec “Your Love”, dont la danse s’effectue avec des chaises. Une performance remplie de douceur alors que Jisoo nous rappelle une princesse de contes de fée. La chanson se termine avec un tourbillon de confettis et Jisoo qui envoie des cœurs au public, pour clôturer ce moment plus calme.

    LISA

    L’ambiance change radicalement lorsque vient le tour de Lisa, également introduite par un VCR. Elle chante tout d’abord “Thunder” dans un body noir et rouge et des bottes noires en similicuir. L’idol présente une performance plus intense.

    Elle continue avec “FXCK UP THE WORLD” sous les cris des fans surexcités. Lisa s’adresse au public au début de la chanson : “What’s up Paris? Are you ready to fuck up the world?” Ce qui nous marque lors de cette performance, c’est la stage presence de Lisa ,sans oublier le passage de la chorégraphie plus sexy au sol avec une danseuse, que les fans ont l’air d’apprécier si on se fie aux hurlements… Lisa termine sa performance avec quelques secondes de remix de “LALISA” et de “MONEY” inclus dans l’instrumentale de “FXCK UP THE WORLD”.

    ACTE 3 : une variation de styles

    Le VCR suivant montre les membres dans une station essence, avec des tenues sexy. Cela lance la prochaine chanson : “Pretty Savage”. Elles portent de nouvelles tenues, cette fois beige et bordeaux. Le sourire constant de Lisa montre à quel point elle est heureuse de se tenir face à ses fans. La chanson se termine avec une chorégraphie sensuelle accompagnée d’une barre de danse.

    Les filles disent qu’elles sont heureuses d’être de retour au Stade de France, puis Rosé présente les musiciens un à un et demande aux BLINKs de crier pour chaque membre du groupe.Le groupe chante ensuite “Don’t Know What To Do” alors que le stade entier saute pendant le refrain. Elles terminent la chanson avec un câlin de groupe.

    C’est déjà l’heure d’un nouveau discours. Rosé dit que Paris est vraiment différent et parle de ses souvenirs en 2023, ajoutant “You are more crazy this time”. Rosé lance un “JISOO JISOO JISOO JISOO” puis Jennie nous remercie pour l’amour et le soutien. Les BLINKs chantent “Seven Nation Army” et Rosé dit “You always do this here” avec un air choqué. Elle répète trois fois “Je t’aime Paris”. Jisoo termine en sifflant pour lancer la prochaine chanson : “WHISTLE”.

    Elles chantent ensuite “STAY”, une des rares chansons calmes du concert. Les BLINKs prennent l’initiative d’allumer leur flash et Jennie sort son téléphone pour filmer le public et garder un souvenir de la beauté de ce moment.
    L’acte 3 se termine avec un changement d’ambiance radicale. “Lovesick Girls” résonne dans le stade, les filles frappent des mains et tout le stade suit. Les musiciens profitent d’un moment solo une fois les membres sorties de scène pour mettre en avant leur talent, sous les encouragements de l’audience.

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    Photo fournie par YG Entertainment

    Acte 4 : les solos, partie 2

    Après un nouveau VCR en plein cœur du Texas où les filles tombent en panne, c’est désormais au tour de Jennie et Rosé de performer leurs solos.

    Jennie

    Jennie commence par “Handlebars” qui est à l’origine un duo avec Dua Lipa. Une nouvelle surprise pour les fans parisiens puisque Jennie chantait “Mantra” aux États-Unis. Elle apparaît sur scène dans un débardeur et une jupe blanche, accompagnés de cuissardes noires. Les BLINKs l’acclament spécifiquement lors de sa danse au sol sensuelle avec une des danseuses.

    Jennie chante ensuite “with the IE (way up)”. Elle arbore une veste en cuir rouge, noire et blanche et des lunettes de soleil pour un style plus “rebelle”, contrastant avec la douceur de sa tenue précédente. Lors de “with the IE (way up)”, Jennie semble se concentrer davantage sur la performance que sur le chant car elle ne chante que la moitié de la chanson. Un choix assumé par la chanteuse. Les fans crient de plus belle lorsque Jennie fait comme si elle embrassait un danseur. Elle termine sa performance solo avec l’iconique “like JENNIE”, lors de laquelle elle fait preuve d’une énergie bien plus marquée que pour les chansons de groupe.

