En avril, le printemps commence à battre son plein et les événements fleurissent à leur tour dans notre hexagone. Voici un récapitulatif de ce qui se passe en France. À vos agendas !
3 avril : Récital de piano par Yunchan Lim – Philharmonie de Paris
La musique classique n’est pas en marge parmi les événements d’avril puisque le pianiste Yunchan Lim donne un récital inédit à la Philharmonie de Paris le 3 avril. Il ré-interpréte notamment des compositions de Hanurij Lee et de Bach. L’événement est complet, toutefois une liste d’attente est accessible sur le site de la Philharmonie.
Jusqu’au 4 avril : Festival Koreazur – Faculté ALLSH (Aix-en-Provence)
La faculté des arts, lettres et sciences humaines d’Aix-en-Provence organise un festival spécial sur la culture sud-coréenne. Ce sont les étudiant.es de la section coréenne qui ont préparé pléthore d’activités entre ateliers, dégustations ou encore cours de danse. Découvrez le programme ici !
Attention : le festival est gratuit mais certaines activités nécessitent des inscriptions.
Jusqu’au 5 avril : Exposition « Les contours du temps » – Centre Culturel Coréen (Paris)
L’exposition “Les contours du temps” qui a commencé le 21 mars dernier se poursuit jusqu’au 5 avril au Centre Culturel Coréen. “Les artistes exposés, tous issus de la diaspora coréenne en France, partagent un héritage culturel commun et une expérience de vie entre ces deux cultures. Cependant, chacun a une perception unique du temps, nourrie par leur parcours et leur sensibilité.” L’entrée est libre et sans réservation. À découvrir ici !
16 avril : Concert de GEMINI – Trabendo (Paris)
L’artiste de R&B GEMINI revient à Paris le 16 avril pour sa tournée européenne “Miles Away”. Il se produit au Trabendo à La Villette et est accompagné des artistes BLASÉ, KWACA et DJ Pool. Organisé par AEG Presents France, ce concert promet d’être un événement. Il reste des places au tarif unique de 56.50€ sur DICE !
16 avril : Concert de piano et de chant – Centre Culturel Coréen (Paris)
Dans le cadre de sa série “jeunes talents”, le Centre Culturel Coréen met à l’honneur Kim Yeri et Park Sang-hoon, artistes basés à Paris. Respectivement pianiste et ténor, ils proposent un concert sur le thème : « Lyrisme romantique : à travers les œuvres de Chopin et de Schumann ». Événement gratuit mais soumis à réservation sur le site du Centre Culturel.
17 avril : Concert de piano et saxophone – Centre Culturel Coréen (Paris)
Second événement “jeunes talents” du Centre Culturel Coréen, c’est cette fois Jiyoung Park, pianiste, et Rémy Desbonnet, saxophoniste, qui nous proposent un concert. Le duo se produit lors d’une représentation nommée « Un Voyage musical franco-coréen ». Événement également gratuit et sur réservation ici.
26 et 27 avril : Concerts de Big Ocean – Café de la danse (Paris) / Secret place (Montpellier)
Autres concerts événements en avril : ceux du groupe de K-pop Big Ocean, qui se produit à Paris et à Montpellier. Dans le cadre de la tournée européenne “Underwater”, les trois membres, dont la particularité est d’être sourds ou malentendants, nous montrent leur talent le 26 et 27 avril. Il reste des places pour les dates françaises ici.
24 avril : Concert pour l’amitié franco-coréenne à Paris (17e)
Le 24 avril est aussi la date d’un concert spécial pour l’amitié franco-coréenne à l’hôtel de la Grande Loge de France, dans le 17ème arrondissement de Paris. L’événement accueille Jae-Hyang Koo et Kyungmin Paik au piano, Françoise Lauras-Cahuac et Jeong-Hoon Kim au violon et Didier Matry à l’orgue sur des œuvres classiques. Places limitées, sur inscription.
Du 22 au 26 avril : Festival du Film Coréen de Toulouse
Le cinéma “Le Cratère” à Toulouse accueille son festival du film coréen du 22 au 26 avril, avec une programmation spéciale et 14 films à découvrir. Découvrez la sélection et réservez vos places ici.
KISS OF LIFE a fait ses premiers pas en France le lundi 10 mars au Zénith de Paris, à l’occasion de la première tournée mondiale du groupe, “KISS ROAD”. (Re)vivons ensemble ce concert tout en énergie et en sensualité !
Seulement quelques jours après le concert d’aespa, que nous vous racontons ici, c’est au tour de KISS OF LIFE de rencontrer ses fans français qui attendaient le groupe avec impatience depuis ses débuts. C’est dans le mythique Zénith de Paris – La Villette qu’elles performent pour la première fois, pour le plus grand plaisir des milliers de fans réunis pour l’occasion.
Des classiques à l’appel
Après quelques minutes de retard, l’ambiance est éclectique alors que “Shhh” résonne dans la salle. Les lumières s’éteignent et le concert commence. Nous reconnaissons l’instrumental de « Bad News », que les filles interprètent intégralement en anglais, permettant aux KISSY (fans de KISS OF LIFE) de faire entendre leurs voix pour un début de concert impactant. Chaque membre arbore une tenue noire décorée de nombreux strass, captant la lumière à chaque mouvement et mettant parfaitement en valeur les filles. Elles nous proposent une performance pleine d’énergie, ce que le public leur rend bien. Ce dernier acclame d’autant plus Julie lors de ses raps et Belle pour ses high notes (notes aiguës).
KISS OF LIFE mise sur ses title tracks pour divertir son public : les filles performent également “Midas Touch”, durant laquelle Natty tend son micro vers le public pour l’entendre chanter, et “Shhh”, leur toute première chanson, rendant hommage à leur début datant d’il y a bientôt deux ans.
C’est sans surprise qu’elles chantent aussi “Sticky”, un de leurs tubes phares, longtemps en tendance sur TikTok. La chorégraphie est sexy et les membres prennent plaisir à performer sous les hurlements des fans.
Le mot du jour : la sensualité
Étant l’un des rares groupes à avoir débuté à l’âge adulte, c’est avec engouement que les quatre membres mettent en avant leur féminité et leur sensualité depuis le premier jour et le transcrivent parfaitement dans leur performance.
Le groupe interprète “Igloo”, devenue un grand classique de leur discographie après avoir fait le buzz sur TikTok grâce à sa chorégraphie iconique, notamment reprise par de nombreuses célébrités. Chaque membre porte des lunettes de soleil, jouant sur le côté “bad girl” : un effet garanti sur les KISSY dont les cris retentissent dans toute la salle.
Les chorégraphies sensuelles s’enchaînent alors que les filles chantent “Chemistry”, “Nobody Knows” et “My 808”. Nous ressentons tout le plaisir qu’elles prennent à être sur scène, devant leurs fans. Chaque membre apporte sa touche personnelle à la danse, l’adaptant à son style, tout en créant un combo uniforme.
La sensualité atteint son paroxysme lors de la KISSY Chair, un moment unique pour les fans : les membres choisissent un.e KISSY qu’elles font monter sur scène. Les cris résonnent dans la salle alors que les fans essaient d’attirer l’attention des membres pour avoir la chance d’être choisi.e. La fan choisie ce jour s’assoit sur une chaise à droite de la scène tandis que les filles sont debout à l’opposé. C’est sur “Te Quiero” qu’elles se rapprochent, jusqu’à danser à seulement quelques centimètres d’elle. La performance est semblable à un duel, comme si les filles se battaient pour capter son attention, prenant chacune leur tour place devant la fan. Malgré la déception de certains de ne pas avoir eu cette opportunité, tout le public acclame la fan lorsque la chanson se termine.
Quand la confiance en soi prend le dessus
S’il y a bien un fait à retenir de ce concert, c’est que chacune des filles respire la confiance en elle. Leur présence sur scène est immanquable. Elles assument leur féminité, leur talent et ne cherchent pas à se cacher. Elles performent de tout leur être, ce qui en devient inspirant. Le groupe enchaîne alors les hits que sont “Get Loud”, “Whinehouse” (qui n’est pas encore sortie mais que les fans connaissent pourtant déjà par coeur), “TTG” et “Gentleman”. L’ambiance est à son comble, les membres échangent avec les fans et s’amusent sur le bord de la scène, nous offrant une performance énergique et divertissante.
Une fin de concert tout en douceur
Le concert touche à sa fin lorsque KISS OF LIFE apporte un moment de calme dans ce concert si dynamique. Elles mettent ainsi en avant des chansons plus douces et moins connues du grand public. C’est d’abord avec “Nothing” que nous avons une interlude plus délicate. Les membres sont assises sur des chaises et demandent au public d’allumer la lumière de leur téléphone, transformant le Zénith en un ciel étoilé. “Nothing” nous permet de profiter de leurs voix sans être déconcentrés par les chorégraphies, l’idéal pour cette chanson triste et émouvante.
Le même modèle est utilisé pour “Bye My Neverland”. Les membres changent de tenue et reviennent portant de la merch. Elles s’assoient cette fois-ci sur le bord de la scène pour profiter du public. Cette fois, ce sont les KISSY qui décident d’eux-mêmes d’allumer le flash de leur téléphone.
Les deux dernières chansons du concert sont “No One But Us” et “Back To Me”. C’est alors que KISS OF LIFE demande aux fans de s’asseoir. Ceux qui ont suivi les précédents concerts le savent : elles s’apprêtent à descendre dans la fosse (assise pour ce concert) et à monter dans les gradins pour aller au plus près de leurs KISSY. Ce n’est qu’à la fin de “Back To Me” qu’elles remontent sur scène, après avoir partagé de nombreuses interactions et pris des photos avec les fans les plus chanceux, rendant ce moment inoubliable.
De nombreuses interactions
Bien que concentrées sur leur performance, les membres ont tout de même pris le temps d’interagir avec les KISSY à la moindre occasion, à commencer par les sept ments (moment où les membres parlent et interagissent avec le public). Elles débutent par une présentation individuelle, sous les acclamations de la salle, nous valant un “Your energy is amazing” (Votre énergie est incroyable). Elles nous demandent ce que nous avons pensé de “Whinehouse”, leur nouvelle chanson qui n’est pas encore sortie, et de “Chemistry”. Sans grande surprise, c’est par l’affirmative que nous répondons. Elles ajoutent que c’est grâce aux fans qu’elles sont là aujourd’hui et que “KISS OF LIFE is something that we built together” (KISS OF LIFE est quelque chose que nous construisons ensemble).
Les filles ne se sont pas tant aventurées dans la prononciation du français, mais nous avons tout de même eu droit à un “Je t’aime” de Belle, alors que Julie et Natty ont échangé un doux “Ma jolie, à toi pour toujours”.
Un public en ébullition
C’est face à un public passionné et exalté que KISS OF LIFE a performé au Zénith. Que l’occasion se présente ou qu’ils l’a créé eux-mêmes, les fans ont tapé des pieds, applaudi, crié à pleins poumons, aboyé (oui, aboyé), hurler (d’autant plus pendant les passages sexys des chorégraphies), chanté la classique “Seven Nation Army” des Whites Stripes à plusieurs reprises, à tel point que nous ne pouvions plus entendre ce que les membres disaient lors des ments. Il n’y a pas à dire, les KISSY étaient investi.es dès leur entrée dans la salle, jusqu’au départ des membres.
Une production légère
Malgré la qualité du spectacle réalisé par KISS OF LIFE, nous avons pu remarquer un manque de production. Ce dernier peut s’expliquer par le fait que le groupe vient d’une petite agence (S2 Entertainment), que c’est leur première tournée mondiale, le budget alloué à la tournée n’était donc peut-être pas suffisamment conséquent pour justifier d’une production plus détaillée.
Nous avons principalement noté l’absence d’écrans. Il n’est pas rare pour les artistes performants au Zénith de Paris de ne pas avoir d’écrans géants sur les côtés, mais il l’est un peu plus de ne pas en avoir derrière les artistes, créant un manque d’animation visuelle. Le Zénith étant la plus grande salle de leur tournée européenne, la capacité des salles des autres villes ne nécessitait peut-être pas d’écrans. C’est tout à fait compréhensible, mais dommageable pour les fans qui se trouvaient aux derniers rangs et qui n’ont pas pu profiter des expressions faciales des membres.
L’absence d’écrans a également entraîné une absence de VCR, des vidéos pré-enregistrées habituellement diffusées pendant le concert, souvent pour laisser le temps aux membres de se changer. Nous n’avons eu qu’un court enregistrement sonore des membres qui expliquaient qu’elles allaient changer de tenue. À la fin de ce dernier, nous sommes restés dans un semi-silence, seulement comblé par une musique de fond, ce qui a créé une coupure dans le concert et dans l’ambiance de ce dernier. Les fans ont lancé un aller-retour de “Vous êtes fatigués ! / On n’est pas fatigués” pour s’occuper le temps que les filles remontent sur scène. Nous pouvons espérer que ce temps de latence sera géré autrement par la production sur la prochaine tournée.
Conclusion
21h45, le concert se termine après environ 1h40 de spectacle. Les KISSY repartent comblé.es de leur soirée. Malgré une production qui nous laisse légèrement sur notre faim, le charisme de chacune des membres comble le manque et nous propose un show mémorable, qui aura fait de votre autrice une fan. Comment résister à leurs voix mielleuses et à leur énergie débordante sur scène ?
Le groupe aespa était récemment de retour à Paris pour un passage très attendu au Zénith, dans le cadre de la tournée « SYNK: PARALLEL LINE ». On vous propose de (re)vivre ce concert avec nous, au travers des thématiques abordées et de ses aspects marquants. Embarquez pour un voyage entre virtuel et réalité !
