Catégorie : Reviews

Musique, cinéma, littérature… on vous partage nos ressentis dans nos reviews grâce à un décryptage en profondeur de chaque oeuvre sud-coréenne.

  • JUKEBOX : EVNNE fait ses débuts avec [TARGET : ME]

    JUKEBOX : EVNNE fait ses débuts avec [TARGET : ME]

    EVNNE a fait ses débuts avec son premier mini-album, [Target : ME]. 

    Avec cet EP, les membres présentent leurs différentes facettes, qui sont contrastées. L’une est ambitieuse et sauvage tandis que l’autre est plus accessible et plus enfantine. 

    En montrant leurs différents charmes, ils ambitionnent de devenir la « cible » de toutes les attentions.

    Le mini-album comprend six chansons exclusives. A commencer par la title track « TROUBLE », qui exprime la passion folle du groupe pour bousculer le monde. 

    « Role Model » a un son hip-hop réinventé de la côte ouest et parle de la passion des idols de devenir des modèles les uns pour les autres. 

    « Pretty Thing » est une chanson hip-hop et synthétisée qui décrit l’acte de tomber amoureux au premier regard. 

    « Your Text » est un morceau R&B groovy avec des sons acoustiques. Cela plonge l’auditeur dans le sentiment d’espoir que l’on ressent en attendant une réponse de quelqu’un que l’on aime. 

    Les membres JI YUNSEO et LEE JEONGHYEON ont participé à l’écriture des paroles du morceau « JUKEBOX ». Ce dernier envoie un message encourageant sur le fait de profiter du moment présent, en particulier en période de lutte. 

    La dernière chanson de l’album, « Even More », à laquelle les membres KEITA et JI YUNSEO ont participé à l’écriture. Il s’agit d’une chanson synth-pop et est la première chanson dédiée aux fans d’EVNNE. Le titre traduit leur souhait de graver dans leur cœur chaque moment passé ensemble.

    À PROPOS D’EVNNE

    EVNNE est un boygroup composé de sept membres et géré par Jellyfish Entertainment. Les membres comprennent KEITA, PARK HANBIN, LEE JEONGHYEON, YOO SEUNGEON, JI YUNSEO, MUN JUNGHYUN et PARK JIHOO, qui ont tous déjà été reconnus pour leurs talents à travers le survival BOYS PLANET

    Le nom du groupe EVNNE, qui signifie «Evening’s Newest Étoiles», reflète le souhait des membres de briller plus haut et plus fort que quiconque et d’avoir tous les yeux rivés sur eux.

  • Dream Academy : quand HYBE exporte la méthode K-pop à l’international

    Dream Academy : quand HYBE exporte la méthode K-pop à l’international

    20 candidates venues du monde entier, 12 semaines de compétition : voici le préambule de Dream Academy, le nouveau survival show de HYBE. Pour ce projet, le label de BTS, Seventeen, Enhypen ou encore New Jeans s’est associé à la maison de disque américaine Geffen Records, où sont notamment signés les artistes Olivia Rodrigo, Yungblud ou Kali Uchis. L’ambition de ce projet : créer le premier groupe “international” à partir du système de training de la K-pop. 

    Tout commence en février 2021, lorsque Big Hit Entertainment signe un partenariat avec la maison de disques américaine Universal Music Group, qui possède le label Geffen. A l’époque, l’idée de créer un groupe international à partir des méthodes de recrutement et d’entraînement de la K-pop existe déjà. Bang Si-Hyuk, fondateur et président de HYBE, a ainsi récemment déclaré « J’avais envie de créer un groupe international basé sur la méthodologie de la K-pop depuis longtemps. Je rêvais de permettre à de jeunes personnes talentueuses dans le monde entier l’opportunité de devenir membres d’un groupe fantastique basé sur la K-pop. ».

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    Pour la création de ce nouveau girl group « révolutionnaire » (selon les mots de HYBE), la compagnie bouscule un peu les codes du format classique du survival show : ici, pas d’épisode hebdomadaire, mais trois missions éliminatoires et une multitude de capsules vidéos diffusées sur YouTube, présentant les candidates et montrant les behind the scenes de leur préparation aux différentes missions. 

    Après visionnage de ces vidéos, les fans sont invités à voter pour leurs candidates favorites via Weverse, Tiktok et YouTube. Le processus s’étendra sur 12 semaines, avec des éliminations à l’issue de chacune des missions, jusqu’à la date du 17 novembre, où le line-up final du groupe sera dévoilé lors d’un livestream. 

    Le recrutement pour ce nouveau programme commence en novembre 2021, HYBE et Geffen recevant alors 120 000 candidatures, dont 70 000 la première semaine. Les profils des candidates sélectionnées ont finalement été dévoilés le 28 août dernier, juste avant le lancement de l’émission le 1er septembre. Les vingt heureuses élues ont entre 14 et 21 ans et viennent de pays aussi variés que l’Argentine, la Biélorussie, les Philippines ou encore le Japon. Depuis un an, elles s’entraînent aux Etats-Unis selon le rigoureux système de training coréen.

    Mais HYBE et Geffen vont encore plus loin pour faire de ce nouveau projet un véritable phénomène : les deux compagnies se sont associées à Netflix pour créer une série documentaire autour de Dream Academy et du groupe qui en résultera. Elles sont ainsi offertes les services de la réalisatrice Nadia Hallgreen, qui a notamment réalisé la série documentaire « Becoming / Devenir » sur et avec l’ancienne première dame des Etats-Unis Michelle Obama. Cette série, qui racontera la création de ce nouveau girl group unique en son genre, devrait être diffusée en 2024. 

