Catégorie : Reviews

Musique, cinéma, littérature… on vous partage nos ressentis dans nos reviews grâce à un décryptage en profondeur de chaque oeuvre sud-coréenne.

  • JUKEBOX : ADYA trouve sa voix dans Per

    JUKEBOX : ADYA trouve sa voix dans Per

    ADYA est un nouveau girl group ayant débuté le 9 mai avec le single éponyme. Le groupe se trouve dans l’agence Starting House Entertainment et était connu en tant que Starting Girls avant de devenir ADYA.

    Yeonsu, Seowon, Seungchae, Chaeeun et Sena sont les cinq membres qui composent le groupe qui s’est fait connaître avant ses débuts avec des covers. Les cinq jeunes femmes avaient également montré leurs talents de chorégraphes au travers de plusieurs vidéos de danse.

    ADYA a ainsi débuté avec « Per », un single qui vient se placer dans la tendance actuelle du Y2K. Entre énergie et nostalgie, l’instrumentale possède un ligne de batterie qui sonne creuse et qui apporte un certain charme à la chanson.

    « Per » a plusieurs sens ici. On entend d’abord dans le refrain « perfect » avant de passer à « 100 pourcent ». « It’s me per » pourrait vouloir dire que les filles se donnent à cent pourcent afin d’être parfaites non seulement pour leur public mais également pour elles-mêmes. Dans le second couplet, on entend même « I’m the best period » : je suis la meilleure point final.

    On ressent une énergie joyeuse et amicale de cette chanson qui est chaleureuse. Il s’agit sans aucun doute d’une chanson sur l’amour de soi, dans laquelle les membres d’ADYA décident de se voir à leur juste valeur.

    La tendance des années 2000 est judicieusement utilisée dans Per qui s’ajoute à notre playlist du moment sans aucun soucis.

  • JUKEBOX : Voyage vers l’hyperpop futuriste du mini-album MY WORLD d’aespa

    JUKEBOX : Voyage vers l’hyperpop futuriste du mini-album MY WORLD d’aespa

    Aespa nous emmène dans leur monde avec MY WORLD pour leur troisième mini et nous sautons à pied joint dedans pour vous le faire découvrir.
     
    Avec un focus porté sur des refrains entêtant, MY WORLD s’inscrit dans la lignée des sorties d’aespa. Pas d’albums en vue pour le moment, mais nous ne pouvons refuser à l’appel de Kwangya, ce monde créé par SM Entertainment.
     
     
    Ayant déjà fait une avant-première de cet album lors de leur concert ‘SYNK: Hyper Line’ à Séoul en février, leurs fans, les MY, avaient déjà un avant-goût de l’impeccable album d’aespa.
     
     
    L’album commence par un son doux, loin de l’intense hyperpop auquel nous sommes habitués avec aespa, Welcome to MY World nous donne des impressions de grandeur. Un titre faisant écho au nom des fans de manière subtile, composé d’influences rock mais restant en même temps cinématique et nous démontrant les prouesses vocales d’aespa, Welcome to MY World fait une forte impression pour une pré-release d’introduction. Incluant Naevis dans les ‘da ra ra di da da’, les paroles invite celle-ci ainsi que la personne qui écoute au monde d’aespa. Pour rappel, Naevis est une IA permettant aux membres de se rencontrer dans le monde réel.
     
     
    Loin d’avoir trop de références à Kwangya, la chanson reste ouverte au public. Visuellement, le MV sorti pour compléter la production a tout d’un film coming-of-age, nous ressentirons presque les changements émotionnels des filles alors qu’elles découvrent de nouveaux paysages.
     
    Nous retrouvons bien sûr le son habituel d’aespa, un son intense de synthé et de rythme dynamique dans Spicy, le titre phare de l’album. Sonorités qui rappellent effectivement les anciens titres tels que le dernier Girls, Savage ou bien encore Next Level mais en s’imposant comme plus commerciale et un peu plus éloigné du monde sombre des autres sorties.
     
     
    Spicy nous fait sentir comme le personnage principal d’un film des années 90 avec des paroles portées sur la confiance en soi exacerbée. La production est maximaliste et le concept de la vidéo accompagnant Spicy est un mélange de Y2K avec des tenues évoquant l’aesthetic de film comme Mean Girls ou bien Clueless. Salty & Sweet suit Spicy dans ce son caractéristique futuriste sans être autant maximaliste.
     
