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  • LIVE REPORT : KARD enflamme le Cabaret Sauvage

    LIVE REPORT : KARD enflamme le Cabaret Sauvage

    Plus d’un an après leur performance à la Cigale, KARD sont de retour dans le cadre de leur tournée Where To Now? Le groupe a visé plus grand pour cette année : c’est au Cabaret Sauvage qu’il a performé le 11 décembre dernier, devant plus de mille personnes. On vous raconte ce concert survolté !

    19 heures : les portes ouvrent. Les Hidden Kard (fans de KARD) entrent doucement dans la salle. Certains prennent déjà place alors que d’autres se ruent vers le stand de merchandising pour récolter un souvenir de la soirée qui ne fait que commencer.

    Avant le début du concert, plusieurs chansons composant la discographie de KARD sont diffusées dans la salle, permettant de mettre les fans dans l’ambiance du concert. Soudain, seulement quelques minutes avant le début du concert, une vidéo se lance : c’est un making-off du clip de “Tell My Momma”, le dernier single du groupe au moment du concert.

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    Un début léger

    À vingt heures pile, juste après la fin de la vidéo, les membres montent sur scène et commencent à performer. Ils arborent des tenues simples mais efficaces : t-shirt, jeans et veste en cuir pour les garçons, jupe en jean, t-shirt, chemise et bottes de cowboy pour Jiwoo, jupe jean, débardeur, veste en cuir et boots pour Somin.

    KARD ouvrent la soirée avec “Tell My Momma”, leur dernière title track, plus légère que leurs autres chansons d’habitude puissantes. On ressent déjà le plaisir qu’ils ont à performer : les membres, en particulier BM et Somin, sourient tout au long de la chanson. L’audience est ravie de cette entrée en la matière, chantant avec le groupe. Le second morceau est “Ring The Alarm”, qui nous rappelle leurs débuts malgré sa sortie en 2022.

    Arrive le moment de dire bonjour et de se présenter. N’ayant pas de leader attitré, c’est BM qui prend la parole en premier : “KARD est de retour à Paris !” La foule l’acclame, heureuse de (re)voir le groupe. KARD fait son introduction, puis les “Bonjour” en français s’enchaînent du côté des membres qui le prononcent avec une certaine aisance. 

    BM nous interroge pour savoir qui était déjà présent à leur dernier concert à la capitale, nous demandant comment c’était. Somin s’exclame “C’était fou, hein ?”, ce à quoi BM répond “C’était fou. Pour tous ceux pour qui c’est la première fois ce soir, on va devenir fous !”

    C’est au tour de Jiwoo de prendre la parole, mais l’interprète ne traduit pas ce qu’elle dit. Elle se tourne alors vers lui et lui dit “Translate please” (“Traduisez s’il-vous-plaît”), ce qui fait rire les Hidden Kard. 

    L’interprète s’excuse, laissant Jiwoo répéter ce qu’elle disait : “Cette année, je sens que ça va être bien mieux que l’année dernière parce qu’on sent la chaleur dès les deux premiers morceaux. Même avant qu’on arrive sur scène, c’était incroyable. Cette chaleur que vous dégagez… Je suis prête. On est tous prêts là.” BM ajoute que Paris est l’une des ses villes préférées et que les français savent faire la fête.

    @dearkorea82

    Hier soir, nous étions au concert de @KARD au Cabaret Sauvage. @BM n’a pas manqué de chauffer la salle en s’adressant chaleureusement aux fans français.es ! #KARD #BM #bigmattheww #WhereToNow #KARDInEurope #StudioPAV #kpopconcert #kconcert

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    L’audience cherche à donner raison à BM et entonne “Seven Nation Army” des Whites Stripes, cet hymne emblématique des concerts français. BM nous dit d’économiser notre énergie car la soirée va être longue et qu’il nous faut de l’énergie pour toute la nuit. Il introduit ensuite les prochaines chansons en demandant qui parmi le public est fan depuis les premières années du groupe.

    Retour en arrière

    La troisième performance est “Hola Hola”, une chanson d’amour aux sonorités tropical house. BM nous demande de lever les mains en l’air, ce que le public fait instantanément. BM et J.Seph effectuent des mouvements de breakdance qui font hurler les Hidden Kard, fascinés par leur talent. L’énergie reste fun et légère lors de “Oh NaNa”. Les membres font chanter les “Oh nanana” au public pour le dernier refrain en leur tendant les micros.

    Un nouveau ment commence et la foule tape des pieds pour montrer son soutien au groupe. BM dit que nous allons passer une bonne soirée, puis dit “I feel sexy, you feel sexy? You look sexy.” (“Je me sens sexy, vous vous sentez sexy ? Vous avez l’air sexy.”) Somin nous demande si nous avons chaud et nous prévient que la température ne va pas arrêter de monter, avant de répéter “Je t’aime” en français à plusieurs reprises, ce qui plaît particulièrement à l’audience.

    BM demande de nouveau qui est fan depuis leurs débuts. La réponse ne se fait pas attendre et une grande partie de la salle se manifeste. Il rajoute alors : “C’est ce que j’aime avec Paris, beaucoup d’entre vous sont fans depuis le début.” Il demande ensuite qui est un nouveau fan mais personne ne répond. BM explique alors : “Ne soyez pas timide, il n’y a pas de problème. Si vous êtes de nouveaux fans, à partir d’aujourd’hui, on passe le reste du temps ensemble. Promis ? Je suis plutôt doué pour me souvenir des visages, je m’en souviendrai !”

    J.Seph nous fait des compliments : “Vous avez tous attendu cette journée. C’est pour nous voir que vous vous êtes faits aussi beaux et aussi belles ? Nous aussi, à l’idée de vous voir, on s’est fait beaux et belles, qu’en pensez-vous ? Aujourd’hui, tous ensemble, on va être trempés de sueur et on va partir tous moches. Est-ce que vous êtes prêts à tous être moches ? On va s’amuser jusqu’à la fin. Merci beaucoup.” BM termine en expliquant que les prochaines chansons vont être plus calmes avant de repartir de plus belle.

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    Les interactions : un moment précieux

    C’est désormais “WHIP!” et “Waste My Time” que le groupe performe. Cette fois ils ne dansent pas mais se promènent sur la scène et interagissent avec le public, ce qui nous permet de profiter de leurs voix.

    Les fans chantent de nouveau “Seven Nation Army”, entraînant les membres avec eux. Après ce regain d’énergie, le groupe s’exprime de nouveau sur les chansons qu’ils viennent de performer. BM dit que ce sont des paroles magnifiques, Jiwoo que “Waste My Time” était très touchante et que la forme ronde de la salle lui donne l’impression que nous nous faisons un câlin. J.Seph ajoute qu’il ressent tout l’amour qu’on leur porte ce soir parce qu’ils sont encerclés. Les fans chantent “Je t’aime”, ce que les membres reprennent avec plaisir.

    BM demande ensuite à ce que nous leur apprenions des mots en français. C’est sans surprise que certain.es fans crient “Wesh Paris”, ce que les membres prennent un malin plaisir à répéter. Ils découvrent également “Ici, c’est Paris !”, ce qu’ils font hurler à la foule. BM prête ensuite son micro à une fan qui lance le fameux “Vous êtes fatigués ! On n’est pas fatigués !” qui semble tout autant plaire au groupe. BM nous dit alors que nous sommes probablement l’audience la plus bruyante de la tournée européenne. Cela déclenche un tapement de pieds général afin de faire d’autant plus de bruit, l’esprit compétitif français ressortant. BM annonce alors la prochaine chanson : “Bomb Bomb« . Le groupe performe ce dernier morceau à l’instrumental énergique et à la chorégraphie sexy, concluant la première partie de la soirée.

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    BM brille en solo

    Alors que les autres membres quittent la scène, BM entame un nouvel échange avec l’audience. Il nous demande d’abord qui est au courant qu’il a sorti des chansons en solo cette année, s’il peut les chanter et si nous allons chanter et danser avec lui. Les fans répondent évidemment par l’affirmative à chaque question.

    C’est alors que BM lance “Nectar”, la title track de son premier EP Element en collaboration avec Jay Park. La chorégraphie est aussi sexy que les paroles, un moment aux antipodes de sa performance solo en 2023 qui se composait de “LIE” et “Broken Me”. Matthew poursuit avec “Lowkey” et fait tomber la veste en cuir dès les premières notes pour n’être qu’en débardeur blanc, laissant apparaître ses biceps qu’il met en avant pour plaire aux fans. Ces derniers se retrouvent arrosés alors qu’il lance de l’eau avec sa bouteille sur les Hidden Kard se trouvant aux premiers rangs. Il finit la chanson en beauté en demandant aux fans de chanter “BM”, puis “KARD”, et enfin de faire du bruit.

    LIVE REPORT KARD

    BM introduit ensuite son dernier morceau solo de la soirée, “Motion”, en demandant à ses “bad bitches” de faire du bruit, d’abord à gauche, puis à droite. “Motion” est une nouvelle occasion pour BM de prouver son talent de rappeur. Après avoir fini sa prestation, BM récupère sa veste et sort de scène. Une vidéo se déclenche alors sur les deux écrans accrochés de chaque côté de la fosse.

    Les membres apparaissent aux côtés de leur chorégraphe qui présente une cérémonie de remise de prix. Le prix de la meilleure chorégraphie revient à “ICKY”, celui de la meilleure étudiante pendant les entraînements à Somin, celui du membre le plus énergique à BM, celui du plus grand écart entre sa personnalité en entraînement et sa personnalité sur scène à Jiwoo, celui de la première impression la plus effrayante à Somin, et pour finir, celui du membre le plus charmant à J.Seph. Des extraits des tournages et des entraînements rythment la vidéo au gré des réponses du chorégraphe. Après avoir fini en mentionnant tous les pays d’Europe dans lesquels ils ont performé, les membres remontent sur scène.

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    Where To Now?

    Désormais changés et reposés, il est temps pour KARD de lancer la deuxième partie du concert avec les b-sides de leur dernier album Where To Now? (Part 1: Yellow Light). Jiwoo et Somin sont maintenant en pantalon en cuir noir, BM porte un pantalon gris brillant et une chemise à carreaux, J.Seph un pantalon cargo noir et un sweat crop top marron sous lequel il arborde un t-shirt noir.

    C’est avec “Spin” qu’ils reprennent le concert, une chanson à la chorégraphie sexy, certains mouvements rappelant la danse de “Cake”.

    Puis, lors d’un nouveau ment, BM interroge Somin sur ce qu’elle ferait à Paris si elle avait un jour de repos. Somin répond qu’elle aurait bu un peu d’alcool, qu’elle aurait dansé, qu’elle aurait fait du shopping et mangé. Jiwoo explique que l’année dernière, elles ont fait beaucoup de shopping et ont beaucoup mangé lorsqu’elles étaient à Paris. Jiwoo avait fait du vélo autour de la Tour Eiffel avec le staff. Elle parle également du temps qu’ils ont eu avant le concert avec certains fans qu’ils ont rencontrés.

    Jiwoo partage qu’un.e Hidden Kard lui a demandé sa nourriture française favorite. Sa réponse, les escargots, provoque un débat dans l’assemblée qui est divisée en deux sur la réponse. BM partage son choc quant au fait que la moitié du public n’aime pas les escargots. Les membres disent adorer le boeuf bourguignon, la soupe à l’oignon, le vin, la baguette, les croissants, les pains au chocolat, les éclairs au chocolat…

    BM s’amuse à inventer des scénarios dans lesquels nous mangeons les aliments que nous n’aimons pas si nous sommes avec un des membres : tout le monde change d’avis. Si nous pouvions partager un moment avec l’un deux, nous mangerions les plats en question.

    Suite à ce débat culinaire, le show reprend. C’est un morceau hip-hop que le groupe interprète : “Boombox”, suivi de “SHIMMY SHIMMY”.

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    Filles contre garçons

    BM demande aux fans masculins de crier avant de voir la répartition au sein de leur public français : il exprime sa surprise lorsqu’il se rend compte que les hommes composent une bonne partie de l’audience. KARD commence alors à lire les affiches emmenées par les fans. L’une d’elle demande à danser avec eux : BM explique qu’il adorerait mais que ce n’est pas possible, question de sécurité pour tout le monde.

    BM s’amuse de nouveau à faire crier les hommes et les femmes afin de créer une compétition entre les deux : c’est une transition parfaite vers leurs duos. BM et J.Seph interprète “Been That Boy”, de leur sixième mini-album ICKY. C’est la deuxième performance de ce morceau que nous avons en France, les garçons l’ayant déjà chanté lors de leur concert à Paris en 2023.

    Somin et Jiwoo chantent “ENEMY”, du quatrième mini-album RED MOON. Les filles profitent de la chanson pour se promener sur la scène et partager des moments privilégiés avec les Hidden Kard. Somin tend le micro vers le public pour l’encourager à chanter, ce qu’il fait avec entrain. L’année dernière, c’est “Fxxk you” qu’elles avaient performé.

    BM demande au public de faire du bruit s’il pense que les garçons ont gagné. L’audience fait du bruit, mais se dépasse lorsque c’est Somin qui demande de faire du bruit pour les filles, qui se retrouvent vainqueurs de ce petit concours. Les garçons se mettent d’accord sur le fait qu’ils vont devoir redoubler d’efforts s’ils veulent gagner la prochaine fois.

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    Une surprise pour les fans

    Suite à ça, les Hidden Kard réclament “Inferno”, chanson produite par BM, qui n’est pas sur la setlist. BM chante une ligne de la chanson mais explique que c’est un morceau difficile à chanter qui lui tire sur les cordes vocales et qu’ils n’ont pas l’audio donc ils ne peuvent pas la performer ce soir. Peut-être sera-t-elle sur la setlist pour la prochaine date parisienne ?

    Les membres partagent ensuite une surprise avec leur public : ils sortent un single six jours après le concert, appelé « Detox« . Ils ont décidé de nous partager le teaser puis de le chanter avec les fans, partageant un moment complice tous ensemble. Ils nous demandent de les soutenir pour ce nouveau single avant de poursuivre avec la prochaine chanson : “Gunshot”.

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    Les classiques pour la fin

    Sortie en 2020, “Gunshot” est l’une des chansons favorites des fans du groupe, et sans surprise, le public chante les paroles à tue-tête. Le dernier couplet, interprété par J.Seph, transporte la foule dans une transe générale, emportée par le rythme et les paroles.

    Le temps des “au revoir” approche et chaque membre fait un discours plus touchant que le précédent. BM commence avec un teaser de leur prochaine performance : “Est-ce que vous êtes pleins ?” Le public répond par la négative, faisant rire le rappeur. Il répond alors “That’s because you haven’t had “Cake” yet!” (C’est parce que vous n’avez pas encore eu “Cake” !” = “Cake” est le nom de l’une de leurs chansons et signifie “gâteau” en anglais).

