Catégorie : Reviews

Musique, cinéma, littérature… on vous partage nos ressentis dans nos reviews grâce à un décryptage en profondeur de chaque oeuvre sud-coréenne.

  • JUKEBOX : ARTMS, anges virtuels avec « DALL »

    JUKEBOX : ARTMS, anges virtuels avec « DALL »

    ARTMS n’est pas un simple groupe mais un projet selon les mots de l’agence ModHaus, qui a signé 5 membres de LOONA suite à leur départ de leur précédent label. Heejin, Haseul, Kim Lip, Jinsoul et Choerry ont ainsi fait leur début en tant que quintet sous le nom d’ARTMS. 

    Après le comeback d’ODD EYE CIRCLE en juillet dernier ainsi que celui de Heejin en novembre, et la sortie quelque peu discrète d’un single pour Haseul nommé « Plastic Candy », c’est enfin au tour de l’ensemble ARTMS de se présenter en tant que quintet. L’album, nommé Devine All Love and Live (DALL) possède plusieurs références au lore de LOONA, une manière de raccrocher le projet à l’histoire de ses membres. 

    D’abord, « Devine » est évidemment lié à la nature même d’ARTMS, inspiré de la déesse grecque (entre autres) de la nature, Artémis. Artémis est également le nom d’un projet de la NASA, qui a pour mission d’étudier la lune, élément central du « loonaverse ». 

    « Love and Live » est le nom d’un titre de LOONA 1/3, la première unité de LOONA composée de Heejin, Hyunjin, Haseul et Vivi. 

    On peut donc facilement imaginer que DALL est un mélange de l’identité d’ARTMS créée par ModHaus et son producteur exécutif Jaden Jeong et des débuts de LOONA qu’il supervisait à l’époque en tant que producteur et directeur artistique. 

    URL

    « url » (« Uniform Resource Locator » ou simplement adresse web/internet) est une introduction presque totalement instrumentale, seulement augmentée d’un texte parlé, mystérieux. 

    Votre autrice voit ici un rapport entre le titre « url » et l’album solo de Heejin, nommé Algorithm. Un nouveau pan du lore se crée sous nos yeux par l’exploration du domaine virtuel : algorithme, jeux vidéos (« Video Games », b-side de l’EP de Heejin), et maintenant « url » ainsi que « Virtual Angel ». 

    ARTMS seraient-elles entrées dans la « matrice », se dédoublant dans le monde du « world wide web » ? 

    L’utilisation de teasers générés par intelligence artificielle (IA) a été vivement critiquée par les fans. ModHaus s’était alors exprimé, expliquant les intentions de critiquer cet art produit par des machines. Les jaquettes finales des singles de pre-releases étaient, heureusement, dessinées par de vrais artistes. 

    VIRTUAL ANGEL

    Alors qu’on l’interrogeait  sur « Virtual Angel », Jaden Jeong a affirmé que le titre est quelque chose que « seul ModHaus est capable de faire ». 

    Après avoir découvert plusieurs singles de pre-releases comme « Birth », « Flower Rhythm », « Air » et « Candy Crush », « Virtual Angel » semble enfin se démarquer des trois derniers. Bien qu’agréables à écouter pour beaucoup de fans de LOONA, mis à part « Birth », aucune de ces sorties n’a fait de vague dans la paysage musical. « Virtual Angel » était donc attendu avec impatience. Est-ce que cette title track changerait enfin la donne ? 

    La réponse tout de suite : Cette chanson synthwave capture immédiatement l’attention. Grâce à une atmosphère nostalgique et magique qui manque cruellement dans les sorties récentes, ARTMS dévoile avec cette title track un immense potentiel viral. 

    La mélodie et la production de « Virtual Angel »sont portées par un sentiment de flottement exprimé par le synthétiseur mais aussi les percussions. La répétition des « Oh-oh-oh » change enfin des « La-la-la » et « Na-na-na » auxquels ModHaus nous avait habitués jusqu’à présent et créé un sentiment mélancolique. 

    « Letting go of you, that’s a heartbreak »

    « Te laisser partir, ça me brise le cœur »

    Malheureusement, « Virtual Angel » ne montre pas l’étendue des talents vocaux d’ARTMS. L’atmosphère est plutôt aérienne, avec des voix plus douces et presque murmurées. 

    Le MV, quant à lui, est réalisé par digipedi, agence habituée à travailler avec LOONA (11 des 12 MV solo, tous les MV des units, 6 des MV de title tracks). Le lore du groupe leur est donc familier, et avec l’aide de la vision de Jaden Jeong, les plans accentuent la signification des paroles. 

    Si le premier MV est dur à regarder, tant les plans défilent rapidement – un avertissement de flash a d’ailleurs été rajouté pour les personnes sensibles et épileptiques -, une seconde version nommée « human eye » a été publiée, facilitant le visionnage.

    MV de Virtual Angel, Human Eye version

    SPARKLE

    « Sparkle » est une chanson aux inspirations funky, avec une ligne de basse pétillante et un tempo upbeat, qui garde la légèreté du morceau précédent. 

    Le chant est assez joueur, avec un refrain où les voix des membres s’enchaînent rapidement avec un « spa-spa-sparkle » entêtant. 

    Heejin, Kim Lip et Jinsoul ont participé à l’écriture des paroles, mentionnant le coucher du soleil et le lever de la lune. Les paroles sont simples, exprimant l’excitation d’une personne découvrant ses sentiments pour une autre pendant le début d’une relation amoureuse. 

    Cette b-side fait actuellement l’objet de promotions dans les music shows, offrant au public l’opportunité de découvrir ARTMS avec deux titres légèrement différents, mais cohérents. 

    THE HITCHHIKER’S GUIDE TO THE GALAXY 

    « The Hitchhiker’s Guide To The Galaxy » commence avec une mélodie jouée au piano. La production évolue tout au long de la chanson, incluant un sample familier puisqu’il apparaît aussi dans « Butterfly ». Les percussions rapides ainsi que les violons rajoutent des textures au titre, le rendant dramatique, presque épique. 

    Le refrain est brouillé par les effets appliqués sur les voix des membres, rendant l’atmosphère du titre encore plus aérienne et rêveuse. 

    Le terme « hitchhiker » rappelle le titre du même nom paru dans le premier EP de Chuu, tandis que « galaxy » implique encore un peu plus le voyage effectué par ARTMS et LOONA dans l’univers, tout en faisant écho au roman bien connu de Douglas Adams.