Après leur dernier passage à Paris fin 2023, qu’on vous racontait ici, le public français attendait le retour d’aespa avec grande impatience. Leurs tubes plus récents “Supernova”, “Whiplash” et “Drama” méritaient en effet de prendre toute leur dimension sur scène ! Ce 4 mars, dans un Zénith complet et surchauffé, le public n’avait qu’une hâte : hurler les paroles en chœur avec les 4 membres.
Un enchaînement de hits…
La première chanson est “Drama”, gros tube d’aespa, mais ici revisité avec un arrangement live. Plus rock et agressif, c’est pourtant vêtues de tenues de ballerines, diaphanes, que les membres d’aespa arrivent sur scène. Une entrée très forte et qui montre la parfaite maîtrise en danse du groupe de SM Entertainment. On a même le droit à un dance break inédit !
Puis, abandonnant les tutus longs, les membres entonnent leur debut, “Black Mamba” – dans une version aux basses boostées et avec un arrangement plus rock. Par rapport au concert de 2023, on peut noter qu’elles sont encore meilleures pour exécuter la chorégraphie complexe de cette chanson !
Plus tard pendant le concert, “Supernova” a été l’occasion d’entendre de puissants fanchants, montrant l’engouement pour cette chanson qui a connu une grande viralité sur les réseaux sociaux. “Better Things” a aussi permis aux fans de chanter les paroles en entier, car cette composition de la britannique RAYE est entièrement en anglais. On a senti les fans très enthousiastes, surtout pendant le bridge plein d’énergie de Karina.
“Spicy” a été un des points culminants de ce concert, avec son énergie contagieuse et son mix qui a permis de faire ressortir les voix des membres. Winter impressionne avec sa high note (note aiguë) du dernier refrain, et laisse sans voix tout le public. Même énergie survoltée avec “Hold on tight” de la bande originale du film Tetris. Karina s’y offre un moment de breakdance improvisé et la performance vocale des membres est juste incroyable.
… et de pépites musicales
Dès la troisième chanson, “Salty & Sweet”, aespa font le choix audacieux de présenter des B-sides de leurs albums récents. Si cette chanson avait connu des performances lives avant cette tournée, ce n’est pas le cas de chansons comme “Mine”, “Die Trying” ou “Flights, Not Feelings”. C’est l’occasion pour aespa de présenter des facettes moins badass et plus détendues, accessibles. L’énergie est différente et elles se montrent aussi à l’aise dans le R’n’B doux que dans le Hip-Hop aux accents jazzy.
Elles performeant ainsi assises, avec des micros à la main, tous pailletés. C’est l’occasion de montrer leurs compétences en chant, alors que le public est moins focalisé sur la danse. Winter impressionne grâce à sa puissance vocale, et Ningning par sa précision. C’est particulièrement appréciable car il est vrai que les arrangements lives ne permettent pas toujours de bien entendre chaque voix individuellement.
Des solos remarqués
Chaque membre a eu droit a son solo, comme lors de la tournée précédente. Dans des genres musicaux assez différents, c’est l’occasion pour les quatres artistes d’exprimer leurs couleurs musicales personnelles.
Ainsi, Giselle montre toute sa sensualité et son charisme avec “Dopamine”. Dans une tenue décontractée, elle retournela salle par sa performance de danse. Le passage au sol a notamment fait trembler tout le Zénith !
Karina interprète “Up”, chanson hip-hop classique qui brille par une chorégraphie complexe et maîtrisée. Le footwork de la main dancer du groupe est incroyable. Karina montre, si c’était encore à prouver, à quel point elle est une des meilleures performeuses de sa génération. Hypnotisant.
Ningning choisit quant à elle de mettre en valeur sa sensibilité et sa musicalité dans “Bored!”. La chanson est sentimentale, la chorégraphie est pleine d’énergie. Elle est totalement à l’aise et tient la salle à la force de sa voix.
C’est Winter qui finit ce ballet avec “Spark”, tube house qui utilise admirablement les jeux de lumière et d’écrans offerts par la mise en scène. Elle tire parti des danseuses avec brio, et propose une chanson qui reste en tête largement après le concert. Winter parvient même à faire sauter toute la fosse en fin de morceau. Magique !
Interactions & banane
Si, lors de la première phase de performance, le groupe semble absorbé par les chansons, dès le premier “ment” (moment de partage parlé entre les membres du groupe et la salle), il y a une volonté d’interagir avec le public. Se présentant dans un français adorable, chaque membre prend le temps de dire à quel point elle est contente d’être de retour à Paris. Giselle affirme qu’après plus d’un an d’attente, elles avaient hâte de performer devant les fans de l’Hexagone.
Karina en profite pour tendre son micro aux fans dès la fin du ment. Ce ne sera que le premier d’une belle série. Juste après le réussi “Pink Hoodie”, un deuxième ment permet aux membres de se rapprocher du public. Winter ramasse une banane, riant de cet objet insolite au premier rang. Ningning demande “est-ce que vous aussi vous avez chaud?” suivis des “oui” enthousiastes du public.
On sent les membres très complices, surtout pendant la fin du set, alors que des ballades dédiées aux fins de concert s’enchaînent. “Live my life” d’abord, puis “Just another girl” et “Life’s too short”, chansons plus pop-rock et laissant plus de place aux paroles et à l’interaction font la part belle aux moments authentiques et touchants. Les sourires rayonnants des quatre membres y sont pour beaucoup !
La consécration d’aespa
En arrivant à la fin du concert, la dernière title track en date du groupe, “Whiplash” fait l’effet d’un électrochoc au public. Taillée pour les clubs et pour faire danser les foules, la version live est parfaite. La chorégraphie est très impactante et sait ravir le public qui n’attendait que cela.
Suivie par des chansons tout aussi badass comme “Set the tone”, “Next Level” et surtout “Armageddon”, aespa semblent y faire l’étalage de toute la confiance acquise depuis leurs débuts. Ce show fait vraiment plaisir à voir, et on sent le public totalement conquis. Le concept épique, qui a fait tout le succès du groupe, est très bien synthétisé dans la mise en scène puissante. La réussite est totale !
Un univers d’alter ego inquiétants
Dès le début du concert, sur un fond de “Welcome to my world”, le public découvre des premières VCR (vidéos pré-enregistrées diffusées sur les écrans de la salle) montrant un univers inquiétant, empruntant au cinéma d’horreur. Elles permettent aux membres d’avoir le temps de se changer entre chaque phase du show, sans pause dans une salle silencieuse pour le public. Chacune présente diverses tenues et accessoires permettant de les introduire avant le show.
D’habitude assez divertissantes, ces vidéos prennent une autre dimension dans ce concert. Les vidéos sont particulièrement bien réalisées et cohérentes, présentant une véritable histoire à dérouler au fil de chaque pause entre les chansons. Fait assez rare dans les concerts de K-pop pour être souligné ! Les musiques de fond sont elles aussi très bien choisies.
Chaque membre s’y voit affronter des démons différents, ayant trait à la création et à un mystérieux livre. Reprenant le concept d’alter ego virtuels d’aespa, ces personnages finissent par se rencontrer et réaliser un mystère commun, ouvrant la porte vers un nouveau monde rassurant.
Cette qualité dans les vidéos se retrouve d’ailleurs dans l’utilisation de Naevis, personnage virtuel de l’univers d’aespa. Cette dernière interpréte “Done” en guise de VCR, ce qui est plutôt étonnant !
Décors virtuels et charisme réel
Entourées de gigantesques écrans, savamment agencés, les membres d’aespa évoluent sur la scène du Zénith avec aise. Que cela soit une ville dévastée, un décor cyber-futuriste ou des paroles de chansons, les vidéos complètent très bien le show se déroulant sur scène. Accompagnées de danseuses qu’elles prendront le temps de présenter (c’était même l’anniversaire de l’une d’entre elles !), Giselle, Karina, Ningning et Winter savent occuper l’espace. La maîtrise des chorégraphies, parfaitement synchronisées, n’en est que plus appréciable.
Pour certaines chansons, une cage à écureuil et des chaises sont utilisées, permettant une performance à plusieurs niveaux. C’est particulièrement bien utilisé pendant “Mine”. A des moments clés du concert, comme la fin de “Whiplash”, des confettis sont tirés, ajoutant une dimension encore plus épique aux chansons.
Au fur et à mesure du concert, suivant parfaitement l’histoire suggérée par les VCR, les membres se permettent de plus en plus de sortir de la mise en scène millimétrée pour aller à la rencontre des fans. Pas avares en sourires et en signes aux fans, elles se laissent surprendre par les surprises des MYs (fandom d’aespa) qui ont préparé des bannières et des panneaux montrant tout leur amour.
Des fans survoltés
Les fans, justement présent.es en masse dans le Zénith, n’ont pas attendu la première chanson pour exprimer leur ferveur. Faisant trembler la salle du Nord de Paris avec leurs pieds, le public français sait montrer qu’il est l’un des plus bruyants du monde, au grand plaisir d’aespa sur scène. D’ailleurs, dès la première chanson, tout le gradin était déjà debout, et ne s’est rassis que pendant les VCR.
La séquence, désormais habituelle, des fans qui dansent dans la salle, filmés par les caméras, a été particulièrement émouvante. On y a vu tout le talent des fans de K-pop français, de tous les âges, qui ont appris les chorégraphies les plus iconiques d’aespa. Dans une ambiance bon enfant et bienveillante, toute la salle a pu briller.
La mélodie de “Seven Nation Army” a été chantée plusieurs fois dans la salle, impressionnant les membres d’aespa. Elles ont même réclamé qu’on leur apprenne à la fin du concert ! Une photo a été prise avec tout le public, non sans un moment drôle quand les membres repèrent un insecte intempestif sur la scène. Cela ne les empêche pas de nous dire au revoir avec des sourires rayonnants. Ce moment de partage culturel a fourni une magnifique conclusion à ce concert, rempli de paillettes et d’excellence artistique.
Un immense merci à Live Nation pour leur invitation !
Après un concert à Lyon en janvier, ATEEZ s’est produit le 22 février à La Défense Arena de Paris. Premier groupe de K-pop à performer en solo dans la plus grande salle de concert d’Europe, les membres ont proposé un show spectaculaire au public français. Notre reporter Jeanne vous emmène au cœur de ce concert.
Le samedi 22 février aux alentours de 19h, La Défense Arena se remplit progressivement tandis que les clips du groupe ATEEZ sont diffusés sur les grands écrans de la salle de concert. Les membres du groupe ne sont pas encore apparus sur scène que les murs tremblent déjà des cris et des chants des fans survoltés.
Je ne suis pas étonnée par cet engouement, puisqu’il est de notoriété publique qu’ATEEZ a une communauté de fans particulièrement grande en France. Mais leur musique n’a jamais vraiment été mon style, et je suis curieuse de voir si leur performance en live peut me faire changer d’avis. En effet, de nombreuses amies m’ont vanté les talents de performeurs d’ATEEZ, j’ai donc de grandes attentes pour ce concert.
Une entrée qui donne le ton
Un peu avant 20h, les clips sont remplacés sur les écrans géants par un VCR au texte blanc sur fond noir, avec une voix off quasiment noyée par les cris du public. Des danseurs vêtus de noir font leur apparition et effectuent une courte chorégraphie sur une piste instrumentale parfaite pour faire monter la tension, puis le moment tant attendu arrive : les 8 membres d’ATEEZ arrivent sur scène sous les hurlements de la foule.
Quelques feux d’artifice tirés à l’avant de la scène ajoutent une atmosphère spectaculaire à cette entrée, et Hongjoong, le leader d’ATEEZ, s’écrie “Faites du bruit Paris !” avant d’entamer la première chanson. Le concert commence avec “Crazy Form”, un choix particulièrement pertinent car il permet immédiatement au groupe de montrer leur talent en live. Leur charisme se ressent immédiatement et les fans connaissent le morceau par cœur, rendant cette première performance électrique. J’en ai même des frissons.
Sans ralentir, le groupe s’avance sur l’avant-scène et commence “Say My Name”, un morceau puissant et typique du style d’ATEEZ. La performance est une autre démonstration du talent du groupe et pose directement l’intention de ce concert : les membres d’ATEEZ n’ont plus rien à prouver et comptent bien faire entendre leur nom.
Le concert se poursuit dans le même esprit avec “WIN”, où les membres du groupe se donnent à 1000%, en particulier dans un dance break impressionnant à la fin du morceau. Pas de doute : ils ne sont sur scène que depuis 10 minutes et ils maîtrisent déjà la salle.
Une énergie qui ne faiblit pas
Fait étonnant, la setlist de ce concert d’ATEEZ est rythmée par de petits interludes dansés et/ou joués comme des acteurs de théâtre par les membres. Après “Win”, c’est donc Hongjoong puis Yunho et San qui jouent une petite scène dans laquelle ils cherchent l’un après l’autre à échapper à leurs danseurs. Coups de feu, regards un peu fous à la caméra, départ de la scène empoignés par les danseurs vêtus de noir… Cet interlude donne une dimension un peu plus irréelle à ce concert. Il se termine par un captivant solo de danse de San, l’occasion pour lui de montrer qu’il n’a définitivement pas volé sa place de main dancer.
