Girl Crush est le second manga de Tayama Midori, après s’être attaquée à l’univers du patinage artistique dans Hikami no Crown (inédit en France) l’autrice se plonge dans l’univers de la K-pop. C’est chez l’éditeur belge Shiba Édition qu’une traduction française a commencé à paraître en septembre 2023. Les deux premiers tomes sont sortis en même temps, une tactique qui se fait plus ou moins courante dans l’univers du manga pour que le lectorat puisse se faire un avis sur une série plus rapidement.
Dans Girl Crush, on suit une jeune fille qui se prénomme Tenka. Lorsqu’elle était à l’école primaire, elle était exclue par la majorité de ses camarades à cause de soucis familiaux. Pour son entrée au collège elle a donc décidé de changer afin de devenir populaire. Pour cela, elle a commencé à mettre du maquillage, elle s’est coupée les cheveux et elle s’est mise en tête de devenir la meilleure dans tous les domaines du sport aux études. Ce changement a fonctionné puisqu’elle est devenue appréciée par ses camarades.
Après son entrée au lycée, Tenka a continué à être populaire, mais sa rencontre avec une autre fille appelée Erian va changer beaucoup de choses dans sa vie. Elle l’aperçoit pour la première fois en train de chanter une chanson de K-pop au détour d’un couloir. Peu de temps après, notre protagoniste apprend qu’Erian est une grande fan de K-pop et qu’elle rêve d’aller en Corée du Sud pour y devenir idol.
Au départ, Tenka prend ça à la rigolade et juste après une représentation sur scène de son club de danse, elle demande à Erian de faire une performance seule sur une chanson de K-pop. Erian est très hésitante, mais Tenka lui dit que si elle souhaite devenir idol, alors elle ne devrait pas avoir peur de danser devant les autres, et cette remarque suffit pour que la jeune fille s’élance sur scène. Tenka regarde la scène cependant ce qu’elle voit n’est pas ce à quoi elle s’attendait, car malgré ses lacunes techniques Erian arrive à capter l’attention de tout le monde grâce à sa personnalité et son charme qui transparaissent au travers de sa performance.
Après ce jour-là, Tenka décide aussi de devenir une idol de K-pop. Mais ce n’est pas par passion, c’est simplement parce qu’elle ne souhaite pas perdre face à Erian, toujours dans cet esprit de vouloir être la meilleure dans tous les domaines.
C’est alors que les deux jeunes filles partent pour la Corée du Sud vers le milieu du premier tome. Leur objectif est de passer des auditions afin d’intégrer une des trois agences de K-pop les plus importantes : LJH, YW et ARC.
Les deux lycéennes vont commencer une aventure qui va les mener à vivre de nouvelles expériences, à rencontrer des gens différents et surtout, pour le cas de Tenka, lui permettre de grandir et d’évoluer.
Les dessins sont très beaux, le séquençage est maîtrisé et les scènes de danse sont dessinées avec un effet très dynamique, ce qui est pourtant difficile à faire.
Un fait très appréciable est que le manga est parsemé de petits éléments explicatifs pour que les néophytes puissent comprendre la base du système de la K-pop et suivre l’histoire. Dans le premier tome, le manga explique que l’on peut être recruté dans la rue ou via des auditions afin de devenir stagiaire dans une agence. On y voit aussi le déroulé des auditions sur place dans les locaux des agences et il est également clairement expliqué que devenir stagiaire ne garantit pas le fait de débuter. Dans le second tome, il y a de rapides explications concernant les règles que doivent suivre les stagiaires: ils n’ont pas le droit d’avoir de réseaux sociaux ni d’avoir de relations amoureuses, entre autres.
Girl Crush est un manga qui s’adresse autant aux amoureux de la K-pop qu’aux personnes qui ne connaissent pas du tout ce domaine. Ces deux premiers tomes sont très prometteurs et la fin du deuxième nous laisse l’esprit pleins d’interrogations et d’hypothèses quant au futur de Tenka et d’Erian.
Nous remercions Shiba Édition pour l’envoi des deux premiers tomes de Girl Crush.
Cela fait environ 9 mois que j’ai été révélée en tant que S11 de tripleS, et enfin, je fais mes débuts en tant que membre d’EVOLution.
Je tiens surtout à partager ma gratitude envers WAV qui attend depuis si longtemps. Même si c’est mes débuts, certains membres reviennent avec cet album. C’est pourquoi j’ai reçu beaucoup d’aide de leur part lors de la préparation de cet album et je suis vraiment reconnaissant pour leur soutien.
Je suis très excitée de promouvoir avec des membres aussi cool qui sont incassables comme des diamants, et nous sommes prêts à montrer notre polyvalence au monde ! Merci !
– Kotone, membre de tripleS EVOLution
tripleS EVOLution
tripleS est un girlgroup qui a fait ses débuts le 13 février 2023 sous l’agence Modhaus. Le groupe contient 24 membres dont seulement 16 ont été révélés jusqu’à présent (août 2023). tripleS est unique dans le sens où leurs unités de groupe et leurs promotions sont décidées par leur fans.
EVOLution est leur nouvelle sous-unité formée à partir des votes des fans dans Grand Gravity. Les membres, les chansons de l’EP, ainsi que l’ordre de debut a été ainsi décidé sur Cosmo.
Un « Gravity » est un événement où les fans peuvent voter sur Cosmo : the Gate, l’application officielle pour tripleS et ARTMS créée par Modhaus Inc., pour une gamme de choses différentes telles que pour les sous-unités, l’ordre dans lequel les unités sont promues, les title tracks, et d’autres choses liées au fandom.
Pour voter, chaque fan doit lancer un COMO (un jeton de vote), qui est obtenu en achetant des objets (comme une « digital objekt », une photocard virtuelle sous forme de NFT).
⟡(Mujuk)
Tout comme le symbole présent dans le titre, cet album est censé incarner un diamant. ⟡(Mujuk) compte huit morceaux au total, dont le titre principal, « Invincible », qui approfondit le concept en partageant à quel point les membres sont incassables face à tous les obstacles.
Pour cet album, EVOLution a travaillé avec une variété de compositeurs et de producteurs, mais a largement travaillé avec l’équipe de production musicale de MonoTree sur cinq des morceaux. MonoTree est connu pour son travail avec d’autres artistes majeurs tels que Super Junior, Girls’ Generation, Red Velvet et bien d’autres encore.
INVINCIBLE
« Invincible » était originalement en lice contre « Rising » lors du vote sur l’application Cosmo concernant les débuts du groupe entier tripleS, de S1 à S10. C’était donc une surprise de retrouver le titre pour les débuts de EVOLution.
Le titre a une forte inspiration rétro, et reste dans la même lignée des précédentes sorties de tripleS. C’est-à-dire que l’on retrouve des rythmes décontractés et des vocals dans des registres assez élevés.
