Catégorie : Reviews

Musique, cinéma, littérature… on vous partage nos ressentis dans nos reviews grâce à un décryptage en profondeur de chaque oeuvre sud-coréenne.

  • JUKEBOX : A manger comme une part de gâteau ! ITZY revient avec l’EP Kill My Doubt

    JUKEBOX : A manger comme une part de gâteau ! ITZY revient avec l’EP Kill My Doubt

    Huit mois après leur dernier comeback avec “Cheshire”, ITZY est revenu sur scène avec l’album Kill My Doubt. La title track, “CAKE”, a d’abord été teasée par la sortie de deux autres chansons : “BET ON ME”, sortie le 2 juillet, et “None Of My Business”, sortie le 23 juillet. 

    « Nous parlons toujours de nous faire confiance et de nous aimer, mais cette fois, il s’agit plutôt de combattre votre peur intérieure et de la surmonter. »

    Lia

    L’EP se compose au total de six chansons : 

    • Kill Shot
    • BET ON ME
    • Bratty (나쁜 애)
    • Psychic Lover
    • None of My Business
    • CAKE

    BET ON ME

    “BET ON ME” précède de près d’un mois la sortie de Kill My Doubt, dans un nouvel effort marketing qui envahit le monde de la K-pop : les pré-releases. Cela donne un avant-goût de ce qui est à venir, sans pour autant spoiler tout l’album, à l’instar des medleys. “BET ON ME” est une chanson R&B avec des inspirations rock. 

    La chanson s’ouvre sur un rythme régulier de percussions et avec des voix douces. On découvre ainsi une nouvelle facette de la voix de Ryujin, grave et relaxée comme toujours, mais avec plus d’émotions et une légèreté que l’on a, pour l’instant, jamais entendue. Les paroles parlent de croire en soi-même : “trust me” / “do I believe me?” / “I choose me” / “I bet on me” sur un rythme plus électro. 

    Au-delà de croire en soi, il faut également penser au parcours que l’on va parcourir. Ryujin le résume dans son couplet rappé : elle va tomber, elle va perdre parfois, mais ce n’est pas grave, car c’est comme cela qu’elle va apprendre, se relever et réussir. On peut voir ces paroles comme une allusion aux deux derniers comebacks d’ITZY, “Sneakers” et “Cheshire” qui n’ont pas su trouver leur public, car trop différents des autres titres auxquels nous avaient habitué le groupe. En bref, “BET ON ME” exprime le sentiment d’avoir peur d’être seul au monde.

    “BET ON ME” offre également une référence à l’album dans son entièreté Kill My Doubt dans son dernier couplet. 

    NONE OF MY BUSINESS

    “None Of My Business” est la deuxième chanson teaser de l’album avant la sortie de “CAKE”, le titre principal. Les paroles peuvent faire référence aux sentiments éprouvés par Yeji, Lia, Chaeryeong, Yuna et Ryujin face aux commentaires désobligeants sur leurs chansons. 

    “Tu n’es plus le même qu’avant” : l’auditeur s’est éloigné d’ITZY car les rythmes ne sont plus les mêmes que lors de leurs débuts avec “Dalla Dalla”, par exemple. Mais ITZY évolue, ce qui est normal, alors ce n’est plus de leur ressort si le public de ses débuts se disperse pour laisser place à de nouveaux fans qui comprendront mieux leur message. 

    La multitude de significations dans les paroles de “None Of My Business” est une véritable aubaine pour la chanson. Parle-t-elle d’une rupture entre amoureux qui ne tiendrait pas le passage de l’été ? D’une rupture entre un public qui n’a pas su les apprécier pendant “Sneakers” et “Cheshire” ? Dans tous les cas, ce n’est plus de leur ressort. 

    Le rythme trap-pop qui guide la chanson est également une perspective appréciée pour ITZY puisque cela permet de mettre en valeur leurs compétences vocales. Lia surprend également avec son rap dans le troisième couplet, elle qui est main vocal saisit l’opportunité de quelques lignes plus rythmique avec facilité avant de faire place à Chaeryeong qui effectue un refrain plus calme avec tendresse. 

    CAKE

    Cake a été teasée sur les réseaux sociaux quelques jours avant sa sortie avec une répétition de “cake, cake, cake, cake” et un clip coloré qui rappelle “Icy” en 2019. En réalité, le clip fait référence à plusieurs de leurs précédentes eras, comme « In The Morning« , ce qui est agréable à regarder et provoque un petit sentiment de nostalgie, alors que le rythme de la chanson est un rappel à leurs débuts et amplifie cette nostalgie.

    Les cinq membres s’imaginent même dans la série à succès “Squid Game” avec des uniformes rouges et en reproduisant le fameux jeu du dalgona. Des personnes déguisées viennent les défier alors que la répétition du “cake” vient complètement contredire les visuels plus menaçants. 

    Le clip est divisé entre couleurs flashy et ambiances joueuses tandis que le reste vient agiter le spectre de la menace sur les membres d’ITZY. 

    Le deuxième couplet de la chanson vient totalement surprendre l’auditeur. On pourrait même comparer cette division musicale aux débuts de NMIXX tant elle est radicale. La ligne de basse devient plus groovy dans cette partie alors que le décor est plus rustique, puisqu’il s’agit d’un simple fond vert. 

    SIGNIFICATION

    Les paroles sont équivoques : on ne peut pas savoir de quoi demain sera fait, “it’s up in the air”. Personne ne peut garantir si les choses seront bonnes ou mauvaises, alors il faut simplement profiter de l’instant présent, malgré les menaces qui peuvent planer au-dessus de nous. 

    Pour nous, le message de la chanson ainsi que du clip vidéo est assez clair. Il s’agit de ne pas céder à la pression de ceux qui nous entourent mais de suivre ses propres pas. En clair, c’est le message que porte ITZY depuis ses débuts. 

    Il est également intéressant de noter que B.E.P (Black Eyed Pilsung) ainsi que Jeon Goon ont produit cette chanson. Rado, un des membres du duo B.E.P, est également le producteur de STAYC, et est derrière “Teddy Bear”. 

    KILL SHOT

    Lorsque le medley a été dévoilé par JYP Entertainment, “Kill Shot” a rapidement été apprécié par les Midzy (nom des fans). La chanson est dans un registre plus grave que ce à quoi ITZY nous avait habitué. La ligne de basse est entraînante, et la voix enrouée de Ryujin est une parfaite addition à ce rythme down tempo.

    Le refrain apporte une surprise, puisque l’on pourrait s’attendre à une explosion de R&B ou de techno. Cependant, l’instrumentale se fait plus discrète et minime, avec un simple claquement de doigts au début. La deuxième partie du refrain est plus travaillée avec une instrumentale qui recouvre presque la voix des membres avec un fort synthétiseur. Il s’agit d’un anti-drop très bien travaillé, qui déroute les auditeurs. 

    ANTI-DROP ET VIRALITE

    L’anti-drop, c’est lorsque le rythme de la chanson accumule tellement d’énergie que l’on attend à ce que le refrain explose et soit le point culminant du titre. Cependant, l’anti-drop créé la surprise puisqu’il est plus minime et vient en opposition des attentes de l’auditeur. Charlie Puth, qui a inventé ce terme, déclare que loin d’être “un simple refrain vide ou une simple pause, lorsqu’il est fait correctement, il peut porter toute la chanson, soulager le stress et ajouter du drame à la chanson.”

    Le point faible de cette chanson est qu’elle est bien trop courte. Mais il s’agit d’une tendance récurrente dans la K-pop en ce moment. Il semblerait que les producteurs se concentrent sur des titres qui font à peine plus de 2 minutes, concentrant tous leurs efforts sur les deux premiers couplets en oubliant tout simplement les bridges afin d’augmenter leur potentiel de viralité sur TikTok. Lorsqu’un utilisateur de TikTok découvre une chanson qu’iel apprécie sur l’application à travers quelques secondes, il est devenu presque normal que les chansons entières ne soient pas à son goût lorsqu’elles sont trop longues. 

    Pour Bobby Owsinski, producteur musical et auteur, il ne faut pas oublier que “la durée d’attention musicale est dictée par les auteurs-compositeurs et les artistes, et non par les auditeurs. Ce qu’ils veulent vraiment, c’est quelque chose de nouveau et qui attire leur oreille, quelle que soit sa durée.”

    De même, Owsinski pense que cette tendance est éphémère, et qu’il ne suffira que de l’extrême succès d’une chanson plus longue pour la renverser. Des exemples apparaissent déjà, comme “All Too Well (Taylor’s Version)” qui dure 10 minutes, mais dont le succès n’est pas suffisant en dehors de son fandom pour être la nouvelle normalité. 

    BRATTY (나쁜 애)

    “Bratty” possède une ligne de piano qui crépite autour des oreilles, faisant l’effet de bulles qui flottent autour de nous. Le rythme trap est bien marqué par les percussions mais n’est pas accablant. Cela est suffisant pour nous permettre de rentrer dans la chanson sans se sentir perdu à travers trop de batterie. 

    Au lieu de cela, “Bratty” propose une superposition de vocals, notamment lors du dernier refrain entre des “I’m too cool for you” et des harmonisations. Ici, et à cause justement de la simplicité de l’instrumentale, cela paraît un peu too much

    La chanson reste pour autant ludique et vive, dans l’esprit d’ITZY sans aucun doute. Il manque peut-être quelque chose à la production pour que la B-Side soit à la hauteur de “Kill Shot” qui est pour le moment notre préférée. 

    PSYCHIC LOVER

    A peine quelques notes passées, on peut immédiatement avoir l’impression d’écouter une chanson de Red Velvet. Le titre s’ouvre avec un synthé et une performance fluide de la part de Lia. Après une ambiance trap, le refrain devient pop-rock, qui est influencé par Olivia Rodrigo sans aucun doute. La chanson mélange toutes les influences qui sont tendances en ce moment, cependant au bout de quelques écoutes, on peut rapidement se lasser de ce méli-mélo qui semble en faire trop pour être hip

    L’énergie dans chaque partie séparée est très bien maîtrisée et fonctionne, mais le tout est un peu trop. La redescente du refrain vers le deuxième couplet laisse comme un creux qui n’est jamais rempli. Cependant le “ooh ooh” est très entraînant et mériterait d’être plus exploité dans la chanson. 

    Le rap de Ryujin passe un peu trop rapidement, tout comme le troisième couplet en réalité. “Psychic Lover” était une belle tentative de mélanger toutes les tendances actuelles mais sans réellement réussir à trouver une porte d’entrée vers quelque chose de mémorable et durable. 