    BM poursuit : “C’est si bon d’être de retour. Paris est l’une des villes les plus folles. On se sent vivant en tant qu’artistes à chaque fois qu’on vient ici. Quand la soirée sera finie, nous espérons que vous en garderez un souvenir aussi beau que nous. Certains d’entre vous sont venus avec des amis, d’autres avec de la famille, d’autres sont venus tout seul et se sont fait de nouveaux amis… C’est notre raison d’être : l’amour, la positivité. Paris, vous nous aidez à nous sentir aimé. Je voulais vous remercier. Nous avons passé une belle soirée, merci infiniment.”

    C’est au tour de Somin de dire au revoir : “Est-ce que vous avez apprécié le concert aujourd’hui ? (…) Après avoir été sur scène, je ressens plus d’amour de votre part. Je t’aime (en français). Merci de nous avoir suivi dans nos paroles, grâce à vous cette scène et Paris sont parfaits ce soir. 2024 touche à sa fin, vous avez vécu des moments difficiles cette année, n’est-ce pas ? J’espère que vous allez oublier tout ça et passer une superbe fin d’année. Et aussi pour la nouvelle année, j’espère plein de bonnes choses pour vous alors ne vous inquiétez pas. On est là alors tout va bien ! Je vous remercie pour ce soir, merci beaucoup. Merci beaucoup, je t’aime ! (en français) »

    Jiwoo prend la parole : “Le concert de ce soir est celui dans lequel j’ai le plus sué. Paris est vraiment chaud. Cependant, ça a été facile pour moi grâce à votre énergie. Le temps est passé trop vite, j’ai passé un super moment avec vous. Le concert de l’année dernière était aussi chaud. Aujourd’hui, c’est peut-être l’effet de la salle ou l’effet du public, mais je ressens encore plus d’amour et j’ai envie de vous voir tous les ans. Merci de m’avoir offert un souvenir aussi intense avec vous. Aujourd’hui il fait beaucoup plus froid que l’année dernière et je me demandais si ça allait être aussi chaud. Quand vous rentrez, faites attention à ne pas tomber malade. Maintenant il reste la partie la plus chaude possible. On va suer un petit peu plus et après on y va. Merci ! (en français) »

    J.Seph termine cette session de discours : “Le son était tellement fort que j’ai enlevé mon oreillette pour écouter avec mes deux oreilles. C’était vraiment un honneur de pouvoir être là pour la troisième fois à Paris. La plupart de mes amis ne sont jamais venus à Paris, mais moi je vais leur dire quand je vais rentrer que j’y suis allé trois fois. L’ambiance est vraiment montée avec “Gunshot” grâce à vous. Il reste des morceaux encore plus chauds. Vous êtes toujours aussi beaux et belles, ça ne va pas ! Il faut tous devenir moches ! On vous remercie vraiment un par un d’être venus, vous êtes vraiment précieux à nos yeux. Si vous nous soutenez jusqu’à l’année prochaine, on va peut-être revenir à Paris. Merci.”

    Alors que BM dit que c’est l’heure du dessert, le groupe chante “ICKY” et poursuit avec “CAKE” et sa chorégraphie qui marque les esprits. KARD quitte la scène après un dernier regard posé sur leurs fans.

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    Un encore tout en puissance

    Le groupe ne part pas longtemps puisque les fans réclament déjà l’encore. Ils chantent de nouveau “Seven Nation Army” des White Stripes. Le public chante également “KARD !”, espérant les faire revenir au plus vite. Après des applaudissements, les idols apparaissent une dernière fois sur scène. C’est alors “RED MOON” qu’ils performent, suivi de “DUMB LITTY”, dernière chanson de ce concert. Ces morceaux sont tous les deux puissants et mettent parfaitement en avant les talents de rappeur de J.Seph, BM et Jiwoo. Ce sont les chansons idéales pour finir le concert en sueur comme le voulait J.Seph, nous incitant à sauter et à danser. En effet, le public se déchaîne et se défoule, oubliant le temps de quelques minutes que la fin est proche.

    BM arrose le public (et Jiwoo au passage), Somin prend des photos et des vidéos avec tous les téléphones qui se trouvent à sa portée, Jiwoo et J.Seph vont au plus près des fans pour interagir une dernière fois. “DUMB LITTY” se termine et les membres nous disent un dernier au revoir.

    Après deux heures de concert, il est temps pour la foule de se dissiper. Certains s’arrêtent au stand de merchandising, d’autres se ruent vers les transports. Quant aux fans les plus chanceux, ils restent afin de prendre des photos avec le groupe grâce au snapshoot, disponible à l’achat en amont du concert.

    @dearkorea82

    🎤 CONCERT | Mercredi soir nous étions au concert de @KARD au cabaret sauvage. Une ambiance de dingue pour le retour du quatuor à Paris 🔥 #KARD #WhereToNow #KARDinParis #KARDInEurope #KARDeuropetour #hiddenkard #kardbm #kardjiwoo #kardjoseph #kardsomin #StudioPAV #kpopconcert #kconcert @BM

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    Verdict

    Étant Hidden Kard depuis déjà quatre ans, c’est toujours un véritable plaisir d’assister à une performance de KARD. Après les avoir vu lors du MIK Festival en février 2023 puis à la Cigale en septembre 2023, nous remarquons que les interactions avec le public restent au cœur de leurs priorités peu importe la taille de l’audience qui leur fait face. L’alchimie entre les membres est également toujours aussi présente, nous donnant l’impression de faire partie de leur groupe d’amis. Leur talent ne faiblit pas au fil des années : tant en danse qu’en chant et en rap, les membres ne cessent de s’améliorer et de nous proposer des performances dynamiques dans lesquelles ils s’investissent à 100% et qui mettent en avant aussi bien Somin et Jiwoo que J.Seph et BM.

    Après leur concert à la Cigale sous 35°C qui a provoqué plusieurs malaises dans l’audience, on apprécie un concert en décembre malgré la fraîcheur lors de l’attente à l’extérieur de la salle. On souligne également les quelques minutes dédiées aux solos de BM, lui permettant de mettre en avant ses projets parallèles au groupe, un véritable plaisir pour les fans. Nous avons hâte de les retrouver en 2025 (selon leurs propres dires !)

    Merci à Studio PAV pour leur invitation.

    Crédits photo : Claire Chave pour dear. korea

  • LIVE REPORT : DPR, The Dream Reborn World Tour 2024

    LIVE REPORT : DPR, The Dream Reborn World Tour 2024

    DPR : trois lettres pour signifier Dream Perfect Regime, un collectif et label sud-coréen qui n’en n’est pas à sa première parisienne. En effet, ils sont déjà passés par la salle Pleyel en 2022 en tant que collectif mais c’est DPR IAN qui a inauguré le Zénith de Paris lors du Cult of Ya en octobre 2023. Presque un an plus tard, le 14 novembre 2024, le DPR Crew foule les planches du Zénith de nouveau avec AEG Presents. Retour sur le Dream Rebord World Tour 2024 à Paris.

    Dream Rebord World Tour 2024 , DPR Crew

    C’est composé de DPR ARTIC, DPR CREAM et DPR IAN que cette tournée du Dream Reborn World Tour passe par Paris. En effet, plusieurs procédures judiciaires financières sont en cours entre DPR LIVE – Hong Dabin et son ex-management Scott Kim. L’absence de ce dernier pour la tournée n’est donc pas anodine et est assez remarquable pour la notifier.

    C’est pourtant un show sold out que le DPR CREW annonce à Paris, probablement grâce à la réputation qui les précède et la popularité de DPR IAN. Avec plusieurs EP et un album complet à son actif, les fans sont plus que fidèles. Les deux autres membres ARCTIC et CREAM écopent eux aussi de leur fanbase et de leur soutien alors que chacun présente des univers musicaux on ne peut plus différents, le premier étant un DJ et producteur, le second plutôt un compositeur et désormais chanteur. Revenons ensemble sur cette soirée en trois temps : 

    DPR ARTIC : une entrée en matière qui échauffe la salle

    DPR ARTIC est un producteur de musique et DJ, c’est donc sans aucun doute qu’il débute son set accompagné de ses platines et de quoi projeter des morceaux électro pour commencer la soirée. Ce n’est que très récemment qu’il a sorti son premier projet KINEMA en Février 2024 avec notamment “Do or Die” en featuring avec son collègue DPR IAN.

    Son entrée sur scène se fait sous la foule d’applaudissements des fans qui attendaient un retour du crew depuis plusieurs mois déjà. Alors qu’une femme robot apparait sur l’écran et annonce en français “je le savais tres bien mais je ne sais plus rien », on comprend tout de suite que le DPR CREW est là pour nous raconter une histoire. C’est ensuite sur un écran au décor de météorite, à l’ambiance sci-fi et citadine que l’artiste arrive enfin sur scène. Son set commence par une instrumentale orchestrale non sans rappeler l’univers de la fantasy, on aperçoit des sonorités rock, des sonorités garage tout en restant dans un genre globalement EDM. 

    Une grande discothèque ?

    S’il est difficile pour nous de repérer les différents tracks, on reconnaît pourtant “Escape” qui confère au Zénith une ambiance de boîte de nuit géante, ou encore “Dream” dont l’ambiance est beaucoup plus pop. En effet, sur ce track, la voix féminine de The Deep nous donne envie de danser et chanter avec elle sur un son hyperpop soft EDM qui plairait au grand public. C’est ensuite par une pause que ARTIC marque son set alors que les fans chantent leur premier d’une longue série de “Seven Nation Army” de The White Stripes. Malgré son début tardif comme artiste solo, on comprend que DPR ARTIC fait partie du collectif et est intégré dans le processus créatif du label de manière profonde, d’où l’engouement des fans pour son set. S’il n’est pas resté longtemps sur scène, il a pourtant rempli le Zénith de ses morceaux jusqu’à faire danser les gradins. 

    DPR CREAM : de la bedroom music à la scène du Zénith

    C’est sans transition que le set DPR CREAM suit celui de ARTIC. Nous avons droit à de nouveaux visuels sur l’écran, dans une ambiance très Y2K et rétro à base de boule disco et d’images d’archives. C’est sur une instru retro lo-fi que l’artiste fait son entrée pour performer son titre “test drive” qui porte bien son nom. 

    La musique de DPR CREAM se rapproche de ce qu’on appelle la bedroom music, à savoir des titres avec une instrumentale simple et l’utilisation de différents outils de modification vocale. En effet, sur sa voix sont apposés beaucoup d’effet et notamment du vocodeur. Si ce type de voix est très efficace dans certaines circonstances, il nous a paru assez en décalage avec le taille d’une scène comme le Zénith où on aurait imaginé un son bien plus clair et limpide. Si ARTIC était audible, ce fut moins le cas de CREAM en ce début de set. 

    CREAM : compositeur pour DPR

    On sent pour autant son expérience de compositeur et producteur alors qu’il utilise le synthétiseur sur scène pour jouer quelques notes de piano avant de lancer ses productions, tantôt douces et tristes, tantôt plus drum&bass. “uzuz”, un titre plus émotionnel qu’on aimerait écouter dans notre casque à l’abri des regards, nous rappelle quelque peu Ash Island, lui aussi passé par Cult of Ya aux côtés de DPR IAN l’année passée. DPR CREAM nous interprète également “darling” accompagné d’écrans avec des décors de flammes mais aussi beaucoup de glitchs. C’est ce titre-là qui nous a semblé être le highlight de son set où il était difficile d’entendre ses paroles. 

    C’est avec beaucoup d’émotions que CREAM parle ensuite avec son public en les remerciant dans un parfait français. Il est le premier à évoquer que la date est sold out, ce qui ne manque pas de toucher tout le collectif. A ce moment là c’est un deuxième chant de “Seven Nation Army” que le public français chante, comme à chaque concert. C’est donc une parfaite transition avec son titre “i miss u” où les percussions sont plus rapides et permettent à sa performance d’être un peu plus énergique qu’elle ne l’était au début. On entend un piano et des instruments saturés. CREAM prend la paroles une dernière fois pour assurer au public français que c’est le “meilleur show d’Europe” et que “Paris est magnifique”. C’est sur “savage” qu’il termine son set et dit au revoir aux fans avant de quitter la scène pour laisser place à celui que tout le monde attend : IAN. 

    Bienvenue de l’autre côté : dans l’univers de DPR IAN

    On s’y attendait, les cris des fans se font retentir le plus fort dans ce Zénith alors que tout le monde sait qui arrive après : DPR IAN. C’est là que le spectacle commence, que les fans trépignent d’impatience. Une musique angoissante retentit dans une salle sombre qui se fait soudainement éclairer par les Dreamers qui allument le flash de leurs téléphones. On entre enfin dans l’univers alternatif cauchemardesque de DPR IAN, on passe officiellement “de l’autre côté”.

    Son arrivée est introduite par cette même femme robot qui parle sur l’écran, elle nous annonce : “everything feels different here, i believe we have reached the other side” (tout semble différent ici, je crois que nous sommes arrivés de l’autre côté). En effet, nous arrivons dans l’univers de IAN. Les danseurs et les musiciens entrent d’abord sur scène, donnant un avant-goût de ce que nous réserve le show : ce n’est pas IAN tout seul mais bien tout un panel d’artistes qui l’accompagnent pour réserver un spectacle sensationnel. 

    Alors que les cris d’encouragement ne cessent d’augmenter, IAN arrive sur scène avec “Welcome to the Other Side”, l’introduction parfaite à ce show fondé sur la rencontre entre soi et son “insanity”. On regrette pourtant un problème de son qui nous a empêché d’entendre un couplet de IAN. Des lumières et de la fumée verte englobent la scène alors que l’artiste se confond en rockeur en utilisant sa guitare et en performant aux côtés des musiciens. Les danseurs font des acrobaties et des formations exceptionnelles alors qu’on peine à savoir où regarder. A la manière de son esthétique vidéo, IAN nous emporte dans un monde sombre et brumeux où la musique et l’art sont au centre. 

    Un concert entre la démence et l’art dramatique

    Alors que “Don’t go insane” commence, c’est une salle en délire qui résonne face à ce titre populaire. Étant un single et la chanson titre de son album “Dear Insanity…”, elle a été virale sur les réseaux sociaux mais aussi dans les écouteurs des Dreamers, jusqu’à devenir un titre iconique aux yeux de tous. C’est un titre disco rock spooky que DPR IAN nous offre, agrémenté d’une mélodie de voix captivante et d’une chorégraphie des plus créatives. 

    Sur scène, les danseurs accompagnent IAN dans une formation artistique qui met en valeur l’artiste et qui prend tout l’espace de la scène. Sans aucun doute, IAN et les danseurs de DPR sont des performeurs qui nous laissent sans voix, alors que la scène n’a rien à envier au clip officiel. IAN a su créer un personnage inspiré de différents topos cinématographiques de la démence. On imagine parfaitement un alter ego hybride entre des supervillains Marvel et DC Comics comme The Joker ou The Mask avec la touche DPR : voici Mr. Insanity (Monsieur Démence). 