A travers « Invincible », les huit membres de EVOLution proclament qu’elles sont fortes et qu’elles vont vivre et mourir pour leurs rêves. « je deviens plus forte, je grandis. » Elles sont comme des diamants, qui brillent d’un éclat comme nul autre, d’une qualité comparable à Tiffany & Co.
On y retrouve également un clin d’œil à l’unité +(KR)YSAL EYES dans les refrains ainsi qu’à « Rising » lors du dernier refrain.
Focus sur le MV
Lors du clip, les jeunes femmes se retrouvent dans une école durant la nuit. Elles explorent les différentes salles de cours et la bibliothèque à l’aide de lampes torches, dansent dans la salle de sport et dans les couloirs.
Puis, elles se retrouvent dans un dortoir autour de bougies devant lesquelles elles semblent méditer ou prier. Elles deviennent si fortes et invincibles qu’elles peuvent traverser les murs, comme des diamants tranchants.
Cela va non sans rappeler le concept que le groupe explore depuis ses débuts, mais également celui de son groupe aîné, ARTMS, une sous-unité de LOONA.
B-SIDES
« Rhodante » a immédiatement attiré l’attention du public pour sa ressemblance avec « Fiesta » de IZ*ONE. En effet, le producteur de « Rhodante » est le même que celui de « Fiesta » : V.O.S. Il s’agit de son « son signature » qu’il exprime également dans les chansons « STARLIGHT » et « Blanc Noir » de LIMELIGHT.
Les wiz*one et WAV ont pris avec humour cette ressemblance, étant heureux d’entendre des chansons similaires à IZ*ONE qui semble manquer à tous les fans de K-pop.
« Heavy Metal Wings » est loin d’être une chanson heavy metal ! Il s’agirait plutôt d’un jeu de mots signifiant que les membres de EVOLution possèdent des ailes solides, faites de métal, qui leur permettent de voler toujours plus haut comme des anges.
« 37.5 celcius » exprime un amour passionnel alors même que la protagoniste tente de prendre ses précautions : « can’t be so needy ». Dans la même lignée, « Moto Princess » parle également d’amour – cette héroïne demande que l’objet de son affection la regarde puisqu’elle est différente des autres. Il est intéressant de noter que Park Sohyun, membre de tripleS présente dans l’unité LOVElution a participé à l’écriture des paroles.
« Enhanced Flower » est différente du reste du mini-album à nos yeux. Elle semble plus significative, avec un rythme marqué par des percussions. Plus « froide » et sombre, la chanson possède des vocals de JiWoo touchants, parfois décontractés et murmurés, presque fragiles, et une atmosphère un peu mélancolique. Il est dommage que ce titre ne dure que deux minutes. C’est néanmoins une très belle conclusion de l’EP.
Bonjour, je m’appelle YeonJi, la plus jeune membre d’EVOLution et le 12ème membre de tripleS ! Jusqu’à présent, je n’ai rencontré WAV que via SIGNAL, mais maintenant je peux les rencontrer sur scène et j’en suis très excité !
L’ensemble du processus de tournage d’un clip vidéo ou d’une séance photo de veste était très nouveau pour moi, donc j’ai ressenti diverses émotions inconnues en même temps, nerveuse et excitée. Cependant, je pense que nous sommes tous devenus plus forts au cours de ce processus parce que nous nous sommes entraidés, avons partagé nos commentaires et travaillé dur ensemble sur cet album.
Attendez avec impatience nos futures activités et j’ai hâte de vous rencontrer sur scène. J’espère que vous apprécierez la musique d’EVOLution et que vous donnerez beaucoup d’amour à EVOLution !
J’ai tellement d’émotions mitigées, donc chaque jour me semble nouveau. Je n’arrive toujours pas à croire que je ferai mes débuts et que j’apparaîtrai sur la scène sur laquelle je rêvais de monter uniquement en regardant la télévision. Cependant, mon objectif est de rester humble. Les débuts sont un autre départ pour moi, donc je travaillerai toujours dur pour devenir un artiste dont mes fans pourront être fiers.Il y a eu de nombreux défis et moments difficiles sur le chemin, mais après avoir enduré ces moments, je suis déterminé à devenir une version plus forte et meilleure de moi-même ! Merci !
Nam Seong Mo, membre de 82MAJOR
82MAJOR
82MAJOR est un groupe de six garçons sud-coréens sous l’agence GREAT M Entertainment.
Les membres sont Nam Seong Mo, Park Seok Joon, Yoon Ye Chan, Cho Seong Il, Hwang Seong Bin et Kim Do Gyun.
Leur nom s’inspire du code pays de la Corée du Sud, 82, et des aspirations du groupe à introduire une nouvelle direction dans la K-pop et à s’imposer comme une présence majeure à l’échelle mondiale.
SURE THING
La première chanson titre, « Sure Thing », a un son rafraîchissant et joyeux qui résume l’enthousiasme du groupe à l’idée de rencontrer ses fans dans le futur. Les membres Nam Seong Mo et Hwang Seong Bin ont tous deux participé à l’écriture des paroles de ce morceau.
Production
Le producteur et compositeur sud-coréen Ryan Jhun (SHINee – « Lucifer » ; Girls’ Generation – « You Think » ; EXO – « Obsession »), l’auteur-compositeur certifié platine Wyatt Sanders (Enhypen – « Not For Sale » ; NCT Dream – « Dive Into You » ; Kang Daniel – « Wasteland ») et Charles Frank Rhodes Jr. se sont réunis pour créer la composition.
« Sure Thing » commence avec les membres qui se présentent un à un, saluant le public. Le rythme est assez détendu, mettant en valeur les techniques vocales de chacun. Un rap vient agrémenter le deuxième couplet, créant une belle coupure avec les vocals. Si l’on devait comparer « Sure Thing » aux sonorités d’autres groupes, nous citerions TXT avec « Anti-Romantic » ou encore « LOSER=LOVER » ou avec BOYNEXTDOOR.
Inteprétation
Les paroles sont pleines d’espoir et de sentiments sincères : « Je serais toujours à tes côtés » / « Tu peux te reposer entre mes bras ». Malgré les nuages et la pluie, 82MAJOR veut devenir un soutien pour ses auditeurs.
Le clip vidéo a réuni plus de trois millions de vues en dix jours, prouvant que le public général attendait avec impatience les débuts de ce nouveau groupe.
FIRST CLASS
Le deuxième titre, « FIRST CLASS », met en valeur la détermination et la confiance du groupe à compter les uns sur les autres afin d’atteindre ensemble de nouveaux sommets.
Production
Les membres Nam Seong Mo, Hwang Seong Bin et Yoon Ye Chan ont également participé à l’écriture des paroles de cette chanson avec l’auteur-compositeur-interprète coréen Roydo (The Boyz – « No Air » ; OnlyOneOf – « Heartbreak Theater »). De plus, le producteur et topliner Frederik Jyll (GOT7 – « Dye » ; Infinite « 13egin ») a participé à sa composition.