    CONCLUSION

    Kill My Doubt se place sans aucun doute au-dessus de Cheshire et Checkmate qui nous avait laissé sur notre faim. Pour autant, l’album n’est pas vraiment complet, il semble parfois manquer de substance. “Kill Shot” et “Cake” auront une postériorité minime dans la discographie d’ITZY, qui reste dominée par leurs plus anciennes chansons comme “Wannabe”. 

    “Cake” reçoit un soutien mitigé de la part du public, mais elle reste une title track appropriée pour l’été, et bien meilleure que “Sneakers”, qui semblait presque parodique. Nous ne possédons pas la musique de l’été avec “Cake”, mais nous avons au moins une chanson agréable et suffisamment excentrique pour représenter ITZY pendant la fin de l’été.

  • BOOKCLUB : Dossier Pick Me Up! [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    BOOKCLUB : Dossier Pick Me Up! [INTERVIEW EXCLUSIVE]

    L’histoire

    Han Seojin, aussi connu sous le nom de Loki le maître des MJ, est une véritable légende sur le jeu mobile Pick Me Up!. Difficultés infernales, combats ultra-réalistes, modes immersifs… Derrière tous ces modes de jeu certes incroyables se cache un terrible secret : les héros invoqués ne sont pas des IA… Ce sont des personnes réelles ! Et très peu d’entre elles survivent à cette invocation. Soudainement propulsé dans Pick Me Up!, Han découvre alors la douloureuse vérité. Désormais, il lui faudra se battre ou périr.

    Lee Kwang Eun

    Né en 1992, Lee Kwang-Eun est le directeur artistique de l’équipe WASAK BASAK, le studio en charge du dessin du smartoon Pick Me Up!. Il a participé à de nom­breux projets qui ont connus un grand succès, aussi bien en Corée qu’à l’étranger (Tomb Raider King). Lee Kwang Eun était présent à Japan Expo et à cette occasion, nous avons pu le rencontrer !

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    L’interview

    Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

    Bonjour, je m’appelle Lee Kwang-Eun et je suis en charge de la supervision des dessins de Pick Me Up!.

    Pourquoi avoir choisi la BD et le webcomic spécifiquement ? Quel a été votre parcours ?

    J’ai toujours été passionné par le dessin. J’aimais déjà dessiner quand j’étais petit et je lisais également beaucoup de BD. Alors, j’ai acheté des crayons. Quand j’étais à la fac, il y a eu l’avènement des Webtoon et je m’y suis intéressé. C’est comme ça que je me suis lancé.

    WASAK BASAK étant un studio qui regroupe plusieurs artistes, comment vous organisez-vous ? Quelle est votre journée type ?

    Nous sommes une équipe au sein du studio 3B2S. L’organisation se répartit selon les tâches. Certaines personnes se chargent du storyboard, d’autres de la pré-production, du dessin, du coloriage et également des corrections. Nous faisons beaucoup de réunions sur la mise en scène, pour arranger les détails et déterminer quelle orientation prendra l’intrigue. Nous échangeons beaucoup ensemble. S’il y a un problème ou que quelqu’un a quelque chose à dire, nous communiquons entre nous. 

    Pour une journée type, elle commence généralement assez tard. Pour moi, c’est assez irrégulier mais le plus souvent, je commence à travailler au studio à l’heure du déjeuner. Les journées sont variées : on fait des réunions ou on travaille chacun de notre côté en échangeant beaucoup avec les membres de l’équipe.

    Écoutez-vous de la musique lorsque vous dessinez, pour vous mettre dans une ambiance particulière ? Si oui, quels morceaux ? Quel type de chansons ?

    Oui, bien sûr, j’en écoute souvent. Je n’ai pas de genre musical préféré. Je varie souvent entre la K-pop et la Pop. Quand je dessine des scènes d’action, assez violentes, en général, j’écoute du hip-hop ou du rock. Je suis assez fan de Linkin Park.

    Dans la K-pop, y a-t-il des groupes que vous aimez plus particulièrement ?

    J’aime beaucoup NewJeans

    Quelles œuvres ont particulièrement influencé votre travail graphique ?

    Pour Pick Me Up!, Solo Leveling m’a beaucoup influencé car l’auteur était aussi mon maître. Pendant six mois, j’ai travaillé à ses côtés et j’ai beaucoup appris de lui. Dans Pick Me Up!, j’ai essayé d’insuffler son sens du détail.

    Y-a-t-il une œuvre en particulier qui vous a donné envie de faire du webcomic ?

    The God of High School, des studios Naver, m’a motivé à travailler dans le Webtoon.

    Si vous étiez projeté dans le monde de Pick-me Up!, comment réagiriez-vous ?

    Je suis assez peureux donc, c’est sûr que je ne pourrais pas combattre. Je me dirigerais plutôt vers la cuisine. Quand j’étais petit, j’aimais beaucoup fabriquer des choses avec mes mains. Donc oui, la cuisine ou l’artisanat.

    Ah vous survivriez du coup ? *rires*

    Exactement *Rire*

    Jouez-vous à des MMORPG ? Est-ce un univers qui vous est familier ?

    Je ne joue plus trop maintenant par manque de temps mais avant j’aimais beaucoup y jouer, notamment à Lost Ark et à Diablo.

    Ça ne vous manque pas, de ne plus jouer ?

    Non, ça va, car quand je dessine, c’est comme si je créais mon propre RPG !

    Auriez-vous des conseils pour quelqu’un qui souhaite se lancer dans le webcomic ?

    Je dirais qu’il faut trouver sa propre touche pour savoir ce qui nous démarque des autres, que ce soit par exemple dans le storyboard ou le dessin. Le second conseil que je peux donner, c’est vraiment de faire preuve de persévérance !

    Nous tenions à remercier Lee Kwang-Eun, son équipe, ainsi que Camille de Piccoma pour avoir rendu cette interview possible.

    Lors de Japan Expo, Lee Kwang Eun a donné un live drawing. C’était un exercice tout nouveau pour lui puisque c’était la première fois qu’il dessinait face à un public curieux de connaître sa technique.

    Si l’utilisation d’une tablette graphique peut sembler plus « facile » que le traditionnel crayon et papier, les spectateurs ont vite remarqué qu’il n’en était rien. Lee Kwang Eun jonglait avec une aisance déconcertante entre la tablette graphique et l’ordinateur.

    Un exercice remarquable, qui a coupé le souffle de plus d’une personne dans la salle!

    Notre avis sur Pick Me Up!

    Nombreuses sont les histoires où les héros se retrouvent plongés dans un jeu vidéo : Solo Leveling, The Gamer, Sword Art Online, Log Horizon… Et pourtant, les lecteurs ne se lassent pas, tant les auteurs redoublent d’efforts pour nous proposer des scénarios toujours plus originaux, plus captivants. Récemment sorti sur Piccoma, Pick Me Up! comporte, pour le moment, une vingtaine de chapitres… de quoi nous faire un avis sur ce nouveau webtoon.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire est rythmée, sans temps morts et bourrée d’action. Et même si on peut observer un schéma narratif redondant (invocations de nouveaux joueurs, combats, invocations, combats…), on ne s’ennuie pas un seul instant ! Car ce qui fait la force de Pick Me Up!, c’est avant tout ses personnages. Han est un héros nuancé, complexe à cerner : parfois stratège, parfois leader, il sait faire preuve de sang-froid quand il le faut. C’est un personnage humain qui a encore de nombreuses facettes de sa personnalité à nous révéler. Jenna, l’héroïne, a également beaucoup à nous offrir. Pour le moment, son passé reste mystérieux mais son évolution, en l’espace de quelques chapitres, est spectaculaire ! D’autres personnages croisent régulièrement le chemin de nos héros. Avec un univers aussi dangereux, difficile de savoir combien de temps ils resteront dans l’histoire. Attachez-vous à eux à vos risques et périls ! 

    L’autre force de Pick Me Up!, c’est incontestablement le détails de ses graphismes : les dessins sont travaillés et rendent le monde du jeu vidéo plus réaliste.

    Le studio Wasak Basak nous propose de multiples décors, tous aussi époustouflants les uns que les autres. Chaque scène est un régal pour les yeux. Les couleurs restent lumineuses même dans leurs palettes les plus sombres, ce qui ne nuit pas à la qualité de la lecture.

    En bref, Pick Me Up! aurait pu se noyer dans l’offre de webtoons du même genre. Pourtant, l’œuvre parvient à se démarquer sans mal grâce à un rythme narratif qui rend la lecture addictive. Si vous recherchez une histoire de plongée dans un monde virtuel, Pick Me Up! saura définitivement vous satisfaire ! 

  • JUKEBOX : HOW TO PLAY : la saga Xikers continue

    JUKEBOX : HOW TO PLAY : la saga Xikers continue

    4 mois après avoir débuté et dévoilé leur premier mini-album, Xikers reviennent avec leur nouveau mini-album « HOUSE OF TRICKY : How to Play« . Une nouvelle fois, c’est un carton plein pour les rookies de KQ Entertainment !

    Un album preview qui a déchaîné les fans

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    Dévoilé le 2 août 2023, le nouveau mini-album de Xikers contient 6 titres dont les deux title track « Do or Die » et « Homeboy ». Cette dernière fut d’ailleurs révélée aux fans une semaine avant la sortie officielle de l’album. Elle cumule une semaine après sa sortie près de 10 millions de vues.

    Le moins qu’on puisse dire c’est que les roady attendaient impatiemment ce comeback. Grâce à un album preview sorti quelques jours plus tôt sur YouTube, les fans ont pu se familiariser avec cet univers musical. Imaginée sur le thème des jeux vidéos, la vidéo a dévoilé environ 30 secondes de chaque chanson.

    SKATER

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    HOME BOY

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    DO OR DIE

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    KOONG

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    RUN

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    SUNNY RIDE

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    Un album a l’univers entrainant et rêveur

    Comme expliqué dans notre Get to Know : le phénomène Xikers, la storyline du groupe parle d’enfants dépourvus de « coordonnées de vie ». Ils parviennent à finalement les trouver dans leurs rêves grâce à la TRICKY HOUSE.

    Le premier album s’appelait « TRICKY HOUSE : Doorbell Ringing« , comprenez par là le moment où l’on appuie sur la sonnette pour pouvoir entrer dans la maison. Le second album, « TRICKY HOUSE : How To Play« , est en fait la suite logique de l’univers. Tricky nous invite à découvrir les règles du jeu afin de trouver ses coordonnées de vie. On comprend alors pourquoi les preview des titres ont été créées sous forme de jeux vidéos.

    Ainsi les nouvelles chansons de Xikers ont pour la plupart une dimension rêveuse.