Les autres membres du groupe réapparaissent ensuite sur scène dans de nouvelles tenues, noires et blanches cette fois. Ils proposent une version courte de “This World” avant d’enchaîner sur “Wake Up”. Une performance qui leur donne l’occasion de montrer une facette plus sexy du groupe. Le rap d’Hongjoong apporte du relief à cette chanson déjà impressionnante en live et la chorégraphie fait sans surprise hurler la foule.
N’ayant aucunement l’intention de ralentir le rythme, ATEEZ continue avec “Guerilla”. La chanson commence par une performance de guitare électrique d’Hongjoong, qui n’a décidément pas fini de montrer l’étendue de son talent. Le morceau est dans le prolongement direct de ce début de concert particulièrement puissant, et à entendre les fans chanter “Break the wall” en compagnie du groupe, je me demande si les murs de la salle ne vont pas justement s’écrouler.
L’heure des salutations
Après ce début de concert impressionnant de maîtrise et de charisme, c’est l’heure pour les membres d’ATEEZ de dire bonjour au public. Après leur introduction officielle, chaque membre se présente en anglais ou en français. Certains ajoutent quelques mots pour exprimer leur joie d’être ici et leur intention de créer de beaux souvenirs avec leurs fans ce soir.
Cette introduction reste cependant très courte et le groupe d’ATEEZ reprend le concert de plus belle quelques minutes plus tard avec “Cyberpunk”. La chanson commence avec un rap de Mingi en solo, avant que le reste du groupe n’apparaisse pour une performance là aussi très sensuelle.
Le rythme reste très soutenu avec “Halazia”, mais difficile de maintenir un même niveau d’énergie quand les premières performances du concert ont été si impressionnantes. Bien que très qualitatives, “Cyberpunk” et “Halazia” passent plus inaperçues face à des morceaux plus puissants du show.
Interludes et sous-unités
Le groupe propose ensuite un deuxième interlude, où Seonghwa, Yunho et Hongjoong montrent leurs talents de danseur. Seonghwa a son moment pour briller seul après cela, puis Yeosang a lui aussi un petit solo de danse avant de passer à la chanson “It’s You”.
Ce morceau de la sous-unité composée de San, Wooyoung et Yeosang, leur permet de mettre en avant leurs compétences de performers. Tous trois se montrent très doués, mais sans surprise, San attire particulièrement le regard.
Après un court VCR, la sous-unité Mingi / Yunho propose une performance très différente. Loin des chansons puissantes du début de soirée, “Youth” est un morceau au rythme pop et beaucoup plus léger. C’est surprenant, mais ça fonctionne très bien, et cet interlude nous permet de reprendre notre souffle et d’apprécier une autre facette de Mingi et Yunho.
Un autre VCR suit cette performance, puis c’est au tour de Jongho d’avoir la lumière pour lui tout seul. Il offre une très belle interprétation de sa chanson “Everything”. Un vrai moment de douceur au milieu d’un concert plein de testostérone. Ce morceau nous permet d’apprécier encore davantage sa voix, que l’on ne peut déjà qu’admirer dans les chansons d’ATEEZ.
C’est ensuite Wooyoung qui propose un court solo de danse, seul sur l’avant-scène. La piste instrumentale qui l’accompagne est hypnotisante, tout comme Wooyoung. On remarque notamment la maîtrise qu’il a de ses expressions faciales et l’aisance qu’il a à jouer du regard avec la caméra.
Interactions avec le public
Le groupe réapparaît au complet pour performer “Silver Light” dans de nouvelles tenues blanches et argentées. Moins puissante que d’autres morceaux de leur discographie, cette chanson reste moins en tête et ne se détache pas particulièrement dans l’ensemble du concert. Comme dans la plupart des chansons d’ATEEZ, Jongho se démarque néanmoins avec une high note devant laquelle on ne peut que rester sans voix.
Sans ralentir, ATEEZ continuent avec “Wave”. C’est la première chanson où le groupe ne danse pas en formation mais interagit avec le public, ce qui en fait une performance très touchante. Les membres du groupe sourient, se font rire mutuellement et adressent aux fans de nombreux signes et regards.
Moments de légèreté
C’est ensuite l’heure de la 2ème prise de parole de la soirée. Les membres d’ATEEZ attirent l’attention du public sur l’élément principal de la scénographie, une sorte de Tour Eiffel installée au fond de la scène (à noter que cette structure est présente tout au long de la tournée d’ATEEZ, ce n’est donc pas une référence particulière à la France).
Seonghwa la fait changer de couleur en disant à voix haute des couleurs en français sous les applaudissements des fans, avant que Yeosang ne lui fasse prendre les couleurs du drapeau français puis de l’arc-en-ciel. Le public entame l’air de “Seven Nation Army” des White Stripes, sans lequel ce ne serait pas un concert français, puis c’est le moment de poursuivre le concert.
Le groupe continue avec “Dancing Like Butterfly Wings”. C’est un morceau plein de joie et d’espoir au cours duquel les membres continuent d’interagir entre eux et avec le public. L’occasion pour moi, qui ne suis pas une initiée, d’entrevoir l’amitié qui les lie. Cela en fait une performance particulièrement touchante, au cours de laquelle le groupe a l’air d’être véritablement heureux d’être là.
Retour au hip-hop
Après un autre VCR, on retrouve le ATEEZ que nous connaissons : Hongjoong et Seonghwa prennent possession de la scène sur des airs de basse puissante pour performer “MATZ”, un morceau qui met le rap à l’honneur. Aux côtés d’un Hongjoong dont on a déjà remarqué les talents de rappeur, Seonghwa dévoile une nouvelle facette de lui-même dans cette performance survoltée.
Le groupe fait son retour au complet avec “Ice On My Teeth”, leur dernière title track. Les fans chantent en chœur avec ATEEZ et les membres proposent une performance pleine de confiance et de charisme, à l’image du reste du concert.
Le “boss” de la soirée
Un autre petit ment vient conclure cette performance, au cours duquel le groupe choisit une fan au hasard dans la foule et lui demande de désigner le “boss” de la soirée. La fan sélectionnée choisit Yeosang, et celui-ci à une réaction très touchante de surprise en comprenant qu’elle l’a désigné.
Après ce petit moment d’échange avec les fans, le groupe performe “Arriba” sur une scène transformée pour ressembler à un bar. Wooyoung brille particulièrement lors de cette chanson tandis que Jongho lance une rose dans la fosse, pour le plus grand plaisir des fans.
Suit “Django”, une performance qui, si elle est qualitative, ne sort pas particulièrement du lot dans un concert rempli de moments marquants. A la fin de cette chanson, Yeosang fait une petite déclaration aux fans sur un bloc de papier à la manière de la scène culte du film Love Actually. Puis Hongjoong demande aux fans de faire une vague dans la salle.
L’énergie atteint son paroxysme
C’est ensuite l’heure de “Bouncy (K-Hot Chilli Peppers) ». C’est ma chanson préférée d’ATEEZ, la seule qui se soit frayé un chemin dans ma playlist, j’attends donc beaucoup de cette performance. Et je ne suis absolument pas déçue : l’ambiance est survoltée, les membres du groupe donnent toute leur énergie pour faire de cette performance un moment inoubliable.
Mais le meilleur reste à venir : le groupe enchaîne avec “Wonderland” et interprète la version présentée au cours de l’émission Kingdom. Performance qui est déjà à mes yeux l’une des meilleures des années récentes de la K-pop. La version live se révèle encore plus épique que je ne l’avais imaginée, et le final de la performance me laisse dans un état de sidération. J’ai la preuve définitive que l’on ne m’a pas menti sur la qualité des concerts d’ATEEZ.
La fin approche
Après cette démonstration de force, le groupe quitte la scène et la salle reste plongée dans le noir quelques instants avant qu’un autre VCR soit diffusé sur les écrans. Le groupe revient ensuite pour interpréter les versions courtes de trois de leurs chansons.
Trois chansons et performances très différentes, de la pop légère avec “Eternal Sunshine” au style survolté et un peu déjanté pour lequel on connaît ATEEZ avec “Fireworks (I’m The One)” et “The Real”.
C’est ensuite au tour de “WORK”, une autre de leurs chansons les plus récentes, d’avoir le droit à sa performance. Le moment est moins épique que ce qu’à pu nous montrer ATEEZ (difficile de passer après “Wonderland”) mais la performance reste intéressante et redonne au groupe l’occasion d’interagir avec le public.
Les derniers ments
L’heure des “au revoir” approche, et les membres d’ATEEZ prennent le temps de s’exprimer auprès de leurs fans après avoir pris quelques photos avec le public présent dans la salle. Mingi commence sous les aboiements des fans (manifestement une coutume des ATINYs quand il s’agit de Mingi) pour dire en anglais qu’il est très heureux d’être là et qu’il s’est beaucoup amusé ce soir. Il fait scander son nom au public avant de laisser la parole à Jongho.
Celui-ci déclare en anglais qu’à chaque fois qu’ATEEZ performe à Paris, il se dit que c’est “vraiment formidable”. Il demande aux fans “Vous serez toujours avec moi, n’est-ce pas ? Je serais toujours avec vous aussi” avant de conclure par un “I love you”.
Wooyoung poursuit en demandant à son tour aux fans s’ils se sont bien amusés avant de dire qu’il est très reconnaissant d’être là. Il complimente les tenues des fans et déclare que les ATINYs ont été “une lumière dans sa vie” et qu’à partir de maintenant il sera une lumière dans la leur. On apprend aussi que sa mère et son frère sont présents au concert.
Hongjoong s’exprime ensuite entièrement en français pour remercier les fans. Il dit que Paris a toujours été une ville spéciale pour lui, mais que “ce soir c’était encore plus magique grâce à vous tous”. Il remercie les fans pour leur énergie et conclut par un “On se capte très vite !” qui fait rire le public.
Suite des discours
Yeosang poursuit avec un discours similaire aux autres membres, dans lequel il fait part aux fans de sa joie d’être là. Il déclare qu’il parvient à continuer grâce aux fans, et leur demande de rester heureux et en bonne santé “jusqu’à la prochaine fois que l’on se voit”.
San commence son discours en demandant “Ici c’est ?”, la foule hurlant “Paris !!!” en retour. Il fait lui aussi un discours entièrement en français dans lequel il déclare notamment au public “Vous brillez plus que les étoiles” avant de conclure avec “Je vous aime”.
San de @ATEEZ_Official avait préparé un petit discours en français pour les fans présent.es ce soir à @Paris La Défense Arena ! #san#ateez#ateezinparis#choisan
Seonghwa raconte ensuite que Paris a toujours été un rêve pour lui, et que, quand il était enfant, son rêve était de voir la tour Eiffel. Puis, après le début d’ATEEZ, son rêve était de rencontrer les ATINYs à Paris. Il mentionne également la Paris Fashion Week (à laquelle il s’est rendu plusieurs fois) comme un rêve et déclare que tous ces rêves sont réalisés grâce aux fans.
Enfin, Yunho prend la parole pour dire que lui aussi s’est beaucoup amusé ce soir et qu’avec leur tournée qui se termine bientôt (elle a pris fin le 25 février à Bruxelles), il est très reconnaissant pour les heureux souvenirs qu’ils ont créés avec les fans.
Hongjoong conclut en bon leader pour remercier à nouveau les fans mais aussi le staff qui accompagne ATEEZ. Très reconnaissant, il prend le temps de remercier tout le monde sous les applaudissements du public.
Performances finales
Pour finir cette soirée, le groupe performe “Dreamy Day”, un morceau plus joyeux qui laisse voir la connexion d’ATEEZ avec leurs fans. Cette performance montre une facette plus douce du groupe, loin des démonstrations de force de la plupart de leurs chansons.
Le concert se conclut par une performance de la chanson “UTOPIA” dont le rythme nous transporterait presque en club électro. Jusqu’au bout, les membres d’ATEEZ donnent toute leur énergie pour conclure cette soirée en beauté.
C’est finalement l’heure des véritables “au revoir” : ATEEZ ainsi que leurs danseurs saluent le public avant de faire le tour de la scène pour voir les fans, en remerciant toutes les personnes présentes, dans les gradins comme dans la fosse. Puis, après un dernier “Ici c’est ?” de San, le groupe quitte finalement La Défense Arena après un concert de 2h30.
Verdict
Vous l’aurez compris, j’ai été amplement convaincue par ce concert d’ATEEZ. On m’avait vanté les performances du groupe en live, mais c’est autre chose de le voir de ses yeux. Même si je ne me suis pas transformée en ATINY en l’espace d’une soirée, j’ai gagné un immense respect pour le talent et la générosité du groupe.
Je reste particulièrement impressionnée par la qualité de leur performance et leur capacité à chanter en live tout en effectuant des chorégraphies complexes, un fait de plus en plus rare dans l’industrie de la K-pop. Leur charisme sur scène fait réellement la différence et se remarque dès les premières chansons.
On peut regretter le manque d’interactions du groupe avec le public et le peu de place accordée aux discours, au milieu d’un show millimétré où s’enchaînent les performances spectaculaires. A côté de l’Accor Arena, où ATEEZ avait performé en 2022 et 2023, c’est certain que La Défense Arena fait perdre un côté intimiste et proche des fans à ce show.
ATEEZ compense cette perte de proximité avec un concert époustouflant d’énergie, mené par des membres qui captivent leur audience à chaque instant. Pas toujours facile pour chacun d’eux d’exister dans des performances spectaculaires et aux côtés de membres qui crèvent naturellement l’écran, comme San et Hongjoong. Mais on remarque tout de même que la force d’ATEEZ réside assurément dans la présence de chacun de ses membres.