    L’ambition de HYBE est donc claire : maintenant que le système de training de la K-pop a plus que fait ses preuves en Corée, il est temps de l’exporter à l’international. Si cela peut profiter à un tas de jeunes artistes dans le monde entier, l’idée est aussi de contribuer au rayonnement toujours plus mondial de l’expertise coréenne en matière d’entertainment. Bang Si-Hyuk déclarait ainsi dans un communiqué de presse que “pour que la K-pop devienne réellement mainstream dans le monde entier, elle doit évoluer en « juste pop », sans le K ». Les méthodes coréennes, donc, mais partout sur la planète. 

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    Entre la rigueur et l’exigence du training coréen, l’expérience totale promise par la K-pop et qui a conquis les fans du monde entier, et la force de frappe planétaire des labels américains, on imagine sans mal le potentiel de ces groupes d’un nouveau genre. Car si l’Occident a déjà manufacturé de nombreux groupes (on pense par exemple aux Spice Girls ou plus récemment aux One Direction), cela n’a jamais été fait selon la discipline ultra-perfectionniste et pointue de la K-pop. 

    Reste à savoir maintenant ce qu’il adviendra réellement de ce nouveau girl group : sera-t-il finalement basé à Séoul, rejoignant ainsi le circuit traditionnel de la K-pop en concentrant sa promotion sur les music shows coréens, ou réussira-t-il réellement à se faire connaître aux Etats-Unis, avant de déferler, pourquoi pas, sur le reste du monde ? Il est trop tôt pour le dire, mais ce qui est sûr, c’est que nous avons hâte de découvrir ce que tout cela présage du futur de l’industrie musicale, à Séoul et ailleurs.

    En attendant, vous pouvez suivre l’intégralité de Dream Academy sur les chaînes Youtube Hybe Labels et Hybe Labels +

  • JUKEBOX : Yuju revient avec « DALALA »

    JUKEBOX : Yuju revient avec « DALALA »

    YUJU fait son grand retour en solo avec la sortie de son deuxième single « DALALA ». 

    Mélangeant les influences de la J-Pop et de la Pop, le morceau est produit avec une ligne de basse et une batterie funky ainsi que des synthés pour offrir une sensation rétro à l’auditeur. 

    L’ajout de Rhodes, de guitare électrique et de piano donne également à la chanson une touche de jazz. 

    Elle a écrit les paroles du single et a participé à sa composition avec la compositrice nominée aux Latin Grammy Awards Paulina « PAU » Cerrilla et le producteur, auteur-compositeur, DJ et musicien nominé aux Grammy Awards, Shintaro Yasuda qui a également arrangé la chanson.

    M/V de « DALALA »

    YUJU

    YUJU est une auteure-compositrice-interprète sud-coréenne qui a débuté sa carrière musicale en tant que chanteuse principale du groupe GFriend.

    Elle a rejoint Konnect Entertainment et a fait ses débuts en solo avec son premier mini-album REC en janvier 2022.

    En mars 2023, elle a ensuite sorti son deuxième mini-album O.

    De même, elle a continuellement sorti plusieurs singles digitaux et bandes originales pour des k-dramas.

    En 2022, elle a reçu des prix pour ses talents de chanteuse :

    • Le K Global Vocal Award (K Global Heart Dream Awards)
    • L’APAN K-POP Rable Award (The 8th APAN Star Awards)
    • Le Top Trending Artist Award (30th Anniversary Hanteo Music Awards).

    Crédit photo : KONNECT Entertainment

  • BOOKCLUB : L’énigme K-pop, de générations en générations

    BOOKCLUB : L’énigme K-pop, de générations en générations

    Résumé

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    Parcourez l’histoire des meilleurs artistes pop, rock et hip-hop sud-coréens, toutes générations confondues et découvrez l’univers des groupes renommés tels que BTS, BLACKPINK ou Stray Kids. Vous comprendrez pourquoi la K-Pop est si unique, populaire et respectée dans le monde entier ! L’Énigme K-Pop – Histoire inexplorée d’un phénomène mondial, a percé les subtilités de la pop culture sud-coréenne et a dévoilé en détail comment celle-ci a réussi à prendre d’assaut le monde entier.

    Ce nouveau volume présente ce qui fait l’excellence du soft power coréen, à l’aide de l’histoire mouvementée d’artistes devenus légendaires – ou en passe de le devenir. Mieux qu’un guide des noms incontournables de la K-Pop, il contient le meilleur et l’insolite des scènes K-Pop, K-Rock, K-Hip-Hop et autres curiosités locales. De générations en générations, (re)découvrez les artistes phares, dénichez les perles du passé et décelez les talents coréens de demain !

    Notre avis :

    La K-pop n’est pas un phénomène nouveau. Le genre musical est né au début des années 90 avec Seo Taiji and the Boys. 

    Depuis, les générations s’enchaînent. De nombreux fans ont découvert la K-pop avec la deuxième, troisième voire quatrième génération. Aussi, on observe parfois de drôles de remarques sur les réseaux sociaux, comme, par exemple, quand le groupe de trainee BabyMonster a repris des chansons du « groupe peu connu » 2NE1 alors que le Girlgroup est l’un des plus connu de la deuxième génération ! 