    SKATER :

    La musicalité donne une certaine confiance, les paroles sont libératrices : do what you want ! Selon Yechan : « les skaters roulent librement, ils font ce qu’ils veulent », c’est donc comme ça que Xikers voient ce titre.

    HOME BOY :

    Avec un son électronique, la chanson évoque l’émancipation des idées et la liberté. Ce sera la deuxième title track avec une chorégraphie qui sortira plus tard… Junmin a déjà spoilé quelques pas de danse pendant le live countdown. Jinsik s’est confié sur ce titre qui était très compliqué pour lui à enregistrer car il fait une high note dedans. Finalement, après l’avoir fait et quand il l’a écouté pour la première fois, il a beaucoup pleuré.

    DO OR DIE :

    C’est la deuxième title track de l’album : la mélodie est pop-rock et les paroles imposent le défi : « do or die ». Elle montre parfaitement l’énergie de Xikers selon Hunter. Le MV met en scène des adolescents prêt à relever tous les défis sur une vibe année 90 en termes de visuel.

    KOONG :

    B-side avec un MV disponible depuis le 26 juillet, c’est sur une mélodie rap, électro que les xokayyikers nous invitent à les suivre dans leurs rêves pour chercher les coordonnées manquantes. Ils deviennent ainsi les héros de leurs rêces. Pour Minjae, Yechan est celui a qui la chanson correspond le plus grâce a ses parties rap.

    RUN :

    La chanson met en avant un beats EDM dans lequel on nous intime de jouer tous ensemble et d’arriver à nos fins. C’est la chanson préférée de Minjae (et de beaucoup d’autres) et Xikers la caractérisent comme une chanson parfaite pour voyager.

    SUNNY RIDE :

    Avec un côté old school, cette dernière track ensoleillée rappelle qu’après la pluie vient toujours le soleil. La maman de Jinsik a d’ailleurs adoré la chanson parce que c’est un style hip-hop old school.

    En d’autres termes, l’album en entier raconte la continuité de l’histoire des Xikers mettant en lumière la nécessité de franchir les obstacles pour atteindre son but.

    Vous pouvez retrouver l’album de Xikers juste ici :

    Photo concept

    Concept 1 : HIKER

    Concept 2 : TRICKY

    KOONG Concept

    DO OR DIE Concept

    MINJAE

    JUNMIN

    SUMIN

    JINSIK

    HYUNWOO

    SEEUN

    YUJUN

    HUNTER

    YECHAN

  • JUKEBOX : Treasure « Reboot » pour se réinventer ?

    JUKEBOX : Treasure « Reboot » pour se réinventer ?

    L’année 2022 n’a pas été de tout repos pour les fans de Treasure. En mai, nous apprenions que Yedam et Mashiho prennent une pause jusqu’au moins la fin de l’année. Ils n’ont ensuite pas pris part au comeback « The second step: Chapter two » en octobre 2022, malgré les espoirs des Teume (fan club de Treasure) de les voir revenir. Et c’est un mois plus tard que le coup de grâce est tombé, YG annonça le départ définitif des 2 membres du groupe.

    Après la tristesse, c’est ensuite de l’inquiètude qu’ont ressentit les fans, car le 11 juin 2023, une vidéo d’annonce officielle sort sur la chaine du groupe. C’est YG (Jang Hyun-sung) qui prend la parole. Il commence par s’excuser de ne pas avoir pu se concentrer pleinement sur son travail de producteur depuis les débuts de Treasure mais il explique surtout que le prochain album du groupe se nommera « REBOOT », et que cela sera comme une renaissance. Ceci a soulevé beaucoup de questions chez les fans : quels changements vont avoir lieu, et surtout est ce que les prochaines musiques du groupe vont leur plaire ?

    Move : le pré-release parfait ?

    Les Teumes ont pu voir les changements de YG Ent avant même la sortie de l’album. En effet, l’agence a suivi la tendance actuelle des pré-release, c’est à dire sortir un ou plusieurs morceaux de l’album avant la sortie officielle de celui-ci. Cependant, là où ils se démarquent, c’est que ce titre est par la nouvelle et première sous-unité de Treasure: T5.

    L’histoire de la composition de T5 est plutôt originale puisque d’après YG, il a été demandé aux membres de lever la main s’ils se considéraient comme le plus beau du groupe. Jung-hwan, Junkyu, Jihoon, Yoon Jae-hyuk, et Doyoung ont tous levé la main et ils forment donc la sub-unit T5.

    Alors qu’on pensait ne pas pouvoir faire plus orginal, YG ent a décidé de sortir dabord la dance practice video de « Move », avant le MV officiel, et celle ci comptabilise plus de 36 millions de vues. 8 jours plus tard, le clip sort enfin pour le plus grand bonheur des Teume.

    « Move » est un morceau addictif qui raconte l’attraction intense entre deux personnes. La basse est entêtante et le synthé donne un côté futuriste au son. Les parties chantées et parlées s’enchainent très bien. La seule chose qui nous sort un peu de ce titre qu’on pourrait écouter en boucle est l’interlude qui vient juste après le bridge. Mais le dernier refrain explosif, classique de chez YG, compense largement et donne envie de ré-écouter « Move » immédiatement.

    Les paroles racontent aussi ces sentiment (s) d’urgence, de désir brûlant et d’admiration. Paroles qui ont été écrites entièrement par Junkyu, qui a également participé à la composition du morceau. YG lui même à participé à son arrangement. Une première depuis les débuts de Treasure.

    Le clip nous montre les 5 chanteurs dans des décors épurés, futuristes et luxueux. Les couleurs prédominantes sont le noir, le blanc, le gris et le rouge. Leur tenues sont essentiellement des costumes ou des habits en cuir. Le rendu global est beaucoup plus mature et sexy de ce à quoi Treasure nous avait habitué jusque là. C’est ce MV qui nous fait vraiment rendre compte des changements radicaux que YG Ent a entreprit pour Treasure. Entre voiture de sport, fauteuil en cuir et dressing luxueux, les membres respirent la confiance en soi, et on comprend mieux la stratégie de YG pour cette sub-unit.

    BONA BONA : Un pur produit de la YG entertainment

    La title track « Bona Bona », sortie le 28 juillet, confirme à tous les sceptiques la direction prise pour ce comeback. Même si c’est un nouveau style pour Treasure, ce titre reprend les codes classiques de la YG.

    Décrite comme une musique entrainante et dansante, « BONA BONA » raconte les sentiments puissants que l’ont peut avoir pour quelqu’un. Tellement puissants que l’on se demande presque si aimer cette personne ne serait pas notre destinée. C’est d’autant plus explicite dans les refrains où les chanteurs répètent « Born to love ya », ce qui a inspiré le titre de la chanson « BONA BONA ».

    La structure et les sonorités de la chanson sont un mélange évident du style de YG Entertainment et de ce à quoi Treasure nous avais habitué précédemment. On y retrouve le fameux refrain en anti-drop, que l’ont entend beaucoup chez Blackpink et Big Bang. Le couplet rap est aussi très distinctif de la YG, et similaire à celui de Blackpink dans « Kill This love ». Une autre similitude avec cette chanson est le dernier refrain. On y retrouve, comme dans le dernier de « Kill This Love », les sons de fanfares et les paroles scandées. Mais ce dernier refrain est aussi un « party chorus » comme le veut la tradition de chez YG ent. C’est à dire que c’est le moment où l’énergie du morceau est à son point d’orgue, comme un feu d’artifice qui vient clôturer un spectacle en beauté. Ce fameux refrain est présent dans « Forever Young » de Blackpink mais aussi « Bang Bang Bang » de Big bang, « Killing Me » de Ikon et « I’m The Best » de 2NE1. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive puisque on retrouve ces « party chorus » dans les précédentes chansons de Treasure comme « Jik Jin », « I Love You », « BOY » et la plus récente « HELLO ».

    Pour le style habituel de Treasure, il se traduit ici par des pré-refrains intenses et un bridge qui maintient parfaitement la tension. Leur performances vocales sont également bien mises en avant, spécialement dans les couplets. La structure de la chanson est typique d’un son de Treasure avec le 2ème refrain entièrement rappé.

    Avec tant de similitudes, on peut se demander où sont ces grands changements dont YG nous a tant parlé ? Il y a déjà, comme dans « MOVE » beaucoup plus de sons futuristes, YG a également participé à l’arrangement de ce morceau. La plus grande différence est surtout dans le clip vidéo, les seules couleurs sont encore une fois blanc, noir, gris et cette fois ci du bleu. Leur tenues le long du clip sont cette fois aussi plutôt chics et intenses. Les décors également sont une nouveauté, plutôt simples et sobres, ils sont tout de même grandiose. On retrouve encore des tableaux qui pourraient être dans un clip de Blackpink, notamment celui avec les colonnes anciennes, les escaliers et le lierre bleu, qui ressemble à la pièce qui explose dans « Kill This Love ».

    Le seul moment où l’on semble retrouver l’esthétisme précédent de Treasure est le dernier tableau sur le yatch. Il est beaucoup plus coloré et le seul en extérieur. Leur tenues sont aussi très différentes de ce qu’on a pu voir dans « BONA BONA » et « MOVE », mais elles ressemblent à ce qu’ils portent dans leur précédents clip. Cette scène fait plutôt tâche par rapport à toutes les autres du MV, on peut se demander si une telle différence n’aurais pas une signification. Cela veut peut être dire que Treasure quitte leur ancien concept, plus jeune, représenté par leurs tenues pour aller vers un style plus adulte, représenté par le yatch.

    Les expressions des 10 idols ont aussi bien changées, dans leurs précédents clips on les voyait sourire, ils sont à présent plus sérieux, plus mystérieux. L’aura dégagée est mature et sexy, ils cherchent à captiver leur audience et respirent la confiance en eux.

    Il est important de relever qu’une tradition du groupe perdure, les membres continuent de participer à la création de leurs chansons. Cette fois-ci c’est Junkyu, Hyunsuk, Yoshi et Haruto qui sont crédités pour les paroles, avec un de leur prédécesseur : Lee Chanhyuk de AKMU !

    I WANT YOUR LOVE

    Pour « I Want Your Love », c’est Hyunsuk, Haruto et Junkyu qui ont participé à l’écriture. Ce dernier a aussi pris part à la composition du morceau. Les paroles sont encore une fois sur l’amour, mais cette fois-ci sur les sentiments contradictoires que l’ont ressent quand on ne sait pas si l’être aimé nous aime en retour.

    Après les fameux « party chorus » Treasure va plus loin puisque c’est toute la chanson qui donne envie de danser. C’est une des préférées des Teumes puisque que la track video a déjà accumulé 70 000 vues en 5 heures sur YouTube. En bref un son énergique qui reste en tête et qui suit très bien la title track.