82MAJOR a également travaillé avec les réalisateurs vidéo réputés Woogie Kim et Hyunji Lee. Kim est connu pour son travail pour des artistes tels que BTS, IU et HYUNA. Lee, quant à lui, est connu pour avoir créé des publicités pour des marques telles que Samsung Galaxy, Hyundai et Kia.
Interprétation
Sortie le 11 octobre, « FIRST CLASS » montre une image complètement différente de 82MAJOR. Contrairement à « Sure Thing », on retrouve une ambiance un peu plus sombre, avec un rythme marqué qui rappelle un peu les sonorités de NCT ou STRAY KIDS.
Les raps débutent la chanson avec beaucoup d’énergie, avant que des vocals viennent faire la transition avec le refrain. Les membres démontrent leur confiance en eux avec ce début officiel. Ils regardent le monde d’en haut, depuis les nuages, puisqu’ils ont atteint leur rêve de devenir des artistes qui se produisent sur scène.
NOTRE AVIS
82MAJOR est un groupe prometteur. Les deux chansons qui composent ON montre deux facettes différentes de sa personnalité et sont intrigantes. « FIRST CLASS » est une chanson addictive qui saura plaire à un nouveau public friand de NCT et STRAY KIDS, et « Sure Thing » parlera sans aucun doute aux fans de Tomorrow X Together et BOYNEXTDOOR.
Nous avons été bluffés par la qualité des productions de ce groupe. Rien n’a été laissé au hasard pour ce début en grande pompe, et nous pouvons féliciter tous les membres pour leur travail.
Pour être honnête, je n’arrive toujours pas à croire que je fais mes débuts en tant que 82MAJOR, mais le tournage de notre clip vidéo et de nos programmes de variétés m’a soudainement fait réaliser : « Cela est vraiment en train d’arriver. »J’ai été trainee pendant environ 6 à 7 ans et je n’arrêtais pas de me demander : « Vais-je vraiment faire mes débuts ? », « Mes débuts semblent être un rêve si lointain » ou « Est-ce vraiment mon chemin ? » durant ces années-là. Maintenant que nous sommes sur le point de faire nos débuts, je peux enfin voir cela se produire dans la vraie vie ! Nous faisons enfin nos débuts sous le nom de 82MAJOR. Attendez-vous avec impatience à nos projets futurs et envoyez-nous beaucoup de soutien ! Merci <3
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les fans découvraient ce 10 octobre dernier »Fact Check » le 5ème full album de NCT 127.
Dans un album tout à fait à leur image, 127 démontrent une nouvelle fois leur talent et leur patte artistique unique avec une recette qui marche et qui leur va bien.
Fact Check
Dès le début l’accompagnement instrumental très rythmé nous annonce l’ambiance de la chanson qui nous embarque dans l’ego trip* haut en couleur du groupe. S’il faut parler du MV on retiendra les décors futuristes épileptiques et post-apocalyptiques qui fonctionnent à merveille avec le style expérimental signature de 127, les looks décalés et extravagants des membres et la chorégraphie puissante et survoltée que l’unit séoulite de NCT semble effectuer sans efforts. On soulignera d’ailleurs la chance unique et très symbolique que constitue la possibilité d’avoir pour décors l’un des plus beaux monuments de la capitale coréenne : le Gyeongbokgung
Pour ce qui est des prestations des membres dans la chanson, comme souvent avec 127, la prestation vocale est excellente, les passages de rap solides. Mention honorable pour Yuta qui a pu (pour notre plus grand plaisir !) profiter d’une exposition plus grande que d’habitude dans ce MV avec une killing part encore marqué dans nos esprits et pour Taeil, véritable pilier vocal d’ancrage de la chanson, qui a assuré la préparation de la promotion du comeback (teasers, MV) alors même qu’il était sérieusement blessé.
Au niveau des paroles, 127 nous donne une nouvelle illustration de leur gestion de leurs détracteurs. N’ayant jamais vraiment fait l’unanimité musicalement ils ont toujours évolué en s’appropriant les critiques à leur sujet ; musique-bruit, style étrange, concept impossible à suivre… Ils n’en sont pas à leur coup d’essai en ce qu’il s’agit de balayer d’un revers de la main ce genre de commentaires.
Cependant, ce comeback a le mérite de célébrer leur réussite en plus de leur singularité.
‘’Check the facts, check the stats’’ : en effet le constat est sans appel après presque plus de 7 ans d’activité 127 ont su s’imposer comme l’un des groupes majeurs du paysage Kpop par leur impact et en s’entourant d’une fanbase (chaotique mais) toujours présente leur assurant un succès constant.
On apprécie particulièrement le clin d’œil à la France de Johnny qui nous parle de Mona Lisa et du Louvre, les garçons étant les bienvenus (et très attendus !) dans la capitale pour renouveler l’expérience de 2019.
Au vu des premiers retours, la chanson paraît avoir rempli les attentes des czennies et séduit les auditeurs occasionnels.
*Terme emprunté à la culture rap, procédé d’auto congratulation pour signifier son importance ou sa réussite
Space
Avis aux fans de 127 de la première heure, cette chanson est faite pour vous ! Dans un style qui rappelle les b-sides du premier album et accompagné d’une mélodie aux cuivres vraisemblablement emprunté à la chanson »Our Own Summer » du groupe indie rock coréen The Black Skirts, »Space », première b-side du projet peut être perçue comme un retour à un style plus ancien du groupe. Un son chill mais entraînant comme ils savent si bien le faire, un vrai moment suspendu. C’est un son assez simple, tout à fait idéal comme fond pour travailler et très réconfortant (testé et approuvé!)
Parade
On arrive à l’un des sons un peu plus particulier et »bruyant » de cet album ouvert par un rap qui nous donne envie de bouger dès les premières secondes. La mélodie du refrain a un côté presque comptine très fun et qui rentre dans la tête très facilement. L’instrumental change de rythme une ou deux fois et est de temps à autre ponctuée de sons/voix électroniques. Bien qu’il semble qu’une partie des auditeurs ait pu être sceptique sur certaines parties »rap’’ du morceau, la proposition reste l’une des plus intéressantes du projet. Le petit passage vocal accompagné de quelques notes au piano vient décorer la fin du morceau pour finir de lui apposer les composantes essentielles d’un morceau type de 127 (à savoir si vous ne l’aviez pas compris jusqu’à lors, selon votre auteure : GRANDE technique vocale – rap entraînant – instrumental original et diversifié)
Angel Eyes
Ce morceau a le potentiel (très précis) d’être l’une de ces chansons-émotions fédératrices auxquelles on s’attache particulièrement car utilisées lors de concerts comme transition ou dernière chanson avant les good-bye ment. L’instrumentale aux sous-tons rock et le refrain assez fort donnent un son idéal pour les fins de soirées d’étés dans un registre pop-rock qui pourrait plaire facilement aux amateurs de 5sos ou nostalgiques de Camp Rock. Ce type de chanson qui dégage très fort cet aspect nostalgique paraît être un passage obligé lors des full album de 127.