    Grâce à L’Énigme K-pop – De générations en Générations, Christelle Nabor nous propose de découvrir les groupes qui ont marqué l’histoire de la K-pop, de Super Junior à Enhypen, en passant par Sistar ou encore Dreamcatcher. 

    L’Énigme K-pop est une véritable encyclopédie où vous apprendrez ce qu’il faut savoir de nombreux groupes.

    Christelle Nabor a également consacré un dossier au « cas BTS ». Près de vingt pages reviennent sur leur discographie et analysent l’influence du groupe sur l’industrie musicale mais aussi sur l’image de la Corée. 

    On apprécie également l’ouverture sur le monde qu’a su avoir le livre. Ici, il n’est pas question de se limiter mais au contraire de montrer l’étendue de la musique coréenne.

    L’auteur reviendra donc sur l’histoire du rock et de la scène indie des années 60 à nos jours. Un chapitre est également consacré au K-Hip Hop et K-RNB.

    L’anthologie de Christelle Nabor réussit l’exploit de ne pas être une lecture dogmatique. En effet, L’Énigme K-pop présente de nombreux groupes et on aurait pu s’attendre à avoir un amas d’informations plutôt indigeste. Cependant, le style de l’auteur reste fluide et léger. Le livre se lit très facilement  et est une lecture autant instructive que divertissante.

    Conclusion

    Si vous aimez la K-pop et que vous souhaitez vous plonger dans l’histoire de ce genre musical, L’Énigme K-pop est un incontournable ! Vous découvrirez de nouveaux groupes et vous en apprendrez davantage sur les groupes que vous connaissez déjà. Grâce à Christelle Nabor, votre culture sur la K-pop va se développer et vous ne risquerez plus d’impairs auprès d’autres fans… vous risquerez, au contraire, de briller en société ! 

    L’énigme K-pop, de générations en générations de Christelle Nabor
    Edition K-World
    182 pages – 15€95 

  • JUKEBOX : « Sensitive », un début prometteur pour Loossemble

    JUKEBOX : « Sensitive », un début prometteur pour Loossemble

    Loossemble, composé de Hyunjin, Yeojin, Vivi, Gowon et Hyeju, anciennes membres de LOONA, vient de faire ses débuts le 15 septembre avec leur premier mini-album éponyme et la title trackSensitive”. 

    Après la dissolution de LOONA suite au départ des douze membres de l’agence BlockBerry Creative, cinq des idols se sont dirigées vers l’agence CTD E&M. Ce nouveau groupe peut être considéré comme une sous-unité de LOONA, puisque le girl group n’a pas disband.

    Les cinq membres se prénomment désormais « Loossemble », qui est une contraction de LOONA et Assemble, signifiant que le groupe LOONA existe toujours et qu’elles se réuniront un jour. En attendant, Hyunjin, Yeojin, Vivi, Gowon et Hyeju forment ce quintet. 

    Les « C.Loo » (prononcé « Crew »), fans de Loossemble, ont donc pu découvrir le mini-album éponyme ce vendredi dernier, après une présentation assez courte via des teasers photos aux multiples concepts. 

    L’EP a été applaudi avant même sa sortie puisque toutes les membres ont participé à l’écriture des paroles. Hyeju a ainsi écrit pour Real World, Vivi et Yeojin pour Colouring, Gowon pour Newtopia et Hyunjin pour Day By Day. De même, Yves a participé à la composition et à l’écriture des paroles pour Strawberry Soda, prouvant une fois de plus que les liens qui unissent les douze membres de LOONA sont très forts.

    Je suis à la fois nerveuse et excitée de notre nouveau départ. Surtout, je suis très heureuse de pouvoir rencontrer les C.Loo avec une nouvelle facette de moi

    Vivi

    INTRO : SEARCHING FOR THEIR FRIENDS

    Le concept de Loossemble a été rapidement dévoilé par l’agence. Les cinq jeunes femmes sont dans un vaisseau spatial en tant qu’équipage de bord, certainement après avoir navigué dans l’espace et être allées sur la lune, élément central de l’univers de LOONA. 

    Le groupe est à la recherche des membres qui se sont éparpillées : ARTMS, Chuu et Yves. Cette quête se prête au LOONAVERSE, histoire de LOONA qui est exploitée depuis les débuts du groupe en 2016 (Heejin). 

    L’introduction annonce la couleur pour l’album et spoile une partie de la title track, “Sensitive”. Le début du titre est orchestral, rappelant le solo de Haseul avec Let Me In, avant de se pencher sur “Sensitive”, prouvant que l’album sera versatile et montrera les différents charmes du groupe. 

    Cette introduction sert également de marqueur du nouveau début que prend le groupe dans cette aventure, tout en prouvant que chaque membre est importante et centrale non seulement dans LOONA mais aussi dans le lore du groupe. 

    TITLE TRACK : SENSITIVE 

    “Sensitive” est la title track de l’EP « Loossemble » et suit immédiatement l’intro. Le titre démarre avec une ligne de basse très groovy ainsi que de la guitare qui vient amplifier le rythme funky. 

    Le pré-refrain créé une belle pause avant de sauter dans un refrain anti-drop à nouveau porté par cette boucle de basse, mais également par une répétition de « oh, oh, oh » de synthétiseur qui soutient les notes basses des idols. Chaque membre montre un nouveau registre vocal grâce à ce refrain qui se concentre sur une ambiance chill pour appuyer le message de la chanson. 