    RUN

    Ce troisième titre tranche avec les deux premiers, je trouve d’ailleurs curieux qu’il soit placé avant « Move » dans l’ordre de la tracklist. l’ambiance est beaucoup plus joyeuse, estivale et jeune. Grâce aux refrains dynamiques et à l’accumulation d’énergie bien maîtrisée dans les autres parties, cette chanson pourrait devenir le générique d’un animé sans problème. Le sujet est encore… l’amour, mais cette fois-ci il a aussi le désir de s’enfuir d’une vie morose et ennuyante avec l’être aimé.

    Le deuxième refrain entièrement rappé peut être assez clivant, la mélodie change totalement pendant cette partie, on a l’impression d’écouter un morceau différent. Elle reprend ensuite comme si de rien était, ce que j’ai trouvé déroutant, mais de nombreux Teumes en sont fans.

    Hyunsuk, Yoshi et Haruto sont crédités pour les paroles et la composition.

    G.O.A.T (Rap unit) (feat Lee Young Hyun)

    « G.O.A.T » est une vrai surprise musicale pour moi. Je ne suis habituellement pas fan des chansons uniquement rap car souvent, elles penchent lourdement vers le hip-hop, mais ce n’est pas le cas ici. La trompette suivie des rifs de guitare rend le tout grandiose. L’ambiance groove et funky mélangée aux raps et à la voix digne d’un opéra de Lee Young Hyun forment un résultat inattendu mais qui fonctionne très bien.

    Pas d’amour cette fois, « G.O.A.T » célèbre les accomplissements et la victoire. En citant Messi et Jordan, ils parlent de d’ambiancer le public sur scène et d’aller au delà de leurs limites.

    Après « Volkno » la rap line continue d’explorer de nouveaux styles pour notre plus grand plaisir. Les 3 membres Hyunsuk, Yoshi et Haruto sont crédités pour les paroles et la composition.

    멍청이 (STUPID)

    « Stupid » ressemble un peu à « Run » dans les émotions et la vibe qu’elle dégage. Elle irait également très bien en générique d’animé mais plutôt celui de fin car elle est moins énergique et plus nostalgique. Elle me rappelle également leur très populaire chanson de pré-débuts « Going Crazy », mais aussi, dans une moindre mesure, « HELLO » surtout par les « La la la » scandés en choeurs par plusieurs membres.

    L’amour est de retour dans ce morceau, mais il s’agit plutôt d’un amour regretté. On ne s’y attend pas en écoutant la chanson, mais les paroles décrivent la tristesse d’avoir laissé partir l’être aimé, de ne pas avoir réussi à maintenir la relation qu’ils avaient.

    C’est encore une fois Yoshi, Hyunsuk et Haruto qui sont crédités pour les paroles, et Yoshi pour la composition.

    « 어른 (THE WAY TO) (VOCAL Unit) »

    Changement de registre pour la chanson de la vocal unit, composée de Jihoon, Junkyu et Jeongwoo. Leur voix sont parfaitement mises en avant, accompagnée dabord d’un piano, puis d’un orchestre entier, le titre donne la chair de poule tant il est rempli d’émotions.

    Les paroles entièremment en coréen mentionnent l’amour une fois de plus, mais surtout l’égarement que l’ont peut tous ressentir à un moment de sa vie. L’impression de stagner sans vraiment savoir où l’on se trouve. La chanson se termine sur « Vais-je devenir un adulte ? », elle exprime la difficulté du passage à l’age adulte, là où on peut devenir tout ce que l’on souhaite mais où il est difficille de se définir. Pour les membres de Treasure, cela peut faire écho aux départs de Yedam et Mashiho, et de la difficulté de retrouver une identitée en tant que Treasure à 10.

    WONDERLAND

    Avec une instru EDM tropicale et plus calme, « Wonderland » est un morceau plus léger qui respire l’été. On y ressent bien l’influence de Lee Chanhyunk (AKMU), qui a co-écrit et co-composé le titre. Hyunsuk, Yoshi, Haruto et Junkyu ont également participé à l’écriture et Junkyu à la composition.

    La chanson parle d’un pays des merveilles dans lequel on a l’impression d’être depuis qu’on a rencontré un certaine personne. On est piégé dans cet endroit mais on ne veut pas en partir. Il y a même un référence à Alice au pays des merveilles avec la mention du chapelier fou.

    B.O.M.B

    « B.O.M.B » est un peu similaire à « Stupid » avec le synthé et les sonorités rétro, mais cette fois ci comme pour « Wonderland » le morceau est plus calme, plus posé. Pour moi, il s’apparente à « Yeah Yeah Yeah » de Blackpink, c’est le genre de morceau que je n’écouterai pas spécialement dans la vie de tout les jours mais qui est une très bonne surprise en concert. Je me vois parfaitement scander « Bomb, Ba-Ra-Bi, Bomb, Bomb » comme j’ai pu le faire avec « Yeah Yeah Yeah » au concert de Blackpink.

    C’est encore une fois l’amour qui est mis en avant, mais de façon plus simple cette fois. C’est une célébration de ce que l’on ressent en croisant le regard de l’être aimé. Encore une fois Junkyu, Yoshi et Haruto ont particpé à l’écriture et Junkyu à la composition.

    « 병 (LOVESICK) »

    Pour conclure cet album, Treasure fais redécouvrir aux Teumes un morceau déjà sorti. Présent dans leur dernier album japonais sous le nom « 病 (YAMAI) », Asahi, Haruto, Hyunsuk et Yoshi ont ré-écrit les paroles pour nous offrir la version coréenne nommée « 병 (LOVESICK) » et Asahi a participé à la composition. C’est le seul morceau qui n’est pas inédit, peut être un signe que même si Treasure fait son REBOOT, ils ne renient pas pour autant leur musique passée.

    La mélodie est simple et légère mais on ressent tout de même une grosse part de nostalgie. Cette impression est accentuée par les sifflements et les « La la la » chantés en choeur. Elle aurait toute sa place dans un drama, quand le personnage se remémore des souvenirs heureux mais dévolus. Les paroles racontent également ce sentiment de ne plus avoir de repères, et de ressentir le manque comme une maladie incurable. Une belle façon de conclure cet album.

    CONCLUSION

    Avec REBOOT, Treasure nous emmène dans un voyage entre les styles. L’album commence par des morceaux très énergiques, avec des sonorités nouvelles et un esthétisme inédit pour le groupe. Au fil des titres, on regagne le style habituel du groupe, le calme revient et les émotions prennent le dessus. L’album est cohérent, quelques transitions sont un peu brutes ou au contraire trop peu remarquables. Certains morceaux sont également trop similaires et moins marquant mais l’album est agréable à écouter.

    Même si c’est un REBOOT, le morceau contient beaucoup de nostalgie et d’éléments qui font références à leurs sunbaes de YG Entertainment. On peut saluer les performances vocales des membres qui ont beaucoup progressé, et leur considérable implication dans la création de cet album, ce qui est encore rare dans la K-pop et pour un groupe d’une si grosse agence. Il est important de souligner qu’aucun titre ne dure moins de 3 minutes, contrairement à la tendance actuelle dans la K-pop. Chaque morceau a le temps de se développer de se finir proprement sans laisser un résultat baclé.

    Une page se tourne pour Treasure puisqu’avec l’arrivée de Baby Monster, ils ne seront plus les maknaes de YG Ent. Cet album montre à leur public qu’ils ont définitivement grandi mais qu’ils restent eux même pour autant, comme en témoigne leur changement de logo: le diamant est différent, mais toujours présent.

  • JUKEBOX : BLUE MOON : JAY nous délivre son message

    JUKEBOX : BLUE MOON : JAY nous délivre son message

    Mentionné pendant le concert d’iKON à Paris, l’album solo de JAY est enfin disponible depuis le 18 juillet dernier ! Regroupant cinq chansons avec des mélodies douces mais puissantes, l’album nous transporte dans l’univers de JAY pour son premier travail en individuel.

    Entre tendresse et puissance vocale

    Pour son premier album solo Kim Jin Hwan, plus connu sous le nom de JAY et membre du groupe iKON, nous emmène dans son univers calme où les mots ont un sens. Même si les chansons ne se ressemblent pas en termes de musicalité, on retrouve cependant le même thème : celui de l’amour.

    Entre ballades et chansons pop, l’album est un mélange subtil qui nous fait apprécier son écoute et nous donne envie de le jouer en boucle. Les paroles quant à elles sont recherchées et parlent d’elle-même, ce qui rend la compréhension des titres simple et équivoque pour les fans.

    BLUE MOON – Title track

    Le titre principal et éponyme de l’album « BLUE MOON » parle d’un amour perdu que l’on retrouve dans les astres comme la lune et les étoiles. La musicalité de la chanson apporte cette dimension rêveuse avec des paroles qui trainent sur la longueur pour un effet d’étirement mais également des parties plus rapides qui garde un rythme et qui transporte l’auditeur pendant toute sa durée.

    Ce titre a eu droit à un MV où l’univers est fleuri avec des couleurs bleutées. Cette douceur dans les images est également due à une chorégraphie fluide qui casse peu les lignes et qui fait penser à de l’eau ou à une pluie d’étoiles. On remarque que les glaïeuls (variété de fleurs symbolisant la mort, l’honneur, la loyauté, l’honnêteté et la persévérance) sont omniprésents et forment un jardin dans lequel JAY évolue tout du long. La pleine lune est aussi présente ainsi qu’un escalier qui la rejoint. Cela nous fait amène à penser qu’en la regardant on se rapproche de l’être aimé que l’on a perdu ou que l’on cherche.

    BLUE MOON – JAY

    PARADISE

    La deuxième chanson à la mélodie entraînante, intitulée « PARADISE », reprend ce concept d’amour mais plutôt d’un amour caché ou inavoué. Ce titre est accompagné d’un MV Performance où le concept est à l’opposé de celui de BLUE MOON : néons, architecture industrielle et chorégraphie hip-hop sont les éléments principaux de ce clip.

    MAGNET (feat MOON SUJIN)

    JAY invite MOON SUJIN, rappeuse coréenne qui a notamment collaboré avec TABBER, Zion.T & PENOMECO, sur la ballade MAGNET. Les paroles racontent l’attirance entre deux personnes et le moment où l’on tombe amoureux et du temps que l’on met pour accepter l’autre.

    La version LIVE avec les deux artistes est disponible sur YouTube.

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    GOOD GIRLS & WAIT FOR YOU

    Avec une musicalité entraînante et rythmée, GOOD GIRLS séduit les auditeurs. Elle est l’avant-dernière chanson de l’album qui laisse place ensuite à WAIT FOR YOU.