    Un univers dramatique propre à DPR IAN

    L’univers de DPR IAN est double et complexe tant il utilise différents personnages dans son art. Dans cette première partie de concert c’est ce Mr Insanity qui est mis en lumière alors qu’il performe son EP Dear Insanity…. Après “Don’t Go Insane”, l’artiste prend la parole pour la première fois pour faire une dédicace à ARTIC et CREAM, avant de prévenir qu’il n’était lui-même pas dans les meilleures conditions pour performer. En effet, au moment du concert IAN était malade, mais aussi dans une période compliquée en termes de santé mentale. Si les fans n’interfèrent pas dans sa vie, IAN reste ouvert et transparent quant à sa condition, c’est selon lui grâce aux Dreamers et à leur présence qu’il garde la force d’être sur scène. 

    Après avoir pris la parole, un nouveau personnage apparaît sur scène : The Mask. DPR IAN continue cette saynète d’art dramatique en impliquant des vilains de films dont la démence est le principal aspect. Le danseur de The Mask enflamme la scène sur une instrumental disco-jazz qui introduit parfaitement le prochain morceau “So I Danced”. Un titre “funky” sur lequel on bouge largement la tête et ou, tout simplement, on danse. On suit alors IAN dans son monde où la folie et la danse sont de mise, malgré le chaos environnant. 

    Toute cette esthétique hollywoodienne sombre se poursuit avec le morceau “Bad Cold”, toujours dans ce même EP. C’est avec amusement qu’on regarde les danseurs et le chanteur sur une chorégraphie des plus originales ou le bas de leur corps est très utilisé. Est-ce que Mr Insanity ose aller là où IAN (lui-même) et MITO (lui-même, mais au travers de la personnification de ses phases maniaques) ne vont pas ? 

    Un artiste complet proche de ses fans

    Il reprend ensuite la parole pour remercier les Dreamers et s’assurer que tout le monde va bien avant d’annoncer qu’il est heureux d’être de retour à Paris. Il nous raconte alors une histoire de son passage en Australie (ndlr : IAN, Christian Yu, est coréen-australien) où ses grands-parents lui avaient préparé un repas coréen. Il nous donne l’anecdote d’avoir voulu échanger cette nourriture pour un sandwich. Par cela il sous-entendait probablement que dès qu’il est dans un autre pays qu’en Corée du Sud, c’est la nourriture locale qui le fait vibrer, tout en teasant la chanson d’après.

    Hormis cette anecdote, IAN prend le temps de récupérer les cadeaux des fans et de répondre à leurs phrases d’amour par des “je t’aime aussi darling”.

    C’est une parfaite transition douce avec le morceau “Peanut Butter & Tears”, toujours dans le même EP. La scène prend alors une autre couleur alors qu’il chante seul aux côtés de ses musiciens. On le retrouve assis face à un décor de prairie, comme dans le visualizer sorti pour ce son. Pour autant, Mr Insanity est toujours là et ne disparaît pas alors que IAN fait du Air Guitar sur la fin de la performance.

    La « folie » au service de l’art

    Sans surprise, c’est ensuite le dernier morceau de cet EP “Violet Crazy” qu retentit alors que les fans se mettent à chanter en chœur. La salle s’enfume d’une lumière violette où on peine à décerner les artistes sur scène. On entend pour autant les musiciens s’amuser alors que IAN chante des notes hautes avec beaucoup d’émotion mais aussi de sensualité. Le titre évolue et atteint son point d’acmé alors qu’on a le droit à un solo de guitare des plus appréciables. Là se ressent l’influence très rock de DPR IAN dans sa discographie qui se veut être un condensé hybride de différents genres musicaux.

    L’heure de l’ange déchu : des “moodswings” dans tous les sens

    La seconde partie de son set arrive alors qu’il nous montre un VCR des backstages de la tournée. La DPR Family est mise en avant et s’amuse, ce qui fait réagir les fans dans la salle.

    Suite à ce VCR, notre amie la femme robot revient pour anticiper ce nouveau chapitre du concert : celui qui rassemble deux albums de DPR IAN “Moodswings in This Order” et “Moodswings in To Order”. Elle nous dit : « I think we’re back Dreamers » (je crois que nous sommes de retour, Dreamers).

    DPR IAN arrive de nouveau sur scène avec une tenue d’ange déchu, la scénographie est assez impressionnante sur cette partie. Les danseurs débarquent avec des drapeaux, la couleur rouge est omniprésente et une fumée épaisse continue d’embaumer la salle. Une instrumentale de guitare électrique joue alors qu’un couple de danseurs illumine la scène par un tango sensuel savamment exécuté. C’est avec “So Beautiful” que nous enchaînons alors que le reste de la troupe arrive sur scène pour faire un tableau digne de la comédie musicale “CHICAGO”. S’agissant d’une de nos chansons préférées, nous sommes ravies d’avoir pu assister à cette performance. 

    C’est ensuite avec la chanson “Mood” que IAN s’amuse dans une danse disco en solo alors que les fans continuent de chanter. Il apparaît avec une nouvelle tenue en portant une casquette. C’est “Dope Lovers” qui arrive juste après dans cette même lignée sexy où IAN déambule sur scène dans une atmosphère particulière. Notons que nous n’entendions pas correctement le son de sa voix sur ce titre. C’est ensuite sur un “Merry Go” beaucoup plus doux et intimiste que l’artiste chante l’amour douloureux qui part et qui revient. Il a ensuite interprété “Winterfall” à la surprise des fans qui ne s’attendaient pas à ce track dans la setlist. Il s’est par ailleurs interrompu pour aider des fans dans la fosse et leur faire apporter de l’eau, avant de quitter la scène. 

    Un concert sous le joug de l’émotion et de la surprise

    C’est dans un parfait changement d’ambiance qu’il revient pour performer l’iconique “1 Shot” avec une danse des plus agréables à regarder. On a chanté à tue-tête avec lui et c’est sans conteste une des chansons les plus criées et appréciées par la salle à ce moment-là. 

    Il prend une pause pour discuter de nouveau avec les fans, nous disant qu’il n’aurait jamais cet âge de nouveau, à voyager pour voir ses fans. Il nous raconte avec douceur que pendant sa vingtaine il a beaucoup voyagé, beaucoup foiré dans sa vie (quote : “all my twenties i’ve been going and going, that’s what you meant to do, you’re supposed to travel, to mess up…”). Il ajoute que Paris a une énergie vraiment spéciale. 

    Il nous raconte être passé par beaucoup d’épreuves en tant qu’artiste, car il ne voulait même pas en devenir un à l’origine. Pour lui, la lumière des projecteurs semblait un peu trop lumineuse, toutefois il s’est dit qu’il avait peut-être des choses à dire, à raconter. C’est ce que l’on comprend de DPR IAN alors qu’il en est à plusieurs projets centrés sur des personnages fictifs et non-fictifs, notamment liés à ses troubles. En effet, les Dreamers ne sont pas sans savoir que IAN vit avec la bipolarité et fait de cela une véritable force artistique. 

    Une écoute exclusive de son prochain projet

    À cette occasion, il nous spoil son prochain album : ce sera un album fondé sur lui-même, sur IAN, et non pas sur ses personnages Mr. Insanity ou MITO. Les Dreamers scandent le nom “IAN” après cette annonce et il en profite pour lire les pancartes de chacun.e.

    Pour la première fois en Europe, IAN décide de faire écouter une nouvelle chanson de l’album à son public. C’est alors que retentit “I Am Nobody” (dont les premières lettres épellent  “IAN”). Pour lui, réaliser qu’il n’est personne est réaliser qu’il est quelqu’un. Sur ces paroles philosophiques, le titre propose une mélodie pop, voire hyperpop par moments, ce dont nous n’avions pas l’habitude avec lui. Il demande son avis au public qui lui répond avec enthousiasme. 

    Un retour explosif à la setlist originelle

    Le show revient avec “Calico”, sur laquelle IAN montre une performance emplie de flow, avec un chapeau arboré sur la tête. C’est en apothéose qu’il prend sa basse pour montrer encore un de ses talents de musicien. Il est véritablement un artiste complet, chanteur, musicien danseur, tout y est. Il s’arrête une nouvelle fois pour parler avec les fans en disant que tout semble différent ici, en effet les fans de Paris chantent une énième fois “Seven Nation Army” pour encourager IAN qui nous dit qu’il continuera de venir à Paris à cause de cette énergie.

    Il nous dit que monter sur scène l’a véritablement sauvé, car malgré le fait qu’il passe par des “grosses merdes” (quote : “i’m going though so much shit”), il se sent vivre quand il est face à ses fans. Il a beau être très fatigué, se retrouver face à autant de monde a beaucoup de sens pour lui. Il est éternellement reconnaissant et nous le dit.

    C’est l’iconique “Scaredy Cat” qui fait suite dans la setlist alors que les danseurs sont vêtus de masques et de pattes de chat. On apprécie une mise en scène originale et très “furry” toujours pour nous étonner de plus en plus.

    La fin approche mais l’ambiance ne redescend pas

    C’est ensuite sur “Avalon” qu’il revient pour faire sauter et danser son public alors qu’il crie dans son micro de “jump” tout en encourageant ses danseurs. Sur ce titre, la scène s’est transformé en grande démonstration / battle de danse entre tous les performeurs, dont on souligne le charisme.

    Notre titre préféré arrive enfin, il s’agit de “Nerves”, un de ses singles les plus attendus et les plus connus. C’est sur ce track que IAN s’approche de la fosse pour les faire chanter et les intégrer à la performance, un véritable échange s’opère entre DPR IAN et les Dreamers sur un morceau qui semble avoir beaucoup de sens pour eux.

    L’extravagance scénique et musicale

    C’est sur “Ballroom extravaganza” que l’artiste ferme son set en annonçant qu’il s’agit de la dernière chanson. La température monte alors qu’il enlève son manteau et fait réagir toute la salle. Véritable showman et performeur, ce titre se transforme en tableau de comédie musicale de l’absurde et porte bien son nom. Les fans chantent avec lui et l’ambiance est à son maximum. IAN quitte la salle sur les derniers applaudissements telle une superstar, alors que nous attendons le fameux encore.

    Après avoir embaumé la salle de cris, c’est sur “Do or Die” que IAN revient sur scène pour une (véritable) dernière chanson face à ses Dreamers. Il en profite pour remercier toutes les personnes qui travaillent avec lui sur le spectacle, musiciens comme danseurs. 

    Verdict

    Le crew DPR est un ensemble d’artistes complets qui ont encore beaucoup de talents à nous montrer. Si ARTIC et CREAM ont encore du potentiel à exploiter, c’est bien IAN qui était le clou de spectacle attendu par toute la salle. Entre ses personnages, son univers, ses différentes inspirations musicales et ses talents de danse, c’est une véritable pièce de théâtre musical qu’il nous a offert. On regrette seulement la qualité du son et de la lumière à certains égards nous empêchant de profiter pleinement de ce qui était face à nous. Une chose est sûre, IAN est un artiste complet qui n’a pas fini de nous étonner et dont nous avons hâte d’entendre les prochains projets. 

    Un grand merci à AEG Presents FR pour l’invitation. 

  • LIVE REPORT : A.C.E, les “favorite boys” des CHOICE de retour au Bataclan

    LIVE REPORT : A.C.E, les “favorite boys” des CHOICE de retour au Bataclan

    Cinq ans après leur dernière performance à Paris, A.C.E étaient de retour sur la scène du Bataclan le 27 octobre à l’occasion de leur tournée mondiale “REWIND US”. (Re)vivons ensemble cette soirée enflammée qui a fait le bonheur des CHOICE français⸱es !

    Dimanche 27 octobre 2024 : ce jour, les CHOICE, fans du groupe A.C.E, l’attendent depuis des mois. L’annonce de la section européenne de leur tournée “REWIND US” a été publiée en juillet dernier. C’est enfin l’occasion de (re)voir A.C.E performer devant leurs yeux.

    Les portes s’ouvrent au public général à 18h, remplissant la salle après les VVIP+, VVIP et VIP qui ont eu l’avantage d’entrer en amont. Les derniers fans se faufilent dans la salle quelques minutes avant le début du spectacle. Plus d’un millier de CHOICE sont réuni⸱es pour l’occasion – l’excitation est à son comble.

    Trente minutes avant le commencement, des VCR (enregistrements vidéos) sont diffusés à intervalles réguliers, faisant la promotion du prochain comeback de A.C.E prévu pour le 20 novembre avec l’album PINATA. Chaque vidéo entraîne un moment d’euphorie générale, faisant monter le volume sonore dû aux cris des fans impatient⸱es. S’enchaînent plusieurs chants de la part du public, allant de scander “Seven Nation Army” des White Stripes, ou la fameuse mélodie “popolopopopo”, aux chansons de A.C.E comme “Take Me Higher”, “Under Cover” ou “Just Better” qu’ils chantent en coeur. Le VCR de promotion sur lequel on pouvait lire  “Are you quietly hiding and crying?” sonne comme une touche d’ironie, le silence étant loin d’être le mot le plus représentatif de l’atmosphère ambiante.

    Un début intense

    Il est 19h tapantes : les lumières s’éteignent et nous apercevons le groupe monter sur scène. Les festivités commencent avec “Goblin (Favorite Boys)”. Un début en puissance sur l’un de leurs titres phares qui a le mérite de captiver l’audience instantanément. Les membres arborent des tenues sobres : débardeur ou t-shirt blanc, jean noir et veste en cuir noire et blanche. Dès les premières notes, les fans chantent les paroles avec entrain.

    Le spectacle continue avec “Savage”. Les CHOICE suivent le rythme de la chanson, levant les mains en l’air sur le “Hands up in the air” (“Levez les mains en l’air”).

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    Les présentations : un doux moment de partage

    Après les deux premières chansons arrive le moment des présentations. Le groupe prend le temps de dire bonjour en français à ses fans qui tapent des pieds, l’écho des pas résonnant dans toute la salle. Ils se présentent ensuite un à un, incluant quelques mots français dans leur discours : “Bonjour Paris !”, “Bonjour, nous sommes A.C.E !”, “Bonjour CHOICE !”, “Wesh Paris !”, “Je t’aime Paris.” Junhee demande s’ils nous ont manqué, les fans s’empressent de lui répondre par l’affirmative. Il explique que les CHOICE chantent tellement fort qu’il a dû demander à la production d’augmenter le son de ses oreillettes retour.

    Junhee et Yuchan évoquent leur dernière venue à Paris en 2019, disant qu’ils ne sont pas montés sur scène dans la capitale depuis cinq ans. Il raconte qu’ils étaient jeunes la dernière fois. Yuchan ajoute qu’il ne s’attendait pas à voir autant de monde, la salle étant plus remplie que quelques années en arrière. Il nous remercie également d’être venu⸱es, de les avoir soutenus toutes ces années et souhaite que nous créions de beaux souvenirs ensemble.

    Marqués par leur précédent concert en France, ce sont les membres qui demandent au public de scander le fameux chant impressionnant chaque artiste, inspiré de “Seven Nation Army” des White Stripes. Ils finissent en demandant “Est-ce que vous êtes prêts ?” et les prestations reprennent de plus belle.