    A travers “Sensitive”, Loossemble veut gagner en assurance grâce à la confiance placée en chacune des membres, mais également en faisant confiance à ses instincts. 

    Every single moment passing got that intuition

    The thrill is running through me

    Oh, my instinct is so good (So good)

    Chaque moment qui passe, j’ai cette intuition

    Le frisson qui me parcours

    Oh, mon instinct est si bon

    Plusieurs références sont à noter dans les paroles, notamment l’utilisation du mot « Orbit » ou encore « Moonlight », la notion de destinée ou encore le fait de trouver son chemin. 

    La version anglophone de la chanson porte le même message, étant un miroir parfait des paroles coréennes. 

    Le M/V saura ravir les Orbits (fans de LOONA) puisque beaucoup de références sont faites au LOONAVERSE, notamment la répétition visuelle du nombre 12 : au début du clip, lorsqu’un décompte commence à 12 heures, ou encore à la fin lorsque sont montrés douze caissons représentant les douze membres de LOONA. La caméra se concentre sur le caisson abritant Hyunjin – On peut y voir le numéro 12-02, puisqu’elle est la deuxième membre de LOONA. 

    Hyunjin se lève alors et rejoint Vivi dans la cabine de contrôle du vaisseau spatial. Les deux filles se retrouvent ensemble puisqu’elles étaient les premières à rejoindre l’agence CTD E&M. Vivi envoie alors le vaisseau vers les Etats-Unis, puisque Loossemble entame une tournée américaine le 15 septembre. 

    Les membres sont parfaitement mises en avant tout au long du clip, apportant un vent de fraîcheur dans ce domaine ! En effet, dans les clips OT12 de LOONA, Vivi et Gowon n’apparaissaient pas beaucoup, et il en était de même pour leurs lignes qui étaient souvent faibles, voire même absentes. 

    Yeojin est représentée en train de courir au début du clip, une thématique récurrente dans l’univers de LOONA, comme on peut le voir de “Hi High”, le clip de leurs débuts. Odd Eye Circle mentionne également le fait de courir dans Air Force One. 

    Globalement, énormément de références sont faites au lore : les ballerines dans la salle de danse derrière Yeojin comme Yves dans “So What”, Hyeju et Gowon se retrouve dans une cage d’escaliers extérieure comme Hyeju dans “Hi High”, et on retrouve énormément de papillons, rappelant “Butterfly”. 

    “Sensitive” est une chanson qui correspond parfaitement aux membres de Loossemble. Non seulement elle nous surprend pour ce registre vocal bas, mais elle intègre également les forces de chacune avec des high notes, quelques lignes rappées par Gowon et Yeojin qui ont des voix uniques, mais aussi pour la mise en valeur de la voix de Vivi lors du refrain. 

    L’instrumentale groovy rappelle des titres précédents de LOONA comme “Why Not”, sans pour autant rentrer dans la copie conforme. C’est une manière pour Loossemble d’affirmer une fois de plus ses racines tout en affirmant qu’elles prennent un nouveau départ à cinq. 

    Je suis très heureuse d’avoir une seconde chance de faire mes débuts. Ma passion et mon ambition grandissent. J’ai l’intention de faire de mon mieux et de bien terminer cette promotion !

    Hyunjin

    B-SIDE : REAL WORLD 

    Real World surprend à son tour par son mélange de genres. On retrouve ce groove déjà présenté dans “Sensitive” avec la basse et l’utilisation de percussions marquées, mais également un sample du musicien George Gershwin. On peut rapidement penser à Birthday de Red Velvet lorsque l’on écoute Real World. 

    L’introduction instrumentale est immédiatement suivie par une partie rappée par les membres avant une partie plus douce qui mène au refrain. Le refrain en lui-même est healing et presque magique. La fin du refrain, avec cette voix masquée et un piano que l’on entend en arrière-plan est tout simplement incroyable et mène vers un second couplet qui reprend énergiquement. 

    La chanson exprime la volonté de Loossemble de ne pas abandonner ses rêves et de continuer son chemin en visant toujours plus haut. 

    B-SIDE : COLOURING 

    L’album continue avec “Colouring”, une chanson plus calme qui vient offrir un moment de répit à l’auditeur tout en proposant un rythme marqué par les percussions et un synthétiseur typique de LOONA. Les performances vocales des membres sont mises en valeur sur cette instrumentale. Le timbre de voix de Hyeju est remarquable lors du second couplet. 

    Loossemble fleurit et explose en couleurs grâce au soutien des membres, qui ne sont pas que des collègues mais de véritables amies, mais aussi grâce aux fans qui ne les ont jamais abandonnés. 

    B-SIDE : NEWTOPIA 

    “Newtopia” est fortement inspirée par la city pop, à tel point que l’on pourrait croire que cette chanson aurait pu être chantée par Yukika. Le rythme et l’instrumentale correspondent étrangement très bien au quintet, et le refrain devient rapidement addictif. 

    Gowon brille particulièrement dans cette chanson et son rap calme et presque paresseux devient un des highlights. 

    Après plusieurs écoutes, on peut retrouver des similarités entre cette chanson et les débuts de Odd Eye Circle avec Girl Front. 

    A travers Newtopia, les membres de Loossemble invitent le public à les suivre dans leurs nouvelles aventures mais aussi à les guider lors du chemin. 