Yacht
Ce son suit aussi un schéma familier pour les nctzens : une chanson d’amour douce mais entraînante et tellement agréable et facile à écouter. Pour une après midi entre amis dans la bonne humeur ou juste pour bien commencer la journée, c’est un vrai son feel-good qui parle d’un amour frais et spontané et on ressent que les garçons se sont amusés à l’enregistrer. Certains fans ont parlé sur Twitter d’un potentiel sample de la chanson »Anything » du groupe SWV, on vous laisse vérifier et vous faire votre avis la dessus, même si cet emprunt fait sens au vu du style de la chanson. Ce morceau est donc l’ajout idéal pour réchauffer les playlists moroses de cet automne !
Je ne sais quoi
127zens français.es, c’est une victoire de plus pour nous ! Avant toute chose, quelle satisfaction d’entendre le groupe prononcer quelques mots en français à chaque refrain !
Ce morceau à l’instrumental singulière et rythmé est parfaitement habillé tant par les voix et harmonies des vocalistes que par les parties plus parlées (voir chuchotées pour certains) qui lui donne un aspect assez hypnotisant et cette atmosphère unique intrigante et presque sensuelle que 127 sait si bien communiquer, à la manière d’une »Simon Says » un peu moins audacieuse. C’est l’une des propositions les mieux réussies de cet album.
Love is a beauty
Autre gros coup de cœur de votre auteure (vous noterez l’enchaînement incroyable que nous offre l’album avec successivement »Yacht – Je ne sais quoi – Love is a beauty » !)
Avec un accompagnement musical que l’on qualifierait volontiers de romantique avec un rythme rappelant un genre de valse (pour les connaisseurs, le parallèle avec »Can I have this dance » de High School Musical 3 est inévitable, surtout pour les quelques lignes chantées de Mark) et une performance vocale magistrale de la part des excellents chanteurs que sont Haechan, Taeil, Doyoung et Jaehyun, nos 4 fantastiques de la mélodie. On soulève encore une fois la justesse vocale et l’effort de vocalistes un peu plus mis en avant qu’auparavant tels que Yuta (décidément!). Cette chanson débordante de tendresse est l’énième illustration du talent de l’unité séoulite de NCT pour chanter l’amour.
Misty
Transition toute trouvée avec le prochain morceau : qu’est ce que 127 communique encore mieux que le sentiment amoureux ? Le sentiment de douleur amoureuse bien sûr !
Véritable cri du cœur à l’image des plus grands sons de l’unité tels que Back 2 U, on ne peut qu’avoir de grandes attentes pour les potentielles performances des garçons sur ce morceau (on prie pour qu’il y en ai quelques unes de plus avant le départ de Taeil pour l’armée !)
A noter que Mark a confié à Eric Nam dans un de ses récents podcasts que ce morceau était son préféré. Le son évoque le sentiment de manque et même sans comprendre littéralement les paroles la mélodie est universellement intelligible dans les émotions qu’elle véhicule.
Real Life
Dans un autre style que »Love is a Beauty », on retrouve dans »Real Life » un aspect dansant et entraînant presque répétitif. Dans le même registre que »Angel Eyes » ce morceau à le potentiel parfait de la chanson nostalgique et clôture parfaitement ce 5ème album comme une jolie outro, un bilan tout doux et un cadeau précieux aux fans pour accompagner les journées mélancoliques d’automne. Les harmonies du morceau sont magnifiques et on ne se lasse pas de le réécouter pour essayer de toutes les repérer et les savourer : cette chanson s’apprécie en plusieurs écoutes.
Conclusion
Les deux dernières sorties de 127 sont deux full album et il faut souligner la charge de travail que cela représente, surtout que leurs activités en tant que membre de 127 étaient jumelée non seulement avec les activités de Dream comme habituellement mais cette fois aussi avec celles de U et la préparation de NCT Nation.
Bien que la promotion assez floue et désordonnée des activités et la critique d’une certaine uniformisation vers le bas du concept général du groupe ont pu entaché la discussion autour de 127 ces derniers temps (teasers toujours plus basiques et redondants, saturation des promotions, travail visuel des éléments de promotion presque inexistant, sans même parler de l’incident autour des teasers de Taeil) ce 5ème album s’affiche comme très réussi en ce que le groupe parvient, chaque fois un peu plus que la précédente, à affiner leurs spécialités et compétences pour nous proposer le meilleur produit fini possible.
NCT 127 nous présente un album efficace et qui, sans être leur projet le plus original ou ambitieux, reprend fidèlement les codes et styles qui fonctionnent parfaitement pour eux et font leur indescriptible charme (ce fameux je ne sais quoi), ce qui suffira plus que largement à combler tout fan de l‘unit.
Le 4 octobre marque le retour de ONF avec leur septième mini album Love effect. Il s’agit de leur premier comeback depuis la fin de leur service militaire.
Il faut quand même préciser que l’agence avait enregistré un album full group (SPECIAL ALBUM [Storage of ONF]) et un album solo de Hyojin (Love Things) avant leur départ. Ces deux projets sont sortis alors que les membres étaient à l’armée : l’attente a été un peu plus douce mais les Fuse (nom de leur fandom) avaient hâte de les retrouver, notamment lors des fanmeeting et promotions !.
BE HERE NOW
Love effect commence par le titre « Be Here now », un titre qui commence fort : pas d’introduction musicale mais directement des paroles qui vont donner la couleur de l’album :
보고 싶었다는 말 대신에, 이렇게 노래를 만들었어. 알잖아 내가 늘 그렇지 뭐, 음악밖에 몰라서. [Au lieu de dire que tu me manquais, j’ai fait une chanson comme ça. Tu sais, je suis toujours comme ça, tout ce que je sais faire, c’est de la musique.]
La chanson, clairement destinée à leurs fans, montre à quel point le groupe est heureux de les retrouver.
D’ailleurs, « Be Here now » n’est pas une totale découverte puisque ONF l’a dévoilée aux Fuse lors d’un fanmeeting organisé peu après que leur service militaire ait pris fin.
L’instrumentale accompagne les paroles à merveille. Elle donne un rythme très agréable et met en avant le texte chanté, sans prendre le dessus.
LOVE EFFECT
Vient ensuite « Love Effect » la title track de l’album. Par rapport à d’autres singles, “Love effect” semble moins catchy. Et pourtant, le titre reste en tête et on se surprend à l’écouter en boucle.