Un concert d’ATEEZ inoubliable, donc, et la preuve que les membres du groupe comptent parmi les meilleurs performers que l’industrie de la K-pop compte à l’heure actuelle.
En mars, on ne sait plus où donner de la tête tant les événements autour de la culture coréenne sont nombreux en France ! Tour d’horizon des dates à inscrire dans vos agendas pour ne rien rater.
1er mars : Concert de Colde au Cabaret Sauvage (Paris)
Colde inaugure ce mois de mars riche en événements et en concerts ! Le 1er mars, il sera au Cabaret Sauvage pour son Europe Tour 2025. Kim Hee-soo, de son vrai nom, a d’abord débuté en 2016 dans le duo Off On Off avant de se lancer en solo en 2018.
Jusqu’au 2 mars : Exposition « Aria » par Ji Yun à la Magna Gallery (Paris)
La galerie Magna, spécialisée dans le dialogue entre l’Est et l’Ouest, organise une exposition de l’artiste Ji Yun nommée « Aria ». Son art contemporain se décline en peintures et en céramiques et est inspiré de l’art traditionnel coréen.
4 mars : Concert d’aespa au Zénith (Paris)
Le girlgroup de SM Entertainment est de retour à Paris ! aespa amène la tournée SYNK : PARALLEL LINE dans la Ville Lumière ce 4 mars, promettant un show unique avec des chansons connues par tous les fans de K-pop comme « Savage » ou « Supernova ». Le concert est complet.
Jusqu’au 4 mars : 4ème édition de « Nant/co », festival du film coréen (Nantes)
Rendez-vous à Nantes jusqu’au 4 mars pour le festival du film coréen « Nant/co ». Trois cinémas de la ville organisent des projections de films. Vous pouvez retrouver le planning sur le site du Centre Culturel Coréen.
6 mars : Concert d’HAEPAARY au Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt (Paris)
Ce duo d’alt-électro composé de Minhee, chanteuse, et Hyewon, instrumentaliste, réinterprète les chansons traditionnelles du sanctuaire royal de la dynastie Joseon (Jongmyojeryeak) et du genre vocal traditionnel Namchang Gagok, historiquement uniquement interprété par des hommes.
Vous pourrez les voir en concert ce 6 mars à 20h au Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt à Paris. Des tickets sont encore disponibles : 10 euros pour les moins de 30 ans, demandeurs d’emploi et les étudiants, gratuit pour les moins de 14 ans et 15 euros en tarif plein.
10 mars : Concert de Kiss of Life au Zénith (Paris)
Le quatuor féminin Kiss of Life a débuté en 2023 avec Julie, Natty, Belle et Haneul. KIOF s’est rapidement fait un nom dans la K-pop avec des titres tels que « Midas Touch » et « Igloo », et a embarqué pour une tournée mondiale en 2024, commençant par Séoul et les Etats-Unis d’Amérique. L’Europe suit en 2025, et ce 10 mars la tournée Kiss Road passe par le Zénith de Paris. Ce concert est d’ores et déjà complet.
12 mars : Concert de Taemin au Zénith (Paris)
Le légendaire Taemin, membre de SHINee, SuperM et soliste, sera en concert au Zénith de Paris ce 12 mars. Connu par le public pour ses performances artistiques, sexy et touchantes, il n’est pas étonnant que Taemin se produise à guichet fermé devant son audience française.
14 mars : Concert de GHOST9 au Cabaret Sauvage (Paris)
Ghost9 est un boygroup composé de sept membres et créé par l’agence Maroo Entertainment, qui a débuté en 2020. The New Midnight est leur première tournée « Showcase » et ils visiteront six villes en Europe pour celle-ci, dont Paris.
Leur dernier concert en France remonte à 2019 ! Le trio M.O.N.T sera de retour à Paris au Pan Piper pour un concert qui promet d’être mémorable pour les fans. Narachan, Roda et Bitsaeon ont récemment sorti leur cinquième mini album, Somewhere Out There, c’est donc l’occasion de l’entendre pour la première fois en live.
Des places general admissionsont encore disponibles pour 43.5 euros ainsi que des VIP pour 130 euros.
18 mars : Concert de The Black Skirts à la Bellevilloise (Paris)
Pour son premier concert en France, le chanteur de rock coréen indie bien connu des adeptes se produira à la Bellevilloise. Jo Hyu-il de son vrai nom est plébiscité en Corée du Sud, nommé à plusieurs reprises aux Korean Music Awards ainsi qu’aux MAMA Awards.
Les places generalentry sont sold out, mais des VIP et early entry sont encore disponibles à la vente.
Jusqu’au 29 mars : Exposition “Le « miracle » Han Kang” au Centre Culturel Coréen (Paris)
L’exposition met en valeur l’autrice qui a reçu le Prix Nobel de la Littérature en 2024 et prend fin le 29 mars. Il vous reste donc encore quelques semaines pour vous y rendre et découvrir l’œuvre de Han Kang !
30 mars : Concert de TXT à l’Accor Arena (Paris)
Plus besoin de présenter Tomorrow By Together, plus connus sous l’abréviation TXT. Le quintet a débuté en 2019 sous le label Big Hit, connu pour avoir formé BTS. C’est la première fois depuis le passage de ces derniers au Stade De France en 2019 qu’un groupe HYBE se produit en solo en Europe. Évidemment, ce concert est déjà sold out.
Vous avez peut-être eu la chance de voir NCT Dream en concert pendant leur troisième tournée mondialeTHE DREAM SHOW 3: DREAM()SCAPE en novembre dernier. C’est cette fois-ci sur grand écran que le show fait son retour avec une diffusion du concert d’ouverture à Séoul. Revenons ensemble sur le film NCT DREAM Mystery Lab: DREAM()SCAPE, diffusé le 31 janvier dernier dans les cinémas français.
Réalisé par : Margo Yeji Lee, Yoondong Oh
Année de production : 2024
Durée : 2 h 15 min
Synopsis : La troisième tournée mondiale de NCT DREAM, THE DREAM SHOW 3 : DREAM()SCAPE, débarque à nouveau sur grand écran, vous plongeant dans un univers vibrant, illuminé par la lumière du Pearl Neo Champagne ! Embarquez pour un voyage unique à travers l’histoire du Mystery Lab : un laboratoire extraordinaire où les secrets de la croissance se dévoilent sur le chemin des rêves, et où l’on partage des remèdes pour apaiser et réconforter. Filmé au Gocheok Sky Dome de Séoul, découvrez des performances époustouflantes débordant d’énergie et de jeunesse, ainsi que des moments exclusifs des coulisses qui révèlent toute la passion et le travail acharné des membres.
Ne manquez pas NCT DREAM Mystery Lab : DREAM()SCAPE au cinéma—une expérience qui vous invite à rêver et à embrasser de nouveaux départs.
THE DREAM SHOW 3: DREAM()SCAPE
La tournée THE DREAM SHOW 3: DREAM()SCAPE a commencé le 2 mai 2024 avec trois concerts au Gocheok Sky Dome de Séoul. La majeure partie de la tournée a eu lieu avec six membres : Renjun avait pris une pause à cause de son anxiété. Par chance, il a repris ses activités juste à temps pour participer à la partie européenne et être présent à Paris. La tournée s’est achevée le 1er décembre 2024 après trois jours de concert de nouveau au Gocheok Sky Dome de Séoul.
Le nom “Mystery Lab” n’est pas sans rappeler la série de vidéos éponymes publiées en 2021 dans lesquelles le groupe joue au jeu “Mafia”, l’équivalent du loup-garou en Corée du Sud. Dans leur partie, les membres font partie d’un laboratoire, le DREAM Mystery Lab. Ils doivent trouver le scientifique qui a volé la formule découverte par le laboratoire.
NCT DREAM Mystery Lab: DREAM()SCAPE est composé de trois segments qui alternent tout au long du film : le concert, les coulisses de leur préparation et des VCR (vidéos pré-enregistrées généralement diffusées pendant le concert pour permettre aux artistes de se changer ou de se reposer) tournées a posteriori.
Les VCR : un retour sur cette expérience
Le film commence par une VCR. Ce n’est toutefois pas une VCR diffusée pendant la tournée, mais bien une nouvelle série de vidéos tournées spécialement pour la diffusion au cinéma. Les VCR ont remplacé les discours pendant le concert. En effet, les discours n’ont pas été diffusés au cinéma.
Dans la première, chaque membre fait une apparition et parle de ces trois jours de concert comme si c’était un rêve. Ils expliquent que leurs couleurs se sont développées, qu’ils se respectent et qu’ils acceptent l’individualité de chacun. Leurs différences font leur force. Dans une deuxième VCR, chaque membre crée pour un autre la recette pour qu’il grandisse. Ce que nous retenons, c’est qu’ils ont besoin de plus de confiance en eux.
Les membres insistent sur le fait que l’ingrédient secret de THE DREAM SHOW, c’est l’amour des fans. Les NCTzens sont le plus important. Ils apparaissent sur l’écran des Dreamies (surnom du groupe) et donnent leurs avis sur le concert auquel ils viennent d’assister, un enchaînement de compliments pour les membres pour qui ces vidéos sont une surprise.
Dans une ultime VCR, les membres parlent de l’avenir, de leurs 40 ans. Pour Jisung, la vie ne commence qu’à 40 ans. À l’inverse, Chenle conclut : “Je serai encore sur scène. Je continuerai de chanter tant que quelqu’un voudra m’écouter”, ce qui ne fait aucun doute pour les NCTzens.
Le concert : un moment inoubliable
Le concert commence après la première VCR. Les six membres (et non sept en raison de l’absence de Renjun) apparaissent sur scène alors que les fans les accueillent avec entrain.
La setlist diffère de celle à laquelle nous avons eu droit à Paris : icantfeelanything, BOX, 119, SOS, GO, Drippin’, Arcade, We Go Up, Bungee, Walk With You, Never Goodbye, Breathing, UNKNOWN, Tangerine Love (Favorite), Yogurt Shake, Pretzel (♡), CANDY, Dream Run, Better Than Gold, Fireflies, Hello Future, Broken Melodies, Skateboard, ISTJ, Smoothie, Blue Wave, Dive Into You, ANL et Like We Just Met.
En France, nous n’avons pas eu la chance d’entendre 119, UNKNOWN, Tangerine Love (Favorite) et Blue Wave, à mon plus grand désarroi. Nous remarquons également la présence de danseurs sur scène, ce qui n’était pas le cas lors de la tournée européenne.
Lors du rappel, le groupe se divise en deux pour aller au plus près des fans sur des chars faisant le tour du Dôme, favorisant davantage les interactions avec les NCTzens qui sont plus éloignés de la scène. Le encore se fait ainsi tout en douceur, contrastant avec le début “intense, sexy et chargé en énergie” comme le décrivent les membres dans une vidéo des coulisses .
Les coulisses : un aperçu des enjeux d’un concert de grande ampleur
Les vidéos des coulisses nous permettent d’avoir une vision privilégiée des enjeux de la préparation d’un concert. Les membres partagent leurs rituels et ressentis avant de monter sur scène : Mark prie alors que Haechan ne pense à rien. D’entraînements de danse avec leurs chorégraphes dans les locaux de SM Entertainment, leur agence, aux répétitions au Gocheok Sky Dome pour perfectionner les détails, le film nous offre un aperçu global qui met en avant l’investissement de chacun des membres.
Du choix de la setlist aux chorégraphies, ils sont tous impliqués dans la création de leur concert. Mark, le leader officiel du groupe, dit d’ailleurs que dans NCT Dream, il y a en réalité sept leaders. Chaque membre donne son opinion et chaque avis est pris en considération.
Nous y voyons également l’envers du décor, à commencer par la fatigue physique. Jisung se tord le genou lors des répétitions mais continue malgré tout de s’entraîner, Chenle se fait beaucoup d’entorses à la cheville, Jeno dit que quelque chose cloche avec son corps… C’est un travail drainant qui pousse leur corps à bout. L’enchaînement de trois concerts est particulièrement difficile, ne leur donnant pas le temps de se reposer correctement. Le mental est alors essentiel, c’est ce qui les fait tenir, explique Chenle. Ils peuvent aussi compter les uns sur les autres. Jaemin explique que dans les moments difficiles, les membres lui prennent la main.
7DREAM quoi qu’il arrive
Malgré son absence, Renjun est loin d’être oublié et le groupe s’en assure. Alors que les membres se sont répartis ses parties, ils ont tenu à laisser l’enregistrement de sa voix lors de ANL plutôt que de chanter par dessus. Haechan explique qu’il était chargé de chanter cette partie, mais il a refusé et a suggéré de laisser la voix de Renjun. À l’inverse, la chorégraphie de Renjun dans Skateboard a presque été supprimée du concert. Cependant, Haechan s’y est opposé et à assurer la danse à sa place. L’absence d’un membre n’empêche pas sa présence : d’une manière ou d’une autre, NCT Dream trouvera le moyen de le mettre en avant. Ici réside la beauté du groupe et de la fraternité qui les unit.
L’avis d’une NCTzen
En tant que NCTzen qui a eu l’opportunité de voir le groupe performer à Paris à trois reprises, c’était un véritable plaisir de les retrouver sur le grand écran. Les coulisses nous font nous rendre compte du travail fourni et de leur implication pour nous proposer le meilleur spectacle, quitte à sacrifier une partie de leur bien-être le temps des préparations. Les VCR mettent parfaitement en avant la relation entre les membres et l’amour qu’ils portent autant à leurs fans qu’aux autres membres. J’ai pu me remémorer certains moments du concert, accentuant la nostalgie que je ressens depuis leur dernier concert à Paris.