    GOOD GIRLS

    Avec WAIT FOR YOU, JAY livre un message d’espoir dans l’attente d’un être aimé. Dans une version SPECIAL du clip il explique que cette chanson est pour ses fans qui le soutiennent et dont il se devait de les remercier. On pourrait penser aussi que cette chanson demande implicitement de l’attendre après la fin de son service militaire qui a débuté le 20 juillet 2023.

    À l’écoute par ici :

    CONCEPT PHOTOS

  • JUKEBOX : « Do not touch » de MISAMO, une ode artistique au féminisme

    JUKEBOX : « Do not touch » de MISAMO, une ode artistique au féminisme

    En février dernier, JYP Entertainment annonçait la première sub-unit de Twice, plus de 7 après les débuts du groupe. MISAMO, composée de Mina, Sana et Momo va sortir son premier mini-album « Masterpiece » le 26 juillet. Ces trois membres forment ensemble la célèbre J-line de Twice, et ce sera donc en Japonais, leur langue maternelle, qu’elles chanteront. Après un premier pre-release « Marshmallow », leur title track « Do not touch » est sortie le 13 juillet dernier. Les Onces ont pu découvrir un morceau RnB, plus mature et calme que les sons habituels de Twice, mais le plus impressionant est le clip vidéo, qui comporte énormément de références à l’art visuel.

    Le MV de « Do not touch » n’est pas le premier à s’inspirer explicitement de plusieurs tableaux célèbres. On peut citer le clip de « Feel my rythm » de Red velvet, qui avait été salué pour ses multiples références et son esthéthisme. La title track de Misamo se démarque par les références à l’art non seulement dans le clip mais également dans les paroles de la chanson.

    Dès le titre, le lien est évident. « Do not touch », en français « Ne pas toucher », est une formule que l’ont retrouve dans la majorité des musées. Elle sert à rappeler aux curieux qu’il ne faut pas mettre ses mains sur les oeuvres, au risque de les détériorer. Au fil de la chanson on découvre la comparaison entre elles et des oeuvres d’art. Elle chantent:

    Treat me like something so precious
    貴重なもの handle it cautiously

    Elles se comparent, tout au long de la chanson, a quelque chose de précieux. Elles conseillent à la personne interessée de prendre le temps, de ne pas se précipiter, pour avoir une chance avec elles. Mais les lignes qui reviennent le plus dans la chanson sont celles du refrain.

    Yes, you can watch me (Watch me)
    If, if you love me
    But you can’t touch me (Touch me)
    If, if you love me

    Si la personne intéréssée l’est vraiment, elle ne les touchera pas sans leur accord. Les idols reprennent ici le principe du consentement : on ne touche pas une personne sans son accord explicite. En Corée du Sud et au Japon, le féminisme est encore très mal vu, de nombreux hommes et femmes considèrent que c’est un mouvement extrémiste. « Do not touch » permet d’aborder ce sujet si tabou, en l’expliquant de façon simple. On ne touche pas une femme sans son consentement comme on ne touche pas une oeuvre d’art dans un musée. La femme est érigée à un rang prestigieux et précieux. On pourrait également comprendre que Misamo retourne la situation des femmes, elles sont souvent traitées comme des objets, elle décident donc d’être un objet précieux et rare, que l’ont observe et chérit. Cela peut aussi faire référence à leur statut d’idol, car de nombreux fans peuvent penser qu’ils ont certains droits sur leur stars préférées.

    Cette comparaison est surtout illustrée dans le clip, Mina, Sana et Momo sont mises en scènes dans plusieurs décors, parfois inspirés de tableaux célèbres. On les voit dès le début sur des piédestals, telles des statues. La plupart de ces oeuvres ont pour sujet principal une ou plusieurs femmes, ce qui appuie les propos de la chanson. Voici la liste de toutes les inspirations utilisée (observations personelles, rien n’est confirmé par JYP entertainment).

    La dame voilée – Raphaël – 1515

    La grande odalisque – Jean Auguste Dominique Ingres – 1814

    Coffee cup – Yayoi Kusama – 1929

    La naissance de Vénus – Sandro Botticelli – vers 1885

    Le printemps – Sandro Botticelli – vers 1480

    Les Hasards heureux de l’escarpolette – Jean-Honoré Fragonard – vers 1768

    Portrait d’Adèle Bloch-Bauer – vers 1905 – L’arbre de vie, Frise Stoclet – 1909 – Gustav Klimt

    Impulsion approfondie – Wassily Kadinsky – 1928 – Portrait d’Emilie Flöge – Gustav Klimt – 1904

    Les Nymphéas – Claude Monet – 1914 à 1928

    Le trio – Robert Lewis Reid – 1898

    Référence bonus :

    More & more – Twice – 2020

    Voilà les références que j’ai pu observer au long du clip, il y en a surement de nombreuses autres. Tout le long, les images et les couleurs sont très belles. Certaines parties en noir et blanc rapellent le clip « Naughty » de Irene et Seulgi. Les 3 idols japonaises sont mises en en lumière à la manière d’oeuvres d’art. Les décors avec des vitraux sont également très jolis.

    Même si le morceau « Do not touch » n’est pas très mémorable, le clip est très intéressant par ses nombreuses références, et le message de la chanson est également très actuel. Nous avons hâte d’écouter les autres titres du mini-album nommé « Masterpiece », toujours dans le thèmes de l’art.

  • JUKEBOX : NEWJEANS : retour en force avec GET UP

    JUKEBOX : NEWJEANS : retour en force avec GET UP

    Presque le jour de leur premier anniversaire, le groupe NewJeans vient de dévoiler son nouvel EP « Get UP » dans lequel on retrouve 6 nouveaux titres, dont 4 MV, de quoi ravir les Bunnies (nom du fandom).

    Un album qui revisite un classique des cartoons

    Après avoir proposé un EP suivi de 3 singles avec un lapin en couverture, décliné en plusieurs coloris, les 5 adolescentes nous propose désormais de les suivre dans l’univers des Super Nana ! Dessin animé culte de notre enfance pour certains. Minji, Hanni, Danielle, Haerin & Hyein se transforment en Super Nana et combattent le « crime ». C’est d’ailleurs le cas dans le titre « ETA » où elles préviennent leur amie Eva que son copain ne lui est pas fidèle.

    Une setlist complète et pour tous les styles

    Avec ses 6 nouveaux titres, l’EP « Get Up » propose des styles totalement différents mais qui se complètent à merveille. On assiste notamment à une histoire d’amour retranscrit dans plusieurs chansons.

    NEW JEANS

    Ce premier titre marque le commencement de leur nouvelle vie en tant qu’héroïne de leur propre vie. Elles nous invitent donc à les suivre dans leurs aventures. En terme de musicalité, les sonorités de jeux vidéos sont présentes en arrière-plan ce qui apporte du dynamisme à la musique.

    D’ailleurs dans le MV, on les voit se transformer en Super Nana et entrer dans le monde du jeu vidéo/cartoon grâce à leur Binky Bong (le lightstick du groupe). Il est d’ailleurs mis en avant à de nombreuses reprises dans le MV mais également dans les photos qui sont sorties pour promouvoir la sortie de l’EP.

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    Super Shy

    Sortie juste après New Jeans, le titre Super Shy met en avant le moment fatidique où l’on souhaite se confesser à la personne qui nous plait. Aux sonorités ensoleillée, la chanson rentre facilement en tête et sent bon l’été. Elle a, elle aussi, eu droit à un MV, tourné cette fois-ci au Portugal. Couleurs acidulées, look sporty et une chorégraphie assez simple sont devenus les pièces maitresses de ce nouveau succès. Cela a permis également à de nombreux idols et fans de relever le défi proposé par le groupe sur TikTok.

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    ETA

    Signant la sortie officielle de l’EP, le titre ETA (Estimated Time of Arrival) remet en avant, une nouvelle fois, ce concept de super héroïne. Cette fois-ci c’est pour « sauver » leur amie d’un garçon décrit comme manipulateur et qui l’empêcherait d’être libre dans sa vie et qui en plus ne serait pas fidèle. Toujours filmé en Europe, le MV suit la vengeance de la protagoniste accompagnée des cinq filles en retrait. La particularité de clip c’est qu’il a été tourné exclusivement à l’iPhone 14, en partenariat avec Apple.

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    Cool With You

    Cool With You passe un message d’amour avec 3 MVs (Side A, Side B, Performance) qui s’inspire directement du mythe d’Eros & Psyché. Eros est joué par la magnifique Jung HoYeon, célèbre pour son rôle dans Squid Game notamment.

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    Dans la version Side A, Eros est amoureux de Psyché après s’être blessé avec la flèche d’amour qu’il lui avait lancé. Il ne peut toutefois pas lui révéler qui il est à cause du conflit qui oppose Psyché et Aphrodite, sa mère. Il l’observe donc chaque nuit. Les cinq filles de NewJeans quant à elles peuvent être interprétées comme des anges qui suivent la narration.

    Dans la version Side B, Eros revient et se montre tel qu’il est, cependant Aphrodite découvre ce qu’il en est fait oublier Eros de la mémoire de Psyché.

    La fin du MV est en fait une ouverture à l’interlude « Get Up » que l’on va retrouver à la suite de Cool With You dans l’EP.

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    Get Up

    Cet interlude ne dure que 36 secondes et montre HoYeon dans le clip (Side B) regardant les anges (NewJeans) danser. Les paroles, elles, demandent à ce que la personne revienne car il ne leur reste plus que les souvenirs créés.

    ASAP

    Ce dernier titre est en fait une suite logique à l’interlude Get Up. Les filles de NewJeans souhaitent que la personne partie revienne pour continuer de vivre de bons moments ensemble aussi vite que possible. Le bruit d’une horloge fait office de refrain pour appuyer cette notion de temps qui défile et de lenteur.

    La sortie de l’année pour NewJeans ?

    Avec ce nouvel EP riche en émotion et en histoire, les cinq filles d’ADOR mettent la barre encore plus haut. Même si certaines chansons ont fait face à des controverses notamment ETA, on peut dire que les 6 nouveaux titres cartonnent. « Super Shy » comptabilise plus de 45 millions de stream sur Spotify en 14 jours et 32 millions de vues sur leur MV. La sortie du MV de « ETA » comptabilise plus de 2,4 millions de vues en moins de 4 heures. Quant aux précommandes elles atteignent près de deux millions alors que leur premier EP sorti le 22 juillet 2022 ne comptabilisait que 400 000 précommandes et le single OMG 800 000. Peut-on donc qualifier ce nouvel EP comme sortie de l’année pour NewJeans ?