A travers cette chanson, les membres du groupe parlent d’un amour si fort qu’il leur est impossible de rester immobile. Ils ont besoin d’exprimer ce trop plein d’émotions.
La musique traduit cela parfaitement. Le piano ainsi que les instruments à vent donnent un effet funky qui accentue le côté dansant de la mélodie. L’énergie et la positivité se dégagent de “Love Effect” et en font une chanson de comeback plus que réussie !
Dam dam di ram
“Dam Dam Di Ram” est la troisième chanson du mini album. Si ce titre paraît moins joyeux que “Love effect” pourtant il est autant addictif.
Le titre est une onomatopée qui évoque le battement du coeur.
심장이 울린다 Dam Dam Di Ram. 저기 하늘과 땅 사이 선을 무너뜨릴. 거친 파도가 마음속에서 일렁이고, 두려운 감정이 연료 되어 [Le cœur sonne Dam Dam Di Ram. Il y a une ligne entre le ciel et la terre qui s’effondre. Des vagues rugueuses ondulent dans votre cœur, émotions effrayantes alimentées]
Avec ce titre, ONF continue son exploration des effets de l’amour. La mélodie est également dansante, dans un genre très différent de la title track. L’instrumentale ainsi que les vocaux se font plus sensuels.
Mention spéciale pour l’efficacité du refrain : impossible de ne pas chanter pendant l’écoute de la chanson !
Arrival
“Arrival” explore un nouveau genre que l’on n’avait pas encore entendu dans l’album. La musique se rapproche de l’électropop avec son arrangement musical qui fait écho à certaines chansons des années 80.
Le choix d’utiliser des synthés est judicieux car il sert à merveille le thème de la chanson, à savoir la nuance entre rêve, fantasme et réalité.
Il s’agit d’une magnifique ballade arrangée autour d’une mélodie au piano. Le titre “Wind effect” vient en contraste avec “Love effect”. En effet, si l’amour est un sentiment qui peut sembler explosif, il peut comme le vent, tourner.
내일이 두려울까 봐 천천히 가는 중 [J’ai peur de demain, en route lentement]
Conclusion :
Love effect est agréable à écouter : c’est un album qui est équilibré grâce au choix des chansons. Ce septième mini album d’ONF offre une bulle de réconfort aux Fuse qui ont été privés pendant longtemps du groupe.
On prend plaisir à les retrouver et on se rend ainsi compte que le groupe nous avait vraiment manqué.
Connu et reconnu pour sa voix rauque et puissante, Yesung (SUPER JUNIOR) est récemment revenu avec Unfading Sense. Cet opus conclut sa série sur le thème des sens et des sensations, après la sortie de son premier full album Sensory Flows en janvier et de sa version spéciale, Floral Sense, en février.
Cet album présente une gamme diversifiée de chansons, grâce à des collaborations avec le trio de rock alternatif wave to earth, le groupe électronique Glen Check ou bien l’équipe de production Phenomenotes. Yesung a quant à lui participé à l’écriture et la composition du morceau final, « I am », mettant en valeur ses talents de producteur.
SCENTED THINGS
La chanson-titre « Scented Things » est un morceau indie pop émotionnel. Le narrateur y explore, à travers les paroles, la présence persistante et l’impact d’une personne importante dans sa vie. Tout au long de la chanson, la métaphore du parfum est utilisée. Elle symbolise les souvenirs qui ont fleuri au fil d’une expérience passée et qui persistent comme un parfum, sans jamais vraiment disparaître.
Comme pour « Floral Sense » et« Small Things », la voix de Yesung est accompagnée d’une mélodie acoustique jouée par le groupe wave to earth. De ces trois-là, « Scented Things » est sûrement la meilleure. Cependant, la ressemblance de tous ces titres me paraissait trop répétitive et dans la facilité. J’aurais espéré quelque chose de différent, même si je trouve toutes ces chansons très agréables à écouter.
SILHOUETTE
Dans « Silhouette », Yesung véhicule des sentiments de nostalgie et de perte dans la recherche de quelqu’un (ou quelque chose) d’insaisissable.
Comme le titre l’indique si bien, la chanson s’articule autour d’une silhouette mystérieuse que Yesung souhaite découvrir, mais qui reste malheureusement insaisissable. Les souvenirs du passé refusent de disparaître et la nuit semble encore plus surréaliste.
Parce que la musique est écrite par Greenism, producteur et chanteur spécialisé dans le R&B, on semble comprendre un peu mieux pourquoi la chanson se rapproche légèrement de ce genre, tout en gardant la touche légère et apaisante que l’on retrouve dans les chansons de Yesung.
FORNEVER
Jouant sur les mots « forever » et never », Yesung nous délivre ici une chanson presque entièrement en anglais, sortant de ses habitudes.
La chanson, bien que très courte (seulement 2min30), a le temps de nous emmener le temps de la chanson, dans un autre univers. Quelque part où tout serait calme et en suspens. Comme dans les précédents titres de l’album, les thèmes de la peur du changement et de perdre un être cher sont omniprésents. La voix harmonieuse de Yesung posée sur air de guitare acoustique est quelque chose à laquelle on ne peut résister. Mais malgré ça, cette piste ne fait pas partie de nos coups de cœur d’Unfading Sense. Elle reste trop simple et malheureusement trop courte.
BUTTERFLY
La partie parlée/murmurée de Yesung en pré-refrain est particulièrement appréciée. C’est quelque chose qu’il n’avait pas encore entrepris dans ses précédentes chansons (à nos grands regrets, car sa voix parlée est très reposante). Bien que les autres titres de l’album traitaient du sentiment d’abandon, celle-ci semble un peu moins mélancolique et au contraire pleine de promesses. Yesung y traite de son amour pour l’être aimé, mais toujours avec une légère peur de l’abandon (Can you think this over? / Keep your love for myself).
SLIDE AWAY
Bien longtemps avant que Yesung ne sorte des albums en solo, les fans espéraient de lui des chansons plus rock. Cela a commencé particulièrement lorsqu’il a chanté au Super Show 4 « The More I Love You », une ballade rock qui allait extrêmement bien avec sa voix, et les fans en redemandent.
Avec « Slide Away », on a l’impression de retrouver ce côté que l’on avait tant aimé. La basse électrique, la batterie, la voix de Yesung…tous les éléments pour faire une bonne chanson sont réunis. On espère alors de tout cœur qu’un jour, il sortira un album rock digne de ce nom, car il a un potentiel énorme de ce côté-là.
I AM
Même sans comprendre les paroles de « I Am », on ressent que l’album se conclut sur une touche joyeuse, simplement avec la mélodie et l’enthousiasme dans la voix de Yesung. Pourtant, lorsque l’on fait attention aux paroles, la chanson semble commencer avec un ton triste. Yesung y décrit son chagrin, ne souhaitant pas qu’on force le bonheur dans sa vie. Lorsque le refrain arrive, les paroles changent cependant du tout au tout (Je suis moi, j’aime ma vie, je m’aime chaque jour), montrant l’espoir d’un renouveau et l’optimisme d’une vie heureuse.