La diffusion de NCT DREAM Mystery Lab: DREAM()SCAPE au cinéma est donc une belle occasion pour ceux qui ont eu la chance de les voir lors de la tournée THE DREAM SHOW 3: DREAM()SCAPE de se remémorer cette soirée, et pour les autres de le vivre par procuration. Vivement la prochaine tournée pour revivre un rêve éveillé !
L’hiver bat son plein en France, comme en Corée du Sud. Pour réchauffer les cœurs et les esprits, quoi de mieux que de remplir son agenda d’événements de qualité ? On vous propose des événements partout en France autour de la culture coréenne !
Après un mois de janvier bien rempli et un mois de mars qui s’annonce dantesque, le mois de février est moins fourni en concerts.
Mais l’événement du mois est très certainement la venue d’ATEEZ le 22 février à la Défense Arena (Paris) ! Retrouvez toutes les infos pour ce premier show dans cette salle d’un groupe de K-pop en solo sur le site de la salle ! Il reste des places dans plusieurs catégories à partir de 99,40 euros.
Un festival et des soirées endiablées
Et si vous n’êtes pas à Paris mais du côté de Tours les 22 et 23 février, rendez-vous au Palais des Congrès pour la 1ère édition du Korean Tours Festival ! Un week-end complet d’animation autour de la Corée et de sa culture, avec de nombreux invités, animations et exposants. Toutes les infos sont à retrouver ici.
Vous pourrez aussi danser jusqu’au bout de la nuit sur toutes les chansons de K-pop les plus iconiques lors de nombreuses soirées dans toute la France, sur le thème du Nouvel an lunaire ! Toutes les dates et lieux :
1er février à Lyon
6 février à Toulouse, Nantes et Strasbourg
14 février à Marseille
20 février à Montpellier
21 février à Bordeaux
21 février à Paris
Les places sont disponibles ici. Attention, ces soirées sont réservées aux personnes âgées d’au moins 18 ans.
Deux expositions passionnantes
Et du côté des expositions, vous pouvez toujours découvrir les expositions actuellement en cours au Centre Culturel Coréen. D’un côté, “Ordinary World – Un regard sur l’ordinaire par les artistes contemporains”, qui se tient jusqu’au 8 février et présente les œuvres de cinq artistes coréens qui examinent “la manière dont le concept existant de normalité et d’ordinaire, nouvellement formé, se confondent”.
De l’autre, “Le “miracle“ Han Kang”, qui célèbre jusqu’au 29 mars 2025 l’obtention par l’autrice sud-coréenne du Prix Nobel de littérature 2024. Une exposition qui présente la littérature coréenne moderne et contemporaine et l’univers littéraire unique de l’autrice Han Kang. Toutes les infos sur ces deux expositions sont disponibles sur le site du Centre culturel.
Dans le cadre de sa tournée UTOP1A en Europe, le groupe P1Harmony est passé par la France le 15 janvier dernier. Les membres ont fait de l’Arena Grand Paris leur terrain de jeu et celui de leurs fans pour un premier concert de 2025 des plus réussis. On vous raconte ce show mémorable.
Si nous avions eu la chance de voir P1Harmony au Zénith en 2023, c’est avec hâte que nous attendions cette tournée 2025 tant la réputation du groupe les précède. En effet, n’étant pas la rédactrice dupremier live report, c’était la première fois que j’assistais à un de leurs concerts entiers, après en avoir entendu beaucoup d’éloges.
Une salle comble malgré l’éloignement
Bien que la salle était localisée hors de Paris (à Tremblay-en-France), les P1eces (nom du fandom du groupe) se sont déplacé·es en nombre. Alors que la file d’attente pour entrer dans l’Arena ne se terminait pas, nous sommes entrées vers 19h. L’ambiance était déjà au maximum alors que la salle passait des titres de P1Harmony en fond sonore, faisant chanter les fans à voix haute. L’excitation et l’attente créaient une belle énergie de la part des P1eces qui semblaient particulièrement préparé·es, avec des tenues toutes plus jolies les unes que les autres, mais aussi des pancartes amusantes et décorées.
A 20h pile, les lumières se sont éteintes, et les 6 artistes tant attendus sont arrivés sur scène.
Une entrée fracassante
C’est avec trois titres de l’EP “Killin’ It” que P1Harmony a embrayé ce concert francilien. A commencer par “Street Star” qu’ils ont chanté debout en ligne sur les escaliers de la scène principale, de quoi les admirer depuis chaque endroit de la salle. Vêtus d’ensembles noirs à la matière holographique, les membres avaient un certain charisme qui n’a fait qu’augmenter à mesure qu’ils chantaient un à un. Tout le premier couplet avait une saveur particulière alors que Jiung, Intak, Jongseob et Theo se sont enchaînés avant que Keeho ne mette l’ambiance sur le refrain. Ils sont ensuite descendus des escaliers sur le deuxième couplet pour enchaîner sur la chorégraphie du titre.
Une bonne surprise pour nous d’entendre que le groupe chantait live, ce qui est assez impressionnant pour être notifié. Étant sur le bord de scène, difficile de manquer ces quelques détails qui n’en sont pas : la puissance vocale et la stabilité de Keeho et Theo, les expressions faciales de Jiung, la précision des mouvements de Soul ou encore la manière qu’Intak et Jongseob ont de tenir leur micro pour faire porter leurs barres.
« It’s an emergency »
C’est avec des étoiles dans les yeux que nous attendions la deuxième chanson, “Emergency”, dont l’arrangement live était particulièrement plaisant, les samples de guitare étant plus forts que dans notre imaginaire de la version studio. Leur énergie a explosé alors que l’écran arrière montrait des éclairs. On note une attention particulière au refrain très énergique qui fait suivre un deuxième couplet plus mélodieux dans lequel Keeho chante alors que les autres membres sont en formation au sol. Un très beau tableau visuel et sonore qu’on découvrait pour la première fois et dont l’énergie était sans pareille. Que ça soit pour les membres ou les fans, ce fut un démarrage directement à la cinquième vitesse qui nous a vraiment mis dans un état d’”emergency” (urgence).
Everybody clap
Pour le troisième morceau, les membres se sont remis en formation pour nous faire “Everybody Clap” pour laquelle on a eu un coup de coeur, notamment à cause de ce pré refrain mélodieux “do things, do things” accompagné d’un pas de danse des plus harmonieux. Avec Keeho en première ligne face à nous pour ce moment-là, difficile de ne pas admirer ses talents de performer. Les membres se sont déplacés sur l’avant de scène en milieu de chanson pour le plus grand plaisir des fans des premiers rangs qui ont tous pu les voir de plus proche. Le titre était participatif puisque les fans étaient invités à frapper dans leurs mains, ce qui rend le choix de chanson très adéquat pour un début de concert. Les premiers confettis d’une longue soirée ont explosé. Nous voici donc déjà sur l’autoroute P1Harmony, prêts à nous amuser avec eux “toute la nuit”, selon les dires de Keeho. Ils nous ont déjà semblé infatigables sur cette chanson alors qu’ils se sont adonnés à des freestyles de danse sur la fin, notamment Soul avec du krumping improvisé – des prouesses physiques de danse que nous n’aurions pas imaginé voir ce soir. Nous ne savions plus qui regarder tellement il se passait de choses sur scène.
Sur ces dernières notes, les membres ont pris la parole pour la première fois, de quoi reprendre leur souffle mais aussi se présenter. C’est un public français très enthousiaste auquel P1Harmony fait face. Chacun a dit son nom tour à tour avant que Keeho ne souhaite la bonne année 2025 dans un français parfait. Il a aussi ordonné aux fans de crier “happy new year” au bout de 3, ce à quoi nous avons aussi participé.
Accélération du BPM
Sans attendre, le prochain titre “Heartbeat Drum” a retenti. Sur ce morceau, l’énergie s’est élévée de plus belle alors que les membres nous font sauter sur place et danser telle une gigantesque fête. C’était un réel plaisir de les voir et de s’amuser sur place pour un vrai moment de qualité. N’étant pas familière avec ce morceau avant le concert, nous avons été surprises par sa version live qui mêlait onomatopées entrainantes et raps percutants de Jongseob et Intak. Nous savions que ces derniers étaient des performeurs, mais nous en sommes désormais témoins directs. Les paroles de ce son nous invitant à “put our hands up” (lever les mains en l’air) et “dancing round to our heartbeat drum” (danser sur le battement de notre coeur), nous nous sommes exécutées et avons augmenté bien vite notre BPM.
Après s’être essoufflés sur un tel morceau, les membres ont repris la parole pour parler de la tournée et souhaiter la bienvenue au public. Keeho nous dit “let’s have fun tonight” (amusons nous ce soir) alors que Jeongsob parle en français pour nous dire “enchanté, vous m’avez manqué” et “ici c’est Paris”. Si techniquement, on était à Tremblay-en-France, la phrase a quand même fait son effet puisque les P1eces ont chanté “Seven Nation Army” des White Stripes avec Keeho.
Un segment mélodieux mettant en avant leurs capacités vocales
Le concert a continué sur une note plus douce alors qu’ils ont chanté “I Am You” qui met bien en avant leurs voix. Sur tout le morceau nous avons été impressionnées par la voix de Theo qui chante dans différents registres avec une vraie technicité. Ses falsetti étaient assez remarquables pour que nous les prenions en note (et nos lecteurs réguliers savent à quel point j’aime le falsetto). L’alternance entre les voix des chanteurs et les flows percutants des rappeurs rend le morceau très équilibré et agréable à écouter, dans une ambiance beaucoup plus sensuelle et douce que précédemment, A l’arrivée d’Intak, la salle a bien réagi, il semble que sa partie rap-chanté plait aux fans. Enfin, notre attention a été retenue par Jiung, définitivement un all rounder, ses high notes et ses adlibs sur le dernier refrain qui nous ont impressionnées. Le tout dans une harmonie vocale très jolie avec Theo.
« 날개 잃은 butterfly, 날고 싶은 butterfly »
Les chanteurs ont continué de briller dans un autre morceau mélodieux et inspiré de RnB, le tant attendu “Butterfly”. On remarque encore une fois les timbres si spéciaux de Theo et Keeho qui collent parfaitement au morceau. C’est encore un morceau au parfait équilibre entre les parties de rap et les refrains avec une topline addictive. Si le couplet de Jeongsob était déjà un de nos favoris avant le concert, de nouveau, c’est Jiung nous étonne avec ses multiples talents. Non seulement il était beaucoup center et sa voix apportait une note particulière au refrain, mais il a surtout fait un superbe couplet rap. S’agissant d’un titre relativement ancien, Soul ne chantait pas beaucoup, mais a su se faire remarquer dans la chorégraphie. Par un élan contemporain, il a fait un porté et est monté sur le dos des membres; une formation très agréable à l’œil, telle un papillon qui s’envole. Cette prestation était un des highlights de la soirée.
Les aventures parisiennes de P1H
Les membres ont ensuite repris la parole pour dire que “Butterfly est très (belle)” (on est d’accord). Keeho nous a dit qu’ils l’avaient ajoutée à la setlist car ils savent à quel point les fans l’apprécient. En effet, le titre était dans leur EP de debut et il sait qu’il y a des OG (fans de la première heure) dans la salle.
Il nous a avoué que malgré les demandes des fans de performer cette chanson, ils voulaient la garder pour un moment spécial : le UTOP1A tour. Il nous a ensuite demandé si on préfèrait “I Am You” ou “Butterfly”, question qui transforme la salle en un brouhaha assez comique de réponses de par et d’autres. Les fans criaient chacun·e leur favorite, mais honnêtement, on aime les deux. Jeongsob a ensuite pris la parole, ou du moins tenté, puisque dès que son visage apparaît sur l’écran, une vague d’encouragement s’est déclenché : on dirait bien qu’il est le chouchou du public ce soir. Il a rigolé en disant merci, puis nous a raconté ses petites aventures à Paris. Sans grande surprise il est allé à la Tour Eiffel prendre des photos, mais il a aussi été dans une boutique d’accessoires et a mangé de la nourriture française. Lui et les autres ont goûté les escargots et le foie gras. Keeho nous a même sorti un “bon appétit” en français avant de dire qu’il était une fine bouche mais qu’il a quand même voulu essayer car il est “parisien de coeur”. Intak a lui aussi acheté des bijoux et goûté ces mets. Après nous avoir raconté leurs escapades, place à la suite, introduite par Jeongsob criant “are you guys ready ?” (est-ce que vous êtes prêts?)
Deux hits qui s’enchaînent
Nous étions on ne peut plus prêtes pour la suite, à savoir LA chanson de la soirée : “Killin’ It”. On le sait tous, c’est une de leurs chansons les plus populaires, donc une des plus attendues. Sans surprise, la performance était au rendez-vous et la salle chantait encore plus fort, nous y compris. Faire l’expérience de ce titre en live entourées d’autres fans est vraiment un moment mémorable, bien mieux que de l’avoir dans notre casque. C’est ensuite un de mes coups de cœur qui est arrivé, la chanson que j’attendais personnellement : “SAD SONG”.
Dernier comeback en date, il est rapidement devenu un titre iconique de 2024. Les décors ont changé et le rouge est devenu omniprésent sur l’écran agrémenté de fausses flammes. Entre couplets et chorégraphie culte, nous nous sommes juste amusées en même temps qu’eux.
La première partie du concert s’est ainsi terminée en beauté, alors que les lumières se sont éteintes pour laisser place à un VCR. De quoi reprendre des forces pour la suite des festivités.
