La Tiktokeuse spécialisée dans les K-Dramas mintaeclb (après simplement “Mintae”) a récemment été nommée représentante de la France du K-Drama Festa: Global Awards. Nous avons profité de cette nomination pour lui poser quelques questions sur elle ainsi que la cérémonie de remise de prix.
dear. korea : Félicitations pour ta nomination en tant que représentante de la France dans le comité de sélection ! Parle-nous un peu de ton parcours, comment as-tu décidé de te lancer sur les réseaux sociaux pour parler de K-dramas ?
Mintae : Merci beaucoup, ça fait vraiment plaisir et c’est toujours un bonheur de recevoir ce genre de reconnaissance.
Pour être honnête, je ne me suis jamais vraiment “décidée” à me lancer pour parler de K-dramas. Au départ, c’était juste un moyen de partager ce que j’aimais, parce que je n’avais pas vraiment d’amis avec qui débriefer les épisodes ou discuter de ce que je regardais (rires).
Quand TikTok est arrivé, je postais un peu tout et n’importe quoi, de façon un peu “silly”. Puis, petit à petit, j’ai commencé à parler des K-dramas que je regardais. Et ça s’est fait naturellement. Avec le temps, des gens se sont reconnus dans ce que je partageais, dans ma petite bulle. C’est comme ça que tout a commencé, sans stratégie particulière, juste en partageant ce que j’aimais.
dear. korea : Quel a été ton premier K-drama ? Et quelle est ta série préférée aujourd’hui ?
Mintae : Honnêtement, je ne me souviens pas exactement de mon tout premier K-drama. Mais il me semble que “Fashion King” avec Yoo Ah-in a été l’un des tout premiers que j’ai découverts.
Pour ma série préférée aujourd’hui, c’est compliqué, parce qu’il y a tellement de K-dramas qui m’ont marqué et que j’aime beaucoup que je n’arrive pas à n’en choisir qu’un seul. C’est aussi pour ça que je n’arrive jamais vraiment à faire un “top 10” quand on me demande (rires).
Mais, si je devais quand même citer un K-drama qui m’a vraiment marqué ces dernières années, ce serait “Moving”.
dear. korea : Pour toi, qu’est-ce qui fait un bon K-drama ?
Mintae : Pour moi, ce qui compte surtout, c’est l’écriture : le scénario, les dialogues, le rythme de l’histoire. C’est vraiment ce qui fait le drama.
Après, il faut un bon casting. Et par “bon”, je ne parle pas forcément de personnes populaires, mais d’acteurs capables de transmettre de vraies émotions, avec des détails dans le jeu, dans les expressions, la manière de délivrer les lignes, etc. Je fais énormément attention à ce genre de détails.
L’univers visuel est aussi important : un bel esthétisme, une mise en scène travaillée, un vrai soin apporté à la photographie. Les OST ont leur place, mais honnêtement ce n’est pas ce qui me marque le plus.
dear. korea : Il y a quatre catégories pour les awards de KDRAMA FESTA : Best Drama, Best Actor, Best Actress et Best OST. Si tu pouvais soumettre tes propres suggestions, quelles seraient-elles ?
Mintae : C’est toujours difficile de choisir, mais à ce jour, voilà ceux qui m’ont le plus marqué cette année.
Best Drama : When Life Gives You Tangerines, Trauma Code, Trigger, Karma, Mercy for None, Bon Appétit Your Majesty, et Typhoon Family (qui s’annonce très prometteur)…
Best Actress : Kim Da-mi (A Hundred Memories), IU (When Life Gives You Tangerines), Go Yoon-jung (Queen Mantis), et Park Bo-young (Our Unwritten Seoul)…
Best Actor : Park Bo-gum (When Life Gives You Tangerines), Son Suk-ku (Heavenly Heaven After), et Rowoon (The Murky Stream)…
Best OST : Ceux de Bon Appétit Your Majesty, Study Group, When Life Gives You Tangerines et particulièrement le titre “Burning Petals” de 4bout pour la série Dear Hongrang.
dear. korea : Qu’est-ce que tu penses des soumissions des fans de K-dramas internationaux ?
Mintae : Il y a eu beaucoup de suggestions intéressantes. Certaines m’ont même fait penser qu’il serait utile de créer d’autres catégories, par exemple pour les seconds rôles, parce que plusieurs acteurs secondaires mériteraient d’être mis en avant, comme Im Si-wan dans “Squid Game” par exemple.
Mais globalement, les choix des fans reflètent assez bien les séries et les performances qui ont marqué 2025 jusqu’à présent.
dear. korea : Comment penses-tu faire ton choix avec les deux autres membres du comité, Carol Pardini/nacoreiatem (Brésil) et Patrycja/Panaverse (Pologne) ?
Mintae : Je pense que chacun de nous commencera par faire ses choix de son côté. Ensuite, on se réunira pour comparer nos sélections et discuter des points sur lesquels on n’est pas d’accord éventuellement. L’idée sera de trouver un consensus, et si besoin, défendre nos arguments pour certains choix qui nous semblent importants.
dear. korea : Si tu devais être un personnage de K-drama, qui serais-tu ?
Mintae : Honnêtement, c’est difficile à choisir (rires).
J’aurais bien voulu choisir un personnage badass du genre Han Hyo-joo dans “Moving”, mais le personnage qui me parle le plus et qui me correspondrait le mieux, c’est Yumi dans “Yumi’s Cells”, interprétée par Kim Go-eun, pour l’aspect réaliste et son évolution.
J’aime ce côté introspectif : sa manière de gérer sa santé mentale, sa carrière, ses relations, et comment elle apprend et navigue dans sa vie.
Il y a plein d’autres personnages qui auraient pu convenir, mais spontanément, c’est Yumi qui me vient à l’esprit car, je me reconnais un peu en elle d’une certaine manière.
dear. korea : Merci d’avoir répondu à nos questions ! Est-ce que tu aurais un dernier mot pour nos lecteurs ?
Mintae : Je dirais surtout : continuez à découvrir des K-dramas, et n’hésitez pas à être curieux !
Sortez un peu de votre zone de confort, découvrez des acteurs que vous ne connaissez pas forcément et ne vous limitez pas toujours aux séries populaires. Il y a tellement de pépites qui méritent d’être vues.
C’est un vrai plaisir de voir que la communauté grandit et reste passionnée. Aujourd’hui, on a un vrai poids dans cette industrie : là où auparavant les K-dramas étaient un sujet de niche, la communauté internationale fait désormais partie intégrante de leur succès.
Alors oui, continuez à partager, à propager les bonnes vibes (c’est important) et à aimer ce que vous regardez, unapologetically!
Lors de la diffusion du K-drama boys love (BL) issu du webtoon du même nom “My Bias is Showing!”, nous avons eu l’opportunité de participer à une table ronde avec les deux acteurs principaux, Kevin (du groupe Omega X) et Kim Kang Min. A cette occasion, nous avons pu poser nos questions aux deux acteurs principaux concernant leurs rôles et la série.
À votre avis, qu’est-ce qui rend “My Bias Is Showing!” spécial par rapport aux autres adaptations de webtoons ?
Kevin : Je pense que, comme cette série web parle d’un fan et d’un idol, de nombreux fans pourront s’identifier à eux. Ce désir d’aimer quelqu’un et l’amour pur seront quelque chose de réconfortant auquel de nombreux fans pourront s’identifier.
Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle ?
Kevin : J’ai une application qui me permet de communiquer avec mes fans. Dessus, je leur ai posé beaucoup de questions sur leurs expériences et leurs sentiments en tant que fans. Et comme ce personnage est un enseignant, j’ai pensé aux professeurs qui m’ont enseigné quand j’étais jeune, et j’ai regardé beaucoup de cours en ligne pour m’en inspirer.
Kang Min : J’ai réfléchi au personnage de Si-yeol sous différents angles. Tout d’abord, d’un point de vue extérieur, j’ai commencé par examiner ses vêtements et sa démarche. Au début du drama, Si-yeol est celui qui aborde Ae-joon de la manière la plus directe. Il n’hésite pas à faire le premier pas, mais il le fait lentement et doucement, avec une attitude calme. Je me suis dit que c’était cette attitude qui permettait à l’intrigue de démarrer.
Quelle a été la scène la plus difficile à tourner, et en quoi cela a repoussé vos limites dans votre rôle d’acteur ou d’interprète ?
Kevin : Il y a eu une scène qui m’a particulièrement donné du fil à retordre. Il s’agit d’une scène où je tombe en portant un lourd bagage dans un couloir – je devais tomber correctement et dans le temps imparti pour cette scène. Cependant, cela m’a pris plusieurs prises pour aboutir au bon résultat. J’aurais aimé mieux réussir, mais je pense qu’en continuant, je peux encore m’améliorer. Le tournage de cette scène m’a fait réfléchir à différentes façons de jouer à l’avenir, donc même si cela a été difficile, je pense que cette expérience m’a donné une excellente occasion d’apprendre et de progresser.
Kang Min : La scène la plus difficile pour moi, où j’ai également ressenti beaucoup de pression, est celle où je présente des excuses très sincères et où je verse des larmes. Bien sûr, dans toutes les scènes où je joue, je dois faire de mon mieux et travailler dur pour que la scène soit à la hauteur des attentes des producteurs et en accord avec le script. Dans cette scène, ce qui m’a le plus stressé et inquiété, c’était de savoir si j’allais réussir à pleurer et à montrer les émotions que je devais transmettre. Sur le plateau, quand on a tourné cette scène, tout s’est super bien passé, et j’ai senti que ça m’avait fait grandir émotionnellement dans mon parcours d’actrice.
« My Bias Is Showing » a un ton humoristique, mais il y a aussi des moments plus sombres, comme l’épisode 7 dans lequel on ressent beaucoup de tension. Est-ce que cela a représenté un challenge de mélanger humour et parties plus sérieuses ?
Kang Min : Notre travail en tant qu’acteurs est de transmettre des émotions dans chaque scène pour que l’audience les ressente aussi. Plutôt que dire que transmettre certaines émotions est difficile ou facile, je dirais qu’il y a un certain débit pour les émotions de chaque scène, du début à la fin de la série, et nous en étions informés dès la réception du script. Interpréter ces flux d’émotions lorsque l’on joue notre personnage et trouver une manière naturelle de les exprimer était notre objectif principal. Donc je ne pense pas qu’il y a eu de scènes challengeantes en tant que telles.
Tout au long de la série, Ae-joon trouve du réconfort dans les chansons et les paroles écrites par Si-yeol. Comment l’aspect musical de l’histoire a influencé la manière dont vous avez apprivoisé vos personnages et l’histoire en général ?