    FLOWER RHYTHM 

    « Flower Rhythm » fait partie des pre-releases du groupe. Ces singles, sortis avant l’album, ont servi à teaser les débuts d’ARTMS et à poser les bases de leur univers musical. 

    Le titre inclus un sample de « Kehwa », introduction de l’EP d’Heejin, paru en octobre 2023. Ce sample est utilisé de manière énergique et mélodieuse au sein du refrain, avec un tempo accéléré comparé à « Kehwa ». 

    « Kehwa » signifie « fleurir » en coréen, aussi il est tout naturel que « Flower Rhythm » implique la floraison d’ARTMS – une fleur qui éclot et se dévoile au public. Le synthétiseur future bass instaure une atmosphère aérienne, prouvant que les singles représentaient l’essence-même de l’album dans son ensemble, et ainsi d’ARTMS. 

    CANDY CRUSH

    A l’instar du précédent titre, « Candy Crush » est une pre-release. Le titre fait immédiatement référence au single digital de Haseul, « Plastic Candy ». D’ailleurs, ce titre est inclus dans les paroles de la chanson, chanté par Jinsoul lors du second couplet. 

    « Candy Crush » est une chanson aux influences de city pop et contemporary R&B, avec une mélodie sensuelle et un chant détendu, alternant entre exploration des registres graves et des notes plus aiguës. Le tout est assez funky, avec une utilisation de basse qui s’accorde parfaitement au reste de l’album qui semble, pour le moment, suivre une continuité assez logique. 

    AIR

    « Air » démarre avec un sample de « Air Force One », en plus de faire également une référence à « Butterfly « de LOONA dans les paroles (Been been there and I’ve been been there). 

    Avec une mélodie groovy mais détendue, « Air » s’apprécie plutôt vers la deuxième ou la troisième écoute. La production est légèrement confuse, tant les instruments et genres musicaux semblent se mélanger. Bossa Nova, pop, r’n’b, musique classique, le morceau est sautillant et complexe. L’ambiance est semblable aux tendances actuelles de musiques rétro, bien que le tempo soit plus lent que, par exemple, ILLIT, NewJeans ou BoyNextDoor. 

    Néanmoins, si vous êtes fans de remix tels que « (musique) jouée dans une salle de concert vide » ou « (musique) jouée lors d’une fête mais vous êtes dans la salle de bain », « Air » sera certainement un titre que vous apprécierez particulièrement pour son atmosphère chill. 

    UNF/AIR 

    Le titre suivant est « Unf/Air ». Le mot « unfair » signifie en français « injuste », tandis qu’un jeu de mots prend place, le coupant pour que « air » soit séparé. 

    Les paroles expriment le sentiment d’injustice ressenti lorsque l’on aime une personne qui ne réciproque pas nécessairement notre amour, ou qui ne réalise pas que notre cœur bat pour elle. Une relation existe déjà, peut-être amicale ou ambigüe, au point que même nos ami·es nous demandent ce que nous sommes. 

    La production musicale est cohérente pendant l’entièreté du titre, avec des éléments de deep house et de bubblegum pop. Le synthétiseur ressemble ici presque à des carillons d’extérieur. 

    A ce point de l’album, « Unf/Air » paraît légèrement répétitive, voire même prévisible. 

    DISTRESS

    « Distress » est, dès les premières secondes, immédiatement une coupure entre le début de l’album et la fin. Le titre est agréablement inspiré par la future bass, mais comprenant toujours des éléments de synthétiseur et de city pop, avec des percussions et des basses plus marquées. Avec une atmosphère un peu plus sombre, portée par les vocals dreamy des cinq membres, « Distress » se démarque du reste. 

    Le sentiment est presque dramatique, et, bien que l’on remarque à nouveau un mix trop flou entre les instruments et les voix lors du refrain, pendant le reste de la chanson, le chant est bien distinct. Plus sensuel que les autres morceaux, “Distress” montre une autre facette d’ARTMS, tout en restant dans la continuité dreampop de l’album. 

    BUTTERFLY EFFECT

    Alors que nous approchons de la fin de l’album, « Butterfly Effect », une nouvelle surprise nous est offerte. Ce « ooh-ooh » qui entame la chanson happe immédiatement l’auditeur·ice. Les harmonies des membres sont tout simplement intrigantes, et de là naît une sensation de flottement.

    « Je pense que le message que « Butterfly Effect » fait passer – que nous nous développons à travers un effet papillon – est que nous espérons que les gens trouveront du courage et leur identité personnelle, et utiliseront leur voix. « 

    Jinsoul 

    « Butterfly Effect » est une réponse, ou une continuation, de « Butterfly », un des titres les plus représentatifs de LOONA, et les plus appréciés par les Orbits. Ce titre, plein d’énergie LOONA avec une forme d’expérimentation de future bass et de progressions instrumentales donne un sentiment de liberté que « Butterfly » exprimait déjà parfaitement. « Butterfly Effect » a donc de grandes chances de devenir une chanson populaire auprès des Orbits, mais aussi une des chansons les plus iconiques de la discographie post-LOONA.

    BIRTH

    Premier titre de pre-release, « Birth » a remporté une compétition Gravity, un système utilisé par ModHaus afin de faire participer les fans à certaines décisions. Face à trois autres titres, « Birth » s’est démarqué par son atmosphère sombre et totalement en décalage par rapport aux autres chansons de LOONA, Odd Eye Circle, Heejin et Haseul. 

    Alors que beaucoup de fans se sont demandés pourquoi ce titre presque dissonant s’est retrouvé en conclusion de l’album, votre autrice apprécie cette ultime surprise musicale. L’instrumentale nous amène constamment dans des directions différentes, rappelant un peu des titres de Billie Eilish comme « Bad Guy » , avec un potentiel particulier de viralité sur TikTok. 

    La stratégie de ModHaus fonctionne particulièrement bien avec « Birth ». L’image d’ARTMS est presque psychotique dans ce titre, tant dans les instruments tantôt erratiques, tantôt presque effacés. Les violons et harmonies donnent des impressions d’OST de film d’horreur, et le MV énigmatique continue dans cette direction.

    Entrecoupé de dessins perturbants, les plans sombres du MV montrent les membres d’ARTMS dans des situations stressantes et pleines de tension. Confusion est le premier adjectif qui vient en tête en le visionnant. 