De surprise en surprise : les solos originaux
Alors que je ne m’étais pas spoil le contenu du concert en amont, je fus agréablement surprise de découvrir les performances solo de chaque membre. Chacun a montré son talent et un aspect différent de sa personnalité. Les six performances étaient relativement variées avec un panel de genres musicaux et d’ambiances.
THEO
C’est d’abord Theo qui est apparu sur scène avec sa guitare, vêtu d’un blazer noir. L’air de “Don’t Look Back in Anger” d’Oasis, une de mes chansons préférées, retentissant. La performance nous a particulièrement plue et touchée, étant sensible à ce groupe et ce genre musical, mais aussi à la guitare live. Une très belle prestation de sa part, avec la lumière blanche des lighsticks qui éclairaient assez légèrement la salle. C’est tout en émotion que sa voix traversait l’arena avec puissance. Il nous invitait à chanter avec lui alors que les paroles défilaient sur les écrans. Les fans ont scandé “Theo, Theo” qui est resté sur scène, au grand étonnement du public. Il nous a préparé une surprise et a chanté en français. Il s’agit de nulle autre que le titre “L’Amour, Les Baguettes, Paris” de Stella Jang, un titre assez populaire en Corée du Sud. Une attention particulière pour les P1eces de France qui ne s’y attendaient pas.
THEO (P1Harmony) à Arena Grand Paris, le 15 Janvier 2025
INTAK
Vient ensuite Intak, qui a lui aussi offert une performance assez inattendue. Alors que nous pensions le voir faire un morceau de rap, il a fait une prestation dansée sur “On My Mama” de l’iconique Victoria Monét. Le public a bien crié pour son arrivée, ce qui aurait pu nous mettre la puce à l’oreille sur ce qui nous attendait. En effet, il a proposé une danse au style très sexy, dans laquelle il semblait se plaire en même temps qu’il plaît aux fans. Si nous sommes un peu moins sensibles à ce type de performance fanservice, force est de constater qu’elle a très bien fonctionné auprès du public, en plus de nous faire danser sur un morceau qu’on apprécie beaucoup. C’est un talent de savoir capturer le cœur des fans de cette façon avec un numéro charismatique et efficace.
INTAK (P1Harmony) à Arena Grand Paris, le 15 Janvier 2025
JEONGSOB
Un autre fan favorite est arrivé avec le solo de Jeongsob, qui prend son rôle de rappeur au sérieux. En reprenant et se réappropriant “Praise The Lord (Da Shine)” de A$AP Rocky et Skepta, il nous a prouvé ses talents et l’amour pour le hip-hop qu’on lui connaît bien. Cela ne nous étonne pas de lui, en sachant qu’il est passé par un training chez YG Entertainment avant d’arriver dans P1Harmony. Si je l’ai connu dans le survival YG Treasure Box, j’étais très curieuse de voir comment il allait évoluer et développer ses compétences dans un groupe qui lui correspondait autant. C’est avec fierté et satisfaction que j’ai pu le voir sur scène offrir une prestation vraiment qualitative, d’une part parce qu’il a adapté les couplets pour lui, mais aussi parce qu’il a ambiancé la salle sur le refrain. Un jeune homme fait pour être sur scène et qui a encore beaucoup de cordes à son arc.
SOUL
Vient ensuite le danseur Soul qui nous a offert une performance remarquable par son énergie et le contrôle de son corps. Entre krumping et différentes inspirations street, ses mouvements étaient propres et dynamiques nous laissant captivées. Un véritable show digne d’une session freestyle a eu lieu alors qu’il jouait avec les beats du morceau tout en faisant bon usage de ses vêtements, partie intégrante de la chorégraphie.
KEEHO
Après cette performance impressionnante, place de nouveau à la chanson avec Keeho sur le son “Kill Bill” de SZA qui n’aurait pas pu être mieux choisi. En effet, son timbre de voix est fait pour le RnB, conférant à la prestation une certaine douceur. Accompagné d’un katana et d’un maillot, Keeho a gardé sa signature originale de diva goofy (rigolote), sans oublier d’être charismatique. C’est sans effort qu’il a sorti des notes impressionnantes de sa poitrine, dont une bonne partie en a cappella. Ce fut vocalises sur vocalises qui mettaient sa voix en valeur dans l’arena. Lorsque le backtrack a repris, il est monté sur le haut de la scène en chantant d’une voix encore plus puissante. On n’oublie pas non plus son “bonsoir Paris” en français en plein morceau.
JIUNG
Le dernier solo attendu est celui de Jiung qui est arrivé sur “Baby” de Justin Bieber, bien connue de tout le public qui a chanté à tue-tête en même temps que lui. Jiung a la qualité d’être une personne très lumineuse sur scène, de par son sourire, ses expressions faciales et la manière qu’il a de se mouvoir sur scène. C’était une performance particulièrement agréable à regarder et écouter tant nous étions prises dedans, à chanter et danser simultanément, les yeux rivés sur lui. Il a également fait son propre rap à la place de Ludacris, ajoutant une touche de créativité et d’originalité. Nous avons été spécifiquement charmées par ce solo, d’autant qu’il a tout fait pour nous faire participer, comme si la salle était à lui et à son public. Jiung semble aimer la scène autant qu’elle ne l’aime.
JIUNG (P1Harmony) à Arena Grand Paris, le 15 Janvier 2025
Retour au top de la pyramide
A la fin de ce concert collectif avec Jiung, un court VCR a défilé sur l’écran pour introduire la prochaine partie du concert et leur laisser le temps de changer de tenues. On pouvait lire “we’re here to break the chains” ou “shout it out loud”, soit les paroles du titre suivant : “Pyramid”. C’est avec une introduction musicale EDM très forte que la fête a continué de plus belle. Les membres sont arrivés de nouveau par le fond de scène dans des tenues plus confortables, avant de descendre de leurs escaliers comme des mannequins défilant.
La chorégraphie et les formations de ce morceau étaient impressionnantes, avec une première partie au sol mais aussi beaucoup d’accoups sur les beats. Très satisfaisante à regarder et écouter, nous les suivions sur le haut de la pyramide. Un titre égotrip hip hop très efficace, accompagné par un des plus jolis ponts musicaux de la soirée avec des vocalises de Keeho et Theo toujours très sympathiques. Chaque membre a brillé dans ce son à tel point qu’on les a tous remarqué distinctement sur leurs parties, on pense à Intak qui introduit le morceau, ou encore Keeho qui s’adonne au rap mais aussi le dance break de Soul pour ne citer qu’eux. Il s’agit d’une de nos performances préférées de la soirée et probablement un nouveau morceau favori à stream dans les prochaines semaines.
C’est ensuite la festive “Black Hole” qui est arrivée, avec encore un superbe freestyle de Soul en introduction. Visiblement “Pyramid” ne l’avait toujours pas fatigué. Encore un morceau très “hype” sur lequel on a dansé et dont la mise en scène était éclectique. Nous avons eu des petits feux d’artifice mais aussi un éclat de confettis rouges qui ont embrasé la salle.
L’heure du chit-chat and gossip avec P1H
Les artistes ont repris leurs micros pour parler sur l’avancée de scène, au plus proche des fans. Ils ont chacun leur tour parlé de leur performance solo préférée afin de pouvoir les présenter une à une. A commencer par Jeongseob qui parle de la prestation de Keeho sur “Kill Bill”. Ce dernier a demandé aux fans s’ils voulaient en voir plus, et a chanté une petite partie a cappella pour le plus grand bonheur de nos oreilles.
Keeho a quant à lui préféré le solo de Jiung sur “Baby”, ce à quoi celui-ci a a répondu en français “vous êtes parfaits”. Il était assez touchant à nous dire qu’entendre les fans chanter avec lui l’a fait se sentir comme au paradis. A son tour, c’était le solo de Theo qu’il a introduit alors que le prince charmant à guitare a de nouveau chanté « L’Amour, Les Baguettes, Paris » d’une voix douce. Sa prestation en français lui a valu un nouvel encouragement sur l’air connu des White Stripes.
Theo a introduit Soul, qui a retourné la scène avec ses pas de danse, lui-même introduisant Intak. Ce dernier nous a dit en français “c’est moi le plus sexy” ce qui a valu une forte réaction du public, mais aussi des petits rires. Il nous dit avoir eu l’impression d’être dans un film grâce à toute cette énergie qu’il a reçue. Les fans ont ensuite scandé son nom alors qu’il nous proposait de recommencer certains pas de danse. C’est alors qu’il a pris sa ceinture autour de ses poignets pour danser de nouveau au sol.
Paris ou l’amour
Keeho a repris la parole pour dire que Paris était la ville de l’amour et est venu le moment du gossip, il a delandé aux fans si quelqu’un avait une histoire de cœur à raconter. C’est une certaine Amel qui fut choisie pour parler de son amour d’enfance qu’elle a rencontré à 7 ans mais qui s’avère être le meilleur ami de son frère. Une petite anecdote digne d’une fanfiction qui a beaucoup plus aux membres et qu’on a capturé en vidéo visible ici.
Ce fut une parfaite transition pour la chanson suivante, sur le thème de l’amour.
L’heure de tomber amoureux.se ?
Sur une note adorable c’était l’heure de la fameuse “Fall In Love Again”, que nous aimions déjà beaucoup avant le concert. L’occasion de profiter encore de leurs voix et du falsetto de Keeho tout en chantant sur le refrain entraînant. La mignonnerie a continué avec un autre titre funky “BFF” qui n’est pas sans nous rappeler la K-pop comme on l’aime, avec une danse adorable et les membres qui s’amusent sur le fond de scène.
Ils se sont ensuite arrêtés pour interagir avec les fans et leur demander leurs souhaits de chanson sur le “P1ece choice”, moment où les fans choisissent une chanson à interpréter hors setlist.
Ils se sont ensuite entretenus en secret pour déterminer les chansons du “P1ece choice” qu’ils feront a cappella. Le choix a été fait, c’est “Late Night Calls” et “Peacemaker” qu’on a eu la chance d’entendre sans backtrack. Mention spéciale à Theo dont le timbre de voix était remarquable. Ce dernier a proposé de faire une vague avec les fans dans la salle de gauche à droite. Nous nous sommes naturellement exécutés en nous asseyant puis nous relevant à la chaîne, ce qui nous a valu un “très bien” de sa part.
Le retour de la fête
Après avoir interagi avec le public, les membres ont repris les performances de plus belle avec deux morceaux iconiques de leur discographie. D’abord “Back Down”, avec un arrangement rock, puis “JUMP” sur lesquelles la salle s’est transformée en gigantesque fête, alors que tout le monde dansait et sautait de partout. Après des heures de concert, personne n’était encore prêt à s’arrêter.
Suite à ces deux titres, ils ont encore pris la parole pour dire à quel point Paris était un public exceptionnel. Jiung nous dit que Paris est fou et qu’il aime son public, alors que Soul nous demande de crier au bout de 3 pour voir si nous avions encore de l’énergie. La réponse est oui en juger du niveau sonore en réponse. Keeho a même demandé de le refaire en scandant “encore”.
Nous approchons de la fin quand Keeho nous a demandé combien d’énergie il nous restait pour leur chanson signature de concert “Follow Me”. Ses instructions étaient claires, quand il nous dit de s’asseoir, on s’assoit, quand il nous dit de sauter on saute. C’était en effet une performance incroyable et interactive digne d’un vrai festival. Des longs confettis bleus ont jailli alors que la chanson battait à son comble.
C’est ensuite une autre de nos chansons chouchoutes qu’ils ont fait avec “Countdown to Love”. Sur l’écran arrière défilait un vrai compte à rebours jusqu’à la fin de la chanson alors que des grands ballons de couleur se baladaient dans la salle avec lesquels les fans jouaient. Des confettis roses ont encore éclaté, comme si nous étions en pleine fête foraine.
Le encore et des remerciements
Alors que le concert semblait avoir touché à sa fin, les fans ont rappelé les membres avec le chant des White Stripes, mais aussi en scandant “P1” à gorge déployée.
Ils sont ensuite évidemment revenus sur scène, habillés des hoodies du merchandising officiel. C’est dans ces tenues adorables qu’ils ont interprété “I See U” dans une ambiance plus jazzy et douce avant de reprendre la parole.
Theo nous a dit vouloir revenir à Paris la prochaine fois et promet qu’il le fera. Il a dit en français “Paris je t’aime” avant de passer la parole à Jeongsob qui a annoncé que le public était incroyable, tout en nous encourageant à rester en bonne santé et nous dire à bientôt. Sur la même veine, Intak a dit que cette soirée sera gravée dans sa mémoire à vie, qu’elle a été pleine de bonne ondes et d’énergie, il nous a remercié d’être venus avant de nous souhaiter en français “faites de beaux rêves”.
Le bonheur de P1H
Jiung nous a assuré avoir voulu montrer un aspect charismatique de lui mais il n’a pas pu s’empêcher de sourire tellement il était heureux, ce qu’on avait bien remarqué. Il nous a de nouveau dit que si le paradis existait ce serait ici et maintenant, avant d’enchaîner sur un “merci beaucoup, rentrez bien”.
Soul nous a demandé si nous nous étions amusés et nous a annoncé être heureux d’être sur cette scène grâce à l’énergie offerte par le public depuis le soundcheck. C’est enfin Keeho qui a dit “merci beaucoup” car cela a été un honneur de performer dans une arena. Il a avoué être tombé amoureux de Paris et espérer revoir son public. 2025 sera une belle année pour P1Harmony, et elle commence sur les chapeaux de roue.