     
    Il garde une certaine part d’arrogance dans les paroles tout ayant tendance à être alien, expérimental. Ce son fait ressortir aespa des foules de cette quatrième génération. Les filles sont des tentatrices prêtes à mordre leurs proies et il semble bon de succomber.
     
    Thirsty arrive et calme en douceur le mini-album. La chanson capture l’essence d’un rêve sur un nouveau prospect amoureux, tout en gardant un certain rythme durant le refrain et le rap. Le titre nous rappelle des sorties de R’n’B contemporain associé à Ariana Grande, et ce n’est pas pour nous déplaire.
     
     
    Vient alors I’m Unhappy, dans une suite parfaitement logique de Thirsty, tout en douceur et vulnérabilité mais restant néanmoins surprenant pour le groupe. Parlant des standards de beauté dont font face les filles mais finissant la chanson tout de même positivement, c’est un sujet assez rare pour être souligné. Il semble en complet désaccord avec Spicy, mais a du sens dans l’optimisme démontré.
     
     
    La dernière chanson clôturant l’album est une ballade – serait-ce réellement un album de k-pop sans ballade ? Elle fait écho au titre d’introduction en finissant le mini-album en beauté, toujours dans une certaine douceur cinématique. Et comme toutes balades, elle semble être dédiée aux fans dans ses paroles ( Souviens-toi lorsque tu es seul / le pouvoir de la musique / nous connectera ).
     
     
    Une finition cohésive marquant MY WORLD comme une sortie optimiste, nous donnant de l’espoir pour les futures sorties d’aespa (et peut-être un album complet ?).
  • JUKEBOX : Un groupe pas comme les autres – Feverse débute avec Cho

    JUKEBOX : Un groupe pas comme les autres – Feverse débute avec Cho

    Le groupe Feverse, entre virtuel et réalité, a fait ses grands debuts avec le mini-album Cho le 9 mai 2023. Et il s’agit d’un groupe pas comme les autres !
    Le groupe est composé de Heejin (Loona/ARTMS) cachée sous l’avatar de Rien, Hayoung (APINK) avec l’avatar Seoritae, Serena interprétée par Soobin (WJSN), Keuang jouée par Luda (WJSN) et Kwon Eunbi (IZ*ONE / Solo) qui joue Muneo.
    Feverse s’est formé dans l’émission Girls Re:Verse dans laquelle plusieurs membres de girlgroups s’affrontaient à travers d’avatars pour former ce groupe. La particularité était que les membres n’étaient pas connues : les fans ont déduit qui elles étaient avec leurs voix. Nous vous parlerons plus en détails de ce survival dans un prochain article.
    Le nom du groupe est une abréviation de « fever » « ever » et « verse ». Ensemble, ces mots forment Feverse, qui veut dire passion, pour toujours et univers.
    Feverse a ainsi fait ses debuts avec le mini-album Cho, composé de Cho, la title track et seule nouvelle chanson de l’EP, puis des reprises des chansons de l’émission Girls Re:Verse I promise, Time takes me to love et Like a star.
    En dehors de l’utilisation des avatars, le groupe n’a rien a voir avec les nouveaux groupes et artistes composés d’intelligences artificielles comme MAVE ou Superkind.
    L’instrumentale est féerique, rappelant des groupes comme GFriend dans leurs premières sorties, ou encore LOONA. Les vocals sont forts, prouvant que les membres choisies sont véritablement des artistes reconnues par le public pour leur talent.
  • JUKEBOX : Non Smokers Club, un nouveau groupe de K-reggaeton

    JUKEBOX : Non Smokers Club, un nouveau groupe de K-reggaeton

    Nous avons trouvé pour vous la nouvelle sensation coréenne ! Il s’agit de Non Smokers Club, un duo dynamique qui s’apprête à bousculer la scène musicale sud-coréenne avec leur double single “DICKIES”. 

     

    Le groupe s’inspire de plusieurs genres, comme le Reggaeton, le Jersey Club et le Baile Funk pour créer une musique avec des inspirations latines vibrantes. Il a d’ores et déjà gagné l’attention du public fan de Hip Hop en Corée !

     

    Non Smokers Club se veut audacieux et présente ainsi “Dickies” et “Bandonin” qui vont vous transporter tout droit vers l’été. 