Kevin : Il y a une scène dans laquelle Ae-joon exprime son amour envers Si-yeol. La réplique dans cette scène émeut vraiment Si-yeol qui commence à changer d’opinion sur Ae-joon. Toutes les répliques dans cette scène sont des choses que j’ai aussi entendu de la part de mes fans. Regarder les émotions de Si-yeol changer après avoir entendu ces mots m’a aussi fait ressentir certaines choses de manière inattendue.
L’alchimie entre les personnages principaux est essentielle dans ce genre de K-dramas. Comment est-ce que vous avez construit votre connexion sur le set et en dehors?
Kang Min : Comme je l’ai mentionné précédemment, l’histoire commence avec un élément de fantasme : celui d’un fan qui rencontre sa célébrité préférée. Evidemment, nous avons lu le script de « My Bias Is Showing » plusieurs fois et nous avons rencontré le directeur ensemble, mais c’est en étant ensemble sur le set que nous nous sommes rapprochés, tout comme nos personnages dans la série. Je pense que cela a créé une bonne synergie entre nous, dans le drama comme dans la réalité.
Kevin, comment était-ce de te mettre à la place d’un fan dans la série, étant donné que dans la vraie vie tu es habituellement le bias ?
Kevin : Un idol est quelqu’un qui reçoit beaucoup d’amour et de soutien de la part de ses fans. En acceptant le rôle dans ce drama, j’ai commencé à vraiment réfléchir au fait que je dois renvoyer tout cet amour que je reçois de leur part.
Kang Min, comment as-tu appréhendé le fait de jouer un idol à l’écran en face d’un vrai idol de K-pop ? Est-ce que Kevin t’as donné des conseils ?
Kang Min : En tant qu’acteur, j’ai pu me mettre à la place de Kevin en jouant Si-yeol. Même si je n’ai jamais été idol auparavant, j’ai assisté à des concerts d’idols. En jouant un personnage qui performe sur scène, j’ai voulu transmettre les émotions que j’ai moi-même ressenties en regardant les idols en étant dans l’audience. Je n’ai pas spécifiquement demandé de conseil à Kevin car nous avons tous les deux nos rôles respectifs et je ne voulais pas lui mettre plus de pression. J’ai voulu essayer de me mettre dans la peau du personnage seul pour pouvoir faire le tri dans mes pensées et transmettre l’image des idols que j’ai vu en concert.
“My Bias Is Showing” explore le flou entre l’amour pour une célébrité et l’amour romantique. Quelle était votre approche pour représenter cela ? Qu’est-ce que vous espérez que les fans, particulièrement les fans de K-pop, garderont de cette histoire à propos de l’humain derrière l’idol ?
Kevin : Il y a une frontière entre amour que l’on porte à une célébrité et amour romantique qui ne peut pas être franchie, même si Ae-joon aime beaucoup Si-yeol. Ce sentiment étrange de jeu d’équilibriste ressort dans notre performance, et c’est aussi l’un des charmes de la série. L’amour de Na Ae-joon pour son bias, tout en essayant de ne pas franchir cette fine frontière, est intéressant à regarder.
Kang Min : Je pense que le fait d’aimer quelqu’un de manière pure et sincère est très important. Certaines personnes peuvent voir cela (NDLR : l’amour d’un fan envers une célébrité) comme perfide, mais avoir autant d’affection sans filtre est vraiment précieux. Au-delà du genre du drama, je pense que les fans qui regardent la série pourront se dire : “wow, ces deux personnages partagent un amour magnifique”.
Merci à Helix pour nous avoir invité à cette table ronde, et merci à Kevin et Kim Kang Min d’avoir accepté de répondre à nos questions.
Le résumé de « My Bias is Showing« : Na Ae Joon, professeur de lycée, se rend au travail comme d’habitude. C’était sans compter sur le fait que sa célébrité préférée se trouve dans le couloir !on école est devenue le lieu de tournage d’une émission mettant en vedette Choi Si Yeol, son bias du groupe A-One.Comme si cela ne suffisait pas à provoquer une crise cardiaque chez un fan, Si Yeol s’intéresse à Ae Joon et lui demande de rejoindre l’émission en tant que « co-professeur ». Désespéré de garder secrète sa vie de fan, Ae Joon est obligé de mettre ses talents d’acteur à l’épreuve, et pas seulement devant la caméra. Mais à mesure qu’il passe du temps avec Si Yeol, il devient de plus en plus difficile de maintenir le secret. Mais il n’est peut-être pas le seul à avoir des secrets…
dear. korea a eu la chance de mener une interview exclusive avec Suran qui a accepté de répondre à nos questions.
Suran est une chanteuse coréenne née en 1986. Elle commence sa carrière musicale en 2014 en débutant en tant que membre de Lodia sous ATC Entertainment, avec le nom de scène Elena. Le duo ne sortira qu’un single avant que Suran ne se lance en solo la même année avec “I Feel”. Suran enchaîne ensuite les sorties à succès comme “Calling In Love” avec Beenzino ou encore “Wine”, produite par Suga de BTS.
dear. korea : Bonjour Suran ! Nous sommes honorés de pouvoir faire cette interview avec toi. Tu as débuté il y a plus de dix ans. Comment ta carrière musicale a commencé, et quels ont été les moments qui t’ont aidé à construire ton identité artistique ?
Suran : Mon parcours musical a toujours été marqué par la découverte des mes propres couleurs. Il y a eu plusieurs moments majeurs : une opération pour un cancer du sein, me sentir subitement seule dans ce monde, et un incident où je me suis retrouvée à la rue aux Etats-Unis, parmi d’autres. J’ai l’impression que c’est un chemin toujours en cours.
dear. korea : Tu as entrepris d’autres formes d’arts depuis, comme devenir DJ. Qu’est-ce qui t’a motivé à commencer à mixer ? Est-ce qu’il y a d’autres DJ qui t’inspirent ?
Suran : J’ai trouvé un charme unique dans le fait d’être DJ. Je peux exprimer ma vision du monde avec une voix unique et de la musique, et la transmettre au travers d’une atmosphère à d’autres personnes pendant un moment. Un DJ que j’apprécie récemment est Ben Sterling.
dear. korea : Quel est ton processus créatif quand tu fais de la musique ?
Suran : Les producteurs avec lesquels je travaille changent souvent, et l’ordre ou la méthode varient en fonction d’eux, ce qui me rend très libre ! Cependant, le processus commence toujours à partir des émotions que je ressens.
dear. korea : Ton son a évolué au fil des années, de l’électro R&B à des choses plus expérimentales et sentimentales. Comment est-ce tu décrirais ton style musical actuel, et quelle direction penses-tu prendre dans le futur ?
Suran : Pour le moment, j’essaye d’exprimer les sentiments variés au fond de moi de manière intuitive et authentique, sans les embellir. C’est plus un changement dans le son qu’un changement de style.
dear. korea : Tu as fait beaucoup de collaborations avec des artistes comme Suga de BTS, Dean, Taeyong de NCT ou encore Zico. Laquelle eu le plus d’impact créatif sur toi, et est-ce que tu as des rêves quant à une future collaboration ?
Suran : Toutes les collaborations ont été pleines de sens ! L’artiste avec lequel je rêve de travailler est Diplo !
dear. korea : Si tu es en mesure d’en parler, est-ce que tu as des choses sur lesquelles tu travailles en ce moment ? Des nouveaux projets, représentations ou directions artistiques auxquels les fans peuvent s’attendre dans les mois à venir ?
Suran : Vous pouvez vous attendre à un nouvel album ! Je viendrai aussi à votre rencontre avec une nouvelle présence scénique.
dear. korea : Tu as aussi fait un cover d’une chanson japonaise, “Akai Sweet Pea”, en la ré-écrivant en coréen. Quelles étaient tes intentions ?
Suran : Les créateurs originaux du titre nous ont permis de la réinterpréter en coréen. Je suis fière de la différence d’atmosphère entre les deux. C’était distinct de l’originalité émotionnelle de la version japonaise, mais refaire cette chanson a été une expérience pleine de joie.
dear. korea : Comment était-ce de performer aux IMCAS 2025 Paris ? Est-ce que tu as apprécié cette expérience parisienne ?
Suran : Puisqu’il y avait beaucoup de parisiens qui me rencontraient pour la première fois, cette représentation était un vent de fraîcheur et agréable pour moi !
Nous remercions Suran de nous avoir accordé cet entretien ainsi que CLV Agency pour nous avoir donné cette opportunité.
Après avoir collaboré avec des artistes tels que SEVENTEEN, TWICE ou encore Red Velvet, Dailog sort son premier EP, intitulé Basecamp, le 1er septembre 2025. Entre ses influences musicales, son parcours personnel inédit et ses ambitions artistiques, il nous ouvre les portes de son univers et partage la vision qui porte ce premier projet tant attendu.
1. Pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de Dear.Korea ? Bonjour, je m’appelle Dailog. Je suis un auteur-compositeur-interprète et un producteur sud-coréen. Au fil des ans, j’ai collaboré à des OST de dramas et avec divers artistes de K-pop. J’ai également travaillé sur la bande originale d’une série originale de Netflix et j’ai eu la chance de partager le studio avec certains des chanteurs de K-pop les plus renommés. Aujourd’hui, en tant que Dailog, j’ai sorti mon premier album, Basecamp.
2. Votre nom de scène vient de « Daily + Log ». Qu’est-ce que cela signifie pour vous personnellement ? Pour moi, la musique n’est pas une question d’événements grandioses, mais plutôt une façon de capturer les sentiments et les pensées de tous les jours par le son. J’ai d’ailleurs d’innombrables chansons inachevées stockées sur mon ordinateur. Tout comme la musique coule naturellement en moi, j’espère qu’elle peut couler naturellement dans la vie quotidienne de quelqu’un d’autre.
La cover de son premier EP, Basecamp.
3. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre premier EP, Basecamp ? Pendant longtemps, j’ai écrit des chansons en m’inspirant des histoires d’autres artistes ou des émotions de personnages de théâtre. Mais j’ai ressenti une forte envie de raconter ma propre histoire avec ma propre voix. En écrivant sans but précis, j’ai voulu dépeindre l’amour que j’ai ressenti comme un « abri » dans l’aventure de la vie. Cette idée a finalement pris la forme de Basecamp, un disque conçu comme un voyage d’une journée.
4. Si vous deviez décrire Basecamp en trois mots ? Refuge, bonheur, anticipation.
5. Comment le fait de travailler avec des artistes comme SEVENTEEN, Red Velvet et TWICE a-t-il influencé cet album ? Collaborer avec des artistes aussi talentueux m’a appris deux choses essentielles : la recherche d’une grande qualité musicale et l’importance d’un style unique. Pour cet album, j’ai mis toutes mes capacités au service d’une musique aussi forte que possible, tout en réfléchissant profondément à ce que Dailog veut exprimer. Je crois qu’il y a toujours de la place pour grandir, mais j’espère que Basecamp m’aidera à me rapprocher des auditeurs.