    B-SIDE : STRAWBERRY SODA

    Notons tout de suite une chose : Yves a participé à l’écriture des paroles et à la composition de ce titre ! On pouvait donc déjà s’attendre à ce que la chanson, en plus de correspondre aux membres, serait un titre qui s’inscrit à la perfection dans la discographie de LOONA. 

    C’est donc sans surprise que “Strawberry Soda” met en valeur toutes les membres de Loossemble tout en proposant un mélange de genre entre disco et city pop. On retrouve une ligne de basse très groovy qui vient contrebalancer les paroles touchantes et pleines d’émotions. 

    B-SIDE : DAY BY DAY

    L’album se conclut avec “Day By Day” qui contient quelques éléments rock, notamment un riff de guitare électrique au début de la chanson. L’ambiance est un peu plus calme pour ce titre qui explose en émotions lors du refrain. Les harmonies sont très jolies et montrent l’alchimie qui existe entre Hyunjin, Yeojin, Vivi, Gowon et Hyeju. 

    CONCLUSION

    Cet EP est certainement un des meilleurs débuts de l’année. On retrouve tout ce qui caractérise la K-pop : des rythmes entraînants, des moments que l’on peut facilement retenir tant dans les paroles que les chorégraphies, la mise en valeur des capacités vocales et de danse de toutes les membres, des distributions de lignes justes … 

    Les fans de LOONA seront ravis de voir que chacune des membres est mise en avant, avec un gros bonus pour Vivi et Gowon. Ceci met du baume au cœur, puisque ces deux dernières étaient souvent sous-exploitées dans le groupe entier par BlockBerry Creative. 

    “Sensitive” est la title track parfaite pour le quintet et s’intègre autant à la discographie de LOONA qu’aux tendances musicales actuelles avec un registre plus grave, un anti-drop et des harmonies paradisiaques. 

    Félicitations à Loossemble pour ce début, et pour être devenu le deuxième album le plus vendu lors du premier jour de sortie de LOONA. 

  • JUKEBOX : Fast Forward : retour vers le futur pour Jeon Somi ?

    JUKEBOX : Fast Forward : retour vers le futur pour Jeon Somi ?

    Après un dernier comeback avec « XOXO » en octobre 2021, c’est peu dire que les fans étaient en grande attente du grand retour de la gagnante de Produce 101. Entre deux Tiktoks et challenges avec sa petite sœur Evelyn, Jeon Somi a enfin annoncé pour le 7 août la sortie de son mini album « Game Plan » avec la title track Fast Forward. Alors, est-ce que ça valait une attente de presque 2 ans ?


    « Game Plan » comporte 5 titres, pour une durée de 14 minutes. Jeon Somi a contribué à l’écriture des paroles sur 4 titres, à la composition sur 3 d’entre eux. Les concepts pictures annoncent un mood assez sombre, avec des dés, des échecs, des cartes à jouer et Jeon Somi en reine du plateau de jeu.


    Pour Fast Forward, la title track, cependant, l’ambiance est radicalement différente : police d’écriture futuriste, grosse moto, on peut s’attendre à des sonorités qui rappellent les années 2000- 2010. Et ça n’a pas loupé : le titre fait largement appel à la pop mainstream des années 2010, dominée par l’EDM et en particulier le genre musical « deep house ». A la première écoute, on a l’impression de se retrouver face à un mix entre Clarity de Zedd et Foxes et Vogue de Madonna. C’est ça le pouvoir de la kpop : mixer les influences pour créer quelque chose d’extrêment catchy.


    Passons en revue les différents titres de « Game plan » !


    Gold Gold Gold


    Le premier morceau de ce mini-album est très clairement hip-hop, avec une instrumentale minimaliste, comprenant des sons presque enfantins accompagnés de basses profondes. Il montre la maîtrise de Jeon Somi dans son registre de voix grave. Elle est aussi à l’aise en coréen qu’en anglais, avec une énonciation puissante. Les paroles se font egotrip, une ode à tout ce que Jeon Somi est devenue depuis ses jeunes débuts.


    Fast Forward


    Cette title track mélange les influences, comme dit plus haut. La chanson est nostalgique, mais évoque le futur : la contradiction s’explique par le voyage dans le temps que Jeon Somi entreprend, à la conquête d’un amant rêvé, voyage qu’elle voudrait accélérer. Cette thématique de science-fiction s’accompagne de paroles appropriées : « déesse », « cheffe », « temps distordu ».


    Juste avant le refrain, Jeon Somi compte jusqu’à 3 avant d’offrir un un drop digne des meilleures soirées eurodance de nos années collèges. Elle nous embarque dans une chorégraphie innovante, mélange heureux de tectonik (seuls les français auront la référence de ce genre de danse émergent dans la fin des années 2000 à Paris), voguing et tutting. Ses danseurs forment avec elle un tableau parfait, montrant une chorégraphie énergique et pleine d’assurance.

    Le deuxième couplet s’inspire du genre de musique « ballroom » avec ses paroles scandées plus que chantées. Le second pré-refrain donne l’occasion à Jeon Somi de faire s’envoler sa voix dans des adlibs absolument magnifiques. Le bridge offre plutôt un moment d’introspection. Le dernier refrain se fait encore plus entraînant, avec un synthé plus présent, accompagné d’une chorégraphie changée et reboostée. Le morceau s’arrête presque trop vite, avec une durée de seulement 2min40 !