     

    “Dickies” est un son porté par des boucles de guitare fascinantes ainsi qu’une batterie qui rappelle fortement le Reggaeton pour créer une fusion irrésistible. “Bandonin”, quant à elle, démontre la fibre artistique du duo avec des instruments inspirés de la musique latine et du Jersey Club. 

     

    Non Smokers Club a tout pour défier les stéréotypes qui collent au monde artistique. Cela constitue un témoignage convaincant que la créativité transcende les frontières et que l’authentique expression artistique ne connaît pas de limites. 

  • JUKEBOX : « FML » de SEVENTEEN, un mini album qui célèbre la combativité sur la vie ?

    JUKEBOX : « FML » de SEVENTEEN, un mini album qui célèbre la combativité sur la vie ?

    « FML » : 10ème mini album

    Seventeen en sont déjà à leur 10ème mini album, avec un titre cette fois un peu particulier. En effet, FML semble signifier « Fight for my life » comme l’annonce leur bande annonce de concept, mais pourrait aussi être liée à une de leurs title tracks « F*ck My Life ».

    Les significations doubles et poreuses de ce titre alimentent donc les interprétations des fans. Ceci n’a pas manqué de fonctionner puisque l’album a fait près de 4 millions de pré-commandes dans le monde, et s’est même classé 3ème au top album du SNEP en France à sa sortie. Le groupe ne fait que prouver sa popularité avec une sortie réussie tant en format physique qu’en digital puisque le clip de « Super » s’est classé dans le top 5 des clips mondiaux sur Youtube lors de sa sortie et est encore top 10 deux semaines après. De belles performances en France comme dans le monde !

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    Double title tracks : une recette parfaite

    « SUPER »

    Cet album est un peu particulier puisqu’il comporte deux titles tracks, autant qu’il comporte des doubles significations. Seventeen ne manque pas d’aborder la vie et le monde qui les entoure sous une double lunette : celle du désespoir mais aussi et surtout celle de la renaissance et de la sublimation de ce monde imparfait qui nous entoure. « Le monde s’écroule? Ce n’est pas grave, je vais me battre pour vivre ma vie comme je l’entends » .

    La première title track sortie le jour de l’album est « SUPER« . Elle met en scène les membres dans un véritable unité « i love my team, i love my crew » ou « j’aime mon équipe, j’aime les membres qui m’entourent et mes fans ». Une nouvelle fois écrite par Woozi, S.coups et Vernon, accompagnés par Bumzu, c’est une track puissante qui donnent envie de sauter et bouger. La chorégraphie est toujours aussi travaillée avec des formations à la Seventeen : impressionnantes.

     

    « F*ck my life »

    La seconde title track « F*ck my life » a écopé d’un MV sorti le 7 mai dernier. On y observe une vraie storyline mise en scène où les membres sont enfermés dans des vies qui ne leur plaisent pas. On sent une volonté de s’émanciper des règles et de tout lâcher pour se révolter.

    Cette chanson est une belle redemption écrite par Woozi, qui exprime les émotions ressentie par toute une jeunesse : un manque de confiance en soi, un sentiment d’être inapte ou d’être en pleine stagnation, comme si le monde et les rêves avaient disparu de la circulation. Ces émotions sont remplacées par un désir de les dépasser, de se battre, d’où « fight for my life » et de s’émanciper non plus des règles, mais de ces pensées qui sont, finalement, les véritables chaînes qui nous attachent. Ce message est véhiculé par une production plus profonde et une place importante accordée à la percussion, avec des sonorités old-school hip hop.

    Des B-sides de qualité, menées par les sous-unités

     

    1. « Fire », HIP-HOP TEAM (S.Coups, Wonwoo, Mingyu, Vernon)

    seventeen hip-hop team

    Seventeen ont l’habitude de proposer des titres de chacune des sous-unités du groupe. La première qui apparait dans le tracklisting est FIRE, qui porte bien son nom. La chanson comporte des couplets qui exposent chacun des flows des rappeurs du groupe, avec un refrain en drop entêtant sur lequel on imagine de beaux dance breaks.