    Une déclaration d’amour en chanson

    A.C.E performe “Changer” avec le sourire. Alors que Yuchan s’exclame “Je t’aime Paris !” à la suite de son couplet, l’audience se met à sauter sur le dernier refrain. L’énergie ne fait qu’augmenter alors que le concert bat son plein. Junhee demande au public de chanter la prochaine chanson avec eux. Ils interprètent la version anglaise de “My Girl”. Donghun fait tomber la veste en cuir avant de commencer à chanter, les fans font de même au vue de la chaleur ambiante dans la salle.

    Ils enchaînent avec les titres “Facetime” et “Down”, durant lesquels les membres se baladent sur la scène, allant au plus près des fans pour leur offrir le plus d’interactions possibles : le fan service est à son apothéose. Les idols laissent le public chanter une partie des chansons dont les paroles sont en anglais, facilitant la mémorisation et la prononciation pour les fans.

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    A.C.E et Paris, une grande histoire d’amour

    C’est l’heure d’un nouveau moment de répit pour le groupe. Byeongkwan commence en nous disant “Vous êtes vraiment chauds ce soir !” et qu’il veut nous prendre en photo pendant le encore, pour ensuite nous taquiner en disant qu’il n’y aura peut-être pas de rappel. Junhee ajoute qu’il sent que nous sommes là pour nous amuser, obtenant un bruyant “Oui” de la foule. Il poursuit avec “Je suis sûr que pour certains, c’est la première fois que vous venez. […] J’espère que quand vous rentrerez chez vous et que vous serez dans votre lit, vous penserez à nous en vous disant qu’il y a un groupe de cinq personnes en Corée du Sud qui chante aussi bien.” En ce qui nous concerne, c’est un pari réussi.

    Byeongkwan récupère une baguette de pain en peluche dans la fosse et nous raconte une anecdote de son enfance : il avait huit ans lorsqu’il est venu à Paris pour la première fois. Il a mangé des escargots, a perdu deux dents de lait et a pleuré car il avait mal. Un des membres le taquine en lui demandant s’il a mangé la coquille de l’escargot avec, ce qui a valu les rires du groupe et des fans. Après le partage de cette anecdote au ton humoristique, Byeongkwan brandit la baguette comme un trophée.

    Yuchan parle également de nourriture, nous explique que la dernière fois il a mangé du foie gras près de la Tour Eiffel. Il exprime à quel point il trouve que Paris est une belle ville, expliquant qu’en 2019 ils ont pris beaucoup de photos mais que cette fois ils n’ont pas l’occasion de se balader dans la ville. Il termine en affirmant que voir les CHOICE leur suffit, alors que Byeongkwan dit que nous sommes plus beaux que Paris.

    Les membres se liguent contre WOW et le poussent sur le devant de la scène pour l’encourager à parler, jusque-là très discret en raison de sa timidité. Les fans scandent son nom pour l’encourager et WOW explique qu’il était stressé car ça fait longtemps qu’il n’a pas vu les CHOICE en France. Ils disent un dernier “C’est parti !” dans un français parfait et font hurler une dernière fois les fans avant de reprendre leur performance.

    6 chansons, 6 ambiances

    Yuchan entame “Higher”, un de leurs titres phares qui nous transporte dans un autre univers. S’ensuivent “Baby Tonight” qui rencontre un véritable succès auprès des fans et “Clover” qui commence par un “I love you” de Junhee et un “Je t’aime Paris !” Durant cette dernière, les membres ne dansent pas, privilégiant les interactions avec les CHOICE. A.C.E poursuit avec “Supernatural”, l’un de leurs derniers singles, une chanson pop idéale pour maintenir l’énergie au plus haut.

    Le groupe quitte la scène et des VCR individuels sont diffusés, offrant quelques minutes de repos aux chanteurs qui en profitent pour changer de veste, passant du cuir au jean. Les membres remontent sur scène et le concert reprend de plus belle avec “Anymore”, un morceau touchant que le groupe chante avec des micros à pieds. Le public allume les flash des téléphones, offrant un moment d’autant plus touchant. Le calme ne dure cependant pas longtemps, les membres faisant sauter les fans sur la chanson suivante, la version anglaise de “Effortless”. Les voix des fans sont si fortes que Yuchan enlève son oreillette pour mieux les entendre chanter, surpris de nous voir prononcer chaque mot par cœur. Les membres sont très joueurs sur la scène, ils se cherchent, se taquinent et rigolent.

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    Interlude musicale

    Junhee dit quelques mots et Yuchan le reprend en humour : “Il faut que tu travailles un peu sur tes ments, j’ai pas envie de retourner à la maison là !”. Les membres rigolent en disant que nous allons casser la salle à force de taper des pieds, que nous sommes fou-lles ce soir et que nous n’allons pas rentrer chez nous.

    Ils font ensuite chanter le public sur “Chasing Love” alors que Junhee danse. Leur discours se transforme en Random Play Dance, quatre membres chantent une chanson et le cinquième doit retrouver la chorégraphie. Ils commencent par Yuchan, puis WOW et enfin Byeongkwan qui ne parvient pas à se remémorer la chorégraphie demandée. Il décide alors de danser la prochaine chanson qu’ils vont performer. Junhee explique que pendant leur concert en 2019, ils faisaient des reprises de chansons d’autres artistes mais que maintenant ils peuvent faire des concerts complets uniquement avec leur propre discographie : une vraie fierté pour le groupe. 

    Encore quelques mots de français (“Merci”, “C’est parti”…) avant que A.C.E ne chante “Chasing Love”, un nouvel ajout sur la setlist européenne qui remplace “I Feel So Lucky”.

    Nous avons droit à un nouveau tour de “Vous êtes fatigués !” “On n’est pas fatigués !” qui semble beaucoup plaire au groupe. Junhee échange avec les fans qui sont au balcon. WOW parle et les fans l’acclament de nouveau, ce qui nous vaut une remarque taquine de Byeongkwan qui explique qu’il faut être calme lorsque WOW parle car c’est un événement rare.

    La fin du concert approche, le groupe nous dit au revoir et nous indique que c’est la dernière chanson. Les fans ayant regardé la setlist en amont du concert savent que c’est faux : il nous reste encore de beaux moments à passer ensemble.

    La fin approche

    La prestation reprend avec la sensuelle “Slow Dive” suivie de la puissante “UNDER COVER”, dernier morceau avant le encore qui installe une atmosphère frénétique alors que tout le monde chante. La chanson se termine et les membres quittent la scène. Les fans appellent au encore et scandent de nouveau “Seven Nation Army”.

    Un nouveau VCR se lance : les membres jouent d’un côté leur propre rôle en tant que A.C.E, de l’autre des employés de leur agence qui doivent créer le fanchant de “Just Better”. Ils demandent alors à un autre employé, “CHOICE”, sous la forme d’un POV, comme si la caméra qui filmait était nos yeux. C’est à nous de créer le fanchant. Les CHOICE chantent alors “Just Better” et le groupe remonte sur scène pour chanter avec nous, portant cette fois le t-shirt de la tournée. Les interactions continuent lors de “Take Me Higher”.

    Dernier ment : les “au revoir”

    Il est temps pour A.C.E de dire “au revoir” aux CHOICE, dont certain⸱es venu⸱es de loin pour assister au concert. Ils nous disent à multiples reprises “Je t’aime”, s’amusent une dernière fois avec le célèbre “Vous êtes fatigués !” L’audience frappe encore le sol avec ses pieds, provoquant un grondement impressionnant.

    Le groupe nous fait à nouveau chanter “Just Better” et Byeongkwan prend le temps de nous filmer pour en garder un souvenir. Il nous demandera par la suite l’autorisation de poster la vidéo sur les réseaux sociaux, une question touchante à laquelle tout le monde répond par l’affirmative. Yuchan explique qu’ils ont créé “Just Better” pour pouvoir la chanter avec nous pendant les concerts, et termine avec un compliment : “Vous êtes les meilleurs.”

    Byeongkwan nous dit que grâce aux CHOICE, ils ne seront jamais fatigués. Un “Wesh Paris !” se glisse au milieu du discours, provoquant l’hilarité générale. A.C.E explique que la fin de la tournée approche, qu’ils vont rentrer en Corée du Sud et sortir un album et qu’ils attendent notre soutien. Junhee parle déjà de leur retour à Paris, de leur souhait de faire une salle deux fois plus grande.

    Arrive le moment de la photo souvenir. Nous en prenons quatre : deux au milieu, une à gauche et une à droite, dans le but d’avoir tout le monde. C’est un geste touchant apprécié par les fans qui montre une fois de plus la considération des membres pour les CHOICE. À la place du classique “Cheese” pour prendre une photo, ils nous font dire “On n’est pas fatigués !”, “escargots” et “tour Eiffel”, une nouvelle touche d’humour. Ils ont également récupéré le drapeau français signé par les fans et la bannière sur laquelle est écrit “Choice’s favorites? are back”. Donghun conclut en nous disant que nous somme trop beaux ce soir et que parfois A.C.E est un peu fatigué mais qu’en pensant à nous, ils reprennent des forces.

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    Une fin tout en douceur

    A.C.E termine son concert sur une touche de douceur avec la version anglaise de “Angel”. Junhee nous redit “Je t’aime Paris” avant de poursuivre. Cette fois, c’est bel et bien la dernière. “Story” conclut le concert sur une mélodie douce et un message d’espoir : “The story I shared with you, that’s enough / The moment in which we rest together is waiting for us”. (“L’histoire que je partage avec toi, c’est assez / Le moment où nous nous reposerons ensemble nous attend”)

    Les membres disent au revoir aux fans de chaque côté de la scène, prenant le temps d’échanger une dernière fois avec leur public, alors que “Just Better” offre un fond sonore réconfortant pour ce moment. Yuchan nous offre un dernier “Je t’aime Paris” avant de partir.

    Il est maintenant 21h. Les membres ont quitté la scène, les fans sortent peu à peu de la salle alors certains s’empressent d’aller acheter un souvenir du concert au stand de merchandising. Le show aura duré précisément deux heures.

    Certain.es CHOICE ont toutefois l’opportunité de rencontrer les membres et de prendre une photo avec eux grâce aux avantages VIP, de quoi finir la soirée en beauté.

    Verdict

    Ce concert aura marqué les esprits, notamment celui de votre rédactrice qui est désormais officiellement une CHOICE. La taille du Bataclan permet un show intimiste, favorisant les interactions entre fans et artistes, ce qu’ont bien compris les membres de A.C.E. Nous avons pu ressentir tout l’amour qu’ils portent aux CHOICE et aux autres membres pendant ces deux heures. La modeste scénographie, n’étant composée que d’un écran affichant divers motifs tout au long du concert, permet de se concentrer entièrement sur la prestation vocale et chorégraphique des idols qui ne faillit pas une seconde.

    Un retour réussi pour A.C.E qui aura conquis l’équipe de dear. korea. Nous espérons les retrouver très vite en France !

    Merci à Jin Entertainment et Studio PAV pour leur invitation.

    Crédits photo : Marie Guedes pour dear. korea

  • LIVE REPORT : B.I s’affirme comme artiste complet au Zénith de Paris

    LIVE REPORT : B.I s’affirme comme artiste complet au Zénith de Paris

    Un an après son passage au Bataclan en septembre 2023, B.I nous a fait la joie d’être de retour en France pour un concert au Zénith de Paris le 6 octobre, dans le cadre de sa tournée “Hype Up”. Nous revenons pour vous sur ce show éclectique et survolté ! 

    Dimanche 6 octobre, 19h45 : malgré la pluie qui recouvre la capitale à l’extérieur du Zénith de Paris, l’ambiance est déjà électrique à l’intérieur, où quelques milliers de fans attendent avec impatience l’arrivée du rappeur et chanteur B.I. 

    Sur scène, le DJ MILLENNIUM a pris au mot le nom de la tournée “Hype Up” et est déjà en train de chauffer la salle en diffusant “Impossible” du groupe RIIZE ou “Magnetic” d’ILLIT, mais aussi “Guess” de la chanteuse britannique Charli XCX : des morceaux très connus des fans de K-pop mais aussi de pop, parfaits pour motiver le public avant le début du concert. 

    Un début de concert tout en puissance

    À 20h15 tapantes, les lumières s’éteignent et le DJ lance une piste instrumentale assez épique par dessus laquelle la foule se met immédiatement à scander le nom de B.I. Le rappeur arrive sur scène pour interpréter “MICHELANGELO”, morceau egotrip puissant qui annonce clairement son intention d’enflammer le Zénith. 

    Il enchaîne ensuite avec “Be I”, chanson composée il y a 10 ans dans le cadre de son passage dans l’émission “Show Me The Money”, mais pourtant bien connue des fans qui chantent en chœur le refrain. Ce petit voyage dans le temps se poursuit avec une version courte de  “ONE AND ONLY”, morceau solo de B.I datant de l’époque où il faisait partie du groupe iKON.

    Après cela, le rappeur interprète “WATERFALL”, issue de son premier album solo, et encourage les fans à bouger leurs bras au rythme de la musique, avant de hurler “Faites du bruit !” puis de se lancer dans une démonstration de danse dont on admire la technicité.

    L’artiste prend ensuite la parole une première fois pour saluer le public et se présenter. Il affirme que les fans français.es lui ont manqué et qu’il se souvient de leur formidable énergie. Prévenant et précautionneux, il demande aussi au public de lui faire un signe de la main si quelqu’un se sent mal, notamment dans la fosse.

    Place au chant

    Cette courte prise de parole s’achève déjà et B.I reprend avec “illa illa” puis “Loved”. Alors qu’il avait jusque-là proposé des morceaux très rap, c’est l’occasion pour lui de montrer ses talents de chanteur. Pendant “Loved”, il se montre fidèle à sa promesse et arrête la chanson quelques minutes pour vérifier qu’une personne dans la fosse va bien. 

    Puis il poursuit avec “Numb”, dont les paroles pleines de vulnérabilité contrastent avec le rythme rock de ce morceau qui fait sauter la foule. Durant “4 Letters”, il descend dans le crash (l’espace entre la scène et le public dans la fosse) pour être au plus prèsdes fans. On regrette l’absence d’écran, qui ne permet pas au reste du public de pouvoir bien apprécier ce moment. 

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    Après cela, il remonte sur scène et redemande à la foule si tout va bien. L’ensemble de la salle tape des pieds et entame le célèbre chant inspiré de “Seven Nation Army” des White Stripes, cher aux fans français.es. Déjà familier de ces coutumes, B.I réclame le silence et demande en français “Vous êtes fatigués ?”, ce à quoi le public répond bien entendu “On n’est pas fatigués !”.

    La chanson tant attendue

    Ces quelques instants à chauffer encore un peu plus la salle se révèlent placés là à dessein, car B.I enchaîne avec l’interprétation de sa chanson phare “BTBT”. Considéré par nombre de grands médias comme l’une des meilleurs chansons de K-pop de l’année 2022 (Time, Dazed ou NME, pour ne citer qu’eux), ce morceau est connu par tout le monde au Zénith et son interprétation se révèle aussi iconique que nous l’espérions. 

    Difficile de passer après ce monument de la discographie de B.I, mais “Keep me up”, avec ses sonorités RnB et son ambiance sensuelle, réussit pourtant à maintenir le niveau d’énergie avec brio. 