    CONCLUSION

    Pendant sa première semaine de vente, DALL a dépassé les 100,000 ventes, en faisant le deuxième album de LOONA s’étant le mieux vendu pendant cette période cruciale. Alors même qu’aucune photocard, ou Objekt dans le langage de ModHaus, n’est incluse dans l’album original, l’album s’est donc bien vendu. 

    Une troisième version nommée Objekt Music Album et vendue à approximativement 5 euros contient un code QR pour accéder de manière virtuelle à l’album et une photocard a été commercialisée le jour de la sortie de l’album afin de booster les ventes, une belle stratégie de l’agence. 

    La ligne directrice de DALL est sans conteste centrée autour de « Virtual Angel » et donne des impressions de rêve et de flottement tout du long – jusqu’à en devenir parfois légèrement lassant. Légèrement, puisque l’on retrouve tout de même des éléments de surprise, et les voix des membres sont toujours agréables à écouter. DALL est donc un album particulièrement cohérent dans sa direction artistique et musicale, mais qu’on aurait aimé un peu plus marquant. Savoir que les membres ont également participé à l’écriture des paroles nous rassure quant à leur implication de ce nouveau projet musical. 

  • JUKEBOX : Yves fait son « comebut » avec LOOP

    JUKEBOX : Yves fait son « comebut » avec LOOP

    Après plus d’un an, Ha Sooyoung, plus connue sous le nom de scène Yves, fait enfin son « comebut » en solo avec le mini album LOOP.
    * »Comebut » est un terme composé de « Comeback » et « Debut » et signifie qu’il s’agit à la fois du début en solo d’Yves mais aussi d’un comeback puisque l’idol est déjà connue du public. 

    Celle qui se présente toujours comme Yves de LOONA revient sur les devants de la scène pour présenter quatre titres envoûtants et personnels. Mélangeant R&B, Hip Hop, Pop Rock et des sons plus acoustiques. LOOP est un hommage subtil au lore* de LOONA, rappelant le ruban de möbius* qui symbolise la chronologie confuse des événements ainsi que des univers qui se touchent et se mélangent avec difficulté.

    *Le terme lore est emprunté du mot “folklore” et désigne l’univers créé autour d’une histoire.

    *”Un ruban de Möbius est une surface fermée formée d’un ruban à une seule face obtenu en collant les extrémités d’une bande de papier après les avoir retournées.” – maths et tiques

    Yves a choisi le label du rappeur Millic, Paix Per Mil, pour démarrer ce nouveau chapitre de sa carrière. Entourée d’artistes et compositeurs habitués au Hip Hop et R&B, l’idol a pu explorer ces genres et les mélanger à sa personnalité pour faire de LOOP un EP à son image. Composé de « DIORAMA », « LOOP », « Afterglow » et « Goldfish », ce dernier s’inscrit dans les sorties les plus marquantes de cette première moitié de l’année. 

    « C’est comme nous avions embarqué collectivement dans une aventure pour découvrir la véritable Yves » 
    Millic, producteur exécutif du label Paix Per Mil

    DIORAMA 

    « DIORAMA » commence avec une instrumentale simpliste portée par cette boucle qui rappelle une alarme ou un réveil. Yves expose immédiatement ses talents de chanteuse avec un refrain aux émotions confuses, portées par sa voix tant mélancolique qu’affirmée.

    Les paroles, écrites par Tene, sont quasi intégralement en anglais. Il est possible que cela soit intentionnel afin de se rapprocher des fans internationaux qui sont nombreux auprès de LOONA. 

    Au travers des paroles, Yves exprime justement cette dissociation entre elle-même et celle qu’elle voudrait être. Comme un retour à la réalité symbolisé par certains mots employés : « se réveiller », « l’horloge », « nuit », « rêve ». Même si cette version idéalisée d’elle-même est un rêve à atteindre, pour sa bravoure et son sens artistique, il reste important d’accepter son « soi » authentique. 

    Les capacités vocales d’Yves sont mises en avant dans « DIORAMA », où elle alterne entre registre grave et plus aigu. Son chant est mélodieux et complimenté par le mixage. 

    L’instrumentale se développe au fil de la chanson, mélangeant des éléments électroniques au R&B. Les accords de basse accrochent l’oreille tandis qu’avec un peu de concentration, on peut entendre une mélodie jouée à la guitare. La guitare, le piano ainsi que le synthétiseur sont joués par IOAH, compositeur de la chanson. 

    LOOP

    L’annonce d’un featuring avec la rappeuse Lil Cherry a été reçue avec inquiétude. Tout d’abord, de savoir s’il était judicieux de proposer un début en featuring, plutôt que de se concentrer sur Yves pour la title track. Et ensuite, comment Lil Cherry se placerait-elle sur la chanson ? Son style étant assez original et unique, il est normal d’être sur ses réserves. 

    Pourtant, quand « LOOP » commence, on découvre un rythme accrocheur avec des percussions marquées. L’utilisation d’une instrumentale assez simple mais étoffée de synthétiseur, de basse, d’une boucle de piano, permet de se concentrer sur le rythme plutôt House et les intentions de la chanson. 

    Tandis que certain-es regrettent justement la simplicité de la production, votre autrice ne se lasse pas des changements dans les mélodies et rythmes qui rendent le morceau des plus intéressants. 

    La chanson est composée par Millic, IOAH et Lil Cherry et se concentre sur l’aspect authentique du mélange entre Hip Hop coréen et K-pop. « LOOP » est novateur dans le sens où le morceau ressemblerait presque aux collaborations musicales occidentales qu’à un simple featuring auquel la K-pop nous a habitués. 

    Le refrain devient rapidement addictif, et ce dès le premier « can’t stop » (« je ne peux pas arrêter »). Porté initialement par la basse et les percussions, Yves utilise l’élément surprise d’une interruption par des notes plus aiguës sur certains mots, attirant l’attention sur l’étendue de ses capacités vocales. 

    Avec la répétition des « Ooh-Ooh », une plus grande liberté est accordée à la danse, qui donne un sentiment jovial. La mélodie est alors agrémentée de plus d’instruments. 

    Le drop pendant le rap de Lil Cherry donne une nouvelle énergie Hip Hop au morceau, accompagné par une chorégraphie qui attire le regard. 