    Ecrite par les quatre membres de la Hip-Hop Team mais aussi Woozi et Bumzu

    Composée par Wonwoo, Vernon et Bumzu

     

    2.  « I Don’t Understand But I Luv U », PERFORMANCE TEAM (Hoshi, The8, Jun, Dino)

    seventeen performance team

    La seconde b-side est celle de la performance team, beaucoup plus lente et mélodieuse. C’est une des plus populaires puisqu’elle s’est classée n°1 du classement des chansons tendances du Billboard.

    Sa popularité s’explique non seulement par les arrangements pop sensuelle, mais aussi pour les paroles dirigée directement vers les fans. Si le titre semble raconter une histoire d’amour tumultueuse, c’est à double niveau. En effet, le titre de la chanson est une référence à un commentaire qu’un.e carat a fait lors d’un live « I don’t understand but I love you », « je ne comprends pas, mais je t’aime ».

     

    Ecrite par Woozi, Hoshi et Dino, ils ont tiré parti de cette anecdote pour faire une déclaration à leurs fans.

     

    3. « Dust », VOCAL TEAM (Jeonghan, Joshua, Woozi, DK, Seungkwan)

    seventeen vocal team

    La troisième b-side est « Dust« , une chanson pop upbeat qui met en valeur les cinq voix des vocalistes de Seventeen. Entre falsetto et joli bridge, cette chanson est un concentré de bonne humeur. Toutefois, on comprend que les paroles évoquent un amour passé qu’on regarde et auquel on pense avec nostalgie.

    Cette nostalgie reste douce et complaisante toutefois, dans la mesure où les souvenirs se mêlent aux odeurs et aux couleurs qui reviennent au narrateur comme de la « poussière » (dust)

    Les sentiments de manque se subliment par une acceptation des souvenir et de la fin.

     

    4.« April Shower » : un beau clap de fin

    tout seventeen

    La dernière b-side est chantée par tous les membres. Elle termine donc l’album en beauté avec des sonorités disco-pop sur les couplets et tropical EDM sur le refrain. De quoi clore le chapitre de FML de manière positive.

    Les gouttes de pluie qui tombent ont cette fois une image douce et romantisée du monde, comme les pluies d’été ou plutôt les « pluies d’Avril« . Loin du désespoir, la pluie n’est que la manifestation d’une grande scène de théâtre dans laquelle tout un chacun peut s’insérer.

    « The curtain rises up just like in a musical or a play » (« le rideau se lève comme dans une comédie musicale ou une pièce de théâtre« . Seventeen sont les main characters de leur propre vie, et nous aussi.

    Et vous, qu’en avez vous pensé ?

  • JUKEBOX : La nouvelle unité de triples, +(KR)ystal Eyes a débuté avec Aesthetic

    JUKEBOX : La nouvelle unité de triples, +(KR)ystal Eyes a débuté avec Aesthetic

    L’album de la nouvelle unité de triples, +(KR)ystal Eyes est nommé « Aesthetic », de quoi mettre l’eau à la bouche.

    +(KR)ystal Eyes est composé de Yoon Seoyeon, Kim Chaeyeon, Lee Jiwoo and Kim Soomin et a débuté le 4 mai 2023.

    Les teasers laissaient deviner un concept innocent et « frais », comme ce que l’on retrouvait aux débuts de GFriend ou encore Loona.

    L’album commence avec Cherry 100%, une introduction tout en douceur – on y retrouve une touche de magie et de basse. C’est également un spoiler de la title track, Cherry Talk, puisque Cherry 100% reprend quelques passages du refrain.

    Cherry Talk est en effet un concept innocent, avec des effets de cloche que l’on reconnaît immédiatement de toute la lignée de chansons au concept similaire qui existaient il y a 6 ou 7 ans.

    Cherry Talk reste néanmoins entraînante et dans l’esprit de triples – aucun doute sur l’appartenance de +(KR)ystal Eyes au groupe.

    Le point culminant arrive après un pré-refrain entre calme et entraînant, comme le reste de la chanson qui peut parfois surprendre. « Boom Cherry Talk » est répété plusieurs fois pour rappeler le titre de la chanson.

    Le synthétiseur se fait plus entraînant alors que les bruits de fond viennent quelque peu parasiter le passage, le rendant un peu flou et cachant les vocals des quatre filles.

    Touch reste dans la même inspiration, avec un fort synthétiseur et des samples bien familiers. Cependant la chanson est rafraîchissante et nostalgique, nous rappelant les chansons les plus iconiques de la K-pop.