    L’artiste propose ensuite “Girl”, un morceau inconnu de la plupart des fans car pas encore officiellement sorti, puis une version courte de “Got It Like That”. Sur ces deux morceaux, B.I montre à nouveau ses talents de danseur dans des chorégraphies complexes et captivantes. 

    Changements d’atmosphère

    Après ce segment RnB, le concert se poursuit sans temps mort avec deux chansons aux sonorités plus inattendues et légères : “Remember me” et “Dare To Love”. Des chorégraphies aux accents comiques amènent une touche d’auto-dérision à un concert jusque-là assez impressionnant. 

    Puis B.I propose un nouveau changement d’ambiance avec “NERD”, morceau à l’instrumentale très atmosphérique qui nous emmène planer au milieu de ce show survolté. 

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    Une pause de courte répit car le chanteur annonce enchaîner avec son dernier morceau en date, “Tasty”, qu’il fait chanter aux fans a cappella avant de la performer. C’est le retour des raps puissants et des basses qui font trembler le plancher, que l’on retrouve ensuite dans “TO DIE”, “TTM” et “Flame”. Sur “TTM”, le Zénith prend des airs de boîte de nuit pendant que B.I et ses danseurs envoient de l’eau sur la foule. 

    Alors que la tension est montée très haut sur ces dernières chansons, B.I nous fait redescendre avec “Lover”, un morceau hip-hop tout en sensualité. Puis le rappeur déclare de manière assez inattendue qu’il est temps “d’inspecter les lightsticks”. On voit en effet dans la salle, en plus du “BIN BONG” (le lightstick officiel de B.I), d’autres lumières. B.I interroge les fans sur la provenance de leurs lightsticks : on retrouve le mégaphone de The Boyz, le nachimbong de Stray Kids mais aussi le lightstick Team Korea, créé par HYBE spécialement pour les Jeux Olympiques. 

    Morceaux inédits

    Pour conclure cet échange, B.I fait une transition à-propos en racontant que dans le passé, il était un idol. Cette déclaration introduit un morceau éponyme et inédit, “IDOL”, qui fait danser toute la salle. Suivent deux autres morceaux inédits, “Do My Dance” et “Freaky boy”, où B.I fait chanter et danser la foule en compagnie de ses deux danseurs et du DJ, descendu pour l’occasion de la plateforme sur laquelle il mixait. 

    L’artiste reprend ensuite son micro pour ce qui va être l’une des plus longues prises de parole de la soirée. Il demande au public si tout le monde s’amuse, affirmant que lui-même s’amuse beaucoup depuis le début du concert. Il déclare en français “Merci beaucoup, bonjour, je t’aime”, affirmant que ce sont les seuls mots qu’il connaît.

    Toujours attentif au bien-être de ses fans, il demande à la sécurité de faire passer de l’eau dans la fosse et redemande plusieurs fois si tout le monde va bien, y compris dans les gradins. 

    Apercevant un.e fan dont c’est l’anniversaire, il lui demande son prénom et la salle s’empresse de lui chanter “Joyeux anniversaire”, créant un beau moment entre fans. C’est aussi le retour de “Seven Nation Army” et du “Vous êtes fatigués ?”, pour lequel B.I tend même son micro à une fan du premier rang pour qu’elle lance le fameux slogan. 

    Un artiste proche de son public

    Après cet interlude, c’est le retour de la musique mais pas la fin de la proximité avec le public : sur “NINETEEN”, B.I redescend chanter au plus près de ses fans, dans le crash. Suit “All shook up”, chanson durant laquelle il s’amuse à soulever son T-shirt pour faire hurler la foule (un grand succès). 

    Pendant “Die for love”, le chanteur se livre à une improvisation de chorégraphie d’autant plus impressionnante que l’instrumentale électro est très rythmée : l’occasion pour B.I de prouver une fois de plus sa maîtrise étendue de différents styles de danse. 

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    La fin du concert approche et c’est l’heure pour B.I de faire ses remerciements au public : “Merci d’être venus à mon concert, merci de vous souvenir de moi, merci pour votre amour et votre soutien” déclare-t-il avant de conclure avec “J’espère que nous pourrons nous revoir”. 

    Il remercie aussi le DJ MILLENNIUM, toujours présent sur scène, mais aussi, nominativement, ses danseurs et l’ensemble de son équipe. Pour conclure, il revient aux fans en s’exclamant “Faites du bruit pour vous ! Paris est toujours formidable, c’est pour ça que j’aime cette ville”, avant de donner le ton du reste du concert : “À partir de maintenant, on ne va pas se reposer”. 

    Un concert sans fin

    Le chanteur tient sa promesse : il enchaîne avec “Black Velvet”, autre chanson inédite, puis “Wave”, deux chansons électro qui donnent à la salle des airs de boîte de nuit. Avant de changer à nouveau d’ambiance avec “Beautiful Life”, une chanson pleine de joie qui aurait tout à fait sa place dans le générique final d’un film. On vit un moment de joie et communion, de ceux qui font des concerts des expériences inoubliables. 

    Cela aurait pu être une bonne fin de concert, et on y croit presque en voyant B.I, MILLENNIUM et ses danseurs quitter la scène. Mais ils sont de retour un instant plus tard, sans même qu’on puisse considérer qu’il s’agit d’un véritable rappel. La musique redémarre avec “COSMOS”, morceau sur lequel les fans allument les lumières de leur téléphone tandis que B.I s’affiche sur scène avec un drapeau français drapé sur les épaules. 

    À la fin de cette performance, l’artiste demande à immortaliser le moment : il s’assoit avec MILLENNIUM et ses danseurs sur la scène, et une personne de leur équipe prend cinq photos avec les fans en arrière-plan. 

    Surprise pour les fans

    L’atmosphère d’une fin de concert s’éternise, et on observe avec étonnement MILLENNIUM remonter derrière sa table de mixage et B.I s’entretenir avec lui quelques instants. Et comme les bonnes choses n’ont ici manifestement pas de fin, le chanteur se lance dans une seconde performance de son tube “BTBT”. Un choix inattendu mais dont personne ne se plaint tant cette chanson est appréciée. 

    On ré-entend également “Tasty” à nouveau, mais cette fois, B.I quitte la scène et traverse la fosse pour s’approcher des gradins. Étonnement pour les fans tant cette action est rare lors de ce type de concerts. L’artiste continue son périple pendant “Illusion”, chanson durant laquelle il monte même dans les gradins et se balade parmi les fans, passant à quelques centimètres de nous.

    @dearkorea82

    📸 CONCERT | On vous replonge au cœur du concert de B.I au Zenith de Paris qui a eu lieu dimanche 6 octobre ! Une ambiance de folie, des fans survoltés et des moments inoubliables 🔥 IDs vous étiez là ? #hanbin #kimhanbin #BI #hypeuptour #hypeupineurope #hypeupinparis @131online @B.I

    ♬ BTBT (feat. DeVita) – B.I & Soulja Boy

    En remontant sur scène, B.I laisse à MILLENNIUM l’occasion de briller en jouant deux chansons inédites dont nous n’avons malheureusement pas les titres : deux morceaux très électro qui font danser toute la salle. Le second, en particulier, propose un drop très puissant durant lequel tout le public saute dans une véritable manifestation de liesse collective. 

    Cette fois-ci, c’est vraiment la fin : B.I déclare “merci tout le monde, c’était la team B.I !” puis nous fait la surprise de chanter quelques phrases de la chanson “Les feuilles mortes” d’Yves Montand, dans un français si impeccable qu’on en douterait presque de sa nationalité. Une jolie attention pour conclure ce concert plein de générosité. Enfin, histoire de faire crier les fans une dernière fois, le rappeur retire son T-shirt avant de disparaître en coulisses.

    VERDICT

    Avec ce concert, B.I a définitivement montré qu’il n’a plus rien à prouver. Fort d’une carrière commencée il y a plus de 10 ans durant laquelle il s’est efforcé d’explorer des genres variés tout en construisant son propre univers, il se révèle encore plus captivant en live

    Malgré une scénographie plus que minimaliste et un concert qu’il doit porter seul, contrairement à l’époque où il était membre d’iKON, B.I parvient à occuper l’espace et à montrer l’étendue de son art sans jamais se couper de son public. Plus que généreux, il est au plus près de ses fans durant l’intégralité du concert, allant même jusqu’à offrir un moment de proximité inattendu au public assis dans les gradins. 

    Au niveau de la performance aussi, l’artiste donne tout : sur 2 heures de concert, il aura quitté la scène à peine quelques minutes, enchaînant plus de 30 chansons, sans donner un instant l’impression que son énergie retombe. Artiste complet, il se révèle aussi à l’aise en danse qu’en chant et en rap et parvient à se renouveler tout au long du concert.

    Une vraie réussite aux yeux de notre équipe, conquise, qui a déjà hâte de le voir faire son retour en France ! 

    Merci à Live Nation pour son invitation. 

    Crédits photo : Camille Font pour dear. korea

  • LIVE REPORT : DKB fait danser l’Alhambra 

    LIVE REPORT : DKB fait danser l’Alhambra 

    Cr photos : Camille Font pour dear. korea (+82)

    Pour la première fois, le groupe DKB est venu rencontrer les BB français.es lors de sa tournée intitulée Dark Strange. Direction l’Alhambra pour (re)vivre cette soirée du 27 septembre 2024 que les fans ne sont pas prêt·es d’oublier !

    C’est devant le théâtre parisien l’Alhambra que les BB (fans de DKB) attendent calmement l’ouverture des portes. La pluie ne décourage pas les deux centaines de fans impatient·es de voir les membres et de chanter haut et fort leurs chansons. Une quarantaine de minutes avant le début du concert, la foule pénètre dans la fosse : seuls les agents de sécurité font office de barrière contre la scène, offrant donc aux fans une belle proximité avec les artistes. 

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    Une forte entrée en matière

    Les lumières s’éteignent et le public retient son souffle. Un premier VCR se lance : c’est dans un monde apocalyptique que nous découvrons les neuf membres de DKB. Chacun d’eux a droit à son lot de cris qui s’intensifient lorsqu’apparaît Lune, le membre absent de la tournée pour des raisons de santé. Ils entrent alors sur scène deux par deux, vêtus de tenues ceintrées en cuir noir. L’euphorie générale monte lorsque leur titre de “glitch-hop (branche de hip-hop) “What The Hell” est lancé, suivi de “Taekwondo”, une b-side de leur dernier album intitulé Urban Ride

    Tandis qu’ils se placent en ligne pour se présenter, les BB se mettent à chanter le traditionnel chant d’encouragement des français avec l’air de ”Seven Nation Army” des White Stripes. Les membres, amusés, prennent ensuite la parole tour à tour et laissent échapper quelques expressions françaises qui rendent les fans frénétiques : on retient E-chan qui demande si “ça va BB” et qui lance le slogan “Ici c’est Paris”, ou encore Yuku et son “Bonjour ma chérie”. Ils en profitent pour faire un débriefing des premières performances et avouent trouver l’ambiance “incroyable” ! D1 lance la suite et des “사랑해 (saranghae)” (“je vous aime”) retentissent depuis la fosse. 

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    Le groupe reprend avec la chorégraphie énergique et sensuelle de “Ghost Ridah” puis le trio des aînés GK, E-chan et D1 brillent avec “Youth”. Cette chanson n’ayant pas de chorégraphie, les trois membres en profitent pour interagir au maximum avec les fans : sourires, contacts visuels, et cœurs avec les doigts sont au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des fans ! Heechan rejoint ensuite GK et E-chan pour une reprise du titre “Misfit” de NCT U.

    Un enchaînement de classiques

    Pendant qu’ils se changent dans les coulisses, un VCR d’eux s’entraînant à la salle de sport est lancé. Sueurs et torses dénudés font vaciller les fans jusqu’à ce que les membres se parent de costumes élégants et posent tels des mannequins. Junseo, E-chan et D1 sont les premiers à remonter sur scène pour performer “Fondue”. Eux et les autres membres, qui ne tardent pas à les rejoindre, sont vêtus d’un simple, mais efficace, t-shirt blanc rentré dans un jean troué ample. Ils enchaînent avec “Let’s Dance” et “Go Up”, de quoi rafraîchir la salle après les émotions de la première partie. Des formes géométriques colorées défilent sur l’écran pour accompagner leurs performances puis sont remplacées par des étoiles : un indice pour la chanson suivante. 

    Avant de lancer “Star”, D1 reprend la parole pour remercier les BB et leur énergie : “grâce à vous, nous ne sommes pas fatigués”. Les fans se mettent alors à chanter à tue-tête les paroles “On n’est pas fatigué”, laissant les membres perplexes et amusés. Le public garde ce dynamisme pour “Star” et “Rollercoaster” avant d’être envoûté par la voix angélique de Junseo qui propose une reprise de “Love” (Keyshia Cole). Il performe avec émotion sous un halo de lumière jaune tandis qu’une pluie de paillettes glisse sur l’écran derrière lui. 

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    Le calme avant la tempête

    Dans le VCR suivant, les membres s’offrent une pause pour recharger leurs batteries en mangeant des pizzas tous ensemble. Ils évoquent leur préparation pour les prochaines performances et promettent aux fans de leur montrer “autant d’énergie que de parts de pizzas mangées”. Ils quittent la table sur un “fighting” (mot d’encouragement) général. Le quatuor D1, Junseo, Yuku et Harry-june prend les rênes du concert avec sa reprise de “Teacher” du groupe PRETTYMUCH. Les paroles incitent à adopter une attitude dragueuse avec laquelle les membres s’amusent tandis que le public accompagne leurs voix sur les refrains. Bien qu’aucune chorégraphie ne soit prévue, ils ne peuvent s’empêcher de proposer un freestyle (danse libre) pendant le dance break. E-chan et Heechan les rejoignent pour performer Chk Chk Boom” de Stray Kids. 

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    DKB enchaîne avec “More Than 100 Reasons”, une chanson pop aux basses lourdes et notes de synthé addictives. L’ambiance électrique se ressent sur scène : les membres se taquinent et font semblant de se battre, ils rient et encouragent les autres pendant leurs parties. Ils finissent la chanson en accordant les paroles “you” avec la fosse de fans qu’ils pointent du doigt. Des faisceaux lumineux roses accompagnent ensuite “I Need Love” que la foule chante à tue-tête. 

    Place au rock !

    Cette nouvelle partie démarre avec un VCR des membres qui posent avec assurance sur un fond bleu et sont tour à tour illuminés par un faisceau jaune. E-chan est le premier à faire son entrée et propose un court solo de rap avant que le groupe interprète la version rock de “Sober”. Leurs tenues s’accordent avec ce thème : débardeurs et logo d’ACDC ; Yuku opte même pour une jupe en jean grise superposée à son pantalon ample. Après une high note (note aigüe) de D1 et un freestyle de D1 et Harry-june, place à “Flirting X” et son refrain pop-rock. 