    « Cet album est la première étape pour créer mon monde en tant qu’artiste solo. J’ai suivi certaines règles et certains systèmes pendant longtemps en tant que membre d’un groupe. Pour moi, cet album représente mon premier défi pour sortir d’une boucle de règles pré-faites, étudier mon « moi » et l’exprimer à travers la musique. Par conséquent, cet EP est immature mais audacieux, brutal mais honnête. Il contient aussi ma gratitude pour les fans qui m’attendaient avec confiance. »
    Yves

    AFTERGLOW 

    Avec « Afterglow », Yves se retrouve confrontée une fois de plus à deux opposés. D’un côté, se trouve l’amour qui lui est familier, et de l’autre, un amour jeune et passionné. Tiraillée par ces deux options qui possèdent chacune leurs avantages et inconvénients, la fatigue s’empare de son esprit. 

    Encore une fois, les paroles sont écrites en anglais, et bien que simples, transmettent les difficultés de la situation, avec des influences de musique alternative des années 2000. 

    « I don’t wanna go back, but I can’t help missing your love » 

    « Je ne veux pas retourner en arrière, mais ton amour me manque » 

    Serait-ce une allusion à LOONA ? On pourrait imaginer que, bien que l’amour des onze autres membres lui manque, elle ne retournerait pas en arrière, revenant ainsi dans le label qui les a maltraitées pendant des années. Votre autrice ne veut en aucun cas dire qu’Yves ne souhaiterait pas que LOONA se reforme dans le futur, ne serait-ce que temporairement lors de collaborations. 

    Après des années à vivre ensemble, à danser, chanter, manger, s’amuser ensemble, à douze, il peut être compliqué de retourner à une carrière solo. Forcément, un sentiment de solitude peut s’installer, et chaque membre de LOONA a exprimé cette nostalgie.

    Mais encore une fois, la maturité gagnée dans l’année passée n’a pas de prix pour l’artiste. Ce nouveau début est quelque chose à célébrer plus que le passé n’est à regretter. 

    « Cause I love this moment, this moment right now »

    « Parce que j’aime cet instant, l’instant présent » 

    Ce morceau pop-rock offre à nouveau des instruments live performés par Millic et Kim Hoyeon, sur une production signée à 100% par Millic. 

    GOLDFISH

    L’ambiance acoustique de « Goldfish » offre une ambiance mélancolique qui exprime la sincérité d’Yves. L’année passée a été difficile pour cette dernière, qui s’excuse avec cette « fan song » (chanson pour les fans) de son absence sur scène. 

    La guitare, jouée par Hoho, accompagne la voix de l’idol qui est remplie d’émotion. Il est facile de ressentir tous les sentiments contradictoires qui l’ont envahi pendant les mois passés à se questionner sur son futur en tant qu’artiste. 

    Yves promet ainsi, avec « Goldfish », d’offrir un câlin à quiconque écoute la chanson, et d’essuyer ses larmes. Avec des oreilles attentives, elle écoutera et consolera l’auditeur-ice, offrant de l’espoir au milieu de la tristesse ressentie. 

    CONCLUSION

    Avec LOOP, Yves invite ses fans à rejoindre sa poursuite de la paix et sérénité, tout en restant fidèle à ses émotions. 

    L’EP explore des genres différents qui peuvent parfois sembler s’opposer, mais complète l’aspect maladroit qu’Yves souhaitait transmettre. L’artiste se laisse du temps pour grandir, une marge d’amélioration qui sera certainement appréciée lors de son prochain comeback. 

  • JUKEBOX : RM se dévoile à fleur de peau dans Right Place, Wrong Person

    JUKEBOX : RM se dévoile à fleur de peau dans Right Place, Wrong Person

    Actuellement en plein service militaire, le leader de BTS sort malgré cela son 2ème album studio, pour le plus grand plaisir de ses fans. Nous revenons sur Right Place, Wrong Person, un album qui nous emmène dans un voyage initiatique entre le bien et le mal. 

    Après ses mixtapes RM et Mono, sorties en 2015 et 2018, puis son premier album studio Indigo, que l’on découvrait en 2022, le musicien de 29 ans est revenu ce vendredi 24 mai avec Right Place, Wrong Person. Il continue dans ce 2ème album de 11 chansons à évoquer ses expériences de vie et la quête qui traverse toute sa discographie : celle de lui-même. 

    Le thème principal de cet album ? L’errance entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le vrai et le faux. Exprimée dès le titre composé des mots “right” et “wrong”, cette idée revient tout au long de l’album, dans lequel RM s’interroge sur ces notions, ainsi que sur le fait de réussir à être la personne que l’on est ou veut être, entourée des bonnes personnes, au bon endroit.

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    Cette errance, c’est bien entendu la sienne, et l’artiste ne s’en cache pas : dans une vidéo promotionnelle tournée avec Jimin, autre membre de BTS, ce dernier demande à RM ce que le titre “Right Place, Wrong Person” signifie. Le rappeur répond “Quelqu’un comme moi”, avant d’expliquer qu’il a régulièrement l’impression d’être “la mauvaise personne”, ne se sentant pas à sa place alors que tout le monde autour de lui semble aller bien. En explorant avec vulnérabilité et profondeur ce sentiment universel, RM reste fidèle à ce qui a toujours été au centre de son art, en solo comme au sein de BTS : utiliser ses expériences personnelles pour créer du lien. 

    Right Place, Wrong Person nous emmène donc dans un voyage initiatique au cœur de la célébrité délirante de BTS, mais aussi des questionnements plus “normaux” d’un jeune homme qui se cherche à l’orée de ses 30 ans. C’est finalement un Kim Namjoon plus vulnérable que jamais que l’on découvre dans cet album.

    Une première partie aux airs de descente aux enfers

    L’album s’ouvre sur “Right People, Wrong Place”, un morceau aux sonorités électro qui nous donnerait presque l’impression d’être dans un film futuriste. Pas d’aventure cependant dans cette chanson dont le titre fait directement référence à celui de l’album : tout relève plutôt de la confusion, peut-être celle que l’on éprouverait sur une planète inconnue. Les mots “right” et “wrong” mais aussi “place” et “people” sont répétés à l’infini dans toutes les variations possibles (“les mauvaises personnes au mauvais endroit, les bonnes personnes au bon endroit, les bonnes personnes au mauvais endroit”, etc). La piste instrumentale, obsédante, amplifie ce sentiment de chaos et d’égarement, et nous plonge directement dans l’atmosphère sombre de cet album. 