    Rosé

    Rosé est la dernière membre à performer en solo. Elle apparaît à l’écran dans les coulisses, joue à APT avec ses danseuses, puis va voir les fans au niveau de la barricade avant de repartir dans les coulisses où elle mange une baguette, un clin d’œil à la France. Elle arrive ensuite sur scène et demande aux BLINKs d’allumer leur flash et leur dédie la prochaine chanson, qu’elle a écrit sur Paris.
    Elle performe alors “two years” (“3am” le 3 août), simplement accompagnée d’un guitariste. Elle enchaîne avec “toxic till the end” lors de laquelle elle chante “Paris, I present to you the ex”. Rosé conclut avec “APT.”, une chanson en duo avec Bruno Mars. Pour l’occasion, elle chante la partie du chanteur. Elle se rend à la barricade pour interagir avec les fans et fait chanter une BLINK. Sous les confettis et les feux d’artifices, Rosé quitte la scène.

    Acte 5 : quand le Stade se transforme en boîte de nuit

    Une nouvelle vidéo apparaît à l’écran pour continuer l’histoire. On y retrouve Jennie qui semble avoir volé une voiture et qui vient récupérer les autres membres sur le bord de la route. Les fans tapent des pieds et font vibrer le stade.

    BLACKPINK revient avec son nouveau single “JUMP” sous les acclamations d’une foule en délire. Le public saute et chante les paroles, l’ambiance est à son comble. Les lasers verts donnent une impression de boîte de nuit. L’atmosphère reste identique lors de “BOOMBAYAH”.

    Les membres entament un nouveau discours, marqué par les fans qui tapent des pieds. Elles disent que “BOOMBAYAH” est faite pour Paris, les fans ayant une énergie allant parfaitement avec la dynamique de la chanson. Jennie explique qu’elle préfère voir les visages du public plutôt que les téléphones et que Paris a été génial sur cette partie.

    Rosé ajoute “You know how to go to a concert and have fun”, “Paris is one of my favorite cities” et remercie les BLINKs d’être venus au concert. Elle demande si les fans se souviennent du chant “BLACKPINK BLACKPINK BLACKPINK”. La réponse est immédiatement positive lorsque les BLINKs répondent en chœur “BLINK BLINK BLINK”, faisant sourire le groupe.
    Les filles reprennent avec “DDU-DU DDU-DU” puis “As If It’s Your Last” et “Forever Young”. Les membres interagissent beaucoup avec le public. Les confettis lancés pendant “As If It’s Your Last” ajoutent une esthétique particulièrement douce à la performance.

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    Photo fournie par YG Entertainment

    Acte 6 : le encore

    Alors que les filles sont en coulisses pour se changer et se préparer pour le encore, les BLINKs passent le temps avec un challenge de danse organisé par la production, comme on a l’habitude de le voir dans les concerts de Kpop. Les fans doivent alors danser sur les chansons du groupe, sont filmés et projetés sur le grand écran.

    BLACKPINK revient sur scène pour la dernière fois sur “JUMP” qu’elles chantent pour la seconde fois vêtues de merchandising. Les lasers verts donnent une ambiance de boîte de nuit. Le public saute et se lâche pour les derniers moments partagés avec le groupe. Elles chantent ensuite “Really” (elles ont performé “Typa Girl” le 3 août), une chanson plus calme lors de laquelle elles interagissent beaucoup avec le public.
    Le groupe prend ensuite une photo avec les BLINKs. Jisoo demande aux fans de lever leur lightstick alors que le stade s’illumine de rose, peu importe où nous posons le regard. Rosé complimente une nouvelle fois les fans “This is one of the best crowds I’ve ever experienced”. Le groupe chante une dernière chanson : “Kick It”. C’est une surprise pour les fans français puisqu’au cours de leur tournée américaine, les filles concluaient par “See U Later”. Un dernier feu d’artifice est tiré alors que les membres disent au revoir aux BLINKs.

    Conclusion

    Après un concert de plus de deux heures, les BLINKs sortent du Stade avec des étoiles plein les yeux. De notre côté, nous regrettons un son pas toujours suffisamment de qualité, cependant masqué par les voix du public, ainsi que l’énergie des membres bien plus présente lors de leurs solos que pour les chansons de groupe.