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    Le public, toujours plus énergique, est calmé par le leader E-chan qui annonce que le concert touche à sa fin. Les BB se remettent à chanter qu’ils ne sont “pas fatigués” et le maknae Harry-june prononce ce slogan à la perfection, bien qu’il avoue ne pas en comprendre le sens. 

    Let’s Dance !

    Cet acte consacré à la danse s’ouvre sur un solo de Heechan habillé d’une chemise blanche ample et d’une petite veste en cuir noir sans manches. Au cours de sa performance sur l’instrumentale de “Watch me burn” (Michele Morrone), Heechan arrache les boutons de sa chemise et provoque un torrent de cris de surprise. Il laisse ensuite la place au duo de danseurs et chorégraphes Junseo et Harry-june qui proposent des mouvements d’influence hip-hop pour accompagner la chanson “Doja” de Central Cee. 

    Le duo est rejoint par D1, Heechan et Yuku pour une performance mémorable sur le titre phénomène de Tyla : “Water”. Les fans, aussi surpris·es que excité·es, encouragent les membres en criant et en chantant pour eux. Pour une ultime performance de danse, DKB au complet prend place sur scène, précédé de E-chan qui entre vêtu d’un simple gilet ouvert sur son torse nu. Le groupe se déchaîne sur “Shake It” de NLE Choppa et Russ Millions.  

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    Le concert se poursuit avec le titre “1 On 1” performé par GK et E-chan, avant une courte pause discussion avec les fans. D1 rappelle qu’il ne reste que quelques chansons avant la fin du concert et Heechan imite la plainte générale (“nooooo”) des fans. Le leader reprend la parole pour demander au public s’il veut un son en particulier. Les BB réclament à l’unisson leur premier morceau “Sorry Mama” et les membres se mettent à chanter le refrain a capella tandis que les fans les acclament.

    DKB enchaîne avec une reprise de “Baggy Jeans” (NCT U) puis son titre “Turning Point” co-écrit avec le rappeur Joohoney (Monsta X) lors du survival show PEAKTIME. Mouvements synchronisés et acrobaties fusent de tous les côtés de la scène tandis que les fans crient davantage. Ces derniers profitent du moment de calme qui suit pour souhaiter en chœur un “joyeux anniversaire” à GK pendant que les membres s’assoient dos aux fans pour prendre une photo. 

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    Sur les bannières est écrit le slogan : « let’s be besties in paris ! » (“soyons meilleurs amis à Paris !”))

    GK reçoit un petit bouquet de fleurs et se dit “heureux de pouvoir fêter son anniversaire à Paris” bien que la date exacte ne soit que deux jours plus tard. Ce projet préparé par les BB lui fait chaud au cœur et l’émotion se ressent dans sa voix, ce qui lui vaut des taquineries de la part des membres. Ils prennent une dernière fois la parole tour à tour pour remercier les fans d’être venu·es et promettent de revenir une prochaine fois. Pendant son discours, E-chan change les lettres du mot “Paris” pour donner “Party” (“fête”) et dit de l’énergie des fans qu’elle est “plus haute que la Tour Eiffel”. Harry-June insiste sur le fait qu’ils reviendront et demande aux fans de lui promettre qu’ils seront là aussi après avoir fait rire la foule avec son expression “Paris slay !” (“Paris déchire !”).

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    Le groupe, aligné face aux BB, interprète la sentimentale B-side “Eraser” et a droit à une ovation avant de quitter la scène.

    L’amour véritable

    Les fans, qui s’attendent à un rappel, sont surpris·es lorsque le dernier VCR se lance. Il s’agit d’une interview de chaque membre qui, seul face à la caméra, répond à la question : “Qu’est-ce que les fans signifient pour toi ?”

    Chacun se livre avec sincérité et émotion sur leur rapport aux BB et disent d’eux qu’ils sont leur “raison d’être” et une “force” qui fait office de “pilier pour le groupe”. Ils souhaitent “devenir de meilleures personnes pour leurs fans” et la vidéo se conclut sur la jolie déclaration écrite en français : “Je vous aime BB.”

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    Les sept membres reviennent sur scène pour deux dernières chansons : “Cococolada”, qui est en parfait accord avec les serre-têtes animaux qu’ils portent, et enfin “Real Love”. Le public a encore suffisamment d’énergie pour acclamer les artistes qui n’hésitent pas à se rapprocher pour échanger des regards et compléter des cœurs avec leurs mains. Ils quittent finalement la scène, heureux d’avoir pu passer du temps avec les BB français.es !

    Verdict

    La petitesse de la salle a permis aux fans de profiter pleinement de ce concert énergique et revigorant tout en admirant chaque membre de près. Ces derniers n’ont pas cessé de sourire et de se taquiner entre eux en plus de proposer des performances originales et qualitatives, de quoi donner au public des pics de sérotonine ! De même, les artistes ont offert de nombreuses interactions dont même les médias ont pu profiter.

    DKB continue de faire valoir son potentiel, cette fois-ci aux quatre coins du monde, et les BB français.es espèrent les revoir sous peu. En attendant, soutenons-les dans le nouveau survival show RE:BORN auquel le groupe participe pour avoir une chance de faire ses débuts au Japon ! 

    Merci à JIN Entertainment de nous avoir accueillies à ce concert.

  • AGENDA : Les événements d’octobre 2024

    AGENDA : Les événements d’octobre 2024

    La météo commence à se rafraîchir, mais pas notre passion pour la culture coréenne ! Entre concerts, films et expositions, voici les événements d’octobre à découvrir. 

    Du 1er au 5 octobre, dépêchez-vous de courir au Centre Culturel Coréen (Paris 8e) ! Ce sont les derniers jours de l’exposition gratuite  “Noli : jeux coréens”. Des jeux anciens jusqu’au E-sport, il y en a pour tous les goûts !

    Le Centre Culturel Coréen organise également un festival de la culture coréenne à La Rochelle entre le 1er et le 11 octobre, nommé “Ici en Corée”. Seront au rendez-vous des food courts, des expositions, spectacles mais aussi des concours. Ami.es de La Rochelle foncez !

     

    Le 6 octobre, B.I. revient en France pour un concert au Zénith de Paris (Paris 19e). On vous parlait déjà de sa performance au Bataclan en 2023 dans cet article, et on a hâte de le retrouver sur scène ! Il reste des places ici.

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    Le Centre Culturel Coréen crée une ambiance de thriller le 11 octobre prochain avec la diffusion du film d’espionnage dans la Corée des années 1920 « The Age of Shadows » (2018) de Kim Jee-Woon. La projection se fera à 19h. Réservez vos places ici !

    Le 20 octobre, vous pourrez découvrir les “virtual angels” d’ARTMS à la Salle Pleyel (Paris 8e). Après leur premier album DALL (chroniqué dans cet article), les 5 anciennes membres de LOONA s’apprêtent à prendre leur envol avec une première tournée internationale. Il reste quelques places ici

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    Le ministère sud-coréen de la culture, des sports et du tourisme organise la K-EXPO (KOREA EXPO) en partenariat avec la KOCCA entre le 26 et 30 octobre. Situé au Palais Brongniart. Différents exposants et événements comme des fanmeetings ou un concours de danse seront organisés. L’acteur Park Sung Hoon y est déjà annoncé pour un fanmeeting le 26 Octobre 2024 à 18h.

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    Le 27 octobre, on retrouve le boygroup A.C.E dans la salle mythique du Bataclan (Paris 11e). Une seule catégorie de place vous attend ici.

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     A la fin du mois, du 29 octobre au 5 novembre, comme chaque année, le tant attendu Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) fait son retour ! Pour sa 19e édition, le festival a toujours lieu au Publicis Cinéma sur les Champs Elysées (Paris 8e).  A l’heure où nous écrivons ces lignes, le festival n’a pas encore dévoilé sa programmation. Nous vous invitons donc à (re)lire notre reportage sur l’édition 2023 qui avait fait la part belle aux pépites du cinéma indépendant coréen.

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  • LIVE REPORT : The Boyz dans leur élément au Dôme de Paris

    LIVE REPORT : The Boyz dans leur élément au Dôme de Paris

    Cr photos : Mélanie Fiton pour dear. korea (+82)

    Le 13 septembre 2024, le groupe The Boyz était présent au Dôme de Paris dans le cadre de sa tournée ZENERATION II. Nous revenons pour vous sur ce concert riche en émotions !

    Le vendredi 13 septembre au soir, le groupe The Boyz est attendu par plusieurs milliers de fans rassemblés devant le Dôme de Paris. Les portes sont censées ouvrir à 19h : une heure plus tard, la foule se presse encore à l’extérieur, devant une salle close. Il fait de plus en plus froid et les fans s’impatientent, mais parviennent à rester calmes alors que des rumeurs de “problèmes techniques” filtrent sur les réseaux sociaux et parmi le public. 

    Finalement, un peu avant 21h, des acclamations de joie traversent la foule : les portes sont ouvertes. À ce stade, le concert a déjà une heure de retard, mais les fans se réjouissent d’avoir échappé à une annulation pure et simple. Le staff du Dôme de Paris fait rentrer le public aussi vite que possible, mais il reste quand même encore de nombreuses places vides quand les lumières s’éteignent à 21h15. 

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    Le concert commence par une première vidéo accompagnée de basses puissantes, d’un son électronique et de lumières bleues. On se croirait presque en boîte de nuit. Sur la vidéo, les membres du groupe sont vêtus de tenues blanches, et sans surprise, c’est dans ces mêmes tenues qu’ils apparaissent quelques minutes plus tard sur une passerelle surélevée par rapport à la scène. Ils se tiennent tous en ligne et la caméra les filme un à un, projetant leurs visages sur l’écran géant derrière eux.

    Grosses basses et chorégraphies maîtrisées

    Les membres du groupe descendent ensuite de la passerelle et se placent en formation pour leur première chanson : “Diamond Life”. Les cris des fans accompagnent chaque mot de ce morceau aux sonorités électroniques. Le groupe enchaîne directement sur “Out Of Control”, une autre chanson puissante aux formations de danse techniques et intéressantes. 

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    Puis c’est le tour de “MAVERICK”, moment fort de ce concert : cette chanson est une de leurs plus connues et plus attendues. Les fans chantent fort, les basses résonnent partout dans la salle, Eric retire sa veste sous les hurlements du public. À la fin, une high note (note aiguë) de Sangyeon vient parfaire la puissance de cette chanson. 

    La première partie du concert montre sans mal la force principale de The Boyz : leurs formations de danse. Avec ses 11 membres, le groupe peut se permettre de proposer des chorégraphies difficilement réalisables pour des groupes plus petits, et c’est particulièrement intéressant à observer. 

    La température monte

    Après ces trois premières chansons, les membres du groupe quittent la scène et sont remplacés sur l’écran par un VCR cryptique dans lequel ils apparaissent vêtus de tenues noires. Ce changement de couleur annoncent également un changement d’ambiance. 

    Le groupe revient en effet avec la chanson “TATTOO”, un morceau plein de sensualité, en particulier pendant les couplets. Même chose pour “Levitating”, chanson durant laquelle les membres proposent une chorégraphie aux mouvements fluides et déliés, avant de se rouler par terre sous des lumières rouges. Pas de doute, The Boyz montrent au public leur capacité à être sexy. 

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    Après un début de concert qui a bien fait monter la température, c’est l’heure des premières prises de paroles. À tour de rôle, chaque membre se présente. Beaucoup font référence au fait que les fans ont dû patienter longtemps dans le froid, ils présentent leurs excuses à la foule et promettent de réchauffer le public pour se faire pardonner. 

    On note particulièrement la prise de parole de Kevin, qui déclare en français “Oh la vache, wesh Paris, ça fait un bail !”. Il ajoute même un “Quoicoubeh”, affirmant qu’on lui a dit que ça ferait rire le public. 

    Après ce premier échange, la musique reprend avec “Back All Black”, chanson durant laquelle le groupe arrive enfin sur l’avancée de la scène, mené par Sunwoo qui rappe en tête. Ils poursuivent avec “Breaking Dawn” sous des lumières rouges qui complimentent bien ce morceau au refrain obsédant.

    Interactions avec les fans et lancers de fleurs

    C’est un VCR champêtre qui annonce un nouveau changement d’atmosphère. Le groupe revient en effet après une courte absence avec “Complete Me”, sur une scène transformée pour l’occasion : transats et ballons colorés ont été amenés pour recréer une ambiance de vacances à la plage. Les membres du groupe, en maillots de sport et jeans, profitent de cette chanson sans chorégraphie pour courir aux quatre coins de la scène et interagir avec leurs fans.

    Ces moments de proximité se poursuivent avec “Fantasize”, durant laquelle le groupe comme le public se lâche dans une ambiance pleine de joie et de célébration. À la fin de la chanson, chaque membre lance une fleur dans le public, pour le plus grand plaisir de leurs fans placés en fosse.

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    Après cela, Kevin reprend brièvement la parole en français pour demander au public “Vous êtes fatigués ?”, ce à quoi la foule répond par le classique “On n’est pas fatigués !” dans un échange qui dure quelques instants. S’ensuit le chant bien connu des français inspirés de la chanson “Seven Nation Army” des White Stripes, manifestement attendu par les membres qui dansent en rythme.

    Dance, dance, dance

    The Boyz poursuivent leur concert dans la même énergie joyeuse et dansante avec “Right Here”. C’est le retour de la chorégraphie, avec une formation originale et des confettis qui ponctuent la fin de la chanson. Les premières notes de “THRILL RIDE”, autre chanson bien connue des fans, retentissent immédiatement après. Là encore, l’atmosphère est légère, pleine de fun et de good vibes

    C’est D.D.D qui vient clôturer ce segment du show, emmenant cette ambiance pleine de bonheur à son paroxysme. Les membres du groupe sautent et dansent sur scène, lancent de l’eau sur la foule, encourageant le public à lâcher prise. La salle entière danse et chante sa joie, faisant de cette chanson un autre moment fort du concert. 

    Après un autre VCR qui met la nature à l’honneur, c’est l’heure du moment émotion du concert. Avec “Walkin’ In Time”, “Horizon” puis “Survive the Night”, les membres de The Boyz proposent des chansons plus calmes, sous les lumières des téléphones du public.

    Dans la lignée de ce moment de douceur, le groupe interprète “Back 2 U”, morceau aux sonorités pop. Ce segment se termine avec “Hurt Me Less”, chanson pop-rock durant laquelle les artistes en profitent pour interagir à nouveau avec leur public. Avant le bridge (pont), Eric hurle “Paris je t’aime, ok ?”, pour le plus grand bonheur des fans. 

    The Boyz sort l’artillerie lourde

    Le VCR suivant sur le thème du feu annonce directement la couleur : après cette accalmie, il est temps de faire à nouveau monter la température. Dans des tenues de cuir noir, le groupe revient sur scène pour interpréter “Bite Back”, morceau inédit et qui commence très fort avec un enchainement de rap de Sunwoo puis d’Eric. 