    On découvre ensuite “Nuts”, une chanson de hip-hop alternatif à l’instrumentale surprenante, avec une basse distordue et la présence de guitares électriques sur le bridge. Sur ce morceau à propos d’une relation amoureuse qui s’est vraisemblablement mal terminée, on retrouve un RM plein de cynisme. Le son récurrent en fond provoque, comme dans le premier morceau, une sensation obsédante, à l’image de pensées qui tournent en boucle. C’est l’idée de cette chanson, dont le titre renvoie certainement à l’expression “going nuts”, utilisée par RM dans les paroles et qui signifie “devenir fou”. On le voit ainsi alterner entre un refrain et un bridge dans lesquels il semble vouloir récupérer son amour perdu, et des couplets où il s’exprime sur les difficultés et les souffrances liées à cette relation. Dans le dernier couplet, la chanson s’assombrit encore, et on devine non seulement l’incapacité de RM à faire la paix avec cette relation passée, mais aussi la colère qui s’ensuit. 

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    L’album enchaîne directement avec “out of love”, dont l’instrumentale se confond avec la fin de “Nuts”, à tel point qu’on a, à la première écoute, du mal à voir où finit la première chanson et où commence la seconde. Cela s’explique par le fait que ce morceau est dans le prolongement direct du début de l’album : on y retrouve le cynisme, la colère et les intonations froides d’un RM complètement désabusé, qui ne croit plus en rien et certainement pas en l’amour. Toujours dans un style hip-hop alternatif, cette chanson poursuit la descente aux enfers de son interprète, qui évoque l’envie de “tout brûler”, y compris “le monde dans lequel il a vécu toute sa vie”. Un morceau sombre, donc, qui clôture l’enchaînement des trois premiers morceaux où RM expose toute sa souffrance, sa confusion et sa rage.

    Une seconde partie d’album plus dansante

    Right Place, Wrong Person se poursuit avec “Domodachi”, une collaboration avec la rappeuse britannique Little Simz, notamment connue pour sa chanson “Venom”. Sa présence sur ce morceau de hip-hop, au titre dérivé du japonais “tomodachi” qui signifie “ami”, est d’autant plus intéressante que la rappeuse est née comme RM en 1994, leur permettant au regard des traditions coréennes sur l’âge de se considérer comme des amis, quand quelqu’un de plus jeune ou de plus âgé ne pourrait utiliser ce qualificatif (le mot coréen 친구, chingu, qui signifie ami, ne peut en effet s’utiliser qu’entre personnes nées la même année). Ce titre est plus énergique que les précédents, avec des percussions qui donnent envie de bouger et de danser. Un choix pertinent pour une chanson qui invite justement à danser entre amis, peut-être pour oublier les difficultés évoqués lors des morceaux précédents. Sans en faire un titre joyeux à proprement parler, la présence de Little Simz apporte à ce titre une énergie et une fraîcheur qui tranche avec l’atmosphère sombre du début de l’album. 

    Le morceau “? (Interlude)” est un basculement vers la seconde moitié de cet opus, dans laquelle RM se décharge d’un peu de la colère des premières chansons. Ici, le chanteur délaisse le hip-hop pour un morceau de jazz funk produit notamment par DOMi & JD Beck, un duo franco-américain de musiciens décrit par France Inter comme “le nouveau phénomène du jazz mondial”. Ici, il semble que RM évoque à nouveau son histoire d’amour passée, naviguant une fois de plus entre l’envie d’oublier et de souvenir. L’évocation de ce dilemme s’intègre au thème général de l’album, cette confusion des émotions et cette difficulté à savoir ce qui est bon pour lui. Le morceau met d’ailleurs en avant cette confusion avec un tempo original et une signature rythmique changeante, et des dissonances dans les accords choisis.

    Après cet interlude, on enchaîne sur Groin, un morceau bien plus dynamique qui sort de la noirceur des accords mineurs des autres chansons. Ici, RM s’autorise à exprimer ce qu’il a longtemps tu, notamment ses difficultés liées au poids que représente le rôle de leader de BTS. Il évoque la pression de devoir être irréprochable, de représenter quelque chose de plus grand que lui, ce que l’on ne peut que comprendre quand on connaît le succès de son groupe, scruté par les médias et dont les membres ont été amenés à représenter leur pays à plusieurs grandes occasions. Dans “Groin”, on retrouve avec joie un RM à la plume acérée, que l’on avait déjà pu croiser dans les “Cypher” de BTS ou sur d’autres morceaux. Sur un titre de hip-hop aux sonorités plus old school, le rappeur fait preuve d’une grande franchise, jouissive à (re)découvrir après les derniers titres plus consensuels de BTS comme “Dynamite” ou “Permission to Dance”. Au-delà de ce franc-parler, RM réaffirme dans ce morceau la quête qui est la sienne et le choix qui le guide depuis toujours : être lui-même. 

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    Dans le morceau indie rock “Heaven”, c’est une forme d’apaisement mélancolique que nous offre l’artiste. Sur le thème d’une relation toxique avec une personne lui volant son “paradis” (que l’on peut interpréter comme la paix intérieure ou le bonheur), cette chanson plus mélodieuse, avec des paroles chantées et non rappées, dépeint un interprète qui accepte ce “vol” de son “paradis”, autrement dit la douleur causée par cette relation. Dans un bridge aux douces notes de guitare, RM semble se libérer de la colère et de la confusion engendrée par cette relation, acceptant pour le meilleur ou pour le pire ce qui lui est arrivé. 

    On parvient ensuite à “LOST!”, la title track de cet album. Dans ce morceau de pop alternative, on retrouve l’incertitude et le sentiment d’égarement déjà évoqués par RM. En revanche, pas de mélancolie ici, mais une mélodie et des chœurs dynamiques, comme si cette impression d’être perdu pouvait être une opportunité et une façon d’être plus libre, thème par ailleurs directement évoqué dans des paroles presque opposées (“Je suis putain de perdu”, puis, deux vers plus tard, “Je ne me suis jamais senti aussi libre”). La rapidité du tempo accentue l’impression de courir dans tous les sens, cherchant qui l’on est, alternant entre mille possibilités, mille scénarios différents. Dans la même veine, RM joue dans un clip évocateur plusieurs rôles à la fois, illustrant sa difficulté à savoir qui il est vraiment. 