    Hide & Seek se démarque un peu avec le pré-refrain où les quatre filles harmonisent avec ce « Oh, can I get to you ? » totalement addictif.

    Deja-Vu laisse transparaître une inspiration un peu vintage, qui se rapproche de la city pop, un courant musical originant du Japon et très populaire dans les années 1990. La tendance de la city pop est revenue depuis quelques années dans la K-pop, pour notre plus grand plaisir.

    Dimension (KRE ver.) est une nouvelle interprétation du titre qui semble suivre triples dans les unités formées par vote des fans sur l’application Cosmo. Les vocals sont cependant couverts par l’instrumentale sur le refrain, ce que nous regrettons un peu.

    Somme toute, l’album peut paraître un peu nostalgique. Cependant, les chansons manquent de se démarquer les unes des autres, restant sur un seul et même ton. Aucune chanson n’est réellement un titre de danse ou une ballade. Toutes sont un peu des deux, ce qui n’est pas une mauvaise chose pour autant. Cependant, nous attendions plus de +(KR)ystal Eyes, notamment avec un titre d’album comme Aesthetic.

  • JUKEBOX : LESSERAFIM dévoile leur album : UNFORGIVEN

    JUKEBOX : LESSERAFIM dévoile leur album : UNFORGIVEN

    Six mois après la sortie de leur second EP : Antifragile, les filles du groupes LESSERAFIM ont finalement dévoilé leur tout premier album intitulé UNFORGIVEN !

    UN COMEBACK RÉUSSI POUR LES FILLES DE SOURCEMUSIC

    Leur nouvel album regroupe pas moins de 13 morceaux dont sept inédits et six déjà bien connus auprès de leurs fans, notamment Antifragile, Fearless ou encore Blue Flame. Grâce à Burn the Bridge, elles font la transition vers leur philosophie de vie. C’est donc sans surprise qu’on retrouve les notion de force de caractère et volonté de triompher face aux obstacles de la vie, tout en s’acceptant soi. L’album regroupe d’ailleurs trois concepts différents : Dusty Amber, Dewy Sage & Bloody Rose.

    BURN THE BRIDGE

    Elles veulent que leurs fans s’affranchissent des règles, moeurs et de tout ce qui les retient d’être eux-même. Écrites en coréen, japonais et anglais, les paroles sont parlées et non chantées sur une mélodie « powerful ». « Soyez impardonnables » sont les dernières paroles qui introduisent le title track.

    UNFORGIVEN – TITLE TRACK

    Le Title Track, Unforgiven, revient sur la notion d’émancipation face aux dictats de la société. Comme pour toutes leurs chansons, elles ont voulu mettre au coeur de leur album la notion d’être soi-même et d’être son seul arbitre. Elles ne mentionnent pas qu’une seule société mais toutes, cela fait donc écho à tout le monde de n’importe quel pays car chacune d’elles imposent des contraintes. C’est donc un titre qui a pour but d’éveiller les consciences collectives en nous amenant à nous défaire du regard extérieur et à briser les tabous sur la volonté d’être qui nous sommes réellement.

    NO RETURN (INTO THE UNKNOWN)

    Avec une mélodie entraînante, les filles sont enfin libérées des murs qui les empêchaient d’être qui elles voulaient être. Cette chanson se veut entraînante également pour que leurs fans suivent le même chemin qu’elles.

    Eve, Psyche & The Bluebeard’s Wife

    Rythmée par un beats électro, cette chanson met en lumière les dictats concernant les filles principalement. Elles parlent notamment du fait qu’une robe ne les définit pas et qu’elles ne sont pas des poupées avec lesquelles on peut s’amuser. Elles ne veulent pas que leurs actions faites en dehors des règles prédéfinies de la société les réduisent à quelque chose qu’elles ne sont pas. Elles encouragent donc leurs fans à briser les « murs de cette prison ».

    FEARNOT

    L’univers de cette B-Side est beaucoup plus calme, et a une ambiance plutôt « rêveuse ». Les paroles veulent transmettre de la confiance et de l’amour pour soi-même. Les filles souhaitent que leurs fans et elles-même se soutiennent et se chérissent ensemble grâce à leur musique.

    FLASH FORWARD

    Flash Forward reprend un peu le même univers sonore que Fearnot. Elle amène une suite logique à l’album : après l’amour de soi, on peut commencer à aimer quelqu’un d’autre et grandir ensemble.