    Nous retenons toutefois l’ambiance énergique dûe en grande partie aux fans, les sourires des filles et les nombreuses interactions avec le public. Les filles semblent heureuses d’être sur scène et de performer pour leurs fans.

    Merci à Live Nation pour l’invitation.

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    LIVE REPORT : Stray Kids enflamme le Stade de France

    Crédit image de couverture : JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Six ans après leur dernier show parisien aux Docks de Paris Pullman, salle d’une capacité de 4000 personnes, on retrouve Stray Kids au sommet de sa popularité face à des dizaines de milliers de stays réuni-es pour un concert de trois heures qui a enflammé le Stade de France. 

    Dix-neuf heures. Le Stade de France est plein à craquer. Les STAYs (ndlr : nom des fans de Stray Kids) sont venu-es en nombre et apprêté-es aux couleurs du groupe, rouge et noir. On peut voir des cheveux teints pour l’occasion ou bien juste des extensions provisoires, des tenues inspirées des clips du groupe et autres déguisements qui peuvent faire sourire. Beaucoup sont venu-es accompagné de leur peluche SKZOO, des petits personnages animaliers à l’effigie de leur membre préféré. 

    Les minutes passent lentement, et les fans se montrent impatient-es. Pour certain-es, l’attente a été longue, les portes ayant ouvert à 13h30 pour les plus chanceux-ses en VIP. Les fans s’échauffent et s’occupent avec des ola et des karaokés au rythme des chansons qui sont diffusées. Les lightsticks s’échauffent eux-aussi, se synchronisant déjà alors que “Chk Chk Boom” retentit, plus fort que les titres précédents. 

    C’est le début de deux jours pendant lesquels Stray Kids vont faire vibrer le Stade de France au rythme de leur discographie énergique et éclectique.

    Stray kids stade de france jour 1
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Stray Kids au sommet

    Une mise en scène digne d’un stade

    Pour sa tournée mondiale d’arena et stades dominATE, Stray Kids ont prévu une scénographie à l’effigie de leur concept egotrip et assurément masculin. Le logo “Stray Kids” au-dessus de la scène en chrome liquide laisse déjà présager une grosse production. 

    Nous ne sommes pas déçus lorsque retentit l’hymne musical du groupe “Stray Kids everywhere all around the world”. Des danseurs arrivent alors sur un concept de fanfare militaire, armés de bâtons pour frapper sur des caissons géants diffusés sur les écrans. Depuis les gradins sur les côtés, on peut voir les huit membres se mettre en place derrière la scène surélevée pour ouvrir avec “MOUNTAINS”, un titre marque de fabrique, suivi de près par l’iconique “Thunderous”. Le show est en place et Stray Kids enflamme déjà le stade avec une scénographie pleine d’effets qui donne le la.

    Lors de certaines chansons comme “Thunderous” ou “Back Door”, un bon nombre de danseurs sont présents pour remplir l’espace de scène titanesque, composé de deux scènes ainsi que d’une avancée.  L’effet de masse créé par ces derniers  convient parfaitement au concept du groupe qui se veut puissant, presque agressif. On regrette parfois l’aspect “stade” avec une mise en scène conçue pour être appréciée de face, écueil souvent retrouvé dans les concerts de cette envergure. S’approprier une scène et un stade aussi large est un vrai défi, et le groupe a fourni tous les efforts possibles. De plus, tout le long du concert, les membres ont essayé de s’emparer au maximum de cette scène et cette avancée pour aller saluer les fans.

    À  d’autres reprises, il était plus difficile de les apercevoir parmi les danseurs, notamment lors du duo de Bang Chan et Hyunjin “Escape” où les deux artistes se fondent malheureusement dans la masse des performeurs. D’autres performances plus simples et sans danseurs comme “District 9” ou “S-Class” étaient étonnamment plus lisibles et efficaces : les membres étaient seuls sur scène et c’était suffisant à nos yeux. On apprécie toutefois les solos de cette troupe de danseurs, ainsi que les solos des musiciens. Rares sont les concerts de K-pop parisiens avec autant d’artistes accompagnant le groupe, ce qui est largement appréciable et participe à la qualité de l’expérience.