    Fin de l’album : l’acceptation comme clé de la guérison

    Dans “Around the world in a day”, un titre en collaboration avec le chanteur américain Moses Sumney, RM revient à la dichotomie “right/wrong” centrale de cet album. Dans un style soul et R&B alternatif, ce morceau est l’un de nos coups de cœur et représente un tournant dans l’album, étant l’un des seuls titres où l’on retrouve véritablement de l’espoir. Cette chanson, grâce à la beauté de la voix de Moses Sumney, la douceur des notes de guitare et des choeurs superbes, nous invite à quitter le désespoir du début de l’album et à accepter la confusion en prenant conscience d’une chose : seul le temps pourra dire ce qui est bon ou mauvais. Dans la seconde partie du morceau, plus rock, RM reprend dans un couplet de rap plus rythmé le contrôle de sa vie, à l’inverse de la passivité et de l’impuissance du début de l’album. Il fait à nouveau le choix d’être lui-même, peu importe les conséquences, en affirmant “Je vais continuer à rouler jusqu’à ce que l’amour et la haine n’aient plus d’importance”, ou encore “Je m’aime brisé”. Des thèmes centraux dans toute sa discographie, mais qu’il réaffirme constamment, comme pour mieux s’en convaincre et se rappeler de ces principes cardinaux. 

    Alors que l’album touche à sa fin, RM nous propose “ㅠㅠ (Credit Roll)”, une courte outro d’à peine plus d’une minute qui semble clôturer cet opus. Dans ce titre au nom évocateur (“générique de fin”, accompagné d’un emoji qui pleure), l’artiste remercie ses auditeurs mais pose aussi la question du “Et maintenant ?”. En demandant à ceux qui l’écoute s’ils restent sur place quand le générique de fin défile ou s’ils retournent à leur vie, RM pose sans doute la question du soutien de ses fans, alors qu’il s’apprête à l’époque où il termine cet album à entamer son service militaire. Avant-dernier d’un album qui s’écoute comme une histoire emplie de montagnes russes et d’émotions à fleur de peau, ce morceau annonce plus largement une fin en demi-teinte, et l’interprète semble se demander ce qu’il va se passer maintenant qu’il a fait tout ce chemin et que l’histoire se termine. 

    Enfin, la chanson “Come back to me” clôture avec beaucoup de douceur cet album plein de tourmente et de questionnements. Bien qu’étant la dernière chanson, c’est la première à avoir été rendue publique : RM l’avait en effet performée en live le 6 août 2023, lors du dernier concert de la tournée D-Day de son camarade de BTS Agust D. Le titre est ensuite sorti le 10 mai 2024 comme pre-release single, 2 semaines avant la sortie officielle de l’album. Dans une vidéo promotionnelle, RM explique que tout l’album revient à ce morceau de pop indie, qui contient en lui tous les questionnements de l’artiste. Le titre, “Come back to me”, que l’on peut traduire par “Reviens moi”, peut faire référence à quelqu’un d’autre, mais il semble surtout parler de RM lui-même, qui cherche à se retrouver après la longue période d’errance racontée dans cet album. On y retrouve le thème de la quête de soi, mais dans une atmosphère plus apaisée, accentuée par le sifflement que l’on entend tout au long de la chanson. RM semble accepter ses difficultés et leur caractère cyclique, expliquant dans la vidéo promotionnelle mentionnée précédemment que “lorsqu’on est perdu, on veut trouver la stabilité, et lorsqu’on a la stabilité, on voudrait errer à nouveau”. Accompagné d’un clip dans lequel RM vit plusieurs vies, ce morceau semble être pour l’artiste le symbole de l’acceptation de ses multiples facettes. 

    En conclusion

    Avec ses 11 titres, c’est donc un vrai voyage dans la vulnérabilité de RM que nous propose Right Place, Wrong Person. Fruit de la pause entamée par BTS pour effectuer leur service militaire, cet album qui a failli ne pas exister (puisqu’il était à l’origine prévu que RM commence son service militaire en même temps que son camarade J-Hope, en avril 2023) nous montre un artiste en pleine transformation, après une carrière de plus de 10 ans dont personne n’aurait pu prévoir l’immense succès. 

    En revenant avec un album aux sonorités alternatives, s’éloignant ainsi du style de rap et de hip-hop de ses débuts, RM prend le risque de ne pas contenter l’ensemble de ses fans. Cependant, s’il s’éloigne de son propre style d’origine, il s’inscrit parfaitement dans l’évolution actuelle de ces genres musicaux, et dans la lignée d’artistes hip-hop comme Tyler The Creator ou Gorillaz, qui ont su mélanger les genres musicaux au fil des albums. Si cette nouvelle direction artistique peut surprendre les fans à la première écoute, une attention un peu accrue permet vite de découvrir les trésors contenus dans cet opus. On peut aussi saluer la capacité de RM à se renouveler tout en restant fidèle à ce qui est au cœur de sa discographie, faisant de lui un artiste complet et toujours intéressant. 

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    Il faut noter que cette plongée au cœur des émotions de l’artiste, entre la douleur du chagrin d’amour, la pression d’une célébrité mondiale et la difficulté de se trouver en tant que jeune adulte, est rendue possible et appréciable par la qualité de la plume de RM, dont les capacités d’écriture ne sont plus à prouver. Au-delà des sonorités nouvelles et des artistes de talent dont il a su s’entourer, c’est bien les paroles de cet album qui font sa force. Les instruments, mélodies et chœurs (dont on note la qualité et la force) subliment ces écrits et ne font qu’amplifier avec brio les émotions de RM. 

    Avec ce second album, c’est donc un RM écorché vif que nous découvrons. Opus bien construit, avec un enchaînement de chansons qui progresse de manière pertinente pour nous raconter une année d’errance, Right Place, Wrong Person nous apparaît comme un succès artistique, dont on découvrira vite s’il est aussi un succès commercial. A présent que l’artiste a exploré de nouveaux horizons en solo, nous sommes curieux de savoir ce qu’il proposera en groupe au retour de BTS au complet, prévu pour 2025. 

  • BOOKCLUB : Fanatidole, dans le corps de son bias

    BOOKCLUB : Fanatidole, dans le corps de son bias

    BOOKCLUB : fanatidole – dear. korea

    Fanatidole, c’est un webtoon rocambolesque et presque sensationnaliste. Assez cliché sur le trope du « body swap » de deux personnes qui semblent se détester viscéralement, il reste néanmoins très divertissant à lire – aux yeux de votre autrice, l’objectif principal de toute forme de média. 