    FIRE IN THE BELLY

    Ce dernier morceau est très enjoué sur des airs latino. Les filles veulent qu’on suive leur voie pour que nous aussi on trouve la paix intérieure grâce au feu qui nous anime. Elles sont donc là pour nous guider à travers cette aventure qu’elles qualifient d’odyssée car elle peut être semée d’embuches.

    DES CONCEPTS TRÈS PHOTOGÉNIQUES

    BLOODY ROSE

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    DEWI SAGE

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    DUSTY AMBER

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  • BOOKCLUB : Sa Majesté l’Idol

    BOOKCLUB : Sa Majesté l’Idol

    Le résumé

    Un soir de pleine lune, Jieun se retrouve parachutée à l’époque Joseon. Elle tombe alors littéralement sur le prince du royaume qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Hayan, son ami d’enfance devenu un idol populaire. Lorsqu’elle réussit à retourner dans son monde, le prince est embarqué avec elle ! Réussira-t-il à regagner son époque ? Une chose est sûre : ce ne sera pas facile avec un double célèbre qui se balade en ville ! 

    une intrigue riche en rebondissements

    Avec des voyages dans le temps, un switch de personnages ou encore des quiproquos, Sa Majesté l’Idol possède un scénario digne d’un drama coréen ! Dès le premier tome, le scénario se fait riche en rebondissements et l’intrigue comporte peu de temps morts.

    Au fil de leurs aventures, nous découvrons les personnages un à un. À la fois rêveuse et terre-à-terre, Jieun est une héroïne attachante à laquelle on s’identifie facilement. Aux antipodes des héroïnes un peu cruche que l’on peut parfois lire, elle se démarque grâce à une maturité conférée en réponse à l’’excentricité de ses parents. Concernant les deux héros masculins, Hayan et le prince, il est encore difficile de se faire un avis précis sur leurs personnalités respectives. Cependant, le tome deux devrait nous en apprendre davantage sur eux.

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    Les graphismes sont doux et colorés mais pour accentuer les scènes humoristiques, la dessinatrice utilise la caricature. Pour autant, Sa Majesté l’Idol sait aussi être sérieux, lorsqu’il aborde les complots politiques à l’encontre du prince. Amour, amitié, comédie et histoire se mêlent dans ce webtoon aux influences multiples.

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    un format pratique

    Côté fabrication, le format choisi par K! World pour sa collection webcomic est vraiment pratique ! Avec un format qui s’apparente à celui du manga, il est facile à emmener partout. De plus, ce format permet de proposer un prix attractif (8€95). Pour autant, la qualité reste présente : si le support se rapproche de celui du manga par son format, l’intérieur est entièrement en couleur, le papier est épais et ne donne aucun effet de transparence, ce qui est très agréable.

    Sa Majesté l’Idol est donc un webcomic facile à lire, idéal pour celles et ceux qui cherchent une lecture sans prise de tête. Ce premier tome se lit d’ailleurs si vite qu’on a qu’une seule envie : celle d’enchaîner avec le prochain tome… qui n’est pas encore sorti chez nous ! Heureusement, le tome deux de Sa Majesté l’Idol sera disponible dès le 1er juin ! 

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  • JUKEBOX : Lee Chae Yeon prouve sa polyvalence avec Over the moon

    JUKEBOX : Lee Chae Yeon prouve sa polyvalence avec Over the moon

    Lee Chae Yeon, ancienne membre d’Iz*one revient pour la première fois après ses débuts avec un second mini album intitulé “Over the Moon” et composé de 5 titres.

    Au fil des chansons, cet album nous emmène dans des univers très différents. Que ce soit L’intro line by line, qui fait penser au générique d’un dessin animé japonais de notre enfance jusqu’au dernier morceau Like A Star, une balade à l’attention de ses fans, qu’elle remercie chaleureusement.

    Le title track KNOCK est un morceau entraînant où ses talents d’all rounder brillent à merveille. Elle chante, rappe durant les couplets. le refrain répétitif qui reste en tête lui permet d’exposer ses capacités exceptionnelles de danseuse. 