    Le clip de la chanson est travaillé dans une palette de tons roses et blancs. Entre passé, présent et futur, Jeon Somi se construit une personnalité de plus en plus puissante, à la recherche de l’amour et d’elle-même. C’est beau, méticuleux, et les scènes de danse sont certainement les plus marquantes. On repère même des clins d’œil à d’anciens clips (comme celui de Dumb Dumb). Jeon Somi prouve encore une fois son talent pour captiver la caméra.


    La chanson est très accessible grâce à son cocktail d’influence et saura marquer les esprits. Sa chorégraphie est devenue virale avant même la sortie ! cf le tweet de bilal Hassani

    Fxxked Up


    Jeon Somi a qualifié cette chanson d’une de ses préférées sur l’album. Avec encore une production plutôt minimaliste, elle démarre en posant sa voix sur des paroles à charge de revanche. Les instruments évoquant l’été, on reconnaît la patte du producteur TEDDY.

    La suite de la chanson exprime le sentiment d’ingratitude que Somi ressent face à, on le suppose, un ex peu scrupuleux. La 2e partie du refrain se fait presque joueuse. On aurait presque envie de danser à la fin, pour se libérer de cette relation détestable. La production fait encore un clin d’œil à Dumb Dumb, avec un petit sifflement identique. Cet album a décidément le sens du détail !

    Pisces


    Changement d’atmosphère radical avec Pisces. C’est une chanson plus calme, plus douce, n’exprimant pas la rancœur mais la nostalgie et l’amour. Le titre a été choisi car c’est le signe astrologique de Jeon Somi, qui en profite pour ajouter aux paroles beaucoup de métaphores marines. Un son de boîte à musique agrémente la chanson et permet à Jeon Somi de proposer une voix plus tendre, montrant sa versatilité.


    The Way


    Le voyage dans le temps se poursuit : The Way fait appel à des synthés très années 80, et des boîtes à rythme rappelant les meilleurs morceaux dansants de cette époque. Une guitare acoustique s’incruste même à certains moments clés. Les paroles regrettent une relation perdue, qui avait pourtant si bien commencée, ce qui fonctionne en particulier sur le pré-refrain. Entièrement en anglais, c’est la chanson de l’album qui fait le plus de clins d’œil à la western pop : on sent clairement l’influence des succès des dernières années de The Weeknd ou de Dua Lipa. Tout en gardant bien sûr la patte de Somi : sa voix unique, avec une texture bien à elle.


    Verdict


    Jeon Somi propose un album cohérent, aux thèmes certes traditionnels de relations amoureuses et d’empowerment, mais sait toujours garder son originalité. L’ensemble est clairement dominé par la title track, mais laisse de la place aux autres morceaux sans baisse de régime (il n’y a pas de vraie balade sur l’album). Sa voix, si particulière et reconnaissable, est très bien utilisée sur tous les morceaux, et joliment mixée. Seul regret : la durée du mini-album et des chansons individuellement, bien trop courte pour approfondir les thématiques.


    La couleur générale de l’album, très similaire aux thèmes de Fast Forward, est nostalgique, mais va aussi résolument de l’avant, avec détermination. Jeon Somi y prend sa place de femme en charge de son destin mais toujours proche de ses émotions.

  • JUKEBOX : Riize débute avec Get A Guitar

    Riize, le nouveau boygroup de la SM Entertainment, a récemment fait ses débuts avec Get A Guitar. Le groupe que nous vous avons présenté a ainsi attiré l’attention des fans de K-pop pour son charme similaire à NCT. 

    La chanson est très pop et douce, marquant un tournant radical dans le style récent de l’agence, connue pour son amour de la musique expérimentale (Sticker de NCT 127 ou encore Savage d’aespa sont des exemples récents assez typiques). 

    Un titre frais et dansant

    Le rythme est funky, marqué par une basse qui semble faire des bulles et une guitare qui vient appuyer le message de la chanson : « get a guitar ». Ainsi, le post-refrain répétitif devient addictif et très facilement mémorable. L’ambiance presque rétro est un point positif non-négligeable puisqu’ainsi, la chanson devient un peu nostalgique. De même, la sortie programmée pour la fin de l’été est un indicateur que ce titre vient clôturer la saison estivale tout en redonnant de l’énergie aux auditeurs pour la reprise des cours ou du travail – bref, la fin des vacances. 

    Groupe ou individu ?

    Les harmonies ajoutent une couche agréable, montrant également que les timbres vocaux des membres vont bien ensemble. Cependant, aucune performance individuelle ne semble se démarquer. 

    Cela n’est pas forcément une mauvaise chose. Ici, on apprend simplement à découvrir le groupe en tant qu’ensemble, plutôt qu’en tant qu’individus placés dans une équipe. Le fait est même assez plutôt appréciable pour un début. 

    Un début pop appréciable

    Le concept plein d’énergie adolescente et bubblegum pop est un petit vent d’air frais dans le paysage de la K-pop actuel. Le rythme donne envie de danser, tout en proposant des passages dignes d’une chanson de Michael Jackson. On pense notamment au « Dun, dun, dun / I love it when our eyes meet ». 

    Riize est à notre sens un groupe à surveiller. Selon la direction artistique que prendra la SM à son égard, les membres pourraient avoir un futur radieux devant eux. 