L’ordre des chansons de l’album est aussi particulièrement bien choisi, avec une gradation dans les thèmes, allant du désespoir, la tristesse, l’acceptation et enfin la reconstruction (d’une certaine manière, comme les étapes du deuil).
Un nouveau départ pour Super Junior
Pendant ce temps, Super Junior fêtera cette année son 18ème anniversaire. Devenu un phénomène mondial, avec à son actif plus de 30 albums et nombreux prix musicaux, le groupe n’a plus rien à prouver. L’année 2023 est une période décisive de leur carrière, avec beaucoup de chamboulements. Certains membres ont par exemple quitté la SM Entertainment -tout en restant dans le groupe-. On sent qu’ils commencent à faire des choix pour être plus libres dans leur carrière et faire ce qu’ils aiment réellement.
L’amour de Yesung pour les arts (photographique, cinématographique et bien d’autres…) se ressent dans la production de son album. Même si certaines chansons de l’album ne nous ont pas conquises, on ne peut que féliciter son investissement et son envie de créer de la musique qui lui ressemble.
Dans ce webtoon basé sur l’univers de NCT, découvrez des personnages qui se lient d’amitié à travers leurs rêves et qui se rassemblent grâce à la musique. Une collection d’histoires courtes qui défie les limites entre le rêve et la réalité !
À l’occasion de la sortie de « Golden Age », le nouvel album de NCT, SM Entertainment et Kakao Entertainment se sont associés pour proposer un webtoon sur l’univers de NCT. En France, les chapitres de NCT : Dream Contact sont disponibles sur la plateforme Piccoma.
NCT est l’acronyme de « Neo Culture Technology ». La SM Entertainment voulait ainsi créer un groupe avec un nombre illimité de membres, de nationalités différentes. Le groupe se présente ainsi au public sous la forme de sous-unités…
NCT est suffisamment connu pour que chacun connaisse son concept. Il est intéressant ici pourtant de comprendre comment le concept de « Neo Culture Technology » est intégré à l’histoire du webtoon.
Pour l’instant, seul le prologue et les deux premiers chapitres sont disponibles sur la plateforme. Comme le dit le résumé, le webtoon se compose d’un ensemble d’histoires courtes. Les personnages ont tous la possibilité de voyager dans leurs rêves. Il est donc fort probable à terme qu’ils se rencontrent. Des jeunes adolescents, d’univers différents, qui se réunissent… il est alors facile de faire le lien avec les membres de NCT.
Dans le prologue, nous suivons un garçon qui souhaite devenir astronaute. Il doit faire face aux jugement des autres puis à la réalité de la vie. Le prologue fait directement écho aux paroles de la chanson “Golden Age”. Ici, il est question de rêve et de destin brisé, des difficultés qui se dressent pour se réaliser.
수많은 길 중에 (A million thousand ways), 내 길을 걸을게 (네가 비춰주는), I, I will keep my promise [De toutes les manières (un million de milliers de façons), Je vais marcher sur ma route (à travers ta lumière), Moi, je tiendrai ma promesse]
Un parallèle peut être également fait entre le webtoon et le clip de “Golden Age” puisque le petit garçon finit par jouer du piano, comme le fait Doyoung dans le MV.
Le premier chapitre met en scène un groupe de cinq amis qui voient en rêve le même nombre : 873212. Ces chiffres ont-ils un lien avec ceux qui apparaissent dans le clip de Golden Age (08 10 05) ? Pour l’instant, le mystère reste entier. La cabine téléphonique peut aussi faire écho à un autre MV : celui de Broken Melodies, interprété par la sous-unité NCT DREAM, dont la cabine est un élément clé. Ici, même si la notion de rêve est importante, c’est l’amitié des personnages que l’on retient. On les sent soudés, prêts à tout partager ensemble.
Dans le chapitre deux, nous faisons la connaissance d’un autre personnage, solitaire. Une fois de plus, l’amitié semble au cœur du récit puisque le garçon recherche des personnes avec qui partager ses secrets. C’est en rêve qu’il rencontre des amis. Il est probable que les prochains chapitres traiteront de la rencontre entre les protagonistes des deux chapitres. Ici, c’est le MV de Universe (Let play ball) de NCT U qui s’invite dans le webtoon : le clip est diffusé sur l’écran de télévision que le héros regarde.
Globalement, NCT : Dream contact est un webtoon plaisant à lire, bien qu’encore très mystérieux. On prend plaisir à le relire plusieurs fois pour déceler les clins d’œil au groupe de K-pop. L’atmosphère, quant à elle, se fait poétique, autant grâce au texte que grâce aux graphismes. Le trait de crayon de l’artiste transmet à merveille l’onirisme du scénario.
Tout en proposant un contenu supplémentaire de qualité aux NCTzen, Dream contact permet donc aux néophytes un premier contact tout en douceur avec le groupe. Vivement les prochains chapitres !
Dire que leur premier mini-album était attendu serait un euphémisme. Après deux ans de single, XG dévoilent leur premier mini-album de 6 titres : NEW DNA. Le concept promet beaucoup d’originalité : les membres incarnent une nouvelle espèce d’humaines, améliorée et sans aucune limite. Les visuels rappellent des brins d’ADN et la division de cellules. Trois chansons avaient déjà été dévoilées dès cet été : “GIRL GVNG”, “NEW DANCE” et “TGIF”. Cela nous laisse donc trois morceaux inédits à découvrir dès maintenant !
B-SIDE : HESONOO
Nous commençons le voyage dans cette introduction instrumentale, si ce n’est pour les voix robotiques qui résonnent. Elles annoncent le commencement d’une phase orbitale, et la détection de 7 formes de vie. Le titre signifie “cordon ombilical” en japonais, en adéquation avec la thématique génétique et évolution de l’album. C’est très cinématographique !
L’effet est parfait : on se croirait dans un cockpit, prêts à faire une découverte incroyable. Cela fait très bien monter la tension et dans le même temps, les attentes sur cet album !
B-SIDE : X-GENE
L’enchaînement avec l’intro est parfait sur le rap de Jurin, puissant, suivant par la précision de Cocona. Harvey et Maya suivent, surfant sur les percussions. L’instrumentale est très rapide, avec une inspiration clairement drill ou jersey club. Ce style leur va très bien! On revient ensuite sur une partie chantée par les vocalistes du groupe.
La voix robotique revient à la fin du morceau, comme un fil rouge, et on se surprend à déjà enchaîner. Avec une durée de seulement 1:25, la chanson passe beaucoup trop vite.