    Fiche technique

    Autres noms : Sasaengdol, My Favorite Idol 

    Publié par : Naver Webtoon

    Auteurs : Ryoung, Yunana

    Genre : Comédie, Romance

    Tropes : Bodyswap (échange de corps), Idol et fan, enemies to lovers (ennemis à amoureux) 

    Avertissements : Violence, harcèlement

    SYNOPSIS

    Elle, c’est Hong Jua.  Pas très populaire à l’école, harcelée depuis des années, elle s’est réfugiée dans la stan culture afin de s’échapper de sa triste réalité. 

    Lui s’appelle Ko Yohan, et c’est la star de Black Boys, l’un des groupes les plus populaires du moment. Adulé, il vit néanmoins lui aussi une réalité assez sombre. En tant que trainee puis idol, il subit constamment une pression qu’il vit assez mal. À force, il en devient cruel avec tout son entourage, et notamment les autres membres de Black Boys avec qui les relations sont tendues. 

    En tant que fan de Black Boys, Jua est d’autant plus détestée par l’une de ses harceleuses, Areum, une fan du groupe concurrent. Un jour, lors d’une nouvelle session de moqueries, Areum pousse Jua, qui tombe par la fenêtre de sa classe. 

    Pendant sa chute, Jua fait un vœu : être aimée. Et lorsqu’elle se réveille miraculeusement dans une chambre d’hôpital, elle pense que son souhait le plus cher s’apprête à devenir réalité. L’espace d’un instant, c’est le cas, puisqu’elle est désormais dans le corps de Ko Yohan, son idol préféré ! 

    Quant à Yohan, s’il est à l’hôpital, c’est parce qu’il a tenté de mettre fin à ses jours, tant il est désespéré par la pression que son agence lui inflige. Lui-même se retrouve dans le corps de Hong Jua. 

    Lors de leur rencontre, Jua découvre la véritable personnalité de Yohan – il est imbu de lui-même et insupportable. Forcément, elle est déçue. Et lui… Il déteste immédiatement Jua parce qu’elle est une fan. 

    Le manhwa (ndlr : terme qui désigne les bandes dessinées coréennes) suit leurs deux histoires, alors qu’ils échangent de corps un jour sur deux. Malgré des différences de caractères, Yohan et Jua finissent par se rapprocher et s’entraider. Lui tentera de la rendre plus forte auprès de ses camarades, et elle de redresser sa réputation. 

    Surtout, on découvre deux mondes distincts mais tout autant sombres et violents. L’école, dans laquelle les harceleurs ont le champ libre puisque personne n’ose se dresser contre eux, et les coulisses de l’industrie de la K-pop et des idols. Les deux personnages principaux subissent au quotidien une brutalité marquante à laquelle ils ne peuvent échapper. 

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    NOTRE AVIS

    En commençant Fanatidole, nous ne nous attendions pas à découvrir une telle histoire. Le trope du bodyswap est assez connu, mais le manhwa n’est pas aussi romantique que ce que l’on pourrait imaginer.

    En effet, plutôt que de traiter immédiatement et simplement d’une histoire d’amour entre Jua et Yohan qui échangent de corps lors d’une rencontre quasi-fantastique pendant leurs morts respectives, Fanatidole parle plutôt des mondes cruels de l’école et de la célébrité. 

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    Le tout peut paraître cliché, avec un enemies to lovers un peu précipité, néanmoins l’histoire est parsemée de plot-twists plutôt bien réalisés et divertissants. A plusieurs reprises, nous avons été surpris de découvrir de nouvelles parties de l’intrigue. 

    Comme dans beaucoup de médias coréens, le thème de la violence scolaire est abordé à profusion. La harceleuse en cheffe, Areum, est le stéréotype de la brute écervelée qui s’exprime par les coups et les moqueries. La violence est gratuite, motivée par une guerre de popularité de leurs idols préférés. A nos yeux, cela peut paraître tiré par les cheveux, néanmoins il s’agit d’une réalité dans certains cas de violence scolaire en Corée du Sud. 

    LES THÉMATIQUES 

    Jua est d’abord harcelée car considérée comme “grosse” et “moche”. Alors elle perd du poids pour mieux se conformer aux standards de beauté, mais ce n’est pas suffisant. En plus de cela, sa harceleuse, Areum, a un père influent : forcément, personne n’ose la contredire. Elle a donc le champ libre pour terroriser Jua, notamment puisqu’elle est fan de Black Boys, qui “vole” la place de son propre groupe préféré. Areum déteste particulièrement Yohan, le bias de Jua. 

    L’histoire de Jua est d’autant plus triste que, bien qu’elle ait manqué de mourir à cause d’Areum, personne n’ose se dresser contre cette dernière. 

    Yohan, lui, nous ouvre les coulisses du monde des idols. Lors de ses années de trainee, il est constamment mis sous pression par la directrice de son agence et devient ainsi victime d’une énorme solitude. A force de voir ses amis partir, un à un, après les évaluations mensuelles, mais également à cause des paroles de la directrice, sa personnalité change. 

    Il souffre de la pression, en tant que « it boy ». Malgré tous ses efforts, il reste constamment critiqué par les fans d’autres groupes. Il devient solitaire, quitte à ne pas être apprécié par les personnes de son entourage, tant les membres de Black Boys que le personnel de son agence. 

    LES DESSINS

    Fanatidole est plaisant autant à lire qu’à regarder, les dessins étant à la fois beaux et parlants. 

    En effet, les mouvements sont visibles, presque palpables, et les personnages apparaissent souvent sous un “mauvais jour” physique. On s’éloigne ainsi des clichés habituels concernant les critères de beauté présents dans les webtoons et les k-dramas. 

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    LES PERSONNAGES

    Il est assez simple de s’attacher tant à Jua qu’à Yohan. Même si certaines de leurs peines nous sont inconnues, leurs émotions sont facilement transmises aux lecteurs qui sont tantôt tristement affectés, tantôt énervés, avant de passer à l’admiration devant leur force individuelle et commune. 

    Les deux se retrouvent souvent pour discuter de leurs changements de corps. Au début, leurs décisions étant maladroites, ils finissent par se disputer lors de leurs discussions. Mais, alors que l’histoire évolue, ils deviennent plus amicaux. Un jour, Jua est même surprise dans la chambre de Yohan, qui prétend dès lors qu’il l’a embauché en tant que styliste personnelle. Cela entraîne une plus grande présence de Jua dans la vie de l’idol, qui découvre un peu plus l’envers du décor de celle-ci. 