6. Quelle chanson a été la plus difficile à écrire, et pourquoi ? « boyscout » a été la plus difficile. Je voulais qu’elle soit simple mais énergique, et je me suis donc concentré sur l’enregistrement de la batterie, des guitares et des voix. C’est le seul morceau pour lequel j’ai reçu l’aide directe de musiciens compétents, ce qui a fait une grande différence. Après d’innombrables révisions en post-production, j’ai enfin pu donner vie à ce morceau comme je l’avais imaginé.
7. L’EP mélange surf rock, folk et dream pop avec des textures vintage. Comment êtes-vous parvenus à cette palette sonore ? Le folk et la dream pop ont toujours été mes genres préférés. Ils transmettent des émotions profondes et ont le pouvoir de transformer des moments ordinaires en moments cinématographiques. Le surf rock est un genre que j’ai découvert en préparant cet album. J’ai été attirée par ses sonorités brutes et exotiques. C’était un nouveau territoire pour moi, et bien qu’il ait fallu procéder par essais et erreurs, l’écoute et l’étude de nombreux morceaux m’ont permis de l’intégrer naturellement dans ma musique.
8. Qu’espérez-vous que les auditeurs ressentent lorsqu’ils entendent Basecamp pour la première fois ? J’espère qu’ils se sentiront à l’aise, comme s’ils entraient dans un espace sûr, mais aussi qu’ils ressentiront l’excitation d’entamer un nouveau voyage. L’amour peut être à la fois un refuge et un point de départ. Je veux que Basecamp ne soit pas une grande maison, mais un petit espace d’amour précieux.
9. En quoi le fait d’écrire pour soi-même diffère-t-il de la composition pour d’autres artistes ou pour des OST ? Lorsque je travaille sur des OST ou des chansons d’autres artistes, la priorité est de respecter leur vision. Mais dans ma propre musique, c’est l’honnêteté qui compte le plus. Je ne fais pas de compromis, j’exprime directement mes émotions. En créant cet album, j’ai exploré mes propres expériences et goûts, en m’inspirant de films, d’art, de photographie et de musique, en essayant de partir de l’endroit le plus personnel.
10. Beaucoup de vos chansons ont une qualité cinématographique. Imaginez-vous des « scènes » en écrivant ? Oui, très souvent. J’imagine des moments précis de la journée, des lieux ou même des scènes de films pendant que je compose. C’est pourquoi mes chansons ressemblent souvent à des scènes de film. Personnellement, j’aime la musique qui se transforme en images animées dans mon esprit, car elle enrichit la vie quotidienne.
11. Enfin, avez-vous un souvenir particulier lié à la réalisation de cet EP ? Le dernier morceau, « campfire », met en scène la voix d’un autre artiste aux côtés de la mienne. J’aimais cette chanson, mais elle me semblait incomplète, et j’ai passé des jours à y réfléchir. Je voulais qu’elle reste minimale tout en étant riche en émotions. Lorsque j’ai ajouté une autre voix au lieu d’instruments supplémentaires, c’est comme si la dernière pièce du puzzle se mettait en place. La chanson a pris vie avec l’atmosphère affectueuse que j’avais imaginée. J’espère que les auditeurs ressentiront la même chaleur en l’écoutant.
Merci encore à Dailog d’avoir accepté cet interview avec Dear.Korea ! Son EP “Basecamp” sort aujourd’hui, lundi 1er septembre sur toutes les plateformes de streaming. Vous pouvez dès à présent retrouver Dailog sur Instagram et Youtube.
OX:N est la première sous-unité du groupe OMEGA X. Le quatuor a débuté le 20 juin dernier.
À l’occasion de la sortie de leur premier album, intitulé N, les quatre membres du groupe ont accordé une interview à laquelle nous avons participé. Jaehan, Jehyun, Xen et Yechan nous parlent à cœur ouvert de leur nouvelle dynamique de groupe et partagent des anecdotes exclusives sur la création de leur album.
La lettre “N” se réfère à la fois au chiffre romain IV, représentant les quatre membres, ainsi qu’aux possibilités infinies qui se cachent dans l’inconnu. Avez-vous découvert quelque chose à propos de vous que vous ne soupçonniez pas en travaillant sur ce nouveau projet de sous-unité ?
Yechan : Notre album N est très spécial à nos yeux. Tout au long du processus, nous avons dû surmonter plusieurs difficultés. Mais ces épreuves nous ont permis de réaliser que l’amour qu’on a pour notre travail, pour la musique et pour nos fans, peut vraiment nous motiver à donner le meilleur de nous-même.
Xen : Les parties les plus difficiles pour moi dans la préparation de cet album ont été l’enregistrement, le mixage et la production des chansons. Même en donnant mon maximum pendant la phase d’enregistrement, je ne parvenais pas à être complètement satisfait. Au moment du mixage, ce que les membres et moi-même voulions comme direction artistique ne s’alignait pas toujours avec ce que l’agence et les producteurs avaient en tête.
J’ai parfois eu envie d’abandonner mes idées et de les laisser faire, mais à chaque fois on se forçait à essayer une fois de plus, pour voir ce que ça pouvait donner. Avec le recul qu’on a maintenant, je pense que cette période difficile est en réalité celle qui nous a permis de grandir le plus.
OX:N est une sous-unité qui explore davantage les versions authentiques de chacun de vous. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’explorer ce nouveau territoire et de vous lancer un tel défi ?
Jaehan : OX:N a été créé avec l’espoir de réunir les onze membres d’OMEGA X. Nous avons donc le sentiment d’avoir la responsabilité de montrer une présence solide et distincte, à la fois musicalement mais aussi dans les relations qu’on entretient avec nos fans et le public. Nous espérons qu’en restant fidèle à notre identité, on peut combler le vide en attendant que le groupe soit à nouveau au complet.
OMEGA X est un groupe de onze membres, tandis que OX:N ne travaille qu’à quatre. Comment vivez-vous le fait de travailler au sein d’un plus petit groupe, et quels sont les aspects positifs et difficiles que vous tirez de cette nouvelle situation ?
Yechan : L’une des forces que nous parvenons à en tirer est le temps qu’on gagne à n’être que quatre, et non onze, notamment pour se déplacer et se préparer. Nous pouvons aussi utiliser notre énergie plus efficacement. Mais l’un des défis auquel nous pensons à chaque performance est de combler l’espace vide sur scène. Nous essayons d’imaginer des manières de rendre nos performances complètes et puissante même avec si peu de membres. Je pense que si nous continuons de travailler dur pour combler ces espaces avec intention et conviction, cela peut devenir un aspect unique du charme d’OX:N comparé à celui d’OMEGA X.
Jaehyun : Je pense que l’image que nous renvoyons sur scène est très différente. Avec onze membres, les performances sont plus complètes, surtout visuellement parlant. Être quatre sur scène a son propre charme et une certaine force, mais après avoir vécu autant à onze, je ressens l’absence et le manque des autres membres.
Jaehan : Je sens que j’ai davantage de responsabilités. Quand je travaillais avec onze membres, je me disais qu’il y aurait toujours quelqu’un pour assurer à ma place si je ne pouvais pas. Mais dans OX:N, nous ne sommes que quatre, je me dis plutôt que “si je ne le fais pas, personne ne le fera à ma place”. Ce changement m’a incité à prendre plus de responsabilités et je pense que cette mentalité nous aide à avancer dans le bon sens.
Xen : J’ai le sentiment que de travailler à quatre nous a rapprochés. Je me sens aussi plus libre créativement parlant. Quand nous étions onze, c’était difficile de convaincre dix personnes avec mes idées, tandis que maintenant je n’ai besoin d’en persuader que trois. Échanger nos idées et nos opinions est beaucoup plus facile et naturel. Je pense que c’est de là que notre inspiration vient essentiellement, et c’est devenu une manière efficace de travailler pour nous.
Comment décririez-vous votre identité musicale en tant que OX:N ?
Xen : Pendant que nous travaillions sur notre album, nous avons eu beaucoup de réunions avec l’agence pour déterminer la direction à prendre et l’image que nous souhaitions renvoyer. Grâce à ces échanges, nous avons pu mettre au clair nos envies et nos idées pour les organiser au mieux.
Ce processus nous a motivés, et nous avons le sentiment que notre nouvelle direction musicale représente les meilleures versions de nous-mêmes.
Votre album N porte un sens profond, notamment l’idée d’un infini de possibilités musicales inspiré par la mythologie et par vos propres émotions. Qu’avez-vous ressenti en transformant ces sentiments et ces histoires en chansons ? Y-a-t-il un morceau en particulier qui signifie beaucoup pour vous ?
Jaehan : Le thème de cet album est l’amour, mais plutôt que de l’exprimer au travers d’un seul point de vue, nous voulions explorer ce thème via des métaphores. Ainsi, l’auditeur peut se faire sa propre interprétation et ressentir une connexion spéciale et plus personnelle avec nos chansons. Parmi elles, “Cause of you” est importante pour moi car elle s’adresse à nos fans et contient tout l’amour et la reconnaissance qu’on leur porte.
Si vous pouviez demander à un artiste de Y2K de faire un remix de votre chanson “You”, qui choisiriez-vous ?
Yechan : Il y en a deux que nous admirons beaucoup. D’abord, Justin Timberlake, qui nous inspire grâce à ses chorégraphies. Ses chansons de début de carrière nous ont aussi particulièrement marquées. Et ensuite Michael Jackson. Quand j’imagine ce que “You” donnerait avec sa voix, je suis comme un fou !
Quel morceau a particulièrement attiré votre attention à la première écoute ?
Jaehan : Quand Yechan m’a fait écouter “Suit & tie” pour la première fois, j’ai directement accroché. Cette chanson va parfaitement avec l’image que j’ai de OX:N, et même si notre titre principal est “You”, nous avons choisi “Suit & tie” comme introduction à notre album. Elle exprime parfaitement la couleur et l’identité de notre groupe.
“SUIT&TIE”évoque le contraste entre le calme extérieur et la tempête intérieure. Quelle pensée ou sentiment intérieur espérez-vous que vos fans ressentent en écoutant vos chansons au-delà de l’extérieur poli de votre album N ?
Jaehan : Le thème global de cet album est l’amour, et comme nous le savons tous, l’amour a plusieurs formes. Je pense que pour être en mesure d’aimer les autres, il faut s’aimer et prendre soin de soi d’abord. Voilà le message que j’aimerais porter à travers notre album N.