PRE-RELEASE : GRL GVNG
Une alarme retentit, et nous voilà embarqués dans une chanson encore très hip-hop. Les influences sont ici plutôt trap et permettent une variété de flow selon les couplets et les membres. Les paroles célèbrent la confiance en elle et la maîtrise des membres, dans un pur style egotrip.
Les visuels du clip (plus court que la chanson entière) avaient ébloui dès la sortie : utilisation ingénieuse de l’intelligence artificielle, montage impeccable, costumes très futuristes. Le groupe prouvait ainsi son statut avant-gardiste dans le monde pourtant très concurrentiel de la pop internationale.
Cette chanson introduisant un “female empire” des membres de XG s’impose donc comme l’une des plus marquantes de l’album. Le flow est obsédant et mémorable, et chaque membre montre l’étendue de ses talents en chant, en rap ou les deux !
PRE-RELEASE : TGIF
Cette fois l’album nous emmène autre part : la chanson “TGIF” (pour Thank God I’m Fly) est inspirée du genre de la deep house, et se place comme sérieuse concurrente sur les dancefloors. On la verrait même bien dans une compétition ballroom !
On commence in medias res avec la partie d’Harvey, ce qui peut être déroutant, mais est assurément très original ! Les paroles se placent encore une fois sur le spectre de l’egotrip, mais d’une manière un peu plus second degré. En témoigne la killing part d’Harvey et Hinata : “you call it cocky, I call it true!”. Le refrain se fait minimaliste, laissant toute la place à une chorégraphie impertinente et exubérante.
Justement, le clip est aussi une petite merveille de montage et d’originalité, avec des visuels forts et colorés. Entre les plans de danse impeccables, on aperçoit des références à l’évolution et aux mutations, pour faire écho au thème de l’album.
C’est une réussite pour cette chanson, fun, dansante et mémorable ! Mention spéciale au rap du deuxième couplet de Maya, qui a même connu une certaine viralité sur les réseaux.
PRE-RELEASE : NEW DANCE
Sans transition, nous passons de dancefloors futuristes à un son estival parfait pour danser sur une plage. La vibe est radicalement différente, complètement pop et oscillant quelque part entre les années 90 et le début des années 2010 (à Ibiza, sûrement!).
Les paroles sont beaucoup plus naïves, encourageant toujours la confiance en soi. La répétition du “new dance, new dance” sur les refrains est un peu lassante, tout comme l’omniprésence du riff de guitare acoustique. Heureusement, les différents registres et flows des membres parviennent à maintenir l’intérêt.
Le clip célèbre aussi l’été, apportant une touche de frais et de cool. Cependant, on a du mal à voir la cohérence de la chanson avec le reste du mini-album, bien loin des thèmes futuristes et de science-fiction.
TITLE TRACK : PUPPET SHOW
Il est enfin temps de découvrir la title track de cet album, et la conclusion de ce voyage dans l’espace et l’évolution. Avec une instrumentale électro qui groove sur les couplets, les membres chantent leur besoin d’être prises aux sérieux par un homme. Mixant les thèmes féministes d’empowerment et de critique du patriarcat, le groupe propose ensuite un exercice d’imagination : et si les femmes prenaient le contrôle, et si on inversait les rôles ?
Le “puppet show” est en fait leur laboratoire pour réaliser leurs rêves et être plus en maîtrise de leurs vies. Le clip, présentant moins de chorégraphies et monté à une cadence moins rapide que d’habitude, montre un monde de science-fiction peuplé de créatures étranges, sous la poupe des membres de XG. L’occasion pour l’histoire de se développer, dans le même sens que les paroles.
L’egotrip omniprésent dans tout l’album prend ici tout un sens féministe, approfondissant le message. Les influences hip-hop, trap, jersey club se mélangent très bien, dans un rythme sautillant. Le refrain est peut-être un peu moins fort dans sa production que les couplets, mais reste quand même en tête grâce aux talents vocaux des membres.
VERDICT
Après une première exploration, l’album du groupe japonais se révèle plus profond qu’attendu. En étendant les influences musicales, en expérimentant différents sons mais en restant très accessibles, XG s’impose vraiment comme un groupe à suivre. La cohérence thématique de New DNA est remarquable, notamment sur les paroles. On regrettera simplement que le thème de science-fiction ne soit pas parfaitement tenu sur toutes les chansons, et la durée trop courte de l’album (moins de 15 min pour 6 chansons). On attend la suite de pied ferme !
Petit à petit, les membres de BTS nous dévoilent leur album solo. V et son style unique étaient très attendus par les fans. Pour preuve, dès sa sortie, Layover s’est classé dans le top 10 du SNEP, qui établit le classement des ventes et streams.
Au travers ses solos ou des covers qu’il a pu réaliser, Kim Taehyung nous a déjà montré son amour pour le jazz. Layover ne fait pas exception à la règle et témoigne de l’énorme influence qu’a ce style musical sur l’artiste. De plus, lors de son passage dans l’émission “Suchwita” (présenté par Suga), V a expliqué que pour chaque chanson, il avait une image en tête. C’est pourquoi tous les titres de l’album s’accompagnent d’un clip vidéo qui nous plonge dans l’univers si singulier de V.
Love me again
Premier titre dévoilé au public, “Love me again” est une chanson d’amour post-rupture au style plutôt R&B. La production est simple, sans fioriture : tout repose sur la voix de V. Le clip, tourné dans une grotte en Espagne, confère une dimension mystique à la musique, ce qui contraste avec les vêtements pailletés de V et les nombreuses télévisions cathodiques. Ce côté vintage est également accentué par une alternance de plans 16:9 et 4:3. “Love me again” pose ainsi les bases de l’album de V et promet une ambiance feutrée !
Rainy day
“Rainy day” s’ouvre sur une mélodie mélancolique, jouée au piano. Les sonorités douces et jazzy nous plongent immédiatement dans un cocon réconfortant. Les paroles font, une nouvelle fois, écho à un amour passé que l’artiste aimerait retrouver. Ce thème sera le fil rouge de l’album puisque chacune des chansons sera basée sur celui-ci. Le clip joue à nouveau la carte de la nostalgie : l’appartement de style année 60, l’alternance des plans couleur et noir et blanc, ou de 16:9 et 4:3.
Slow dancing
Avec “Slow dancing”, V nous invite à prendre le temps. Malgré un style complètement différent, c’est une chanson qui peut faire penser à l’eraThe Most Beautiful Moment In Life de BTS. Les thèmes de la jeunesse et du spleen y sont dominants. On y retrouve également l’insouciance de V, d’autant plus accentuée grâce au clip.
“Maybe we could be slow dancing until the morning, we could be romancing the night away” (Peut-être pourrions nous danser lentement jusqu’au matin, nous pourrions passer une nuit romantique).
L’instrumental est agréable à lui seul : on y retrouve des sonorités jazzy plus ancrées, avec des instruments à cordes, du piano mais aussi un passage à la flûte, très déroutant !