    Retrouvez les différentes versions à la Fnac !

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  • JUKEBOX : Un retour « HARD » pour les 15 ans de SHINee ?

    JUKEBOX : Un retour « HARD » pour les 15 ans de SHINee ?

    Dans le monde de la K-pop, il reste rare qu’un groupe dépasse les 15 ans de carrière tout en restant actif et vraiment populaire. Et pourtant, SHINee ont célébré cette année cette étape dans leur carrière avec la sortie de leur huitième full album, « HARD », composé de 10 chansons.

    Au cours de leur longue carrière, les membres de SHINee ont délivré certaines des chansons les plus emblématiques de la K-pop, comme « Ring Ding Dong » ou bien « Lucifer« . Mais, avec une carrière qui s’étend sur une si longue période, tout ne peut pas être absolument parfait, et, malheureusement, c’est le cas avec « HARD ». Cet album reste agréable à écouter, mais n’atteint pas non plus les sommets vertigineux dont SHINee sont pourtant capables.

    HARD : Du hip-hop un peu fade

    Parce que SHINee ont sorti tellement de chansons légendaires par le passé, je suis très méticuleuse concernant leurs sorties, et mes standards sont assez élevés. Avec « HARD », SHINee ont essayé d’atteindre ces standards avec une chanson hip-hop un peu trop légère et répétitive à mon goût. Le groupe n’a certainement pas besoin de prouver à quel point il est « HARD » et cette approche est presque idiote.

    Évidemment, il y a des moments que j’ai appréciés dans le morceau, comme la touche de piano et le rythme hip-hop des années 90. Par contre, le refrain semble trop répétitif et déjà vu de nombreuses fois auparavant. En sacrifiant le plus grand atout de SHINee (leurs voix incroyables), le refrain se perd dans des paroles bateau. Est-ce que SHINee a vraiment besoin de faire la même chose que les autres pour prouver quelque chose ? Même la high note finale d’Onew semble se terminer avec politesse et courtoisie, me laissant alors sur ma faim.

    JUICE : Une meilleure chanson-titre ?

    Concurrente de « HARD » pour la place de la chanson-titre, « Juice » aurait peut-être dû être le choix final pour cette position (même si je préfère entendre autre chose de la part de SHINee).

    Le producteur Dem Jointz apporte son style propre à lui dans la chanson et le couplet d’ouverture est affirmé et rythmé par des synthés agressifs. Le refrain, contrairement à « HARD », a une force vocale qu’on apprécie habituellement chez SHINee. Malheureusement, Juice souffre également d’un pré-refrain quelque peu désagréable (« I think you like me ») et d’un deuxième couplet désordonné. Ces moments rendent le morceau moins agréable qu’il pourrait être et sa structure empêche d’élever « Juice » parmi les meilleurs sons de SHINee.

    10X : Du doux jazz pour les oreilles

    Dans cet album, l’ordre des chansons ne me semble pas cohérent. « 10X », qui est très différente des deux premières chansons de l’album, aurait mérité un placement ultérieur. En effet, après avoir expérimenté l’énergie hip-hop explosive de « HARD » et « Juice », l’arrivée de « 10X » semble un peu trop timide.

    Les nuances jazzy et les doux vocals de « 10X » résonnent dans les oreilles, me donnant la sensation d’une musique d’ascenseur sophistiquée. Bien évidemment, on ne parle pas de n’importe quel ascenseur, mais bien celui de l’hôtel cinq étoiles à l’ambiance jazz de la ville. Cependant, la production semble assez monotone, comme s’il n’y avait qu’une seule note tout du long. La chanson est douce, mais peut-être un peu trop et on a du mal à trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

    SATELLITE : Un nuage paradisiaque

    Tout comme « 10X », « Satellite » aurait méritée d’être placée plus bas dans l’album, après des chansons plus énergiques comme « Like It » ou « Identity ». « Satellite » m’a bien plus conquise que les autres titres de l’album, et ce, dès les premières douces notes, me confirmant que c’est vers cet univers sonore que je préfère SHINee.

    Le refrain est pour moi vraiment délicieux. Il me donne l’impression d’être allongée sur un lit fait de nuages avec en fond une guitare rythmique. Le son est littéralement paradisiaque. Cependant, si je devais trouver un point faible à « Satellite », ce serait ses couplets qui ne semblent aller nulle part, ainsi que les percussions modernes en contradiction avec l’ambiance du refrain.

    IDENTITY : Un apéritif électro

    « Identity » n’est pas une chanson de premier plan chez SHINee, mais elle offre tout de même de nombreux éléments que j’aime dans le groupe. En allant de son rythme électro percutant à son refrain imposant, le morceau est funky mais copieux. Le deuxième couplet rap est également un moment fort de la chanson.

    Malheureusement… je pense que les producteurs auraient vraiment pu être plus ambitieux avec l’instrumental pour donner encore plus de vie au morceau. « Identity » est comme un apéritif pour tous les plats principaux de la discographie de SHINee. Heureusement, c’est un apéritif de compét (et non pas du simple bâton de Berger de Justin Bridou) !

    THE FEELING : Une bouffée d’air frais estival

    Avant le retour tant attendu de SHINee, le groupe a délivre un cadeaux aux fans sous la forme du single « The Feeling ». La chanson délivre une bouffée d’air frais semblable à l’air qui vous frappe le visage à travers la fenêtre ouverte de la voiture en plein été. Comme d’habitude, le groupe manie bien ce sentiment.

    La chanson prend son envol au fur et à mesure où le rythme s’intensifie. Cela se remarque plus particulièrement lors de sa seconde moitié, lorsque le refrain se mêle à l’instrumental apparu plus tôt dans le morceau. Tout ça pour une finale en beauté pleine de confettis !

    LIKE IT : Un doux moment bien trop court

    « Like It » me fait beaucoup penser à leur titre « View » de par son côté estival. Je regrette qu’ils n’aient pas promu cette chanson sur les plateaux télé.

    Celle-ci est sûrement l’une de mes chansons préférées de l’album, malgré son manque d’ambition (elle dure moins de 3 minutes). Mais durant ce court laps de temps, la chanson sait exactement où elle veut aller sans perdre de temps. Les doux couplets sur fond de claquements de doigts préparent le terrain avant que le refrain explose. Petit point non négligeable : les notes fort agréables de guitare électrique durant les derniers instants de la chanson.

    SWEET MISERY : Un morceau qui reste en tête

    Sûrement l’une des chansons préférées de beaucoup de personnes sur cet album, « Sweet Misery » se distingue vraiment des autres morceaux. Contrairement à certains autres de l’album, la chanson prend son temps pour se développer.

    Je dois dire qu’au fil de mes écoutes, « Sweet Misery » est le morceau qui m’est resté le plus en tête. Mais après réflexion, je trouve qu’il manque un petit quelque chose, même si les membres de SHINee ont délivré ici un morceau qui reste un de mes coups de cœur. Je dois notamment dire que les chœurs renforcent encore plus mon amour pour cette chanson et me donnent l’impression d’être au paradis.

    INSOMNIA : Un morceau qui nous laisse sur notre faim

    L’album se termine par deux morceaux plus lents et plus mélancoliques. L’occasion pour SHINee d’exposer leurs voix ainsi que leurs belles harmonies. Les notes de basse, complétées par des accords jazzy, soutiennent parfaitement les voix des membres.

    En revanche, les couplets d’ »Insomnia » me semblent en désaccord complet avec les refrains. Je n’apprécie pas beaucoup les parties rappées du premier couplet tandis que le deuxième couplet ne semble pas à sa place au beau milieu de ces refrains harmonieux. Avec quelques légers changements, « Insomnia » pourrait se démarquer un peu plus dans cet album.

    GRAVITY : Une fin d’album en toute délicatesse

    Dans la K-Pop, on adore terminer les albums par des chansons bien « réflexion sur ma vie pendant 30minutes sous la douche », et SHINee n’échappe pas à la règle.

    Ce morceau pop doux sur fond de claquements de doigts comme dans « Like It » (décidément ils adorent ça) nous transporte dans un autre monde dont on ne souhaite plus repartir. Comme toujours, les voix des membres sont parfaites et le refrain est particulièrement agréable. « Gravity » n’est pourtant pas le style de chanson que j’écouterais en boucle, mais dans le contexte de l’album, le morceau fonctionne plutôt bien.

  • JUKEBOX : Les débuts remarquables de ZEROBASEONE

    JUKEBOX : Les débuts remarquables de ZEROBASEONE

    En ce début de mois, nous avons eu la chance de découvrir la musicalité d’un nouveau groupe dans l’industrie de la Kpop. En effet, le 10 juillet 2023, l’album Youth in the Shade voit le jour et marque les débuts de ZEROBASEONE, le nouveau groupe masculin le plus célèbre de la 5ème génération !

    Composé de neuf membres : Kim Ji-woong, Zhang Hao, Sung Han-bin, Seok Matthew, Kim Tae-rae, Ricky, Kim Gyu-vin, Park Gun-wook et Han Yu-jin, récemment présentés dans notre article Get To Know, on en apprend un peu plus sur eux avec la sortie de leur premier mini album. 

    Youth in the Shade peut se traduire par « la jeunesse dans l’ombre » ou bien « jeunesse cachée », dans tout les cas cette phrase parle de difficultés, d’espoir et de jeunesse. Cet album transmet les sentiments particuliers des membres, parlant de leurs réflexions sur la jeunesse et de ses difficultés, mais c’est justement cela qui la fait briller. Les premiers pas du groupe dépeignent parfaitement l’esprit vivant de la jeunesse, un esprit pourtant incomplet et immature mais qui va s’épanouir magnifiquement.

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    UN ALBUM BATTANT DES RECORDS

    ZEROBASEONE a une fanbase très solide, et cela avant même leurs débuts dans l’industrie. Le groupe connaît une popularité sans précédent, attendus depuis la fin de ‘Boys Planet’, les Zerose n’avaient qu’une hâte : découvrir leur type de musique et leur concept. Et c’est cette même communauté qui a permis aux garçons de dépasser des records. Avec plus de 1.08 millions de précommandes en seulement 13 jours, Youth in the Shade devient le premier album des débuts de Kpop à dépasser le million d’exemplaires vendus. ZEROBASEONE est-il l’avenir de la K-Pop ? Passons en revue leur premier mini album pour découvrir ce qui les distingue des autres boygroups et comprendre l’origine de leur popularité grandissante.