Avec vos chansons comme « SUIT&TIE » et « ORPHEUS », inspiré de la mythologie, OX:N semble mettre l’accent sur la narration en utilisant un symbolisme subtil. Si OX:N était un genre cinématographique, lequel serait-ce et pourquoi ?
Xen : Nos costumes trois pièces sont inspirés de la série Peaky Blinders. Nous avons beaucoup été inspiré par l’aspect visuel de cette série, donc je pense que notre style pourrait s’accorder avec cette atmosphère.
Jaehan et Xen, vous avez participé à l’écriture de certaines chansons. Quelles sont vos paroles préférées, et que signifie-t-elles pour vous ?
Jaehan : Dans “Cause of you”, ma ligne préférée est “J’arrive à sourire parce que tu es à mes côtés.” J’aime son aspect direct et honnête car ces paroles expriment exactement ce que je souhaite dire et ce que je ressens réellement. Nous ne devons jamais oublier la reconnaissance que nous avons pour nos fans. Lorsque je lis leurs lettres, je suis submergé d’émotions. Cela me rappelle que l’amour dont je suis comblé ne doit pas être pris pour acquis et que je dois continuellement leur en donner en retour. Je pense que “Cause of you” délivre parfaitement ces émotions.
Xen : Pour moi, le titre du morceau “Let me in” en dit déjà long. C’est une manière directe de demander “Laisse-moi entrer dans ton coeur”, ce qui résonne chez les auditeurs et le rend mémorable pour moi.
J’en profite pour ajouter que “Let me in” était à l’origine un son avec un genre et un BPM bien différent. Au fur et à mesure des discussions avec les membres autour de l’image et du style que nous voulions renvoyer à nos fans, cette chanson m’est venue à l’esprit. Nous l’avons complètement transformé, et je pense que les conversations entre nous quatre ont été une véritable source d’inspiration tout au long du processus. Je leur en suis vraiment reconnaissant.
La chanson “Cause of you”, composée par Jaehan, porte un message sincère pour les fans et sert à la fois de déclaration et de gratitude. Quel a été le processus émotionnel lors de la création de cette chanson ?
Jaehan : Lorsque je travaille sur une chanson, j’ai tendance à écrire quand je n’ai pas le moral. Mais pour “Cause of you”, j’avais un état d’esprit plus joyeux et excité. Je voulais aussi retranscrire ces émotions à travers la performance, donc cette chanson est plus fun et dynamique que les autres afin que les fans puissent s’amuser en chantant avec nous.
Comme je me suis beaucoup amusé pendant le processus de création de cette chanson, je n’ai pas ressenti de difficulté, tout s’est assemblé assez rapidement.
Quelle émotion est la plus difficile à traduire dans votre travail et pourquoi ?
Xen : Je trouve la joie et l’excitation particulièrement difficiles à faire ressentir. J’ai l’impression que ces émotions ne peuvent pas être simulées. Si je ne suis pas sincèrement heureux dans ces moments, ces émotions ne me viendraient pas naturellement.
Certaines de vos chansons ont un style rétro. Quels artistes vous ont inspiré lorsque vous étiez plus jeunes ?
Yechan : Quand j’étais petit, j’aimais beaucoup la musique de Maroon 5. J’ai grandi en écoutant leur album “Songs about Jane”, qui contient la chanson “This love”.
Jehyun : J’ai grandi en suivant de près l’artiste sud-coréen Rain. Il m’a beaucoup marqué étant enfant et je ressens pour lui un respect sincère.
Xen : Connaissez-vous Muse ? Leur chanson “Time is running out” me vient particulièrement à l’esprit quand je pense à mon adolescence.
Jaehan : Je suis d’accord avec Xen. Lorsque j’ai commencé la musique dans un groupe au collège, la première chanson que nous avons joué était “Time is running out”. Le rock a toujours été mon genre de musique préféré, et je trouve que Muse a permis de rendre le rock plus accessible pour moi.
Quel chemin artistique ou thématique souhaitez-vous explorer dans le futur en tant que sous-unité ?
Xen : Récemment, nous sommes tous les quatre très attirés par les sonorités électroniques, mêlant des éléments de techno, de house et d’autres genres du même univers. En tant que OX:N, nous envisageons sérieusement d’explorer ces sonorités dans un futur album ou projet.
Si vous deviez décrire OX:N en seulement trois mots, que seraient-ils ?
Yechan : Je dirai Feel Good Guys.
Maintenant que vous avez tous les quatre beaucoup d’expérience en tant qu’idols, quels conseils donneriez-vous aux jeunes apprentis que vous étiez ?
Xen : Si je pouvais revenir dans le passé avec les souvenirs que j’ai maintenant, j’aimerais dire à mon moi plus jeune de bien réfléchir avant de choisir cette carrière. J’ai vécu beaucoup de moments heureux, et le sentiment d’être autant aimé est incroyable. Mais il y a aussi beaucoup de moments émotionnellement difficiles. Donc je lui dirai de se préparer et de rester fort avant de se lancer.
Quelles sont les activités prévues pour OX:N, maintenant que vous avez débuté ?
Yechan : Pour le reste de l’année, nous avons prévu de faire autant de performances que possible pour rendre nos fans heureux ! Nous préparons aussi une tournée, et je pense que nous allons avoir l’occasion d’aller dans des pays dans lesquels nous n’avons encore jamais mis les pieds. En ce qui concerne nos activités en Corée du Sud, nous serons tous les quatre à fond dans les préparatifs pour offrir les meilleures performances possibles.
Xen : On prévoit également de commencer à travailler sur nos prochaines musiques avant de manquer de temps.
Que voulez-vous montrer au public, à vos fans, mais aussi à vous même à travers cette sous-unité ?
Yechan : Comme nous l’avons mentionné plus tôt, nous voulons montrer à tous notre côté feel good. Cette année, et avant la sortie de notre album, nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions de rencontrer nos fans. À partir de maintenant nous allons faire de notre mieux pour que tout ce qu’on fait soit le moment le plus excitant et gratifiant de la journée.
Nous voulons être des artistes qui transmettent de la joie et de la satisfaction à travers nos performances.
OX:N : C’était OX:N ! Merci beaucoup !
Nous remercions chaleureusement les membres de OX:N pour leur disponibilité, ainsi que Helix Publicity pour l’invitation à cette conférence de presse.
CATCH THE YOUNG est un K-band ayant débuté en 2023. Leur dernier single « Ideal Type » est sorti le 26 juin 2025.
Le groupe est annoncé dans la programmation des festivals JUMF (Jeonju Ultimate Music Festival) 2025 et Incheon Pentaport Music Festival 2025, pour la deuxième année consécutive. C’est à cette occasion que nous avons eu l’opportunité de participer à une conférence de presse en présence des cinq membres : Sani, Jungmo, Kihoon, Namhyun et Junyong.
Comment décririez-vous votre musique à quelqu’un qui n’a pas entendu parler de CATCH THE YOUNG ?
Kihoon : Si je devais décrire notre groupe, en particulier à des personnes de notre âge, je dirais que nous sommes une équipe qui grandit ensemble, créant de la musique qui ressemble à la jeunesse. Nous voulons faire des chansons qui, lorsque vous regarderez en arrière un jour, seront comme des souvenirs précieux. Aussi, nous souhaitons être un groupe faisant de la musique qui avance vers le futur et avec laquelle grandir et voyager.
Nous avons sans cesse des nouveautés dans l’industrie. D’après vous, qu’est-ce qui rend CATCH THE YOUNG différent des autres ?
Jungmo : Avant de parler de ce qui distingue CATCH THE YOUNG individuellement, j’aimerais parler de nous en tant que K-band. Une différence fondamentale entre nous et les autres bands, c’est le fait que nous visons à créer des performances qui sont divertissantes à la fois pour les yeux et les oreilles.
D’après mes connaissances et mon expérience jusqu’ici, la plupart des bands n’intègrent généralement pas une chorégraphie dans leurs représentations en live comme nous le faisons.
En ajoutant une chorégraphie, nous sommes capables de créer des performances qui sont non seulement musicalement captivantes mais également visuellement passionnantes, ce qui nous permet vraiment de nous démarquer.
Comment les membres sont-ils impliqués dans le processus de création de vos albums ?
Sani : Puisque nous sommes un band, je pense que l’une de nos forces est le niveau élevé de compétences et de professionnalisme que chaque membre possède avec son propre instrument. Au-delà de seulement enregistrer, nous créons nos chansons en jouant ensemble pendant le processus d’arrangement.
Dès la phase de démo, les membres sont impliqués en partageant leurs idées, ce qui mène souvent à des changements dans la version finale. Beaucoup de modifications ont lieu pendant l’enregistrement, et honnêtement, il y a eu des moments où nous avons dû tout réenregistrer depuis le début.
Nous avons l’avantage d’avoir beaucoup de liberté sur la création de nos titres en tant que band. Nous échangeons nos idées jusqu’à être satisfaits du résultat.
Votre nouveau single « Ideal Type » est décrit comme du synth-rock enjoué avec une touche d’expérimentation pop. Le rock, historiquement, a évolué en absorbant des influences variées. Pour CATCH THE YOUNG, quelle est l’intention derrière le fait de mélanger pop et rock, en tant que groupe de rock ?
Junyong : Notre devise en tant que groupe est de créer une musique qui peut résonner avec toutes les générations. Nous mélangeons des éléments rock que les anciennes générations peuvent apprécier avec des éléments pop qui plairont aux auditeurs plus jeunes, pour finalement créer une musique qui rassemble différents groupes d’âges par le biais d’un son auquel tout le monde peut s’identifier.
Votre musique explore souvent les thèmes de la jeunesse, des rêves et des émotions. Quel genre de sentiments ou pensées espérez-vous que vos fans retiennent au travers de « Ideal Type » ?
Namhyun : Avec la chanson « Ideal Type », nous espérons que nos auditeurs l’apprécient en imaginant leur propre genre idéal. Mais en même temps, le titre peut représenter l’idée de suivre et poursuivre ses rêves et ses espoirs, ce qui peut encourager tout le monde.
Le clip vidéo vous montre en excursion – plaines herbeuses, phare, voyages ensoleillés. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce concept visuel, et comment cela reflète le message de la chanson ?
Sani : Une fois la chanson réalisée, l’ambiance globale du clip vidéo était assez claire. Comme le morceau en lui-même est joyeux et rafraîchissant, le clip a pris naturellement la même énergie avec le concept d’étudiants qui partent en voyage entre amis, ce qui semblait être la meilleure façon d’exprimer cette fraîcheur.
L’un des lieux de tournage, le terrain d’école, est en fait un lieu où Namhyun jouait souvent quand il était enfant, ce qui a ajouté une touche personnelle. Nous avons également tourné dans une maison d’hôte puisque c’est un voyage entre amis.