    Sur une autre note, c’est avec surprise qu’une partie du concert s’est fait sur des chars qui ont fait le tour du stade. Si cela s’observe beaucoup en Corée du Sud, il est assez inédit pour un groupe de K-pop de ramener ce concept à l’international. Stray Kids ont sorti des ballons gonflables géants à l’effigie de leurs personnages SKZOO pour suivre leurs chars sur plusieurs chansons. Le groupe instaure un précédent pour ceux qui suivront ses pas au Stade de France. 

    Sur la dernière partie du concert, fini les chorégraphies et place au festival. Si on a déjà vu de quoi ils étaient capables au Lollapalooza en 2023, Stray Kids continuent de nous prouver qu’ils sont là pour nous faire danser avec une scénographie pleine de lumières, de confettis aux mille couleurs, d’effets pyrotechniques et de feux d’artifices. Sur “MIROH” ou même sur “Social Path”, une véritable ambiance festivalière a fait son effet. Sur ces titres et cette ambiance, c’est là que l’intérêt du stade prend tout son sens. 

    Stray kids stade de france jour 2
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Des visuels recherchés

    Plusieurs vidéos teasers ont été diffusées lors des entractes qui permettent aux membres de changer de tenues. Lors de la première , la troupe de danse les accompagnant s’est saisit de la scène pour performer un medley de chansons qui ne seront pas chantées par le groupe telles que “Hellevator”, “Easy”, “Charmer”, “Venom” ou “Hall of Fame”, mais également “S-Class” et “Walkin on Water” qui, elles, seront reprises en entier par les membres lors du concert. 

    Pas une seconde de répit n’est laissé aux STAYs lors des entractes. Les suivants sont accompagnés de vidéos conceptuelles en animation ainsi que des beauty shots des membres qui marchent en regardant  la caméra. On retrouve également un VCR qui reprend le concept de leur comeback japonais “GIANT” et d’autres qui font référence à leur discographie.

    Lors de la performance de “GIANT” (chanson à l’origine présente sur l’un de leurs albums japonais, performée ici dans sa version en coréen), un ballon gonflable est disposé sur la scène, prenant petit à petit l’espace jusqu’à devenir… géant. Si le public de Stray Kids est habitué à ce type de mise en scène, comme l’araignée bionique qui avait ouvert le bal au Lollapalooza, les autres ont été surpris. Le visuel est monstrueux et gargantuesque, de quoi impressionner mais aussi donner quelques cauchemars aux plus sensibles. Depuis les gradins, difficile de détourner son attention du géant pour se concentrer sur la performance en cours tant les membres paraissent à contrario très petits. 

    Stray kids stade de france jour 2
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Projets de fans

    Si l’on parle de scénographie et visuels, on peut également mentionner les projets impressionnants impulsés par la fanbase Stray Kids France. Lorsque les membres proposent au public de prendre une photo ensemble, les lumières se sont éteintes pour faire une première surprise au groupe entier. L’équipe de Stray Kids France a collaboré avec des artistes d’animation afin de proposer une vidéo de remerciements ponctuée de références à la carrière du groupe. Leur réaction a été unanime et heureuse, jusqu’à même demander à la production de leur envoyer la vidéo, et s’ils pouvaient la retrouver sur Youtube. 

    Les STAYs ont immédiatement après cela levé leurs bannières au message sans équivoque “Stray Kids you illuminate Paris” – un joli jeu de mot entre illuminate et dominate, déjà inspiré par l’album ATE

    Le dimanche, une deuxième vidéo et bannière furent également proposées afin de créer encore plus de surprises pour les huit membres. Cette fois-ci, la fanbase a travaillé avec les personnages SKZOO dans un concept d’espionnage. 

    À l’aide d’une application téléchargeable, Stray Kids France et le public ont enfin allumé le stade aux couleurs du groupe et des fans, créant différents motifs grâce aux couleurs de nos téléphones. 

    Un nouveau projet fan impressionnant par le nombre de personnes ayant participé. Une réussite qui a touché les membres alors bouches bées devant un tel spectacle. Bangchan ne s’est pas gardé d’exprimer sa gratitude et de saluer la prouesse technique. Il a par ailleurs demandé qui avait géré une telle organisation en étant sincèrement étonné. Une belle surprise pour le groupe ! 