    Le clip vidéo reprend les codes du précédent où elle prend les traits d’un vampire assoiffé de sang, mais cette fois-ci elle évolue dans une maison moderne contrairement au manoir de Hush Rush

    La différence majeure est que cette fois-ci, la chorégraphie est montrée dans le clip. Chae Yeon performe seule et avec des danseurs, les fans sont ravis de pouvoir admirer ses talents de danseuse, ce qui leur a manqué dans le clip de Hush Rush

    Mais la chanson qui surprend les fans dans cet album est définitivement I Don’t Wanna Know. L’instrumental au style phonk (mélange de trap et hip hop) industriel est digne des boîtes de nuit des années 2000 ou d’un film d’action futuriste. Ce style est à l’opposé total de tout ce que Chae Yeon a proposé en tant que membre d’Iz*one.

    Chae Yeon sort de ses sonorités habituelles et explore de nouveaux genres. Avec la sortie de “Over the Moon”, elle prouve qu’elle sait briller en solo.

  • JUKEBOX : Agust D : D-Day is coming !

    JUKEBOX : Agust D : D-Day is coming !

    Trois ans après la sortie de son album D-2, Agust D (alias Suga de BTS ou Min Yoongi) est enfin de retour ! Et dès la première chanson, le ton est donné : “D-DAY’s coming, it’s a fucking good Day”.

    Des collaborations réussies

    Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Agust D sait parfaitement bien s’entourer lorsqu’il s’agit de créer ses musiques. Dans D-DAY, les collaborations sont nombreuses et prestigieuses. Il y a d’abord un duo avec J-Hope : “HUH?!”, une chanson explosive dans laquelle les deux membres de BTS dénoncent les rumeurs qui circulent sur leur groupe et répondent à leurs détracteurs.
    Puis, pour notre plus grand plaisir, Suga retrouve IU dans une nouvelle collaboration : “People Pt.2”. Cette chanson se démarque des autres titres de l’album avec des sonorités plus douces. “People Pt.2”, écrite pendant le confinement, aborde les thèmes de la solitude, de l’amour et de l’espoir.
    La dernière collaboration de
    D-DAY est un trio. Pour enregistrer “Snooze”, Agust D s’est entouré de Woosung du groupe The Rose, mais également de Ryuichi Sakamoto, un compositeur japonais de talent à qui l’on doit la bande originale des films du Dernier Empereur et de Furyo. Cet artiste nous a d’ailleurs tristement quitté en mars dernier. Snooze est une chanson particulière dans laquelle le piano, un instrument cher à Agust D, occupe une place prépondérante. Il se dégage de ce titre une sensation de sérénité et d’espoir, une sorte de lumière portée par la voix angélique de Woosung.

    Des solos percutants

    Mais les chansons solos d’Agust D ne sont pas en reste. “Haegeum”, le titre phare de l’album, s’inscrit dans la continuité de “Daechwita”, le single de D-2 : même rythme, même ambiance musicale et artistique dans leurs deux clips vidéos conçus pour se suivre… Dans “Haegeum”, le chant de guerre de D-2 laisse place à un hymne à la liberté. En effet, le Haegeum est un instrument à corde coréen traditionnel mais c’est également un mot qui signifie “se libérer de l’interdiction”.

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    Autre chanson solo frappante, “My Amygdala” se démarque autant par sa musique que par son clip qui conclut la trilogie de musique vidéo lancée par “Daechwita”. “My Amygdala” est une chanson qui traite du rapport au passé et à l’oubli. À travers des paroles incisives, Yoongi nous livre son passé compliqué : les problèmes de santé de ses parents, son accident de scooter qui l’a gravement blessé, sa dépression… Une chanson poignante sans sombrer dans le pathos.

    Avec D-DAY, Agust D laisse le passé derrière lui sans pour autant trop en attendre d’un futur qui peut paraître oppressant. En effet, comme l’artiste l’explique en interviews, il n’a plus de rêve pour l’avenir. Il préfère désormais se concentrer sur le présent et dénoncer les abus de la société actuelle dans laquelle on ne le sent pas en totale harmonie. Une fois de plus, Agust D reste fidèle à lui-même, et même si les sonorités de cet album se font plus apaisées, le chanteur continue de dénoncer les injustices de ce monde. 

    Esclaves du capitalisme, esclaves de l’argent
    Esclaves de la haine et des préjugés
    Esclaves de YouTube, esclaves de la flexion
    L’égoïsme et la cupidité ont déraillé  (Haegeum)