La scène du coucher de soleil n’était pas prévue. Le tournage a duré plus longtemps que nous l’avions anticipé, mais nous nous sommes adaptés et finalement, nous avons gardé cette scène.
Je pense que nous avons réussi à garder ce concept jeune et léger tout au long de la vidéo qui collait parfaitement à la chanson. Bien que le tournage était un peu fatigant, je suis satisfait de la façon dont tout cela s’est déroulé.
Y’a-t-il un moment mémorable en coulisses lors de la production de votre clip que vous pouvez nous partager ?
Kihoon : Il y a une scène que nous avons filmée dans une maison d’hôte à la campagne où nous avons mangé des pastèques ensemble et avons bavardé de choses aléatoires. J’ai pensé que cette scène montrait ce à quoi la jeunesse ressemblait vraiment et comment ces petits moments peuvent devenir un souvenir impérissable dans nos vies.
Quand nous étions en train de filmer, je me suis aussi surpris à penser que ce moment exact deviendrait un souvenir un jour, ce qui a rendu cette scène encore plus mémorable.
Dans le clip de « 이상형 (Ideal Type) », Jungmo peut être aperçu portant un bracelet de perles qui dit « I LOVE YOU ». Ce genre de bracelets étant un objet populaire pour les fans qui assistent à des concerts, qu’est-ce que vous aimeriez voir sur les bracelets des Catchers à vos événements ?
Jungmo : Il y a tellement de belles phrases qui existent, mais puisque nous sommes un groupe qui célèbre la jeunesse, je pense que ce serait significatif d’utiliser un mot-clé en relation avec cela. Que ce soit pour des bracelets de perles, des slogans, ou tout autre merch, j’adorerais que cela soit quelque chose qui reflète notre devise avec l’esprit de la jeunesse. (Prenez note, Catchers ! ndlr)
Quel est le plus grand défi quand vous vous préparez pour les festivals, y’a-t-il une différence comparé aux performances sur un plateau de diffusion ?
Sani : En festival, chaque groupe dispose d’un temps de scène déterminé. Il est important de le respecter pour les équipes avant et après nous ainsi que pour donner au public la meilleure expérience. Donc je pense que l’une des parties les plus difficiles est de créer et répéter une setlist qui s’adapte parfaitement au temps imparti.
Au lieu de seulement interpréter plusieurs chansons à la suite, nous avons envie de créer un flot qui ressemble au visionnage d’un court-métrage avec une histoire.
La plus grosse différence par rapport aux émissions musicales serait sans aucun doute les réglages de performance en direct.
Quelles chansons de votre discographie sont les plus personnelles à vos yeux et pourquoi ?
Junyong : Je pense que ce serait notre dernier single « Ideal Type ». Le concept du clip vidéo et la chanson en elle-même est à propos d’avoir un crush, quelque chose que tu peux souvent expérimenter pendant tes années scolaires. En tant que lycéen en ce moment même, j’ai l’impression que cela capture ces émotions fraîches et juvéniles que l’on ressent à l’école.
Sani : Pour moi, c’est « Cactus Boy » de notre premier album. Quand j’ai écrit les paroles pour cette chanson, j’ai pensé au moment où j’ai traversé une période vraiment difficile. Donc c’est pour moi le plus personnel et le plus proche de ma propre histoire.
Namhyun : Je choisirais « The Way to You ». Les paroles sont aussi très douces et juvéniles, littéralement à propos d’aller voir quelqu’un auquel on tient. Je pense que cette émotion est tellement similaire à ce que je ressens quand je suis sur mon chemin pour rencontrer les Catchers. A chaque fois que nous avons une performance, j’y vais avec cet état d’esprit enthousiaste et des papillons dans le ventre, donc je pense que cette chanson correspond à mes émotions.
« The Young Wave » était votre premier morceau instrumental, qu’est-ce qui vous a motivé à explorer une chanson sans chant ?
Kihoon : Il y avait assurément le sens du défi dans le fait de sortir un morceau instrumental. Comme nous sommes un band, beaucoup d’attention est dirigée sur les voix. Nous avons pensé que certaines personnes pourraient être curieuses à propos de nos réelles compétences instrumentales, ce qui explique notre décision de sortir un morceau comme celui-ci.
Heureusement, la réception a été très positive. Je pense que cela a permis de montrer que, du chant aux instruments, nous sommes un groupe dont les compétences ne sont plus à prouver. Nous avons affirmé notre identité avec ce morceau.
Comment avez-vous choisi vos instruments à jouer au sein de CATCH THE YOUNG ? Vous ont-ils été assignés ?
Sani : Je vais à l’église, et il y avait quelqu’un là-bas qui avait l’habitude de jouer de la basse. Mais quand il a dû partir au service militaire, son poste s’est libéré. Donc j’ai commencé à pratiquer la basse pour le remplacer, et je suis vraiment tombé amoureux du son profond et grave, qui m’a attiré.
Jungmo : La première fois que j’ai essayé la batterie, c’était en fait quand je testais différents instruments. Et pour être honnête, je n’ai accroché avec aucun de ceux-là pendant plus d’un mois.
Mais un jour, j’étais à un concert live, debout devant une grande ampli, et le son de la grosse caisse émis par le micro de la batterie m’a frappé et j’avais l’impression qu’il faisait trembler ma poitrine. Cette sensation puissante, qui faisait battre mon cœur, m’a marqué, me donnant envie de commencer à jouer de la batterie sérieusement.
Kihoon : J’étais athlète, et déjà à l’époque, j’appréciais vraiment écouter de la musique pendant que je m’entraînais.
Après avoir arrêté, j’ai découvert la guitare grâce à un club de musique. J’ai commencé à m’entraîner sur des riffs sympas qui sonnaient incroyablement bien même à eux seuls. J’ai fini par passer des mois à essayer de maîtriser ne serait-ce que l’un d’eux.
Quand j’ai enfin pu jouer une chanson entière, quelques mois s’étaient déjà écoulés. Comme je continuais d’apprendre une chanson après l’autre, cela m’a naturellement mené à continuer de jouer de la guitare jusqu’à maintenant.
Si vous pouviez échanger d’instruments avec un membre, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?
Kihoon : Je voudrais essayer de jouer la batterie de Jungmo. Comme il l’a mentionné plus tôt, le son du kick et les battements frappent ta poitrine et font bouger tout ton corps. J’adorerais choisir la batterie pour dégager ce genre d’énergie puissante et cool.
Junyong : J’aimerais échanger avec Sani et essayer de jouer de la basse. Jungmo et moi connaissons tous les deux ce sentiment, mais pendant les performances, une chose qui nous rend toujours un peu tristes c’est que nous devons rester au même endroit, donc nous ne pouvons pas nous rapprocher de nos fans ou du public. Nous sommes toujours un peu jaloux des trois autres membres qui peuvent courir sur la scène tout en jouant de leurs instruments.
Namhyun : J’aimerais aussi choisir la batterie. Je jouais de la batterie et du clavier à l’église, donc j’ai toujours pensé que ce serait sympa de me montrer aux Catchers en train de jouer de la batterie au moins une fois.
Jungmo : J’adorerais essayer les parties vocales de Namhyun. Comme Junyong l’a mentionné plus tôt, la batterie étant un instrument fixe dans le fond, elle limite les mouvements ou la performance dynamique que l’on peut faire.
J’ai toujours été curieux de savoir ce que c’était d’être à l’avant, comme Namhyun, ou comme Kihoon à la guitare et Sani à la basse, qui courent sur toute la scène, interagissent directement avec le public et peuvent ressentir ce sentiment de liberté pendant une représentation.
Sani : J’aime bien les claviers, donc j’aimerais échanger avec Junyong. Le clavier est génial pour créer une variété de sons, et je pense que ce serait amusant de l’explorer et de l’essayer.
Chaque membre est incroyablement talentueux, qu’est-ce que vous admirez le plus musicalement chez les uns et les autres ?
Jungmo : Tous nos membres ont une expérience dans la musique, donc chacun d’entre nous apporte quelque chose d’unique sur la table avec un haut niveau d’expertise.
Pour Kihoon, à chaque fois que nous répétons, je me rappelle à quel point son pitch bend (technique qui permet une légère variation de la hauteur du son et ce sans discontinuité, ndlr) est précis et à quel point ses riffs de guitare sont stylés et raffinés. C’est certainement une de ses forces.
Pour Sani, parmi les personnes de notre âge qui jouent de la basse, je n’ai honnêtement vu personne d’aussi compétent que lui. Quand je l’ai entendu jouer pour la première fois, j’ai sérieusement pensé que c’était un génie. Ses capacités de jeu sont d’un autre niveau.
Namhyun possède un timbre de voix unique. Étant donné qu’il assume souvent des parties destinées à transmettre une émotion profonde, il fait beaucoup d’efforts pour les exprimer avec justesse. Il lit même des livres et essaie différentes approches, tout comme le fait de rester tout le temps dans la salle d’entraînement. C’est l’une de ses plus grandes forces.
Et Junyong, même avec son très jeune âge, possède déjà d’excellentes compétences. L’une de ses forces est la rapidité avec laquelle il prend en compte les conseils pendant les répétitions et les applique sur le champ. Il s’entraîne beaucoup, et je pense que c’est la raison pour laquelle nous sommes capables de créer une telle musique aussi impactante ensemble en tant que groupe.
Namhyun : Et nous ne pouvons pas oublier de mentionner Jungmo ! Jungmo ne se limite pas à jouer un seul style. Il explore constamment différentes sensations et différents rythmes, toujours essayant de nouvelles choses plutôt que de rester sur ses acquis. Ce genre d’effort et de volonté de grandir est quelque chose de vraiment admirable et mérite d’être salué.
Kihoon : En résumé, tous les cinq membres de CATCH THE YOUNG sont très talentueux, ce qui nous rend extrêmement fiers.
CATCH THE YOUNG : C’était CATCH THE YOUNG. Merci beaucoup !
Nous remercions chaleureusement les membres de CATCH THE YOUNG pour leur disponibilité, ainsi que Helix Publicity pour l’invitation à cette conférence de presse.
Figure incontournable de la scène R&B sud-coréenne, Jimmy Brown s’est imposé avec une musique sensuelle, introspective et empreinte de sincérité. Auteur-compositeur-interprète, il séduit par son univers à la fois brut et délicat, où l’amour tient une place centrale.
On a eu la chance de l’interviewer pour la sortie de son dernier single “My Home” , où il nous a partagé son parcours, sa vision de la musique et les émotions qui l’animent.
> Depuis vos débuts avec She Lovin’ It en 2017, comment diriez-vous que votre son et votre identité musicale ont évolués au fil des ans ?