  • JUKEBOX : « Still On My Way » de TRENDZ nous embarque dans une nouvelle aventure

    JUKEBOX : « Still On My Way » de TRENDZ nous embarque dans une nouvelle aventure

    TRENDZ revient avec son 3ème single « STILL ON MY WAY ». Après avoir conclu l’histoire de leur série BLUE SET avec leur version précédente, « Blue Set Chapter. New Dayz », les garçons se lancent désormais dans un nouveau voyage. Sous la direction de production de LEEZ, qui collabore avec TRENDZ depuis le chapitre « BLUE SET. [UNKNOWN CODE] », le nouvel album raconte l’histoire des membres courant vers leurs rêves.

    « Pendant tout le processus de création de « STILL ON MY WAY », nous étions excités et heureux de créer une autre couche de souvenirs. Notre chanson titre MY WAY est une chanson émouvante qui provoquera des sentiments bouleversants en l’écoutant. Nous espérons donc que tout le monde sera encore plus heureux lorsqu’il est heureux, et se sentira mieux lorsqu’il traverse une période difficile rien qu’en écoutant cette chanson. Attendez-vous avec impatience à la croissance de TRENDZ pendant cette promotion ! »

    TRENDZ

    MV de MY WAY

    L’album contient 3 nouvelles chansons abordant des sujets tels que la passion, la jeunesse, l’espoir et l’énergie. La première chanson, ven conmingo, avec des paroles écrites par les membres de TRENDZ HANKOOK, ra.L et YECHAN, a un son moombahton et porte un message d’espoir et d’aller de l’avant.

    La chanson titre, MY WAY, a un son de batterie et de basse avec des paroles écrites par les membres ra.L et YECHAN. Il décrit la forte détermination et la persévérance dont ils font preuve pour suivre leur propre chemin.

    La chanson finale, O.Y.E, est un morceau pop au tempo moyen qui parle de trouver votre moi intérieur et votre vraie valeur. HANKOOK, ra.L et YECHAN ont également participé à l’écriture des paroles de cette chanson.

    TRENDZ

    TRENDZ est un boygroup sous Global H Media qui a fait ses débuts le 5 janvier 2022, avec sept membres : HAVIT, LEON, YOONWOO, HANKOOK, ra.L, EUNIL et YECHAN. Le nom TRENDZ reflète l’ambition du groupe de diriger la tendance de la génération Z. Aux Asia Artist Awards 2022, ils ont remporté le AAA Focus Award. En mars 2022, le groupe a été nommé ambassadeur de la Croix-Rouge jeunesse (RCY) pour la Croix-Rouge coréenne, et plus tard la même année, ils ont été nommés ambassadeurs mondiaux des relations publiques respectueuses de l’environnement pour le réseau mondial durable.

  • JUKEBOX : Hwasa déclare son amour pour son corps dans « I Love My Body »

    JUKEBOX : Hwasa déclare son amour pour son corps dans « I Love My Body »

    Hwasa est revenue avec I Love My Body le 6 septembre 2023. Il s’agit de son premier comeback depuis qu’elle a signé chez P Nation, l’agence tenue par PSY. 

    Le single I Love My Body est une ôde à l’acceptation de soi. Hwasa a traversé depuis ses débuts des controverses liées à son corps. Notamment en 2020 lorsque des fans de K-pop coréens ont critiqué ses cuisses ou encore son teint hâlé. 

    De même, depuis ces dernières années, Hwasa assume de sortir en public sans maquillage, et a causé une autre controverse en affirmant son appartenance à la communauté no-bra. Evidemment, ces controverses viennent d’une partie très conservatrice du pays du matin calme, et beaucoup de fans de K-pop occidentaux ont pris la défense de l’idol. 

    Dans un pays où toute idée féministe déclenche un tollé, Hwasa a sû résister et lutter, continuant de s’affirmer malgré les critiques. Ces critiques l’ont cependant atteinte, comme elle l’a récemment dévoilé dans une interview. Elle y affirmait qu’après un concert de Mamamoo, elle a fondu en larmes, pleurant pendant plusieurs heures à cause de la méchanceté de certaines personnes.

    Lorsque PSY a proposé I Love My Body à Hwasa, elle l’a immédiatement adoré. Cette chanson permet à Hwasa de dire que peu importe ce que les haters diront à propos de son corps, elle ne cédera pas aux standards de beauté coréens. 

    La chanson est upbeat et positive et permet à Hwasa de montrer ses capacités vocales. Le refrain est chanté avec une voix plus grave et presque paresseuse qui vient dire : “je m’en fiche de ce que vous pensez”. Elle se moque ouvertement de ces personnes qui pensent avoir le droit de commenter le corps des célébrités. 

    « Ça fait très longtemps. J’ai l’impression que je ne me souviens même pas des pensées qui m’ont bloquées jusqu’à présent. Une chose est sûre, je suis vraiment heureuse et reconnaissante. »

    Hwasa sur le fait de faire son premier comeback en solo depuis 2021

    Avec I Love My Body, Hwasa encourage également tout le monde à s’accepter sans condition, à apprécier toutes les parties de son corps, même si elles ne correspondent pas aux standards de beauté que l’on nous impose au quotidien. 

    I love my body and my hair be so shiny

    Head to toe be my body (Yeah, that’s my body)

    Yeah, that’s my body, check out my lovely tummy

    My arms, my legs so unique (Yeah, that’s my body)

    Paroles de I Love My Body

  • JUKEBOX : « Why.. » la fin de la malchance en amour pour BOYNEXTDOOR ?

    JUKEBOX : « Why.. » la fin de la malchance en amour pour BOYNEXTDOOR ?