C’est ensuite l’heure de la photo de groupe, avant que Keeho ne tente de parler en français pour dire “restez avec nous, amusez-vous toute la nuit”, puis de nous inciter à chanter avec lui “vous êtes fatigués”, “on n’est pas fatigués”. Un énième moment de complicité bien amené avec le public.
Les dernières performances et pas des moindres
Quel bonheur quand nous avons entendu ensuite les premières notes de “Doom Du Doom”, une autre title track de P1Harmony dont la version live a été chouette à vivre. On est enfin arrivés sur le titre plus fort “AYAYA” où la rap line n’est pas sans mérite.
Avant de lancer la véritable dernière chanson, “Last Call”, les membres nous ont donné un seul ordre, “when I say LAST, you say CALL”. C’était une des performances les plus adorables, et on a surtout retenu les adlibs de Jiung qui avait visiblement encore beaucoup à donner. Les membres ont récupéré quelques cadeaux, doudous et accessoires que les fans souhaitent leur donner avant de quitter la scène pour de bon sur un dernier “tout le monde merci beaucoup” de Keeho.
Verdict
Voir un concert de P1Harmony était dans ma bucket list de 2025, et je ne fus pas déçue de ma soirée. Tout le show a été mémorable à différents niveaux, d’une part par la qualité de leurs performances vocales et dansées, mais aussi par le fait qu’ils chantaient en live. Les six membres du groupe rayonnent par leur sourire, leur énergie et leur amour de la scène qui se transmet parfaitement avec le public. Ce qui est remarquable de la part de P1Harmony est leur expressivité sur scène, ils aiment ce qu’ils font et sont heureux d’être là et ça se voit. Un groupe infatigable, talentueux et drôle qu’on conseillerait à tous de voir au moins une fois.
MCND est un groupe habitué des tournées en Europe. En effet, le groupe était déjà venu à Paris en 2022 puis début 2024 dans le cadre du ODD VENTURE TOUR. Il paraissait évident que le [X10] TOUR IN EUROPE passerait à nouveau par la France. Envol Prod était aux commandes pour l’organisation de la tournée européenne.
Après s’être produit à Montpellier quelques jours plutôt, le groupe MCND était de passage à Lille le 5 décembre dernier, pour un second concert français. Si les groupes de K-pop se produisent généralement à Paris et ses alentours, il est rare de les voir dans d’autres villes françaises. Et pourtant, ils ont fait le pari de se déplacer en France, pour le plus grand bonheur des GEMs (fans de MCND). Autant dire qu’on pouvait lire de grands sourires sur les visages des fans présents.
Deux premières parties pour chauffer le public
Avant même le début du concert, le public était déterminé à prouver la chaleur des gens du nord, acclamant le staff qui faisait les derniers réglages. Avant l’arrivée de MCND, deux premières parties se sont succédées : à 19h45, un VCR sous forme d’interview présente la première artiste. Il s’agit de Soleil Nocturne, une créatrice de contenus, bien connue des fans de K-pop. La jeune femme sort désormais ses propres chansons et c’est la première fois qu’elle se produit sur une scène de concert. Heureusement, elle peut compter sur le public pour l’encourager ! Elle interprète son deuxième single « Navire » puis son premier titre “Oxygène”. Elle en profite pour apprendre au public des bouts de paroles pour que tout le monde puisse chanter ensemble.
Pour finir en beauté, Soleil Nocturne reprend une chanson qui tourne en boucle sur les réseaux et dans nos playlists : “APT” de Rosé et Bruno Mars. Autant dire que le public a mis le feu, dansant et chantant à tue-tête ! Soleil Nocturne laisse place à la deuxième première partie : un garçon bien connu des lillois puisqu’il s’agit de Mathew !
Mathew ambiance le public !
Les fans de K-pop l’ont découvert grâce à ses dance-covers avec le crew Asone. C’est d’ailleurs avec Kenza et Emmy, des membres du crew, qu’il arrive sur scène pour enflammer le public avec une cover de “U & I” de Ailee.
Pour la suite, Mathew a réservé une surprise à ses fans (si le public était venu voir MCND, il était là aussi pour le soutenir). Mathew fait désormais partie d’un groupe de pop française, très inspiré de la K-Pop : The Bosons. Le groupe complet nous a fait la surprise d’apparaître sur scène pour nous interpréter leur single de pré-début. Leur premier album devrait d’ailleurs sortir début 2025.
Il est déjà temps pour eux de quitter la scène mais avant cela, Matthew décide de chauffer le public avant l’arrivée de MCND. Ils reprennent donc “Miroh” de Stray Kids ce qui a suffit à faire réagir la foule, surtout sur le « STRAY KIDS WHO ! » Mission réussie ! MCND peut arriver : les fans sont prêts !
MCND : un show réussi
À 20h30, CastleJ, Huijun, Minjae et Bic font leur entrée sur la scène du Splendid sur le titre “X10”, issu de leur dernier album éponyme. Le message est clair : MCND est venu pour mettre le feu et le public est clairement là pour ça. A peine le temps de reprendre leur souffle, qu’ils enchaînent avec “ODD-VENTURE” et “Cruise”.
Vient le temps des salutations où les membres se présentent individuellement. On ressent tout de suite leur habitude de la scène française puisqu’ils se présentent pour trois d’entre eux avec un « Wesh » et parlent brièvement de leur première date française qui s’est déroulée à Montpellier le 1er décembre dernier. C’est la première fois qu’ils viennent à Lille et ils sont très heureux de découvrir une nouvelle ville. Ils espèrent qu’on est prêt à transpirer avec eux !
D’ailleurs, pour faire monter la température, le groupe commence “Red sun”. Ici, pas de chorégraphie complète. Les membres du groupe ne font que des parties de la danse pour finalement s’approcher un peu plus du public, cherchant les regards des fans présents. L’ambiance monte encore d’un cran quand le groupe interprète “Juice”. Mais quand les premières notes, bien connues, de la chanson suivante ont résonné, le public est entré dans une sorte de transe : l’effet « Ice age », sûrement ! D’ailleurs, dès la fin de la chanson, MCND demande au public s’il n’est pas fatigué. Mais les lillois sont résistants et forcément « on n’est pas fatigué! ».
A la découverte de Lille
CastleJ, Huijun, Minjae et Bic prennent néanmoins quelques minutes pour échanger avec leurs fans (et sûrement reprendre leur respiration). Lorsqu’ils étaient à Montpellier, ils ont eu l’occasion de déguster des spécialités locales. Cette fois-ci, ils demandent des informations sur les plats typiques du Nord. On leur recommande de goûter les frites et le maroille ! Surtout, ce qu’on leur conseille c’est d’aller faire un tour au marché de Noël de Lille, ce qui déclenche instantanément un « We wish you a merry Christmas » de la part de CastleJ.
Le concert reprend sur cette note festive et le groupe interprète “Girl friend” et “Treasure”. MCND quitte ensuite la scène pour aller se changer. Pour patienter, un VCR est diffusé sur le thème d’une soirée pyjama. On y voit les membres apprendre une comptine avant d’aller se coucher, au réveil, ils doivent la réciter parfaitement. L’exercice était loin d’être facile pour eux mais très divertissant pour les GEM.
C’est avec une tenue plus sportive que les artistes apparaissent de nouveau pour chanter “Pop Star”, une chanson parfaite pour remettre le public dans l’ambiance. On voit même des personnes reprendre la chorégraphie !
“Hey you” et “ADDD” permettent aux garçons d’échanger des moments complices entre eux, mais également avec les fans des premiers rangs.
Des échanges privilégiés avec les fans
MCND prend ensuite quelques minutes pour parler de leurs chansons préférées. Le groupe a débuté il y a bientôt cinq ans, leur discographie est désormais assez fournie et faire un choix était plutôt difficile. A ce moment-là, les GEMs en profitaient pour partager aussi leurs chansons préférées !
Les performances reprennent ensuite avec “Campfire”, “Stereotypes”, “Spring” et “Beautiful” : un enchaînement de chansons rythmées et de chansons plus calmes, un mélange parfait.
Le groupe quitte à nouveau la scène, laissant place à un nouveau VCR, durant lequel on les voit faire une battle de danse. Même s’ils ne sont pas sur scène, le public les encourage, reprenant en cœur les chansons sélectionnées.
Une fin explosive
Quand MCND réapparaît sur scène, les membres portent un T-shirts noir avec un jean, simple mais efficace mais surtout signe que la soirée touche à sa fin. Les deux dernières chansons montrent les capacités vocales du groupe grâce à des performances chantées. “Out louder” et “nanana” ne semblent pas être des chansons de fin tant l’ambiance est à son comble. Le public chante, danse, crie, il ne semble pas prêt de laisser la soirée se terminer.
Pourtant, il est à présent l’heure des remerciements. Chaque membre prend un peu de temps pour remercier le public d’avoir répondu présent. Ils espèrent pouvoir revenir avec Win (ndlr : Win est en pause pour raison médicale)
Le groupe enchaîne avec une photo souvenir, certains membres optent pour des bonnets de père Noël ou des cornes de rennes, ce qui déclenche de nouveaux chants de Noël.
Si on pensait que la photo marquerait la fin du concert, il n’en est rien. MCND semble bien décidé à rester sur scène et ce n’est pas le public qui va s’en plaindre. Pourtant nous sommes prévenus car les « ending songs » arrivent. “TOP GANG” et “#MOOD” transforment le Spendid en boite de nuit. Tout le monde a dû mal à croire qu’il s’agit de la fin. Pourtant, CastleJ, Huijun, Minjae et Bic quittent la scène. Les lumières de la salle restent éteintes, donnant de l’espoir aux fans qui commencent à acclamer les artistes.
Un « Vous êtes fatigués » se fait entendre, déclenchant immédiatement la réponse « on n’est pas fatigués ». Effectivement les lillois ne sont pas encore prêts à rentrer chez eux ! MCND revient donc une dernière fois sur scène pour interpréter deux dernières chansons : “Crush” et “Player”, un moment de symbiose, de fête entre artistes et public !
Les garçons finissent par saluer la salle, lançant un « WE ARE MCND » qui ne laisse aucun doute sur le fait que le concert est bel et bien fini.
Les lumières se rallument mais une chose est sûre : celles dans les yeux des personnes présentes mettront un moment avant de s’éteindre !
C’était la première fois que j’assistais un show de MCND et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Le groupe a l’habitude de la scène et ça se voit. Ils ont enchaîné les performances sans pour autant oublier d’interagir avec le public et de partager des moments privilégiés avec lui. L’ambiance intimiste de la salle a renforcé le sentiment de vivre un moment hors du temps.
Je remercie envol production de m’avoir permis de vivre ce moment et de pouvoir vous partager l’expérience vécue ce soir-là.
A l’occasion de sa première tournée en solo, la chanteuse Yves est passée par l’Europe pour son “APPLE CINNAMON CRUNCH TOUR”. C’est le 12 décembre dernier qu’elle a foulé la scène du Bataclan à Paris, devant un public de fans heureux de la voir. Alors qu’elle était déjà passée par la capitale en 2022 avec son ancien groupe LOONA, Yves revient à Paris, pour le plus grand bonheur des Engdus (nom de sa fanbase).
Une artiste aux multiples talents
Organisée par MyMusicTaste, la tournée européenne a eu lieu sur cinq dates, et nous nous sommes rendues à Paris pour la voir. Merci à MMT pour l’invitation.
C’est à 19h30 tapantes que l’artiste monte sur scène et ouvre son spectacle sur son premier single “Loop” en featuring avec Lil Cherry, rappeuse sud-coréenne. Quoi de mieux pour commencer le concert que de performer sur ce titre phare qui a connu un certain succès au sein et en dehors de son fandom. C’est à tue-tête que le public chante, et nous aussi car c’est un de nos morceaux préférés de l’artiste. L’ambiance hyperpop féminine se met en place et on sent Yves heureuse d’être sur scène, là où elle semble prendre le plus de plaisir.
Sa joie se manifeste davantage alors qu’elle termine son premier morceau et enchaine sur un autre single populaire, “Tiktok”. On le sait et on la suit, Yves sait s’inspirer des tendances d’aujourd’hui en apportant sa propre identité et originalité. C’est alors qu’elle nous fait quelques danses Tiktok en tendance, se montrant particulièrement amicale avec le public, échangeant quelques mots et rires complices avec lui.
C’est ensuite avec “Gone Girl” qu’elle poursuit, suscitant un vrai enthousiasme des fans alors qu’elle tend son micro vers eux pour qu’ils chantent les ad-libs avec elle. Ce titre est tout en douceur et Yves a l’occasion de marcher sur toute la scène pour prendre l’espace et mettre en valeur sa voix. On a eu la chance d’être devant pour ce track et de lui manifester notre soutien par des cris et des sourires. Une chose est sûre, Yves échange véritablement avec l’audience.
De surprises en surprises
Alors que nous avons rejoint le reste de la fosse, Yves annonce faire un cadeau à ses fans pour la performance suivante. Les Engdus connaissant déjà la setlist annoncent à voix haute que c’est “Falling” de Harry Styles qu’elle va reprendre. Ca n’y manque pas et nous avons effectivement droit à une sublime interprétation de cette balade en live.
Yves ne s’arrête pas là car c’est dans une toute autre ambiance, mais toujours en live qu’elle interprète “Love” de Keshyia Cole, sur laquelle ses notes hautes sont remarquables. On s’est plu à jouer les divas avec elle et chanter en même temps. Si Yves n’a pour l’instant qu’une courte discographie personnelle, elle a su combler ce manque avec ces performances spéciales qui permettent aux Engdus et au public de s’amuser et de se laisser aller à un chant collectif.