J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Cela signifie que j’ai évolué à bien des égards, sur le plan vocal, émotionnel et mental, pour devenir la meilleure version de moi-même. Mon chant est maintenant plus profond, et la façon dont je perçois les choses autour de moi a changé. Je dirais que tout s’est amélioré au cours de ma carrière.
> Entre votre travail en solo et les collaborations comme celle avec Rahul, comment trouvez-vous l’équilibre entre votre identité personnelle et les influences d’autres artistes ?
Je n’essaie pas d’être quelqu’un d’autre. Tant que je reste concentré sur ce que je fais, rien ne me gêne vraiment. Je m’investis dans chaque collaboration.
> Certains de vos morceaux explorent les thèmes de la vulnérabilité, de l’amour et même de la solitude. La musique est-elle une sorte de thérapie pour vous ?
Oui, je dirais que oui. Écouter de la musique et chanter sont de vrais moments de bonheur pour moi, c’est ce qui passe avant tout dans ma vie de tous les jours. En fait, faire de la musique me fait me sentir vivant.
> Vous travaillez actuellement sur votre prochain album. Pouvez-vous nous donner un aperçu de l’ambiance ou du concept que vous explorez cette fois-ci ?
Comme je le dis toujours, ma musique et tout ce voyage musical sont liés à l’amour, seulement à l’amour. Bien sûr, cette fois-ci, c’est moi dans ma forme la plus mature et la plus aboutie.
> Y a-t-il des collaborations intéressantes ou des surprises à attendre sur ce projet ?
Je travaille avec l’un des meilleurs producteurs au monde, Dwayne, depuis l’année dernière. Il a le même âge que moi et nous avons tout de suite accroché. Nous prévoyons de continuer à créer de super morceaux ensemble.
> Vous avez récemment signé avec JWIN Entertainment après des années d’indépendance. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir ce pas ?
C’était le PDG de JWIN. C’est l’une des rares personnes en qui je peux vraiment avoir confiance. Il a une grande vision de l’avenir, ce qui fait de ce projet une situation gagnant-gagnant pour nous deux.
> Avec le recul, de quoi êtes-vous le plus fier dans votre parcours d’artiste indépendant ? Si vous pouviez avoir une conversation avec le « Jimmy Brown » de 2017, que lui diriez-vous ?
Je suis fière d’avoir continué quoi qu’il arrive. Je me suis battu pour tout, et je continue à me battre. Je dirais au moi de 2017 : « Gagne de l’argent un an plus tôt pour pouvoir offrir à ta grand-mère tout ce dont elle a besoin. ».
> Vous êtes sur le point d’entamer une nouvelle tournée mondiale. Que ressentez-vous à l’idée de renouer avec votre public sur la scène internationale ?
C’est quelque chose que je veux continuer à faire. Voir les visages des fans me touche beaucoup. En général, je ne les vois que sur les réseaux sociaux lorsque je ne suis pas en tournée, mais le fait de savoir qu’ils sont vraiment là me donne l’impression d’être réel.
> Y a-t-il une ville ou un pays que vous n’avez pas encore visité et dans lequel vous avez hâte de vous produire ?
J’aimerais aussi découvrir l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est. C’est tout près de chez nous, mais je n’y ai jamais joué. Il faut que j’y aille.
> Avez-vous des anecdotes mémorables ou amusantes d’une tournée passée en France ou en Europe que vous aimeriez partager ?
Deux fois sur trois, j’oublie quelque chose à l’endroit où je séjourne. Je dois toujours appeler un Uber pour aller le récupérer. C’est bête, mais ça arrive si souvent. Je suis désolé pour ça… haha.
> Si vous deviez décrire votre musique à l’aide d’un plat coréen, lequel serait-ce et pourquoi ?
Le kimchi. Parce que j’ai mon propre style, quelque chose que je suis le seul à pouvoir créer. C’est quelque chose d’unique, tout comme ma musique.
> Dernière question : quel est le fait amusant ou l’anecdote inattendue vous concernant que vos fans ne connaissent peut-être pas encore ?
Je pense qu’ils le savent déjà, mais je vous aime tellement. C’est certain. Prenez soin de vous.
Retrouvez le dernier single de Jimmy Brown “My Home” sur les plateformes de streaming ainsi que toutes ses sorties musicales dont son dernier album love II.
Retrouvez toutes nos interviews dans la rubrique Coffee With !
Suite à sa conférence du 18 février 2025, organisée par CLV Agency sur les coulisses de l’industrie des séries coréennes, Song Jinsun nous a accordé une interview exclusive pour parler de son métier de productrice créative et de sa vision de l’industrie coréenne.
> Comment le fait que vous ayez commencé votre carrière en écrivant des webtoons influence-t-il aujourd’hui votre carrière dans le monde des k-dramas ?
Oui, j’ai commencé ma carrière en écrivant des histoires pour des magazines de webtoons et des séries en ligne. Ce qui m’a attiré, c’est l’imagination sans limite, la créativité à l’état pur. Cet esprit me définit toujours en tant que productrice. Nombre de mes séries dramatiques – Duty After School, True Beauty, Connect et What’s Wrong with Secretary Kim – sont issues de webtoons.
Au cours des 15 dernières années, j’ai produit plus de 20 séries. J’ai toujours essayé d’éviter de répéter les mêmes concepts ou les mêmes genres. Les webtoons offrent souvent des idées brutes et inattendues qui continuent à m’inspirer pour prendre des risques créatifs audacieux.
> Quelles sont les missions d’un producteur créatif ?
Le rôle d’un.e producteur.rice créatif.ve peut varier considérablement en fonction de son expérience, de ses intérêts et de ses points forts. Pour moi, il s’agit de trouver la graine d’une histoire. Puis, de m’associer au bon écrivain pour transformer cette graine en scénario. Et enfin, guider la vision à travers le casting, la réalisation et la production. Je reste profondément impliqué dans chaque étape, en tant que personne qui comprend mieux que quiconque le « cœur » du projet. À bien des égards, le ou la producteur.rice créatif.ve est celui qui porte le cœur de la série du début à la fin et en assume l’entière responsabilité.
> Comment expliquez-vous le succès mondial des k-dramas ?
Je pense que les séries coréennes trouvent un écho dans le monde entier parce qu’elles mettent l’accent sur les émotions et les relations, et pas seulement sur l’intrigue. Nos histoires sont menées par des personnages et des arcs émotionnels. Cette profondeur émotionnelle crée de véritables liens avec les téléspectateurs, transcendant les barrières linguistiques et culturelles.
> En ce qui concerne Connect, qui est une coproduction avec Disney+, quelles ont été les différences notables dans le processus de création par rapport à une production coréenne classique ?
Le réalisateur Takashi Miike a réalisé plus de 60 films – son expérience du terrain et sa flexibilité créative sont remarquables. Connect était la première fois qu’un réalisateur japonais venait en Corée et dirigeait une production dans le cadre d’un système coréen, sous l’égide de Disney+.
Une fois que nous nous sommes clairement mis d’accord sur la direction et le cœur de l’histoire, la langue n’a jamais été un obstacle. Honnêtement, je n’ai pas ressenti beaucoup de différences par rapport à une production coréenne classique. Si je devais donc en mentionner une, je dirais que les productions coréennes ont tendance à avoir des budgets un peu plus élevés. Et peut-être des acteurs un peu plus magnétiques !
> Comment choisissez-vous les projets sur lesquels vous travaillez ? Qu’est-ce qui vous attire dans un scénario ?
Pour moi, tout commence ainsi par l’auteur. Je cherche quelqu’un qui voit donc les désirs humains et la vie elle-même à travers un prisme unique. C’est cette voix distincte qui fait qu’une histoire vaut la peine d’être transformée en série.
>Les attentes des publics internationaux influencent-elles la manière dont vous produisez ou sélectionnez les projets ?
Bien sûr, j’apprécie de nombreuses émissions populaires dans le monde entier, mais je ne laisse pas les attentes internationales dicter mes choix. Je choisis des histoires qui, selon moi, valent la peine d’être racontées. Chaque projet a son propre message, son propre ton et ses propres personnages, et c’est donc à moi de faire ressortir cette essence unique.
Une productrice expérimentée doit ainsi être capable de transformer n’importe quelle histoire en un scénario et une production compétitifs. C’est mon objectif à chaque fois. Il m’arrive d’échouer, mais je continue d’apprendre et je m’efforce toujours de faire mieux.
> Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui rêve de travailler dans la production de dramas ?
Sortez de votre bureau. Ne vous contentez pas de critiquer et d’évaluer, sortez et créez. Savoir quelque chose n’est pas la même chose que le faire. Remettez en question vos propres limites et transformez ces « lacunes » en points forts en résolvant de vrais problèmes, sur le terrain. C’est là qu’on peut mûrir créativement.
>Y a-t-il un drama que vous aimeriez produire, un genre ou une histoire que vous n’avez pas encore exploré ?
Tout comme j’aime les BDs et les webtoons, j’aime aussi l’animation. Un jour, j’aimerais produire une série animée avec un monde vaste et bouleversant, quelque chose d’aussi puissant et émouvant que L’Attaque des Titans ou un film du Studio Ghibli. Un monde où l’imagination n’a pas de limites.
>Quelles sont vos trois séries préférées ?
J’ai été attirée par des séries comme Présumé Innocent sur Apple TV, Five Days at Memorial et le remake de The Day of the Jackal. Je suis fasciné par les histoires qui explorent les dilemmes humains profonds et les tensions morales.
Merci à Song JinSun d’avoir répondu à toutes nos questions et à CLV Agency d’avoir rendu cela possible ! On a hâte de découvrir son prochain projet, et vous ?
As she releases her new single “ASAP” featuring Chris Patrick, HEYOON granted us an exclusive interview to talk about her experience in the international group Now United, her musical turn after leaving the group, and her inspirations. Meet HEYOON, an artist with an atypical career path.
> Can you introduce yourself?
“Bonjour”. This is Heyoon.
> You just released your new single ‘ASAP’ featuring Chris Patrick, can you tell us more about it?
“ASAP” is my second single as a solo artist. It just came out only a week ago. I’m here [in Paris] to celebrate, soak in Fashion Week. “ASAP” is such an energetic and sexy 30 song. It is about the desire of when you love somebody so much and you’re kind of obsessed with them, you want them to be in that reckless love back with you. It’s about being so bold and honest and telling them what you like. So, it’s a fun song.
> So, it’s something you’ve experienced?
Mmh… [laughs] It would be a lie if I said I didn’t. I think everybody has, a little…
> What’s your favorite line in the song?
Can I swear?
[Yeah, you can.] “Fuck being responsible”. It’s a life motto. It’s also the main line I think, it gives that essence in the song. Fuck being responsible and just have fun in life.