    D’autre part, Stray Kids a proposé à la production une scène de “crédits” lors du duo “Cinema” de Lee Know et Seungmin. Ces crédits qui défilent par dessus la performance font référence à des centaines de STAYs, présent-es ou non au concert. C’est un moment touchant qui convient parfaitement à l’ambiance de la quasi-ballade performée ainsi qu’au concept de leur mixtape.

    Stray kids stade de france jour 1
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Le groupe transmet son énergie et les fans le lui rendent bien

    Le point fort de Stray Kids lors de ce concert est sans conteste leur énergie qui ne semble jamais faillir. Du début à la fin, les huit membres chantent en live. De même, ils s’avancent souvent sur le catwalk qui part également sur les côtés pour saluer la foule entière, que ce soit la fosse ou les gradins. Les chars sur lesquels ils défilent à la fin permettent encore plus aux membres de voir leurs fans, et aux STAYs de voir de plus près leurs bias

    Les français sont connus pour leur enthousiasme lors de manifestations culturelles, et le concert de Stray Kids ne leur fera pas déroger à la règle. On entend résonner les chants et cris des fans au-delà des parois du stade, parfois même plus que les idols eux-mêmes. Aucune timidité, les STAYs donnent tout et les membres sont surpris par cette énergie ! 

    Si Stray Kids n’offrent aucun moment de répit à leurs fans, ces derniers le leur rendent bien avec leurs cris d’enthousiasme. Dès qu’ils parlent, les cris redoublent pour soutenir les membres. Leur présentation, ponctuée de quelques mots en français, fait déjà mouche. On ressent l’amour et l’énergie du public, dont  les membres profitent, les faisant crier pour s’amuser et allant même jusqu’à mettre en compétition fosse, premier et deuxième étages. Un moment particulièrement drôle par la confusion entre Bang Chan et les fans quant à la définition des groupes en question. 

    Bang Chan, en sa qualité de leader, prend souvent la parole pour s’adresser au public. Ce n’est qu’après les scènes en duo que les autres membres s’expriment à leur tour . Bien que toutes leurs prises de parole soient en coréen, les fans patientent jusqu’à entendre l’interprétation en français pour comprendre et réagir. On regrette légèrement que les membres anglophones n’aient pas plus parlé en anglais pour se rapprocher du public et éviter ces petits temps de latence. Mais on comprend également le stress des artistes devant un public aussi nombreux et l’importance d’avoir cette “béquille” qu’est le script.

    Le concert, qui a duré plus de trois heures, a eu son lot de surprises concernant les interactions entre le groupe et les fans. On vous a déjà parlé des projets de fans, mais parlons également des autres animations proposées. 

    Entre ce que l’on pourrait croire être la fin du concert et l’encore (en effet, Bang Chan nous avait dit que “Megaverse” et “Maniac” seraient les dernières performances), Stray Kids proposent un random play dance. On voit d’abord les membres faire un tutoriel, puis des fans sont sélectionné-es aléatoirement dans le public pour danser à leur tour et être diffusé-es sur les grands écrans. Ensuite, c’est un karaoké qui fait chanter les STAYs jusqu’à ce que les membres reviennent sur scène. 

    Après “Blind Spot”, Stray Kids ont pris la parole pour remercier de nouveau les fans. Bang Chan a rappelé à quel point l’ambiance parisienne était impressionnante. Hyunjin a évoqué à quel point la France et Paris étaient des lieux spéciaux pour lui puisque c’est le pays qui lui a donné envie de dessiner. Il raconte être notamment inspiré par Giverny, la ville de Monet, qu’il a visitée lors de ce passage dans la capitale. 

    Le titre éponyme “Stray Kids” retentit plus tard – celui-ci retrace leur carrière tout en donnant un message d’espoir sur la suite. Si les membres sont des “stray kids”, les fans aussi. Tout en se baladant de scène en scène, et en descendant dans le crash, ils interagissent avec le public entier qui préparait déjà leur prochain projet : l’illumination du stade. 