    Trois mois après ses débuts avec l’EP “WHO!”, BOYNEXTDOOR est revenu avec “Why..”, un mini-album composé des trois titres dévoilés en mai 2023 et de trois nouvelles chansons : Crying, But Sometimes et ABCDLOVE.

    Le groupe de KOZ Entertainment a encore une fois participé à la production des titres. Jaehyun, Taesan et Woonhak sont crédités pour ces trois nouveaux titres, aux côtés de Zico pour But Sometimes

    Pour ce comeback, BOYNEXTDOOR continue dans sa lancée pleine d’énergie et de jeunesse. Cependant, contrairement à “WHO!”, les trois nouveaux titres ont été présentés en même temps, retirant cet intérêt de s’imprégner de chaque chanson. Ce concept nous avait séduit, et nous avions espéré que KOZ continuerait à nous offrir une présentation individuelle de Crying, But Sometimes et ABCDLOVE.

    TITLE TRACK : BUT SOMETIMES 

    But Sometimes a un petit côté punk dans sa production qui montre une nouvelle facette du groupe et propose un vent d’air frais dans la K-pop, laissant présager que la cinquième génération sera bien différente en termes d’inspirations. En réalité, ce titre rappelle des groupes comme DAY6 ou plus indie, au lieu de plonger tête la première dans la K-pop en tant que telle. 

    Cependant, le groupe ne va pas plus loin dans cette exécution du côté punk, créant une petite frustration de notre côté. Cela aurait pu être plus assumé, comme dans Tomboy de (G)I-DLE. BOYNEXTDOOR sont loin d’être des rebelles ou des bad boys. Les guitares sont néanmoins appréciées, et le rythme reste rafraîchissant pour un groupe de rookies. 

    Le rap est bien intégré à la chanson et sa conclusion avec un “dalalala” un peu espiègle apporte un peu plus d’originalité. Le pré-refrain fait alors l’effet d’un anti-drop qui est apprécié, tout comme le bridge, et vient couper un peu le rythme du titre qui peut paraître répétitif. 

    Les paroles expriment la frustration du BOYNEXTDOOR envers un être apprécié. Le tout est assez léger et peut paraître même assez drôle : “I widened my shoulders so you could lean on me, but now / They just make it hard to move through the metro” (“J’ai élargi mes épaules pour que je puisse te soutenir, mais maintenant / Elles rendent mes déplacements dans le métro difficiles”). Ce genre de paroles rendent BOYNEXTDOOR unique, montrant une certaine immaturité adolescente dans la perception de la vie et de l’amour. Cela les rend également attachants puisque l’on peut s’identifier à eux et à leurs expériences.

    Le MV est très bien réalisé, offrant un spectacle à la hauteur d’un label de HYBE. La production visuelle est même impressionnante, ressemblant presque à un teaser de blockbuster. Le dynamisme des différents plans rend compliqué le fait de détourner son regard. Le tout montre des talents d’acteur avec un rendu digne d’un drama et met en valeur la chorégraphie de But Sometimes

    Dans ce clip, on retrouve la maison du clip de Serenade dans une vue “google view” avec les six membres posant devant avant que celle-ci ne prenne feu, signant la fin de la relation avec cette mystérieuse personne. Les affaires de cette dernière sont abandonnées avec le plan de la valise qui s’ouvre, traînée par une voiture, tandis qu’un ours en peluche est jeté dans une poubelle. L’ours poursuit pourtant les jeunes hommes – ils ne peuvent pas vraiment se résigner à s’en séparer, malgré tout ce qu’il représente. 

    Enfin, une porte se ferme. On peut espérer qu’avec ce claquement de porte, les jeunes hommes sont libérés de cette relation toxique. 

    Après quelques écoutes, But Sometimes gagne en qualité. Cependant, la séduction n’aura pas fonctionné dès la découverte comme avec leurs trois précédentes title tracks. 

    B-SIDE : CRYING 

    Crying est une ballade avec un tempo assez upbeat. La chanson suit quelque peu la lignée de Serenade dans son exécution en mettant l’accès sur la performance vocale des membres. Le refrain apporte un peu plus de couleurs et de “pep’s” à la chanson. BOYNEXTDOOR savent cependant être légers dans leurs performances vocales et dans leurs paroles, décrochant un sourire lorsqu’ils affirment “pleurer comme un bébé”. 

    B-SIDE : ABCDLOVE 

    ABCDLOVE est une chanson avec un tempo plus hip-hop. L’entièreté est espiègle, tant dans l’instrumentale que dans les performances vocales. BOYNEXTDOOR mélange des passages assez doux dans une production lo-fi et des passages plus énergiques. On ressent une sincérité dans ce cri de “네가 좋아” (“I like you” / “Je t’apprécie”) qui vient vers la fin de la chanson. 

    Le titre en général réserve plusieurs surprises pour l’auditeur et est très frais, quelque chose d’appréciable et surtout qui nous a fait apprécier la chanson après quelques écoutes. 

    CONCLUSION 

    Globalement, ce nouvel EP nous montre la malchance que BOYNEXTDOOR semble traîner en amour avec une énergie fraîche et jeune. Les rythmes sont upbeat et les performances vocales ne déçoivent pas, assurant le succès sur le long terme du groupe. Les titres réservent des surprises aux auditeurs, même après plusieurs écoutes. “Why..” est un bon mini-album malgré nos quelques petites critiques ! Celles-ci viennent justement parce que “WHO!” a placé la barre haut, nous rendant exigeants pour ce comeback.

    source image : twitter