    UNE OUVERTURE ADMIRABLE 

    L’EP de Youth in the Shade présente six titres, il s’ouvre en beauté sur « Back to ZEROBASE », un morceau incarnant parfaitement la jeunesse innocente et les débuts du groupe. Il ne pouvait y avoir mieux comme morceau en première position, ne servant pas simplement d’introduction à l’album, mais également d’introduction au groupe globalement dans l’industrie de la Kpop. Alors qu’ils n’étaient encore que trainee récemment, ils ont eu l’opportunité de se montrer et de se faire connaître pour ce qu’ils sont réellement, en devenant ZEROBASEONE. « Back to ZEROBASE » est tout simplement la montée vers les rêves, qui est magnifiquement représentée avec la batterie et la basse dans un style très estival qui s’accélère et devient progressivement plus intense. Tout en accompagnant les paroles qui partent de « Tell me, is it real? » traduit par « Dites moi, est-ce que c’est réel ? » à « Make it real », traduit par « Rendez le réel », capturant indescriptiblement le moment de rêve à réalité, mettant en valeur le talent vocal des membres. 

    À côté il n’y a pas de MV, mais un mini film qui nous donne un avant goût du MV de « In Bloom ». On y retrouve les neuf membres dans un endroit merveilleux, beau et rêveur.  Cet endroit cache un secret, et ils le comprennent avec de nombreuses déformations de la réalité. Lorsqu’un message d’erreur s’affiche sur l’écran, Zhang Hao est téléporté dans la vraie vie, un casque VR sur la tête. Tout cela n’était qu’un jeu vidéo, Utopia, où ils sont les propres joueurs principaux de leur histoire. On revient alors au monde réel où tout est un peu plus sombre. Malgré les difficultés de la jeunesse, les membres profitent de leur adolescence et restent joyeux. Entre la réalité et l’imaginaire, l’album se centre sur ces deux parties, des côtés qui sont cependant connectés…

    L’émotion qui se dégage du morceau est tellement puissante et sincère. Les instruments utilisés nous montrent parfaitement les frissons et sentiments qu’on ressent lorsqu’on atteint un rêve, leur rêve. ZEROBASEONE est enfin là pour dire haut et fort qu’ils ont réussi à atteindre leur objectif, même s’il reste encore du chemin à parcourir. Ce morceau est la magnifique représentation de la jeunesse pure. Très surprenant dans son style mais qui devient très enivrant par la suite, si ce n’est pas directement (mon réel coup de cœur de l’album).

    UNE TITLE TRACK À LA HAUTEUR

    Dans un style rêveur et élégant, la chanson titre de l’album « In Bloom » définit l’identité du premier album du groupe en nous dévoilant leur univers qui prend place petit à petit. Tandis que l’introduction de Youth in the Shade se concentrait plus sur les instruments et le vocal des membres, la title track permet de mieux se centrer sur les paroles et la voix de chacun. 

    « In Bloom » est une fusion du genre sentimental vintage et de batterie et de basse à la mode, samplé du single phare « Take On Me » de A-Ha. Dans une ambiance rafraîchissante, passant d’un style entraînant à parfois plus lent, on y ressent vraiment l’énergie et la volonté des membres à briller. Ce morceau est un parfait équilibre entre la Kpop d’aujourd’hui et la musique des années 80, très modernisé rendant l’instrumental pétillant et nostalgique, et c’est justement cela qui fait sa particularité et son charme.

    Lyriquement parlant, les membres nous transmettent comme message un avenir significatif pour le groupe comme pour les fans. C’est une confession sur les sentiments des neuf garçons, nous dévoilant leur courage à franchir cette ligne qui les mène à nous, les Zerose, en fleurissant tel des fleurs et en faisant leur premier pas dans l’industrie de la Kpop. Le tout en sachant pertinemment que leur rêve aura une fin certaine. Rien ne dure éternellement, mais eux dureront toujours dans l’esprit des gens, voilà le message qu’ils ont pour les Zerose. ZEROBASEONE est un groupe provisoire, et même s’ils sont au courant de leur avenir certain, les membres nous partagent leur volonté à durer et à marquer le cœur des gens, en brillant d’autant plus. 

    Entre la réalité et l’imagination, le clip nous dévoile leur potentiel univers, ou du moins celui de l’album, Utopia. Alors qu’ils se réveillent d’un beau sommeil, ils se retrouvent dans Utopia, un monde virtuel semblable à un jeu vidéo, la parfaite incarnation de la Génération Z, leur propre conte. Les nombreux petits bugs, et le style artistique inclus dans le clip nous le font comprendre, mais il s’agit d’un endroit très accueillant et attirant. Depuis le début, les fleurs ont une certaine importance pour le groupe, et ici ils reprennent ce concept pour atteindre les Zerose. Ils cherchent à récolter et à regrouper le plus de fleurs possible dans le but de les offrir aux spectateurs, avec pour mission primaire de toujours “courir jusqu’à Zerose” et de “tout lui donner”. Il s’agit sûrement d’une métaphore pour remercier les fans de les soutenir, et permettre à d’autres de les découvrir, cet album est leur cadeau. Dans la chorégraphie également on retrouve une façon artistique d’en parler, ils bougent leurs bras comme s’ils arrosaient des plantes, puis le mouvement de leurs mains symbolise les fleurs. Tout a été pensé pour mettre en avant la nature et en particulier les fleurs, ce qui est quelque chose de très significatif pour le groupe.

    Mais ce n’est pas tout, dans le clip, ils doivent surmonter plusieurs obstacles tout au long du voyage, comme devoir passer les différents niveaux et faire face aux codes d’erreurs du jeu. Plus ils se rapprochent de la réalité, plus le côté « Youth » de l’album ressort. Au début de la partie ils ont un côté très prince, angélique et pur, à ce moment-là ils se trouvent dans la partie la plus belle du jeu, remplie de fleurs et de blanc, « Shade ». Tandis qu’à la fin ils se rapprochent de la réalité en traversant l’espace temps, et en arborant un côté plus noir et sombre d’eux. Faits qu’on retrouve également dans les concepts photos de l’album. « In Bloom » se trouve entre la réalité et Utopia, entre “l’ombre” et “la jeunesse”. À la fin du clip les membres ne se sont pas simplement arrêtés à un bouquet de fleurs, non, ils sont allés plus loin en créant un champ entier. Un message s’affiche alors à l’écran « Stage Clear ». Ils ont rempli leur mission, ils ont atteint le cœur des gens. Est-ce le cas également pour vous ? 

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    DES B-SIDES DE QUALITÉ

    Alors qu’ils ont fait une entrée spectaculaire et originale avec « Back to ZEROBASE » et « In Bloom », on retrouve une ambiance plus fun et atypique, dans « New Kidz on the Block », la troisième track de l’album. Se plaçant très haut dans le cœur des fans, ce morceau fait partie des sons préférés et des plus écoutés de l’EP. 

    Incarnant l’aspiration du groupe à atteindre le sommet, ce morceau certifie leur arrivée dans l’industrie, en tant que nouvelle génération avec un style unique. « New Kidz on the Block » décrit les membres comme nouveaux sur le terrain, montrant la détermination du groupe à devenir les Rois de la 5ème génération, à monter en puissance et à marquer le cœur des gens. 

    ‘We’re going straight to the top’ 

    Accompagné d’un style similaire à « In Bloom », « New Kidz on the Block » cède au côté electro pop de la Kpop. C’est une chanson avec des éléments de UK garage et deep house mettant en valeur les paroles et les émotions qui en ressortent. Les instruments permettent une bonne mise en confiance des membres, affichant clairement leurs ambitions. Très entraînant et accrocheur dans son refrain, il a de très bons couplets dansants, les atouts principaux du morceau et les raisons pour lesquelles il est autant apprécié. Il s’agit d’une musique très honorable autant dans sa musicalité qu’importante et significative pour les débuts du groupe. 

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    AND I

    Le style de ZEROBASEONE se construit et se dévoile peu à peu. Nous retrouvons un côté beaucoup plus doux que les précédents titres avec « And I », un morceau captivant par les vocalises. Dans une ambiance fraîche et rythmique, le morceau pop R&B exprime le charme et les sentiments naissants d’un jeune garçon. 

    Alors que « In Bloom » et « New Kidz on the Block » se ressemblent dans les émotions dégagées, « And I » se situe dans une autre catégorie. La mélodie est calme et nous pouvons ressentir la retenue des membres dans leur voix, faisant de ce morceau une musique mature et plus réfléchie. Bien que cette façon de faire ne permet pas toujours de rendre une musique inoubliable, « And I » reste tout de même en tête pour ses notes et son style surprenant.

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    OUR SEASON

    Depuis « Back to ZEROBASE », l’album est rafraîchissant, doux et prenant, rappelant l’été ou encore le printemps. « Our Season » comme son nom l’indique, nous dévoile la propre saison du groupe. 

    Dans un genre un peu similaire au titre précédent, ce morceau sert un style décontracté accompagné d’une guitare acoustique rappelant évidemment l’ambiance paisible de l’été. Les couplets et les voix des membres prennent place avec plus d’intensité tout au long de la musique. Tandis qu’on pourrait vite se lasser de l’ambiance répétitive, ils ont su tourner la mélodie de façon à ce que la musique ne sorte pas de notre esprit. Les chœurs doux transmettent des émotions authentiques et sincères, qui se lient forcément aux paroles. Parlant d’amitié et de rêve, cette musique met en évidence l’excitation et l’espoir d’écrire leur propre histoire en tant que ZEROBASEONE, en se créant des souvenirs ensemble, qu’ils soient bons ou mauvais, et en se promettant toujours d’être un soutien et réconfort pour l’autre. 

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    ALWAYS

    Ce premier mini album ne marque pas seulement l’harmonie du groupe, mais aussi leurs talents individuels. Il se clôture en se centrant sur un seul membre, Zhang Hao, faisant donc du dernier morceau son solo. L’un des avantages de finir premier à l’émission de Mnet ‘Boys Planet’ n’est pas simplement de devenir le centre du groupe, mais d’obtenir sa propre musique. « Always » est la récompense du TOP1 de Zhang Hao. Mettant en lumière les talents musicaux du jeune chinois,ce morceau à un style totalement différent du reste de l’album, ce qui le démarque particulièrement. 

    Dans une ballade sentimentale, Zhang Hao sait utiliser ses compétences pour nous charmer, en particulier avec ses nombreuses notes hautes (mon passage préféré reste celle du premier couplet « 하루하루 우리 앞에… »). Ici, le jeune membre confesse ses sentiments profonds avec le public. Il remercie ses fans d’être là pour lui, de le soutenir, en partageant notamment sa volonté à toujours être présent pour eux, quoiqu’il arrive.