    Après ce moment d’émotion, la fête a repris de plus belle puisque c’est “MIROH” qui a retenti dans tout le stade. Une chose est sûre, cette chanson était attendue et appréciée de toutes et tous. Comment ne pas sauter et crier sur un tel titre, accompagné de fumigènes et de confettis dans tous les sens. Dans la même veine, et sans faire redescendre la température, c’est “Chk Chk Boom” (version festival) qui a suivi. Portant bien son nom, la salle s’est transformée en scène de festival, digne d’un Lollapalooza. Stray Kids garde son titre de groupe qui sait faire sauter toute une foule. 

    Ils ont quitté la scène avant de revenir quelques secondes après pour leur rappel : “Freeze”. Alors que chaque date a une encore song différente, le jour 1 de Paris a mis l’album ODDINARY à l’honneur. Une dernière danse enflammée avec les membres qui interagissent avec les fans, avant de finalement quitter la scène un par un, passant devant une caméra en arrière scène qui projetait leurs visages sur les grands écrans. Si Changbin, Hyunjin et Seungmin avaient des t-shirts “I love Paris”, Bang Chan n’a pas manqué de flirter une dernière fois avec le public en ouvrant sa veste. 

    Crédit image de couverture : JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Trois heures de show intense

    On vous a déjà dit que le concert avait duré plus de trois heures ? Peut-être déjà une ou deux fois ? Cette durée est impressionnante pour un concert de K-pop, mais lorsque l’on regarde la discographie de Stray Kids, on comprend qu’il ne s’agit que d’une infime partie de ce qu’ils ont à proposer. 

    Des titres étaient forcément attendus comme “Back Door”, “Chk Chk Boom”, “God’s Menu” ou encore “MIROH”, mais les fans ne s’attendaient pas à entendre certaines chansons délaissées par le groupe comme “District 9”. Pour les Stays qui avaient évité les spoilers concernant la setlist, la surprise était de mise ! 

    Un live band composé d’un claviériste, d’un guitariste, d’un bassiste ainsi que d’un batteur était présent pour accompagner Stray Kids sur plusieurs titres. Cela a complètement changé l’intention de certaines chansons pour leur donner une atmosphère musicale différente de ce que l’on connaissait. Il s’agit d’une véritable redécouverte pour les fans.  

    Stray kids stade de france jour 2
    JYP ENTERTAINMENT [Matthis Van Der Meulen]

    Conclusions

    Le concert de Stray Kids était un concentré d’énergie éclectique et électrique. De 19h30 jusqu’à près de 23h, le show a été mené d’une main de maître par les huit membres qui sont, sans conteste, des performers qui brillent en live. Si l’on regrette une scénographie souvent peu pensée pour les fans assistant au show sur les côtés de la scène, force est de reconnaître que la production était de haut niveau. 

    La setlist intègre morceaux populaires comme titres plus niches et personnels aux STAYs comme à Stray Kids, créant un ensemble équilibré entre dynamisme et temps plus calmes pour se rapprocher des fans. Être proche, c’est justement le point d’orgue du concert. Les membres bougent beaucoup pour saluer au mieux leurs fans et les remercier, et ces derniers le leur rendent bien comme le prouvent les projets impulsés par Stray Kids France. 

    Il s’agit d’un concert qui vivra pendant longtemps dans la mémoire de chaque personne y ayant assisté. 

    Merci à Live Nation de nous avoir invité à ce show inoubliable.

    Setlist du concert de samedi 

    MOUNTAINS

    Thunderous

    JJAM

    District 9

    Back Door

    Chk Chk Boom 

    DOMINO 

    God’s Menu 

    Truman (HAN & Felix)

    Burnin’ Tires (Changbin & I.N)

    ESCAPE (Bang Chan & Hyunjin)

    CINEMA (Lee Know & Seungmin)

    GIANT

    Walkin On Water

    S-Class

    Lonely St.

    Cover Me

    TOPLINE 

    Social Path 

    LALALALA

    MEGAVERSE

    MANIAC (MAMA ver.)

    SUPER BOARD 

    I Like It 

    My Pace 

    BLIND SPOT 

    Stray Kids

    MIROH  

    Chk Chk Boom (Festival Ver.)

    FREEZE