    On poursuit avec “Reveal”, durant laquelle The Boyz montre une belle énergie, notamment durant le refrain. Dans un segment sans temps mort, on enchaîne immédiatement avec “The Stealer”, qui constitue à nos yeux le highlight de ce concert : rap, chant, danse, énergie… Tout est là pour faire de cette performance un moment iconique et inoubliable pour le public du Dôme de Paris.

    On termine par “WATCH IT” avec des artistes au sommet de leur énergie. L’un d’eux hurle “Deobis, make some fucking noise !”. Lorsque Kevin retire son t-shirt, le volume dans la salle devient assourdissant. Les fans crient, les membres poussent leurs voix, les lumières vont dans tous les sens pour cette performance durant laquelle on en prend plein les yeux et les oreilles. 

    L’heure des au revoir

    Alors que la fin du concert approche, les membres du groupe quittent à nouveau la scène. Cette fois-ci, pas de VCR : l’écran montre les fans dans le public, s’arrêtant notamment sur les nombreuses pancartes, tandis que les enceintes diffusent la chanson “Dancing Till We Drop”.

    Le groupe revient finalement avec “Nectar”, portant le t-shirt officiel de la tournée. Pour cette fin de concert, l’atmosphère est à la joie et à la célébration : il s’agit d’en profiter jusqu’aux derniers instants. Sunwoo et Eric filment le public avec leurs téléphones, d’autres membres prennent les objets que leur tendent les fans (comme une Phryge olympique en peluche récupérée par Kevin). 

    Finalement, c’est l’heure des dernières prises de parole, les plus longues de la soirée. New déclare être “vraiment fier d’avoir des fans aussi magnifiques dans un pays aussi magnifique”. Juyeon rappelle aux fans que “même si on habite loin et qu’on n’est pas proches de vous, on vous encourage tout le temps”. Tous les membres du groupe insistent sur leur joie et leur fierté d’être là et déclarent leur amour au public français. Surtout, ils insistent sur une chose : ils reviendront très vite.

    Hyunjae, qui fête ses 27 ans en ce 13 septembre, se voit interrompu par la salle qui lui chante “Joyeux anniversaire”. Puis, à la fin du ment, un gâteau est apporté sur scène pour lui. Les membres prennent une photo avec le public, entourant ce gâteau, pour commémorer ce joli moment. 

    Après cela, c’est déjà la fin du concert. Les premières notes de “Fire Eyes” retentissent dans les haut-parleurs, annonçant une clôture joyeuse. Les membres du groupe sont au plus près de leurs fans : ils descendent de la scène, se filment avec les téléphones tendus par le public, ramassent de nouveaux objets. Enfin, parce que toutes les bonnes choses ont une fin, ils saluent et disent au revoir, réitérant une dernière fois leur promesse d’être de retour très vite.

    Verdict

    Avec ce concert, The Boyz ont proposé un show attendu pour quiconque connaît la K-pop : chorégraphies précises, balades sentimentales mais aussi chansons puissantes ou sensuelles, interactions touchantes avec leurs fans. 

    On regrette malgré tout les problèmes techniques qui ont entaché l’expérience du concert pour de nombreux.ses fans, ainsi qu’une setlist peu stimulante, sans prise de risque majeure. 

    On note en revanche particulièrement l’amour de The Boyz pour le public français, eux qui ont fait l’effort de parler la langue à de nombreuses reprises durant ce concert. Si l’on en croit leur insistance à ce sujet, les Deobis français.es peuvent être rassuré.es : le groupe devrait être de retour dans l’Hexagone très, très bientôt !

    Malgré les nombreux problèmes techniques, les membres de The Boyz ont fait de leur mieux pendant ce concert afin de faire plaisir au public. Malheureusement pour ce dernier, le spectacle n’a pas duré aussi longtemps que prévu. En effet, plusieurs chansons ont disparu de la setlist, du aux susmentionnés problèmes techniques. Source de frustration pour les fans qui regrettent le manque d’organisation de cette soirée, qui reste néanmoins précieuse et inoubliable. A nos yeux, les onze membres de The Boyz auront donné toute leur énergie pour masquer ces soucis conséquents, ainsi qu’une setlist qui manquait parfois de surprise. 

    Merci à Magic Sound Entertainment de nous avoir accueillies à ce concert.

  • FIRST TASTE : DKB, un destin écrit dans les étoiles

    FIRST TASTE : DKB, un destin écrit dans les étoiles

    DKB est un groupe aux multi-facettes qui brille sous l’agence Brave Entertainment. Huit membres, mille styles et une identité musicale forte qui ne demande qu’à charmer les BB, fandom de DKB. Le groupe se réinvente sans cesse pour proposer de nouvelles sonorités, tout en gardant leur authentique mélange de rap et de hip-hop accompagné de chorégraphies bluffantes et de voix angéliques. 

    À l’occasion de leur tournée mondiale DARK STRANGE, DKB sera de passage à Paris le 27 septembre prochain. En attendant la venue des membres, (re)plongeons-nous dans leur univers et faisons le point sur leur carrière ! 

    DKB Poster Europe

    Des débuts prometteurs

    Les membres de DKB (acronyme de Dark Brown Eyes), originellement neuf, sont introduits individuellement par le biais de courtes vidéos publiées fin 2019 sur Youtube. Ces dernières permettent de dévoiler leurs talents et visuels respectifs avant la sortie de leur premier EP, Youth, et sa title track “Sorry mama” . En un an, le groupe en sort deux autres et enchaîne la production et la promotion, ce qui leur vaut une première victoire : ils remportent le Next Artist Award au Soribada Best K-Music Awards (2020). Un an plus tard, DKB gagne le prix du Focus Singer Awards aux Asian Artists Awards. 

    Dès leur deuxième EP, intitulé Love, DKB insiste sur la polyvalence de ses capacités et continue de faire ses preuves. Chaque nouvel album surpasse le précédent en termes de visuels et de sonorités tout en gardant cette touche qui leur est propre : un refrain hypnotisant emmêlé dans un rythme soutenu par de l’EDM (musique électronique dansante) à distance égale entre les genres hip-hop et R&B. La jeunesse, l’amour, et la rage de vivre et de réussir sont des thèmes récurrents que le groupe traite avec passion et inventivité. 

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    Bien qu’actif depuis le 3 février 2020, le groupe peine à se faire une place dans l’industrie musicale sud-coréenne. Si la quatrième génération a lancé de nombreuses légendes de la Kpop, DKB fait partie de cette catégorie de groupe dit “underrated”, littéralement “sous-estimé”, et n’atteignent ni le public ni la reconnaissance mérités. Pourtant, les membres s’investissent pleinement dans le processus de création des chansons mais aussi des chorégraphies en plus de les performer sur scène et de promouvoir les nouveaux albums. Les coulisses de l’élaboration des chorégraphies sont d’ailleurs disponibles sur leur chaîne Youtube, donnant un aperçu de leur processus de travail et une immersion dans leur quotidien. 

    À la rencontre des membres

    E-CHAN

    E-CHAN, de son vrai nom Lee Changmin, est né le 19 février 1997. Il est le premier des neuf membres à être révélé. Attentionné et à l’écoute, E-CHAN prend soin des autres membres et remplit ses fonctions de hyung (membre le plus âgé) et leader du groupe. Il partage cette tâche avec D1 et se font appeler “Leaderz”. E-CHAN est également un rappeur et danseur hors-pair qui excelle aussi bien dans la création de ses textes que dans la performance. Cet ancien trainee de l’agence YG ENTERTAINMENT puise son inspiration dans les œuvres du groupe BTS, qu’il qualifie de “role model”. 

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    Anecdote : E-CHAN a collaboré avec BRAVE GIRLS pour leur b-side Pool Party en 2021.

    D1

    Jang Dongil, connu sous le nom D1, est né le 15 février 1998. D1 est le membre qui occupe le plus de rôles dans le groupe : leader, danseur, chanteur, rappeur et acrobate. Il participe à l’écriture de certaines chansons ainsi qu’à la création des chorégraphies, et cela aux côtés de HEECHAN, JUNSEO et HARRY-JUNE. Il montre également ses talents de cameraman dans le cover de “Savage” (AESPA) fait par E-CHAN. Dans leur EP intitulé Autumn sorti en 2022, la b-side “Bubble” est un solo de D1.

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    Anecdote : passionné de football, il excelle lors des ISAC (“Idol Star Athletics Championships”, une compétition sportive annuelle qui oppose les idols entre eux) de 2022. 

    GK

    Kim Gwang Hyun, dit GK, est né le 29 septembre 1998 et est le producteur et rappeur principal de DKB. GK a composé quatre chansons pour le groupe et participe à l’écriture des paroles et de ses parties de rap qu’il sublime de sa voix grave. Il sait également jouer de la guitare et a fait partie d’un groupe de musique. 

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    Anecdote : parmi les morceaux de leur dernier album Urban Ride, il a avoué que son préféré est Star

    HEECHAN

    Yang Heechan, surnommé yangstar en référence à son nom de famille, est né le 31 juillet 1998. Avant de faire ses débuts dans DKB, il a participé à l’émission Boys24. HEECHAN s’épanouit dans la danse et dans la création de chorégraphies : que ce soit pour DKB ou pour ses reprises musicales, il y met autant son cœur que sa sueur. Ses influences hip-hop se ressentent dans ses œuvres bien qu’il cerne et s’adapte parfaitement à la musicalité de la chanson concernée. De nature hyperactif, il peut danser jusqu’au bout de la nuit et recommencer à la première heure. Une fois la chorégraphie terminée, lui et les autres chorégraphes s’emploient à l’enseigner au reste du groupe. 

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    Anecdote : son role model est Kai du groupe EXO.

    LUNE

    LUNE, de son vrai nom Jung Sungmin, est né le 27 février 2000. Visuel et chanteur du groupe, il charme les fans avec son visage et sa voix d’ange. Mais attention aux apparences, souvent trompeuses : LUNE est aussi doué en chant qu’en danse et est ceinture noire de taekwondo. Ses mouvements exécutés avec précision et contrôle s’harmonisent parfaitement avec la puissance des performances de DKB.

    Depuis juillet 2024, LUNE est en pause pour des raisons de santé. 

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    Anecdote : d’après les résultats de leurs MBTI Test (test de personnalité), lui et Yuku sont les seuls membres introvertis du groupe.

    JUNSEO

    Hwang Junseo, né le 16 janvier 2001, occupe les fonctions de danseur, chorégraphe et DJ pour DKB. Avant de rejoindre le groupe, il a participé à l’émission de danse Dancing High et a remporté la première place du classement avec son équipe. Doué en sport, il excelle en danse libre (freestyle), en natation et en football. JUNSEO se qualifie de timide et anxieux tandis que le leader E-CHAN le décrit comme “ayant l’air robuste mais agissant comme un ours mignon”

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    Anecdote : il admire particulièrement SHOWNU de MONSTA X.

    YUKU

    Amanuma Yuku, dit YUKU, est né le 12 mai 2002 au Japon. Il est le seul membre non-coréen du groupe et le premier artiste japonais à faire ses débuts dans l’agence Brave Entertainment. Au sein de DKB, YUKU est chanteur, danseur et DJ en plus d’avoir un don pour le beatbox et le kendama (bilboquet japonais). Il se considère lui-même comme le “soleil” du groupe qui réchauffe le coeur des fans grâce à son visage craquant et à la douceur de sa personnalité. 

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    Anecdote : il adore occuper son temps libre en allant dans des cafés. 

    HARRY-JUNE

    Han Harry-June, né le 1er janvier 2004, est le maknae (membre le plus jeune) de DKB. Il est également danseur et chorégraphe pour le groupe et passionné de basket-ball. HARRY-JUNE développe sa créativité aux côtés de JUNSEO, avec qui il chorégraphie et performe des reprises de chansons. Il a récemment travaillé sur un solo stage (seul sur scène) avec ses amis danseurs pour la première date de leur tournée Dark Strange (2024). 

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    Anecdote : HARRY-JUNE a été ajouté au groupe en dernière minute après qu’un membre du staff ait repéré ses talents de danseur sur Instagram.

    À peine une semaine après la sortie de leur premier EP, le premier épisode de leur série de vlogs et de moments insolites filmés, titré dakcument (documentaire de DKB), est posté sur leur chaîne Youtube. Plus de 140 épisodes sont à ce jour disponibles et continuent de documenter le quotidien des membres : coulisses de concerts et de sessions photo ou emplettes nocturnes pour un mukbang improvisé, les fans peuvent suivre leurs aventures et en apprendre davantage sur leurs personnalités. 

    DKB sort son premier album complet le 30 mars 2021. The Dice Is Cast contient sept titres, dont trois inédits. La title “All In” rappelle les sonorités symboliques de la seconde génération de Kpop, un clin d’œil au directeur et producteur du groupe. En effet, Kang Dong Chul, aussi connu sous le nom de Brave Brothers, a produit des chansons signées de son producer tag “brave sound” pour des groupes comme SISTAR, BIG BANG, AOA ou encore AFTER SCHOOL. 

    L’ambivalence de leur style s’affine avec le single “Rollercoaster qui, contrairement à la signification de son titre, s’apparente plus à une promenade calme et réconfortante qu’à une attraction pleine de rebondissements. Six mois après sa sortie, il est ajouté à l’EP Rebel qui secoue 2022 avec le titre principal Sober. Le groupe opère un retour à leur identité originelle avec ce hit fun et rythmique qui envoûte les auditeurs à l’aide d’une flûte hypnotisante et de notes de piano. Ces instruments disparaissent dans le remix rock qui propose une version plus émotionnelle de “Sober”.

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    Début 2023, DKB participe à l’émission de compétition musicale PEAK TIME aux côtés d’une vingtaine d’autres groupes de Kpop peinant à atteindre le succès. Plein d’ambitions, le groupe se démarque avec des performances millimétrées et la mise en lumière de leurs capacités vocales, particulièrement remarquables dans “Coco Colada” et dans la reprise de “The Real” (ATEEZ) . Leur énergie et leur rage d’être reconnus leur permettent de décrocher la quatrième place du classement final. Lors de cette expérience, ils ont l’occasion de travailler avec le rappeur de MONSTA X, Jooheon, pour le son “Turning Point », spécialement produit par l’artiste pour l’émission. 

    La même année, DKB marque les esprits avec l’EP I Need Love, du genre pop house pour célébrer l’été avec douceur, puis avec la sortie de HIP. Cet EP replonge les fans dans le style hip-hop expérimental que le groupe proposait à ses débuts. Quelques jours avant sa sortie, l’ancien membre TEO avait annoncé quitter le groupe suite à un incident de conduite en état d’ivresse. 

    En juillet 2024, DKB sort leur huitième mini-album intitulé Urban Ride. Comme son titre l’indique, il s’agit d’une promenade musicale en compagnie de leurs voix mélodieuses qui rendent les trajets du quotidien plus agréables. Si les deux premières chansons sont teintées de nostalgie, les trois suivantes donnent progressivement envie de dévier de la routine et de se mettre à danser.

    Le 3 août 2024 marque le début de leur tournée Dark Strange : après plusieurs dates en Asie et en Amérique, c’est l’Europe qu’ils viendront faire vibrer pour la première fois. On compte sur les BB français.es pour leur rendre la pareille lors de leur passage à Paris !