    ‘Je te promet de ne jamais lâcher ta main’

    Cette musique est forte en sentiments et en émotions, elle transmet un magnifique message destiné directement aux Zerose. Et permet d’apprécier d’autant plus les talents du jeune garçon, mettant en valeur sa voix unique et forte. Une musique qui restera forcément dans le cœur des gens. Êtes-vous également conquis ?

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    UN DÉBUT QUI MARQUE LES ESPRITS

    Les membres de ZEROBASEONE veulent se distinguer des autres boygroups, en se créant leur propre saison. Dans un style nostalgique et entraînant de A à Z, les membres ont su s’exprimer et montrer ce dont ils sont capables. Battant des records alors qu’ils viennent à peine de débuter, se placeront-ils Rois de la 5ème génération comme le veut « New Kidz on the Block » ?

    Youth in the Shade n’est pas un simple album, il s’agit de leur tout premier album, l’ouverture du groupe dans la cour des grands. Et pour une introduction à leur vie d’Idol, ils ont très bien réussi à marquer les esprits, donnant quelque chose de très rafraîchissant et épuré, similaire à l’été. De la jeunesse, de l’espoir et des difficultés, voilà les thèmes principaux de l’album, un plein d’émotions et de liberté.

    À présent, ils vont se tourner vers l’avenir et faire face aux obstacles de leur nouvelle vie remplie d’excitation et de frisson. C’est le moment pour ZEROBASEONE de briller !

  • JUKEBOX : Odd Eye Circle est de retour 7 ans après ses débuts !

    JUKEBOX : Odd Eye Circle est de retour 7 ans après ses débuts !

    Odd Eye Circle (OEC) est une unité de LOONA composée de Kim Lip, Jinsoul et Choerry. Leurs débuts remontent à 2017, alors que les trois jeunes femmes venaient d’être présentées au public lors du projet “Who’s Next Girl?” imaginé par Jaden Jeong pour le compte de Blockberry Creative.

    A la suite du départ des douze membres de LOONA de leur ancienne agence, Blockberry Creative, Kim Lip, Jinsoul et Choerry ont décidé de signer chez Modhaus. Il s’agit de la nouvelle agence de Jaden Jeong qui produit TripleS. Accompagnées de Heejin et Haseul, les cinq jeunes femmes sont désormais membres du “ARTMS” (ou “ARTMS Strategy”).

    ARTMS vient du nom de la déesse grecque de la lune, Artemis. Il s’agit également du nom du programme d’exploration de la lune de la NASA. ARTMS n’est pas le nom d’un nouveau groupe mais bien d’un projet, comme le précise Jaden Jeong. Les cinq membres sont toujours identifiées comme faisant partie de LOONA. Il n’est également pas exclu que d’autres membres de LOONA rejoignent le projet par la suite.

    Quelques mois après la signature de leur contrat, Modhaus annonce le comeback de Odd Eye Circle, sept ans après ses débuts officiels.

    Malgré le peu de promotions avant la sortie de Version Up, le retour des trois membres de LOONA était très attendu. En effet, depuis les débuts du groupe, le concept des sous-unités avait été presque complètement abandonné, à l’exception de la chanson japonaise “Sick Love”, performée par Odd Eye Circle et Heejin.

    DID YOU WAIT?

    Version Up s’ouvre sur une introduction nommée justement “Did You Wait?”. Les Orbits (fans de LOONA) attendaient effectivement le retour des membres du groupe. Même si les douze filles sont désormais séparées dans trois agences différentes, à l’exception de Yves qui n’a pas encore trouvé de nouvelle agence, les Orbits restent fidèles au poste. “Did You Wait?” est un concentré de nostalgie et de nouveauté : on peut y percevoir d’anciennes chansons de l’unité mais aussi avoir un aperçu de ce mini album.

    AIR FORCE ONE

    La title track se trouve en deuxième position dans l’EP. Il s’agit de “Air Force One”. Le nom est inspiré de la paire de chaussures de la marque Nike. Lors de leurs précédents comebacks, les chaussures représentatives de LOONA étaient des converses noires. Ici, OEC affirme leur nouveau départ, tout en continuant de développer le “loonaverse”

    “Time to change your shoes

    Step it up like air force one

    Next version, up, up, up”

    Il est également intéressant de noter que Air Force One peut faire référence à tout aéronef dans lequel se trouve le Président des Etats-Unis. Selon le Larousse, un aéronef désigne tout “appareil capable de s’élever ou de circuler dans les airs.” On peut donc imaginer une double signification au titre de la chanson. En effet, l’aéronef pourrait être un moyen de transport que les membres d’OEC utiliseraient pour se rendre sur la lune. 

    Le clip vidéo est très intéressant pour l’histoire de LOONA (le “loonaverse”). Les trois membres d’OEC portent un cache-oeil, certainement pour masquer leur “Odd Eye” : un de leurs yeux brille comme un croissant de lune dans leur couleur représentative.

    On peut y voir des références aux comebacks précédents, comme lorsqu’elles courent à travers des draps étendus, ce qui rappelle le clip de “Flip That”, dernier comeback du groupe entier. De même, le garage dans lequel plusieurs scènes sont filmées fait écho à “Sweet Crazy Love”, chanson d’Odd Eye Circle.

    Le refrain de “Air Force One” est délicieusement contagieux, notamment grâce à un “Da-ra, da-ra, da-da-da, da-da, da-da” mélodieux qui reste en tête. Lorsque l’on parle de ce titre, on retient certainement cette répétition qui donne un nouveau charme à OEC. Les membres de LOONA ont également réagi à la chanson en faisant référence à cette partie.

    Kim Lip est créditée pour l’écriture des paroles de ”Air Force One”, ce qui laisse présager que Jaden Jeong donnera plus de liberté créative aux membres du projet ARTMS. Ce dernier avait déjà déclaré former Jinsoul à l’A&R – Artists & Relations (le fait de découvrir de nouveaux artistes à signer au sein d’un label).

    JE NE SAIS QUOI

    “Je Ne Sais Quoi” est la troisième chanson du mini album. Les paroles reflètent la difficulté que l’on rencontre lorsque l’on essaye de découvrir une personne charismatique et mystérieuse. Dans ce titre, OEC est fasciné par cette personne, sans qu’elles ne puissent s’en empêcher.

    “Je Ne Sais Quoi” est une expression définie par le Larousse comme une “chose qu’on ne saurait définir mais dont l’existence est intuitivement appréhendée”. Le “je ne sais quoi” est une qualité plaisante et exprime un sentiment positif.

    Plus que de la beauté conventionnelle, les membres d’Odd Eye Circle sont attirées par cette personne sans pouvoir se l’expliquer. La personne en question est charmante et captivante, “comme du chocolat” (“Baby, 넌 초콜릿 같아” / “neon chokilit gata”).

    OEC montre à travers ce titre un côté plus mature de leur personnalité, bien que l’identité de l’unité soit respectée.

    LUCID

    Vient ensuite le quatrième titre de l’EP Version Up, “Lucid”. Il s’agit de la première chanson enregistrée par la sous-unité pour l’album. OEC envoie discrètement des messages aux Orbits qui attendaient leur retour à travers les paroles.

    Kim Lip, Jinsoul et Choerry invitent l’auditeur à fermer ses yeux pour rêver. Dans un état de semi-conscience, tout est possible. Ainsi, la personne qui écoute la chanson prend contrôle de sa vie et réalise ses désirs.

    “Close your eyes and look around, mm

    Where no one can find you

    Rise brightly

    Get excited and go faster”

    Au cours du deuxième couplet sont mentionnés les super-pouvoirs. Dans le “loonaverse”, chaque membre de Odd Eye Circle possède le pouvoir de téléportation. C’est donc un clin d’œil à l’histoire du groupe qui prouve encore une fois aux fans que, malgré les événements de ces derniers mois, LOONA restera LOONA.

    “I fly at the same speed as you

    As much as possible

    your light is amazing

    I don’t want to lose you again

    waited

    Unforgettable memories with you

    I hope you show up

    I’ve been dreaming until I reach you

    And now you’re in my area

    you never know but feel it”

    LOVE ME LIKE

    Dans la cinquième chanson de l’EP, “Love Me Like”, OEC demande l’attention de la personne qu’elle aime. Même si les deux vivent dans des mondes différents, il est possible pour eux de s’aimer.

    “ I don’t wanna lose you, two different worlds zoom, zoom, zoom

    An unfolding prism, colliding mind, mind, mind”

    “The view from the comic book, ooh

    Will it be a big deal if I fall for it?”

    Les trois membres montrent un côté vulnérable en demandant à cette personne de leur accorder de l’attention et de ne regarder personne d’autre. Elles se demandent ainsi ce qui peut être bien chez une autre personne pour que l’être aimé détourne le regard.

    « I can’t believe what’s good about him »

    Il est temps pour celle qui aime de montrer ses sentiments, et pourtant, une peur la paralyse. Est-ce que cet amour pourra être réciproque ? Jusque là, cette attirance est restée un secret : personne ne sait donc ce qu’il se passe dans sa tête.

    “All I want is you

    Tell me that you want me too

    Love me like”

    MY SECRET PLAYLIST

    L’album se clôt sur la chanson “My Secret Playlist”, qui mélange de la dance pop avec des inspirations plus “dreamy”. Le tout fait penser à l’album Max And Match et montre que Version Up est une véritable progression dans la carrière d’OEC.

    OEC souhaite que cette chanson rejoigne la playlist de ses auditeurs tout en décrivant la sienne. Elle donne ainsi la “recette” de cette playlist, de la sensation de Paris sous la pluie au tango.

    CONCLUSION

    Version Up signe le retour de LOONA sur la scène musicale. La production, menée par Jaden Jeong, le créateur de LOONA, reste fidèle à l’essence du groupe. Cependant, il est possible de rester sur sa faim, tant les titres sont courts. Seul “Lucid” dépasse la barre des trois minutes. 

    Pour autant, chaque chanson est unique et montre une facette différente de Odd Eye Circle. Il est rafraichissant pour les Orbits de retrouver l’unité pour la première fois depuis autant d’années. 

    “Air Force One” est une title track plus que satisfaisante tant elle reste en tête. Elle met en valeur les charmes d’OEC de toutes les manières possibles et permet à l’unité de se représenter au public en tant que femmes plus matures. 

    Nous souhaitons beaucoup de succès à Odd Eye Circle et au projet ARTMS, en attendant les prochaines activités de LOONA. 

    Vous pourrez voir Odd Eye Circle en spectacle le 11 août 2023 à la Salle Pleyel (Paris). Les billets sont en vente et commencent à partir de 46,50€. Achetez vos places dès maintenant sur le site des ventes de la salle.