> How did that feature happen? Were you looking for a male voice? Is this someone your label introduced you to or were you already familiar with his work?
I was always a fan of Chris. I listen to his music, and we have mutual friends we could get connected through. I sent over my song and within two hours he sent his verse. I was blown away. He’s been so locked in, he’s down to do anything, so I’m really grateful. He’s such a good person. We had him fly to Korea too, it was fun.
> Compared to the music you released before, you took a much more “mature” turn. How do you feel about that? How did your fans react?
I was excited and nervous at the same time before releasing my music just as a solo artist, because it’s very different from how fans have been seeing me and what they expect. But I knew that they’re gonna be there for me regardless cause they’ve been loyal since day 1 and they’ve been so supportive of who I am as well. I actually took a year off after leaving the group so I can just focus on music and make sure I know the story I’m trying to tell, what is the sound I want to build… It’s really exciting right now, it’s like a new beginning to introduce my sound as a solo artist to the world and to the fans. It’s a journey, and I would say it’s just beginning.
> I know dancing is important to you and you have a background as an instructor, plus you’ve done ballet. Does that influence how you approach demos, music creation, and concepts, or does it come into play once everything else is set?
Dancing has been such a big part of my life and it’s really just a part of me, so it just comes naturally when I listen to music, no matter what. I’m always looking for that groove, how would I dance to this speed… So, I think a lot of the time it happens that way. When I’m building from scratch even, I need to make sure I know exactly how my body would move to it.
[You’re not an instructor anymore. Do you not want to teach people or is it something you would like to do again?] I mean, I feel a little bit more shy about that nowadays. I think, because at the time I was doing my own choreography, that was a big part for me, I can still teach my choreos so people can join me and dance, but who knows, maybe at some point.
> So this is a grand comeback for you, releasing ‘Pivot’ and ‘ASAP’. How do you see 2025? What do you want to achieve or what are your expectations for this year?
A lot of music! I want to work on an EP, at the end of the year or after. I just want to have a lot of music out, I have a lot of music written that I haven’t shared just yet to the fans. I want to go back on tour again and meet the fans in person, cause I miss that so much and the fans have been so patient with me while I take a break to focus on music, so I want to hurry and give it back to them and see them in person.
> Do your fans have a name?
They have a name they already made, but I want to give something special to them. It’s already special because they want off of my name, but I want to give them a name. I’m thinking about it. It’s gonna come soon. We will chat soon about it.
> I’ve seen that you’ve directed some MVs in the past. How was that experience? Is it something you’d like to do again, or would you prefer to leave it to others?
I’ve been blessed enough to be a big part of the things I’ve been doing so far. My team has that trust in me and I trust them to create something really collaborative so I’ve been blessed enough to work with really talented directors on the first two music videos. I’m such a visual person so even when I’m writing or thinking of a performance like working on a choreography, I always think about the scene, what the colors are, what it’s gonna look like, the storyline… I think everything comes together: the music, the fashion, what is gonna look like, so naturally I like to get as involved as I can in all the creative process. It’s been fun.
> How do you feel about performing live solo? Is that something you really look up to or that frightens you?
It’s definitely scary [laughs]. I’m so used to performing with 10+ people, so I know that I can get away with things. But now that I’m on my own I know that all eyes are on me so there is definitely more pressure but it also comes with more freedom to do whatever I want. And I love working with my dancers, so that’s the fun thing about “ASAP”, I got to work with my dancers, film a music video with them and also do a performance video with them. I’ve missed that feeling so it was nice to have that again.
> Since you’re based in Korea and signed to Universal Music, a global company, do you think there’s a difference in how you work and how the company views you as an artist compared to other Korean idols signed to local agencies?
I can only speak from my experience and I had such a unique experience growing up in Korea as a Korean and then debuting outside of Korea and travelling the world. I’ve never met somebody that has the same experience as me, so I try to focus on what’s happening in front of me and what feels right to me and that was my decision into finding my team right now.
I definitely want to keep pursuing my career as an international artist but also reconnect with my roots. At the end of the day, that’s my home. So I’m trying to do both. I just want to be that bridge for people because I know in the future there’s gonna be more artists and young talents upcoming that would want the same journey that I got to have, so I just want to be a voice for them and make people feel like they can do what I was blessed enough to do.
> How do you feel when you look back on your time with Now United? You’re still close to your members? How did they react to your new music?
They’ve been so supportive. They’re my family. We went through so much together, we grew up together basically. I know that even if we can’t call every single day, they will always feel so close to my heart. We all still talk, we have that groupchat, we check in every once in a while. Everyone has been so supportive, I just want to see everyone be happy and do their own thing. It’s cool to look back, and again, it was a life-changing experience. That’s the only reason I’m able to do what I’m doing right now. I’m really grateful for that.
> You had quite international fans, all the members are from different places… Some people speak French, right?
Yes, we have a French member. I practiced the language a little bit with them.
> You’re fluent in English and Korean, is there any other language you want to tackle?
Well, actually French was the third language I was trying to learn for a long time, and then I realized how hard the pronunciation is. It is like the opposite of Korean so I was like “maybe I should work on other languages and then…”. French feels like the boss level. I just can’t get the “r” sound right.
> Who are your inspirations today? Who do you look up to?
Growing up, I was obsessed with the 2000s divas like Britney Spears, Pussycat Dolls, Christina Aguilera, Aaliyah also. Sade is also an amazing artist that I look up to. These days artists that I listen to are like Frank Ocean, Don Toliver… R&B, soul… I grew up listening to a lot of R&B, hip-hop, soul, for sure.
> How would you describe ‘ASAP’ in one word?
Fun.
> What’s up with the spoon necklace you’re wearing in the ASAP MV?
My stylists custom-made it. Each spoon, they went to vintage stores and bought and custom-made it for the look. The whole vision for the music video, but also fashion in life, is I like to mix fun things. It’s a dress-y outfit but with a little bit of wit, a little bit of fun in it. It’s all about the details. I didn’t get to keep it, but I wish! It was so special.
> Talking about MV, on ‘Pivot’, the music video is quite intimate, right? How was the shooting? How did you tackle being that close with someone you just met I suppose?
First of all, I’m just so grateful because the dancer, GUMP, was so open to diving in. There was a lot of acting we needed to do, but that’s the thing when you work with creatives, everyone is locked in right away, it’s like acting. It was so much fun. We got close so fast because we had to play a bit of jujutsu, we needed to learn. It’s goofy so we got close right away.
> Did you guys develop the choreography together?
For the choreography, I worked with Che Yubina, she’s a choreographer and dancer who’s also a long time friend for me, so we worked together.
> For ‘Pivot’ you went for light pink, now you’re strawberry, what’s the next one you want to go to?
To be honest, I went darker because my hair started to cut off because of all the bleaching. So I was like “okay, it’s time, I had fun doing pink hair”. I need to be dark for a while so my hair can live again. Maybe I’ll use wigs. [laughs]
> I saw it’s not your first time in Paris? How do you like it here?
I love Paris. This morning I was like “I could totally move here.” It is similar to Seoul in some ways but also very different and the culture is very different. I just love the view. I woke up this morning, opened the hotel balcony window and saw the view of all Paris, the sun was shining and I thought “All I need is birds to chirp right now to feel like a Disney princess.”
> You are also a model and previously worked with fashion brands and attended défilé. What’s your favorite French luxury brand?
A bunch, but I would say Lacoste and Marine Serre, and many more. I’m here for Fashion Week also so I can’t wait to attend more shows. Last year, I went to the Lacoste show so I got to see how the Fashion Week is “wow”. There are a lot of people. It is so fun.
> Do you listen or even know any French music or artists?
I love Angèle. I’ve been a big fan for a long time and honestly, that’s how I figured out how beautiful the French language sounds and music too. I do listen to other artists that I can’t name on the top of my head.
> To finish, Do you have anything to say to your fans here in France?
I’m so happy to be here in Paris. To my French fans, I miss you guys, I love you. Thank you for your love and support. Stay tuned for more music and go stream “ASAP”! [kiss]
Thank you to HEYOON for answering our questions and to Polydor for making it possible!
À l’occasion de la sortie de son nouveau single « ASAP » en featuring avec Chris Patrick, HEYOON nous a accordé une interview exclusive afin de revenir sur son expérience dans le groupe international Now United, son tournant musical après son départ du groupe et ses inspirations. Rencontrez HEYOON, une artiste au parcours atypique.
> Peux-tu te présenter ?
« Bonjour » (en français). Je suis Heyoon.
> Tu viens de sortir ton nouveau single « ASAP » en featuring avec Chris Patrick, peux-tu nous en dire plus ?
« ASAP » est mon deuxième single en tant que soliste. Il est sorti il y a seulement une semaine. Je suis ici [à Paris] pour célébrer et profiter de la Fashion Week. « ASAP » est une chanson si énergique et sexy, parfaite pour la trentaine. Elle parle du désir de quand tu aimes quelqu’un si fort et que tu es comme obsédée par lui, tu veux qu’il te rende cet amour téméraire. Elle parle du fait d’être courageuse et honnête et de lui dire ce que tu aimes. C’est une chanson fun.
> C’est quelque chose que tu as vécu ?
Mmh… [rires] Ça serait te mentir si je te disais que non. Je pense que tout le monde l’a vécu.
> Quel est ton passage préféré de la chanson ?
Je peux dire un gros mot ?
[Oui, tu peux.] “Fuck being responsible” (On s’en fiche d’être responsables). C’est une maxime de vie. C’est aussi la phrase principale je pense, elle donne l’essence de la chanson. On s’en fiche d’être responsable et amusons-nous dans la vie.
> Comment s’est passée la collaboration ? Est-ce que tu cherchais une voix masculine ? Est-ce que c’est quelqu’un que ton label t’a présenté ou tu connaissais déjà son travail ?
J’ai toujours été fan de Chris. J’écoute sa musique, et nous avons des amis en commun qui pouvaient nous mettre en contact. Je lui ai envoyé la chanson et en seulement deux heures il a envoyé sa partie. J’étais bluffée. Il a été tellement investi et ouvert à l’idée de faire le nécessaire pour promouvoir le titre. J’en suis extrêmement reconnaissante. C’est vraiment une bonne personne. Nous l’avons fait venir en Corée, c’était amusant.
> Par rapport à la musique que tu sortais avant, tu as pris un virage beaucoup plus « mature ». Qu’en penses-tu ? Comment tes fans ont réagi ?