Le point d’acmé : “Viola”
Après cette session de covers, Yves fait une légère pause le temps de se préparer pour la performance d’après, attendue de tous : celle de “Viola”. Title track de son dernier EP “I DID”, il s’avère qu’elle est aussi iconique que entraînante – et nous, comme les fans, étions ravies de l’entendre en live.
Accompagnée de ses danseuses, toutes aussi charismatiques, Yves a reçu un très bel accueil sur ce titre. En effet, les paroles étaient connues de tous et c’est tous ensemble qu’on criait “I just need some space” (j’ai seulement besoin d’un peu d’espace). Si on écoute cette chanson en boucle dans nos écouteurs depuis sa sortie, quel plaisir d’enfin l’entendre en live. C’est d’ailleurs ce que dit Yves à la fin de sa performance alors qu’elle nous remercie d’avoir chanté avec elle et nous tend de nouveau le micro pour une version a cappella avec toute la salle. Une chose est sûre, “Viola” est une fan favorite, et on aperçoit vraiment qu’elle a frappé fort avec ce morceau.
Santa Tell Me
Si elle a choisi de faire sa tournée en décembre, cela ne va pas sans une référence à l’hiver. Alors qu’elle reprend la parole pour discuter avec les Engdus et annoncer son prochain titre, elle nous demande quel événement arrive bientôt ? Il s’agit effectivement de Noël. Sur cette affirmation, Yves nous annonce quitter la salle mais garder son micro toujours ouvert. Elle dit aux fans “surtout ne parlez pas d’autres artistes en mon absence, car je vous entends”. Cela a donné lieu à un moment assez comique où l’artiste était backstage pour mettre un accessoire, mais où on l’entendait toujours parler.
Les fans en ont profité pour chanter le fameux “Seven Nation Army” des White Stripes, très identitaire des publics français. Yves chante l’air avec nous et annonce revenir avec un “je crois que je suis prête, vous êtes prêts?”. C’est avec un adorable chapeau en moumoute blanche en forme d’oreilles de lapin qu’elle remonte sur scène sous les encouragements des fans, qui devaient la trouver au moins aussi adorable que nous. Fun fact avancé par les fans : c’est en réalité un chapeau dérobé lors de son dernier fansign avant la tournée.
C’est sur “Santa tell me” d’Ariana Grande que Yves nous insuffle l’esprit de Noël tout en faisant une démonstration de ses capacités vocales. Nous sommes particulièrement impressionnées par sa stabilité et son amplitude vocale alors qu’elle est seule sur scène. Cette cover a été l’occasion pour les fans de chanter et continuer de danser théâtralement (en tout cas c’était notre cas).
Après cette prestation, Yves s’arrête pour annoncer l’arrivée d’un mystérieux “Mister Q&A”. Alors que nous ne nous sommes pas spolier le déroulé de la soirée, c’est avec surprise que nous avons suivi ce segment du show. Un grand tableau noir agrémentés de post-its sur lesquels des questions de fans étaient écrites est arrivé. Ce fut un moment plutôt mignon entre Yves et ses fans car ça leur a donné l’occasion d’échanger au plus près avec elle, ce que la taille de la salle le permettait. A ce moment-là, le show s’apparente plus à un fanmeeting qu’un réel concert.
Mister Q&A, ou quand Yves se livre
La chanteuse a répondu à plusieurs questions. La première demandait quelle était sa couleur de cheveux préférée, elle répond rose.
La deuxième question lui demandait quel était les moments les plus encourageant dans sa vie, ce à quoi elle répond que ce sont les Engdus qui lui donnent la force, elle nous dit “vous pouvez vous dire ‘oh elle ment’, mais quand je suis dans le mal, la plupart du temps je reste chez moi. Et quand je pense à vous, à des kilomètres de moi, je ressens une certaine force.” C’est ce soir enfin l’occasion de se rencontrer en personne.
La troisième question est “quelle a été la chanson qui t’a le plus marqué dans l’album ‘I DID’ ?” Pour répondre, elle nous demande d’abord si nous aimons la chanson “Hashtag” (ndlr : évidemment que oui). C’est alors qu’elle raconte une anecdote sur la création de ce morceau qui à l’origine inversait le premier et le second couplet. Elle lutte quelque peu avec la traduction lorsque l’interprète met un peu de temps à suivre, ce qui a le don de faire rire les fans. Elle nous dit avoir enregistré le couplet plus dynamique avant, d’où son envie d’intervertir les deux.
Yves et la France
Alors qu’elle cherche sa quatrième question, les fans l’interpellent de part et d’autre de la salle pour qu’elle choisisse un post-it, puis un autre, puis encore un autre, chacun y allant de sa requête. Ce fut encore l’occasion pour Yves de rire en disant qu’ils étaient stricts, avant de finalement en choisir un. Sur ce post-it, la question suivante : “est-ce qu’il y’a quelque chose que tu as acheté, ou as envie d’acheter, en France?”. Elle tend le micro à un.e fan pour répondre, celui.celle-ci rétorque “un pain au chocolat ou un lightstick de LOONA”. Yves poursuit enfin en disant qu’elle aime beaucoup le pain (ndlr : en coréen le mot “pain” renvoie à toute forme de pâte avec farine et eau)) donc qu’elle a directement été acheter un croissant en boulangerie. Sans surprise, elle nous dit que les croissants de Paris sont différents et meilleurs. Elle nous dit aussi vouloir aller en friperie parce que ce qui vient de Paris est “fashion”, mais aussi vouloir visiter la Tour Eiffel.
Un beef avec Bob l’Éponge ?
On lui demande ensuite ce qu’elle fait lors de ses jours off, et Yves répond en toute humilité qu’elle dort. Elle dit rester dans son lit toute la journée à swiper sur Reels et Youtube, en regardant des vidéos de mystère. S’en suit une question orale tirée d’un running gag dans le fandom. Un.e fan qui crie à la volée “quel est le problème avec Bob l’Éponge”, Yves nous dit qu’elle a déjà répondu sur Instagram, sans nous en dire plus. Mais alors quel est le problème avec Bob l’Éponge ? Lors de multiples interactions avec des fans sur instagram et fromm, yves a dit considérer Bob l’Éponge comme une mauvaise personne et un mauvais ami / harceleur envers Patrick.
La question d’après demande si elle a des réflexions ou pensées particulières en ce moment. Yves dit qu’elle est heureuse de faire cette tournée et qu’elle se demande souvent si les gens reviendraient la voir, si elle revenait. Ce à quoi les Engdus de la salle ont évidemment répondu positivement. Elle nous avoue être anxieuse de se dire que les gens ne reviendraient pas la voir. Malgré cette inquiétude, voir qu’elle avait atteint le million d’auditeurs mensuels sur Spotify l’a rassurée, et elle est pleine de gratitude.
Enfin la dernière question demande quels sont les avantages et inconvénients d’être en solo.
Les avantages : elle peut montrer ce qu’elle veut avec sa voix. Elle est heureuse de montrer différents genres avec ses albums.
Les inconvénients : ne plus être avec les autres membres. Elle rit en disant qu’elle pensait être une comédienne mais que désormais personne ne rigole à ses blagues. Elle conclut cette session Q&A en disant qu’elle est heureuse car ses fans sont auprès d’elle et qu’elle regrette de ne pas parler mieux anglais pour communiquer avec eux. Elle promet de s’améliorer pour les prochaines fois pour échanger encore plus en profondeur. Elle nous parle de sa chanson “Goldfish”, sa performance suivante, qui a des paroles avec beaucoup de signification pour elle. “C’est du coréen mais j’espère que vous comprendrez”. En effet “Goldfish” est écrite expressément pour ses fans et pour leur manifester son amour.
L’entracte de son ami blah
Si Paris est le lieu de tous les possibles pour les artistes, c’est alors que Yves fait monter son ami chanteur blah sur scène. Il a eu l’occasion de se présenter face à un public réceptif. blah a chanté une première chanson très douce, sa voix résonnant dans le bataclan de manière sublime. Il s’est introduit juste après en essayant de parler un peu français “annyeong haseyo je m’appelle blah”. Il nous dit être honoré de chanter ses chansons devant nous, et particulièrement dans cette ville. Peut-être que Paris a quelque chose de spécial.
Il remercie Yves pour cette opportunité et nous chante encore 3 morceaux, dont un originellement en featuring avec Big Naughty qui a retenu notre attention “Faded Yesterday”. Les Engdus l’encouragent avec un chant de “Seven Nation Army” avant qu’il ne fasse une dernière performance, sur “As It Was” de Harry Styles cette fois-ci.
Le retour de Yves et de ses danseuses
Après cette douce interlude, les danseuses de Yves sont revenues fouler la scène avec une performance scénique impressionnante par le charisme et l’énergie. Face à un public encourageant, les artistes ont enflammé la scène pour préparer le retour de Yves sur “DIORAMA”.
Toujours dans un belle énergie, la chanteuse flirte avec le public alors qu’elle porte une nouvelle tenue avec un blazer et une fausse cravate. Tenue qui fait son effet dans la salle, surtout quand elle a enlevé sa veste. Après ce morceau, elle prend la parole pour nous dire avec humour qu’elle était jalouse en backstage car les Engdus criaient pour blah. Elle nous dit qu’elle porte un outfit stylé à la Michael Jackson car elle sait que ses fans adorent ce type de vêtements.
Elle nous demande ce qu’on écoute comme musique en ce moment, par ce temps froid, elle c’est FLO (ndlr : très bon goût de Yves). Elle nous avoue pourtant que ses tops chansons sur Spotify sont les siennes – après tout il faut être son premier fan. Cette discussion transitionne parfaitement avec la cover suivante : “Espresso” de Sabrina Carpenter, une des chansons les plus écoutées de 2024.
Deux covers pour le prix d’une
Pendant cette première cover d’”Espresso”, les fans chantent avec Yves et crient lorsqu’elle change les paroles du titre pour en faire une chanson saphique. En effet, si originellement Sabrina Carpenter dit “And I got this one boy and he won’t stop callin’” (et il y a ce garçon, qui n’arrête pas de m’appeler), Yves remplace “boy” par “girl”. Si Yves est appréciée par la communauté lesbienne c’est aussi parce qu’à plusieurs reprises elle a dit et sous entendu aimer les femmes, et cette modification de paroles n’est pas anodine. C’est donc une cover iconique pour les fans de Yves, mais aussi pour les Kpop Stans saphiques sur un spectre plus élargi.
Elle introduit la prochaine cover en nous disant que c’est quelque chose qu’elle a vraiment envie de dire à ses fans. “Die For You” de The Weeknd retentit et la performance prend un tout autre niveau lorsqu’elle ramène des chaises pour danser.
C’est avec une certaine sensualité que Yves performe sur ce son, on voit qu’elle aime la scène et qu’elle aime les encouragements des fans qui chantent en cœur avec elle.
Vers une fin de concert nostalgique
Après ces covers spéciales, Yves revient à ses propres morceaux, elle introduit “Hashtag” en disant qu’elle lui fait penser à Paris et qu’il s’agit d’une des performances préférées des Engdus. Si on adorait déjà le son avant le concert, le voir en live ne fait qu’augmenter notre amour pour lui Entre les formations, les danseuses et Yves qui tentent des pas de danse originaux, l’énergie du morceau : tout y était. Elle nous a ensuite chanté “Afterglow” de son premier EP, qui a elle aussi suscité beaucoup d’engagement chez les fans qui avaient l’air de particulièrement l’aimer, la voix de Yves étant mise en valeur ici.
Elle conclut le concert en disant qu’elle n’attendait pas autant de gens pour elle quand elle s’est lancée en solo. Ce n’est que le début mais elle est déjà très reconnaissante que les fans respectent son choix et la suivent. A présent elle va “essayer de changer les codes et casser les préjugés qu’on peut avoir sur elle”. Elle annonce qu’elle a hâte de vivre de prochains souvenirs avec ses fans, qu’elle ferait de la musique pour toujours et qu’elle reviendrait à Paris.
Le dernier morceau et un encore on “loop”
Sur cette affirmation, Yves chante son dernier morceau, “DIM”, sur lequel tout le monde danse et se lâche, sachant que le concert arrive bientôt à sa fin. On est heureux de voir qu’elle s’amuse et profite de ses instants en Europe alors qu’elle a choisi une carrière solo qui lui sied parfaitement.
Yves fait son encore sur “Loop”, refermant ainsi la boucle avec l’ouverture du concert. Habillée de son hoodie du merch, elle danse et prend l’espace en interagissant avec les fans mais aussi avec ses danseuses. Elle les présente et en fait même chanter une sur le refrain. On ressent vraiment cette ambiance familiale et amicale qu’elle a su créer avec son équipe. Une chose est sûre, on chantait aussi avec elles.
L’artiste nous dit au revoir et salue son public avant de sortir de scène et se préparer pour la rencontre avec les chanceux.ses qui avaient un meet & greet en poche.
Verdict :
Malgré une discographie encore réduite, Yves a su embarquer les fans dans un show de deux heures où elle a proposé des performances et des covers, mais aussi des activités. Ce qui semblait être un concert ressemble parfois plus à un fanmeeting où l’artiste offre des surprises et interagit beaucoup avec son public. Dans une petite salle intimiste avec un public composé de vrais fans, nous nous sommes bien amusés. Nous attendons son retour avec plus de morceaux et plus de performances avec impatience.