Blue
Portée par des guitares sourdes et un rythme régulier, “Blue” est le titre de l’album qui enthousiasmera peut-être le moins. Même si le thème reste dans la lignée de celui des autres chansons : se languir d’un amour perdu, ici, la production joue beaucoup sur les répétitions (mélodie, paroles). Après “Slow dancing”, “Blue” sonne un peu plus lascive et accroche moins notre oreille. Il s’agit de celle que nous remarquons le moins dans l’album.
For Us
“For Us” est la dernière chanson à nous avoir été présentée. Le clip lui-même se présente comme un épilogue, avec des images des coulisses du tournage des MV. Plus que dans les autres titres, la voix de V se veut émouvante, comme s’il reconnaissait enfin la fin de son histoire. La mélodie est un peu plus rythmée, tout en restant langoureuse, et s’achève avec une magnifique instrumentale au piano.
“You went from my home to “It was nice to know you”, and it breaks my heart that we gave it our best shot“ (Tu es passé.e de chez moi à “c’était bien de te connaître” et ça me brise le coeur que nous ayons fait de notre mieux.)
Conclusion
Si vous vous attendiez à un album pop et dansant comme peuvent l’être les chansons de K-pop, vous risquez d’être déçu. Avec Layover, V nous offre un album oscillant entre le jazz, le blues et le RNB, aussi doux qu’agréable. Avec son ambiance LoFi et ses rythmes lents et harmonieux, l’écoute nous plonge dans une bulle de réconfort. C’est clairement le genre d’album que l’on met chez soi pour créer une ambiance cosy. Dans ces titres, on retrouve tout ce qui fait le charme de V : un style unique, aussi insouciant qu’envoûtant, son goût pour le jazz… mais aussi son amour de la photo/vidéo à travers le tournage de ses clips. On ressort alors de l’écoute de Layover en portant un regard mélancolique sur le monde, une sensation agréable en ce début d’automne.
Retrouvez nos avis sur les solos de Suga et Jimin.
Ce lundi 25 septembre marque le retour du groupe formé après le show “Girls Planet 999” pour leur 5e mini album : Magic Hour. Emmené par le titre “Galileo”, Kep1er continue son exploration musicale avec une autre référence à un scientifique. Pour rappel, le nom du groupe, en référence aux planètes, est un hommage à Johannes Kepler, astronome allemand du XVIème siècle. Il a vécu à la même époque que Galileo Galilei, astronome italien. Alors, l’équation est-elle la bonne ?
Title track : “Galileo”
Débutant avec un riff de guitare très funky et le titre répété sur une mélodie entêtante, cette title track se place sous le signe du disco. Les couplets sont scandés de manière charismatique, les refrains restent en tête (surtout cet obsédant Galileo-leo). Les instruments sont parfaitement équilibrés pour faire danser : la basse est très présente, et des cloches se font même entendre !
L’atmosphère est joyeuse et presque magique, pour faire référence au titre de l’album. Les paroles s’adressent directement à un alter-ego de Galilée, un amant fantasmé à la recherche de “preuves” de leur amour. Comme dans la chanson “Scientist” de Twice, la relation est une théorie à prouver, une énigme à percer, une définition à déterminer. Huening Bahiyyih nous chante ainsi, dans une strophe très mémorable : “One plus one equals I miss you two (What?) / Can you see my heart? It’s my proof”.
Super efficace, la chanson est accompagnée par un clip qui fait voyager le groupe dans différents décors, au travers d’un photomaton magique (référence à Doctor Who et à sa cabine téléphonique ?). Un musée, une route en forme de cœur, un ciel étoilé qui s’anime au rythme des planètes… le ton est fun et créatif. La chorégraphie se base sur des mains en forme de cœur également, pour suivre les paroles, et un dance break permet à certaines membres de montrer leurs talents de danse.
Cette title track est donc indéniablement une réussite : elle reste en tête, manie ses références avec cohérence, et montre les membres sous leur meilleur jour.
Clin d’œil : le riff de basse m’a indéniablement fait penser à du Queen, qui eux-même ont une chanson qui mentionne Galilée (Bohemian Rhapsody). Coïncidence ?
B-side : “The door”
Avec une instrumentale plus mélancolique mais gardant toujours un arrangement funky, ce deuxième titre continue le thème romantique exploré dans “Galileo”. Moins de références scientifiques dans les paroles, mais on y retrouve le trèfle à 4 feuilles présent sur la pochette du mini-album.
La chanson est superbement arrangée, et les membres chantent pour exhorter la personne aimée à les retrouver. De porte en porte, presque par magie encore une fois, la chanson se fait une place de choix dans ce mini-album.
B-side : “Love on lock”
Cette fois on s’aventure du côté hip-hop dans cette chanson parlant d’amour et d’énigme. Toujours fidèle aux thèmes de ce mini-album, la chanson présente aussi des arrangements funky. Le titre permet aux membres de montrer leur talent pour le rap, avec aussi de magnifiques harmonies vocales en arrière-plan.
Plus assurées, les membres chantent leur détermination à retrouver l’être aimé. La production est toujours aussi qualitative, et sait ramener cette vibe magique, presque féérique dans la musique.
Unit song : “Tropical light” (Yujin, Xiaoting, Youngeun, Yeseo)
Beaucoup plus minimaliste, cette première unit song met vraiment en valeur les capacités vocales de ces 4 membres. Tranquille et relaxante, l’atmosphère de la chanson est nostalgique. Au son d’une guitare acoustique, on se laisse emporter dans les paroles colorées et poétiques.
Même si le titre rappelle l’été, la vibe est parfaite pour ce début d’automne, pour qui cherche un peu de douceur et de romance.
Unit song : “TAPE” (Huening Bahiyyih, Hikaru, Dayeon, Chaehyun, Mashiro)
Serait-ce un xylophone que l’on entend dans cette chanson ? Très originale, le beat est ici très hip-hop et dansant. La production garde quelques accords funky pour la cohérence avec le reste, mais on a bien affaire ici à la chanson la plus à part de ce mini-album. Non seulement musicalement, mais aussi dans les paroles qui parlent d’amitié.
Les membres de Kep1er célèbrent ainsi leurs liens et les souvenirs qu’elles se créent ensemble, pour les enregistrer : “Put it on Kep1er’s tape, yeah”.
Verdict sur l’album
Kep1er s’est effectivement paré de vibes féeriques pourMagic Hour. Les trois premières chansons sont ultra cohérentes et s’enchaînent à la perfection, même si évidemment, “Galileo” ressort le plus. La prochaine title track s’appellera-t-elle Newton ?
Les deux units songs sont plus uniques et fonctionnent à part, toujours avec cette petite touche funky. On remarque cependant les efforts pour maintenir une atmosphère cohésive sur toute la durée de l’album. C’est girly, frais et joyeux !