    Lien vers la billetterie : https://kpoptickets.com/collections/showkase-presents-dkb

    Le 27 septembre prochain commencera la diffusion d’un nouveau survival show japonais intitulé Re:Born. DKB sera en compétition avec d’autres groupes tels que E’LAST, XODIAC ou encore DXMON. Les vainqueurs auront l’opportunité de faire leurs débuts au Japon et de gagner davantage de reconnaissance pour leur talent et leur travail acharné. Cette nouvelle aventure est l’occasion pour les membres de DKB d’étendre leur notoriété à travers l’Asie et de renforcer leur nom et leur carrière dans l’industrie. 

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    Réseaux sociaux :

    Instagram : @official.dkb

    X : @DKB_BRAVE

    Tiktok : official.dkb

    Youtube : @DKBOFFICIAL

  • LIVE REPORT : SEVENTEEN enflamme LOLLAPALOOZA

    LIVE REPORT : SEVENTEEN enflamme LOLLAPALOOZA

    Sous une météo estivale, la scène Sud du LOLLAPALOOZA Berlin fut, ce dimanche 8 septembre, le lieu où des milliers de Carats (fan du groupe, ndlr) européens et internationaux se sont donnés rendez-vous!

    En effet, le 13 mars dernier, l’un des festivals les plus incontournables a annoncé la venue sur le sol européen du Boy Group phénomène : SEVENTEEN !

    L’équipe de dear.korea s’est rendue sur place :

    UNE VENUE EN EUROPE TRÈS ATTENDUE

    Il y a quelques mois, le groupe de Pledis Entertainment fêtait ses 9 ans, neuf années où le groupe s’est produit aux quatre coins du monde, sauf en Europe. En juin dernier, SEVENTEEN se sont également produits sur la scène du Glastonbury Festival, en Angleterre. L’annonce de leur venue est arrivée tardivement, soit quelques semaines avant la date, alors que les billets étaient déjà vendus. Ce choix peu stratégique fait qu’il n’y avait que très peu de fans ce jour-là.  Cette fois-ci, les Carats se sont montrés au rendez-vous pour le LOLLAPALOOZA Berlin. Depuis 6h du matin, ils attendaient l’arrivée de leur groupe favori. Grâce à une organisation millimétrée, les fans ont pu attendre en toute sécurité et avoir accès aux parties les plus proches de la scène à partir de 11h du matin. Après quatre artistes sur cette même scène et une ambiance de folie, l’heure tant attendue est enfin arrivée.

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    Crédit photo : Camille Font pour dear.korea

    UN SHOW EN GRANDES POMPES

    Une scénographie simple, des musiciens en live et des danseurs parfaitement synchronisés : voici la recette magique de ce spectacle. Annoncés sur la scène principale sud, les 12 membres de SEVENTEEN ont pu performer tous leurs morceaux les plus emblématiques de leur discographie pendant près d’une heure et demi à la tombée du jour. 

    Même si Jun manquait à l’appel dû à ses activités d’acteur en Chine, les Carats n’ont pas manqué de lui apporter leur soutien avec pleins de bannières à son effigie.

    Au total ce n’est  pas moins de 40 000 spectateurs qui se sont rassemblés autour de la scène Sud du LOLLAPALOOZA pour écouter et supporter SEVENTEEN. De quoi remplir deux fois l’Accor Arena de Paris !

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    Crédit photo : @pledis17

    Avec une introduction sur « Maestro » pour chauffer le public, puis une entrée sur « Super », chanson multi-récompensée depuis avril 2023, SEVENTEEN ont enchaîné avec « Darl+ing », « Left&Right », « CLAP », « SOS » ou encore « Ready to Love » et « Headliner ». Le groupe s’est ensuite divisé pour laisser place à la sous-unité BSS, composée de DK, Hoshi et Seungkwan, avec « Fighting ». Puis la vocal team (Woozi, Jeonghan, Joshua, DK & Seungkwan) a interprété « Cheers to Youth », quand la performance team (Hoshi, The8, [Jun] & Dino) a fait « Spell », deux titres issus de leur dernier album 17 right here. Ils étaient suivis de  « Fire » par la hip-hop team (S.Coups, Mingyu, Wonwoo & Vernon). Pour clôturer les sous-unités, ce sont les leaders des teams (Hoshi, Scoups & Woozi) qui ont pris le micro sur « CHEERS » !

    AJU NICE !

    Comme à chaque concert (ou presque) le groupe clôture ses concerts  avec « Aju Nice », une chanson qui se veut très entraînante et fédératrice pour tous les fans. Cette fois-ci, ce n’est ni deux ou trois fois qu’elle est interprétée mais cinq fois ! On ne doute pas qu’ils seraient restés bien plus longtemps sur scène si la programmation pouvait être dépassée !

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    Crédit photo : Camille Font pour dear.korea

    UN MOMENT DE PARTAGE ENTRE ARTISTES ET FANS

    Depuis plusieurs  d’années le groupe et les fans européens attendaient de se retrouver le temps d’un concert. Cette opportunité donnée par le LOLLAPALOOZA de Berlin a permis aux deux parties d’avoir enfin ce qu’ils souhaitaient lors d’un moment hors du temps. 

    Avec de nombreux Caratbong (lightstick du groupe, ndlr) et des slogans mignons ou décalés, les fans ont montré leur soutien et leur joie de voir SEVENTEEN. Ces derniers leur ont bien rendu leur ferveur ! Mingyu a jeté ses lunettes de soleil dans la foule puis est descendu de scène avec The8 pour prendre un bain de foule tout comme Seungkwan, qui a donné le micro à des fans pour un Aju Nice tous ensemble ! C’était également la dernière scène de Jeonghan, premier membre du groupe à partir à l’armée le 26 septembre prochain. Les Carats l’ont acclamé et lui ont montré leur soutien pour cette première fois en Europe. 

    Ces moments resteront gravés dans les esprits autant pour les fans que pour le groupe. Et si l’on en croit les stories Instagram des membres post-festival, on pourrait peut-être les revoir en Europe très bientôt !

  • CAFFÈ LUNGO : le chant live et le playback dans la K-Pop

    CAFFÈ LUNGO : le chant live et le playback dans la K-Pop

    Où trouve-t-on du chant live dans la K-pop ? Comment reconnaître les différents types de live ? Est-ce que mon idol préférée fait du playback ? On vous explique tout dans cet article !

    Sur les réseaux sociaux, on trouve maintes vidéos vantant les exploits vocaux de tel ou tel membre d’un groupe de K-pop, qui ferait en direct des prouesses incroyables. On trouve tout autant de contenu fustigeant des groupes ou des idols à Coachella (où il n’y a pas de backtrack, soit une piste d’accompagnement avec l’instrumentale et les voix d’origine de l’album). La même critique se fait pour des encore stages pour leurs voix jugées chevrotantes, peu stables, ou juste totalement fausses. 

    Cependant, dans la longue histoire de la K-pop, qui commence dans les années 90, les standards pour les performances live ont bien changé. Il n’est pas rare de retrouver une performance des années 2000-2010 avec un chant bien audible. 

    Dans cette vidéo, le groupe SHINee chante sa toute première chanson « Replay » quasiment entièrement en direct.

    L’emphase dans la 4e et même 5e génération est, désormais, sur la performance. Les chorégraphies se font plus complexes, sans arrangement pour pouvoir chanter plus facilement. Le recours au playback, c’est-à-dire le fait de chanter sur une musique pré-enregistrée, sans que l’on entende le chant en direct, est beaucoup plus courant. Les chanteur·euses se contentent alors soit de mimer les sons, soit le son de leur micro n’est pas assez fort pour qu’on les entende. On peut aussi dire que la performance est en lip-sync

    Mais ce n’est pas la seule explication pour ce changement de standards : l’émergence des réseaux sociaux et la facilité à découper et rendre viraux des extraits met également plus de pression sur les idols. Le public attend alors de la perfection pendant l’intégralité de la performance, rendant un chant 100% live plus difficile à accomplir. Enfin, il est aussi possible que les agences investissent moins de temps et d’argent dans les cours de chant qu’auparavant, tant l’emphase se fait de nos jours sur le visuel et la danse. A ce sujet, la vidéo de la chaîne d’Ain’t No Other Fan sur le coaching vocal de HYBE pour Le Sserafim peut donner des pistes. 

    Cet article ne présente pas une des façons de faire comme fondamentalement meilleure ou moins bonne qu’une autre, mais cherche simplement à informer sur les différents procédés utilisés. A noter que les exemples présentés ci-dessous sont pour la plupart issus d’émissions télévisées, mais ces règles sont tout aussi valables en concert, où certaines chansons peuvent être aussi performées en playback

    Les performances en playback

    Commençons par le plus évident : les performances, le plus souvent filmées pour des shows télévisés, dans lesquelles les idols chantent sur la version enregistrée pour leur album de leur chanson, en playback complet. La focale est ainsi mise entièrement sur la chorégraphie. Il est facile de les reconnaître dès lors que l’on connaît bien la chanson ! 

    Dans cette performance de ENHYPEN en collaboration avec JYP, le chant de ENHYPEN est entièrement pré-enregistré.

    Là où cela se corse, c’est lorsque les agences prennent le soin de pré-enregistrer des versions lives des chansons, sans que les idols ne dansent. La version sera ainsi différente de celle des albums, avec même des bruits de respiration, mais sans les sons que le mouvement en direct pourrait produire. SM entertainment en tant qu’agence est très connue pour ce procédé. Un bon moyen de les reconnaître est aussi de comparer deux live à des dates différentes pour comparer les bandes-son, et ainsi juger de si la performance est ou non en playback

    Le groupe Red Velvet interprète sa chanson « Cosmic » dans une version pré-enregistrée pour sonner live, mais qui est en playback sur cette vidéo.

    Les performances avec bande-son d’accompagnement

    Ces performances, qui mêlent une bande-son avec les voix de l’album enregistré et le chant live des idols sur scène qui dansent, sont les plus courantes. Ce qui change est le niveau de ces voix d’arrière-plan par rapport au volume du micro en live sur scène. Ces niveaux font qu’il est plus ou moins difficile d’entendre les idols chanter : qui plus est lorsque les notes sont graves et donc moins fortes, ou que la chorégraphie est difficile. Il est aussi possible que l’accompagnement disparaisse lors des raps, ou que le rappeur change son flow et la hauteur de sa voix par rapport à cette bande son. 

    Le groupe Stray Kids interprète son titre « Chk Chk Boom ».

    Dans cet exemple avec Stray Kids, on entend bien les niveaux changer. Il est plus facile d’être bien entendu avec des micros à la main qu’avec des micros attachés à la tête. Les premières parties des refrains sont par conséquent plus difficiles à entendre en live, et tiennent donc plus du playback

    Ces performances se reconnaissent car on entend alors deux voix distinctes et des imperfections. Le mouvement dans le son correspond à ce qu’il se passe dans la vidéo. Les niveaux peuvent changer en fonction des membres et en fonction des passages de la chanson. 

    Le groupe Dreamcatcher interprète « Justice ». La différence entre les voix d’accompagnement et les voix en direct est particulièrement audible sur cette vidéo.

    Les performances entièrement live

    Il est vraiment difficile de trouver, dans les émissions K-pop, des exemples de live entièrement réalisés sans aucune backtrack. Au mieux, la voix en direct des idols sera beaucoup plus forte que la bande-son. Une exception cependant : les encore stages. Lors d’une émission de musique en Corée, les chansons les plus populaires de la semaine participent à un concours avec les votes de juges et des fans. La chanson gagnante se voit offrir un second passage, qu’on appelle une encore stage. Là, les idols chantent en général sans bande-son vocale et sans effectuer la chorégraphie complète.

    Le groupe Aespa interprète « Supernova » dans une version encore stage, soit sans danser et sans backtrack. On entend très bien leurs voix en direct dans cet exemple.

    Focus : les vrai-faux live sur YouTube 

    Les concerts et les émissions en direct, avec chorégraphie, ne sont heureusement pas la seule façon d’entendre des idols chanter live. Depuis quelques années, des émissions en ligne se multiplient pour montrer les talents vocaux des groupes. 

    L’émission « Killing Voice » avec le groupe Ateez, où le groupe interprète plusieurs de leurs chansons avec une emphase sur les voix de chaque membre.

    Cependant, si bien souvent les émissions sont bien enregistrées en une fois (c’est même le concept de l’émission “The First Take” ci-dessous), les arrangements en post-production sur les voix sont tellement importants qu’il est parfois difficile de parler de véritable live. Dans l’exemple de l’émission “Killing Voice” de dingo music ci-dessus, les voix des membres de Ateez sont corrigées au niveau de la hauteur des notes, si bien qu’elles sonnent parfois robotiques et artificielles. A quel point peut-on parler de live quand chaque note a été ré-arrangée au montage ? On peut aussi déplorer que le mixage des voix dans ces émissions soit souvent déplorable, rendant l’écoute peu agréable. 

    The First Take, une émission japonaise qui propose aux idols de réaliser une version de leur chanson en une seule prise.

    A signaler également, l’émission “it’s live”, qui propose des live avec un groupe de musique à l’accompagnement. Si les performances vocales sont largement éditées en post-production, l’émission peut occasionner de beaux moments musicaux. Elle permet de découvrir ses chansons préférées sous un autre angle. 

    L’émission it’s live avec le groupe NMIXX en featuring avec Young K de Day6, sur le titre « Run for Roses ». Une des versions les plus réussies de cette émission puisqu’elle propose une vraie réinterprétation de la chanson originale.

    Enfin, pour se faire une vraie idée de comment les chansons de K-Pop sont produites, pourquoi ne pas regarder les recording vlogs ? Ce sont des vidéos montrant les prises vocales brutes des idols qui enregistrent une chanson ? C’est l’occasion de les entendre sans aucun effet. Attention cependant, certaines agences n’hésitent plus désormais à mettre de l’autotune même sur les prises brutes. Ce procédé rend la vidéo contre-productive.

    Je vous propose ainsi de comparer les recording vlogs d’un même groupe, Enhypen. Sur cette première vidéo de “Bite Me”, on entend bien les prises brutes, tandis que sur celle de “Fatal Trouble”, on sent que les prises ont été corrigées en post-production. Cela s’entend à cause de l’effet robotique et de la compression (réduction de la plage dynamique audio, que l’on utilise pour rendre la voix plus audible dans un mix) appliqués. 

    Conclusion

    La K-pop, avec son envie de performance la plus optimale possible, ne laisse que peu de place aux imperfections et aux imprévus. Cependant, le fait de chanter en direct implique forcément du mouvement, des essoufflements, et même quelques fausses notes ! Et c’est cela qui fait la saveur aussi du live par rapport au playback. On ne peut qu’espérer que les standards des agences, et du public, laissent un peu plus de place aux performances authentiques. 

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    En attendant, ce petit guide peut vous aider à vous y retrouver devant la multiplicité des vidéos revendiquées comme live. Quelques ressources anglophones sur YouTube si vous souhaitez aller plus loin et exercer vos oreilles :