J’étais à la fois excitée et nerveuse avant de sortir ma musique en tant qu’artiste solo, parce que c’est très différent de la façon dont les fans me voyaient et de ce qu’ils attendaient. Mais je savais qu’ils seraient toujours là pour moi, parce qu’ils ont été loyaux depuis le premier jour et qu’ils m’ont toujours soutenu pour qui je suis. J’ai pris une année sabbatique après avoir quitté le groupe pour pouvoir me concentrer sur la musique et m’assurer que je sais quelle histoire je veux raconter, quel son je veux construire… C’est vraiment excitant en ce moment, c’est comme un nouveau départ pour présenter ma musique en tant qu’artiste solo au monde et aux fans. C’est un voyage, et je dirais qu’il ne fait que commencer.
> Je sais que la danse est importante pour toi et que tu étais professeur de danse, en plus d’avoir fait du ballet. Est-ce que cela influence ta façon d’aborder les démos, la création musicale et les concepts, ou est-ce que cela entre en jeu une fois que tout le reste est prêt ?
La danse a joué un rôle si important dans ma vie, ça fait partie de moi, donc ça vient naturellement quand j’écoute de la musique, quelle qu’elle soit. Je suis toujours à la recherche de ce groove, de la façon dont je danserais sur ce rythme…. Je pense que c’est souvent ainsi que les choses se passent. Lorsque je crée un morceau en partant de zéro, je dois m’assurer que je sais comment mon corps bougerait sur ce son.
[Tu n’es plus professeur. Est-ce que tu ne veux plus enseigner ou c’est quelque chose que tu aimerais faire à nouveau ?] Je suis devenue un peu timide à ce sujet. À l’époque, je créais mes propres chorégraphies. Je pense que je peux encore enseigner mes chorégraphies pour que les gens puissent se joindre à moi et danser, qui sait, peut-être un jour.
> Avec la sortie de « Pivot » et « ASAP », tu as fait ton grand retour. Comment vois-tu 2025 ? Quels sont tes objectifs ou tes attentes pour cette année ?
Beaucoup de musique ! J’aimerais sortir un EP, d’ici la fin d’année ou après. Je veux juste sortir beaucoup de musique, j’en ai écris pas mal que je n’ai pas encore partagée avec les fans. Je veux pouvoir repartir en tournée et rencontrer les fans en personne, ça me manque tellement et les fans ont été si patients avec moi pendant ma pause. Je veux vite leur rendre la pareille et les voir en personne.
> Tes fans ont-ils un nom ?
Ils ont créé leur propre nom, mais je veux leur en donner un spécial. C’est déjà spécial parce qu’ils sont partis de mon nom, mais je veux leur en donner un autre. J’y pense. Ça ne saurait tarder. Nous en parlerons bientôt.
> Tu as réalisé quelques clips dans le passé. Comment était cette expérience ? Est-ce quelque chose que tu souhaiterais refaire, ou tu préfères laisser faire les autres ?
J’ai eu la chance de jouer un rôle important dans ce que j’ai fait jusqu’à présent. Mon équipe a confiance en moi et j’ai confiance en eux pour créer quelque chose de collaboratif. J’ai eu la chance de travailler avec des réalisateurs très talentueux sur les deux premiers clips. Je suis une personne très visuelle, donc même lorsque j’écris ou que je pense à une performance, comme quand je crée une chorégraphie, je pense toujours à la scène, aux couleurs, à l’histoire… Je pense que tout va ensemble : la musique, la mode, l’apparence, donc naturellement, j’aime m’impliquer autant que possible dans tout le processus créatif. C’est très amusant.
> Comment te sens-tu à l’idée de performer en live solo ? Est-ce que c’est quelque chose dont tu as hâte ou qui t’effraie ?
C’est vraiment effrayant [rires]. Je suis tellement habituée à performer avec plus de dix personnes, je savais que je pouvais m’en sortir. Mais maintenant que je suis seule, je sais que tous les regards sont braqués sur moi, donc il y a plus de pression, mais aussi plus de liberté de faire ce que je veux. Et j’adore travailler avec mes danseurs, tourner dans un clip avec eux, et faire des vidéos « performance ». Ce sentiment m’a manqué, ça m’a fait plaisir de le retrouver.
> Puisque tu es basée en Corée et que tu as signé avec Universal Music, une entreprise internationale, trouves-tu qu’il y a une différence dans ta façon de travailler et la manière dont l’entreprise te traite en tant qu’artiste par rapport à d’autres idoles coréennes signées par des agences locales ?
Je ne peux parler que de mon expérience, et cette dernière a été assez unique en grandissant en Corée, puis en faisant mes débuts en dehors de la Corée et en voyageant dans le monde entier. Je n’ai jamais rencontré personne qui avait la même expérience que moi, donc j’essaie de me concentrer sur ce qu’il se passe devant moi, c’est comme ça que j’ai formé mon équipe.
Je souhaite poursuivre ma carrière en tant qu’artiste internationale, mais aussi me reconnecter à mes racines. Finalement, c’est en Corée que je me sens chez moi, donc j’essaie de faire les deux. Je veux être un exemple pour les autres parce que je sais qu’à l’avenir, il y aura plus d’artistes et de jeunes talents qui voudront emprunter le même chemin que moi. J’aimerais être une voix pour eux et faire en sorte que les gens aient l’opportunité de faire ce que j’ai eu la chance de faire.
> Que ressens-tu quand tu penses à tes années avec Now United ? Es-tu toujours proche de tes membres ? Comment ont-ils réagi à ta musique ?
Ils m’ont tellement soutenu. C’est ma famille. Nous avons vécu tant de choses ensemble, nous avons pratiquement grandi ensemble. Même si nous ne pouvons pas nous appeler tous les jours, je les porte toujours dans mon cœur. Nous parlons toujours, nous avons une conversation de groupe dans laquelle nous nous donnons des nouvelles de temps en temps. Je veux juste que tout le monde soit heureux et fasse ce qu’il lui plaît. C’est sympa de repenser à cette période, c’est une expérience qui a changé ma vie. C’est la seule raison pour laquelle je suis capable de faire ce que je fais aujourd’hui. J’en suis vraiment reconnaissante.
> Vous aviez des fans partout dans le monde, tous les membres viennent d’endroits différents. Certains parlent français ?
Oui, nous avons un membre français. J’ai un peu pratiqué la langue avec.
> Tu parles couramment anglais et coréen, y a-t-il une autre langue que tu souhaites apprendre ?
J’ai essayé d’apprendre le français pendant longtemps, et puis j’ai réalisé à quel point la prononciation est difficile. C’est l’opposé du coréen, donc je me suis dit que ça serait peut-être bien que j’apprenne d’autres langues avant. Le français est comme le niveau final d’un jeu. Je n’arrive pas à prononcer le “r”.
> Qui sont tes sources d’inspiration aujourd’hui ?
En grandissant, j’étais fans des divas des années 2000 comme Britney Spears, les Pussycat Dolls, Christina Aguilera, Aaliyah aussi. Sade est également une artiste extraordinaire que j’admire. De nos jours, j’écoute des artistes comme Frank Ocean, Don Toliver… Du R&B, de la soul. J’ai grandi en écoutant beaucoup de R&B, de hip-hop et de soul, c’est sûr.
> Comment décrirais-tu « ASAP » en un mot ?
Fun.
> Peux-tu nous parler du collier de cuillères que tu portes dans le clip de « ASAP » ?
Mes stylistes l’ont fait sur mesure. Ils ont trouvé chaque cuillère dans un magasin vintage, les ont achetées et en ont fait un look sur mesure. Autant pour le clip que dans la mode en général, j’aime m’amuser. C’est une tenue habillée, mais avec un peu de fun. Tout est dans les détails. Je n’ai pas pu le garder, mais j’aurais aimé ! Il est si spécial.
> En parlant de clip, celui de « Pivot » est assez intime. Comment s’est passé le tournage ? Comment as-tu géré le fait d’être si proche de quelqu’un que tu viens de rencontrer ?
Je suis extrêmement reconnaissante parce que GUMP, le danseur, était si ouvert à l’idée de plonger dans le personnage. On a dû beaucoup jouer, mais quand on travaille avec des personnes créatives, tout le monde s’investit tout de suite, c’est comme faire de l’acting. C’était très amusant. Nous nous sommes très vite rapprochés parce que nous avons dû apprendre à faire un peu de jujutsu. C’était un peu loufoque.
> Est-ce que vous avez créé la chorégraphie ensemble ?
Pour la chorégraphie, j’ai travaillé avec Che Yubina. C’est une chorégraphe et amie de longue date, donc nous avons travaillé ensemble.
> Pour « Pivot », tu avais un rose pâle. Aujourd’hui, tes cheveux sont plus foncés. Quel est le prochain choix ?
Honnêtement, j’ai foncé mes cheveux parce qu’ils commençaient à se casser à cause de toutes les décolorations. Donc je me suis dit « Ok, il est temps, je me suis bien amusée avec les cheveux roses. » J’ai besoin d’avoir les cheveux foncés pendant un moment pour que mes cheveux puissent revivre. Peut-être que j’utiliserai des perruques [rires].
> Nous savons que ce n’est pas ta première fois à Paris. Tu te plais ici ?
J’adore Paris. Ce matin je me suis dit « Je pourrais totalement déménager ici. » C’est semblable à Séoul sur certains points mais aussi très différent, et la culture est très différente. J’aime aussi la vue. Ce matin, quand je me suis réveillée, j’ai ouvert la fenêtre du balcon et j’ai admiré la vue sur tout Paris. Je me suis dis « Tout ce qu’il manque ce sont les oiseaux qui chantent pour me sentir comme une princesse Disney. »
> Tu es aussi mannequin et tu as déjà travaillé avec des marques de mode et participé à des défilés. Quelle est ta marque de luxe française préférée ?
Beaucoup, mais je dirais Lacoste et Marine Serre, entre autres. Je suis ici pour la Fashion Week, donc j’ai hâte d’assister aux défilés. L’année dernière, j’ai assisté au défilé Lacoste, ce qui m’a permis de voir à quel point la Fashion Week est « wow ». Il y a beaucoup de monde. C’est très amusant.
> Connais-tu et écoutes-tu des chansons ou des artistes français ?
J’adore Angèle. [choquée quand on lui dit qu’elle est belge et pas française, mais elle chante en français) Je suis fan depuis longtemps et honnêtement, c’est comme ça que j’ai réalisé à quel point la langue française est belle, et la musique aussi. J’écoute aussi d’autres artistes mais je suis incapable de les nommer comme ça.
> Pour finir, est-ce que tu as quelque chose à dire à tes fans français ?
Je suis si heureuse d’être à Paris. À mes fans français, vous me manquez, je vous aime. Merci pour votre amour et votre soutien. Restez connectés pour plus de musique et écoutez « ASAP » ! [Bisous]
Merci à HEYOON d’avoir répondu à nos questions et à Polydor d’avoir rendu cela possible !