    D’autres personnages interviennent régulièrement, comme Areum, ou encore les autres membres. Un bémol est que certains personnages manquent de profondeur. Typiquement, Areum, comme mentionné précédemment. L’otaku qui disparaît derrière une personnalité obsédée par les mangas et qui intègre des mots japonais dans son langage. La fansite master qui ne pense qu’aux idols. Bref, ils disparaissent parfois derrière un seul trait de caractère. 

    Il semble donc parfois compliqué de s’attacher aux autres personnages en dehors des principaux, tant ils paraissent fades. Dans d’autres œuvres aux thématiques similaires, nous ressentons de la compassion pour les bullies en lisant certaines histoires – ils ont alors souvent des passés compliqués. Ce n’est pas le cas ici. Même les nouveaux amis de Jua sont ennuyants et ne servent qu’à la protéger plutôt que de devenir de véritables atouts pour la protagoniste. 

    CONCLUSION

    L’intrigue principale du webtoon publié sur Naver est divertissante, cela va sans dire. Elle nous fait traverser des émotions comme la colère, la déception et parfois une certaine fierté vengeresse. Néanmoins, beaucoup de chapitres paraissent comme des fillers, c’est-à-dire voués à combler des trous et faire durer l’histoire plus longtemps plutôt que de la faire évoluer. 

    Le tout reste intéressant à lire, et quelques rebondissements permettent de garder un intérêt pour l’histoire de Fanatidole. Ce manhwa a beaucoup de potentiel, et nous espérons que les intrigues évolueront de manière originale, puisqu’elles semblent parfois tourner en rond. 

    L’histoire étant encore en cours et publiée sur l’application Webtoon, nous vous invitons à la suivre ! 

    Et pour retrouver d’autres reviews et recommandations de lecture, n’hésitez pas à visiter notre catégorie Bookclub 📚

  • JUKEBOX : Memorabilia, la clé de l’univers d’Enhypen

    JUKEBOX : Memorabilia, la clé de l’univers d’Enhypen

    Cela fait déjà sept mois que nous vous avons abordé le sujet d’Orange Blood, le précédent album d’Enhypen qui a marqué les Engenes pour l’amélioration des capacités vocales de ses membres. Le 13 mai dernier, le groupe a sorti son nouvel album, Memorabilia, compagnon de leur très apprécié webtoon Dark Moon, que nous décortiquons aujourd’hui pour vous !

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    Memorabilia, l’album qui relie les webtoons Dark Moon à Enhypen

    Les vampires : des êtres dotés de puissance, possédant un goût prononcé pour le sang. Mêlant le réalisme à un soupçon de surnaturel, on y retrouve Enhypen, groupe célèbre pour leur concept envoûtant.

    Pour rendre leur univers encore plus complet et appuyer sur leur concept vampirique, Enhypen a décidé de créer un album spécial pour tous les fans de leur histoire originale. Memorabilia n’est autre que le compagnon de Dark Moon, la série de webtoon au 180 millions de vues, traçant le récit d’Enhypen. Cet album de six titres explore différents thèmes, tels que « l’amour prédestiné » ou encore la « crise existentielle en tant que vampire », résonant à la fois pour le groupe, comme pour l’histoire développée dans le webtoon. 

    Enhypen et HYBE donnent vie aux personnages et objets du webtoon grâce aux versions de l’EP. La première version, nommée « Moon » est un coffret avec les souvenirs des protagonistes de Dark Moon, intitulé « Les Gâteaux de Goût ». On l’a aperçue dans le Webtoon Children of Vamfield. La version « Vargr » quant à elle, se présente sous la forme d’une « bible » illustrée. 

    Mais de quoi parle Dark Moon ?

    Mélangeant magie, mystère et destin, on y retrouve nos sept garçons à la recherche de leur véritable identité, grâce à l’aide de leur amie, Sooha, l’héroïne de l’histoire. 

    « Bienvenue à Riverfield, où les garçons les plus populaires de deux écoles rivales sont des vampires et des loups-garous. Lorsqu’une mystérieuse nouvelle étudiante, Sooha, est transférée à Riverfield, les rivaux se retrouvent inexplicablement attirés par elle. Alors que d’horribles incidents commencent à secouer la ville, le passé oublié des garçons commence lentement à se démêler… et leur monde tourne à l’envers. » 

    Dark Moon : The Blood Altar est le premier webtoon de cette série, mais l’album Memorabilia évoque notamment le webtoon Children of Vamfield, le prequel du premier, qui raconte l’enfance des garçons dans l’orphelinat Vamfield House.

    Même si vous n’avez jamais lu les tomes de Dark Moon (bien que nous vous y invitons), l’histoire ne doit pas vous sembler inconnue puisque de nombreux indices se trouvent dans chaque clip du groupe, en plus des paroles. Cependant, cet article spécial est l’occasion d’en apprendre davantage !

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    One In a Billion 

    Ce nom vous dit quelque chose, n’est-ce pas ? « One In a Billion » est sorti en tant qu’original single le 6 septembre 2022. Son ambiance pop rock fut agréablement accueilli par le public, tant dans sa mélodie que dans ce qu’il transmet à travers ses paroles. À l’époque, le premier Webtoon de la série Dark Moon venait de se terminer, alors pour l’occasion Enhypen a produit ce morceau.

    Accompagné de son propre MV qui retrace les lignes du récit de Dark Moon : The Blood Altar, on y trouve les membres de Enhypen cherchant à élucider le mystère qui les entoure.

    « Une sur un milliard
    Non-non-non, tout chez toi m’attire
    Sang chaud circulant dans mes veines
    Mon cœur pointe vers toi
    J’ai remarqué en un coup d’œil
    C’est le destin, oui
    Une sur un milliard »

    Ce morceau traduit un profond désir et une forte passion. Les paroles dépeignent le sentiment de se sentir vide, incomplet, jusqu’à finalement rencontrer une personne spéciale à nos yeux qui devient cette partie manquante. 

    Comme chanté dans le refrain, « une sur un milliard » représente cette dite personne, Sooha. Tels des aimants, nos sept garçons se sentent étrangement attirés par elle. Et au fur et à mesure de l’évolution du récit, ils se découvrent finalement liés par le destin. La chanson confirme la forte croyance dans une destinée prédéfinie  à travers de vives métaphores et un langage poétique. Ces images et ces mots expriment la connexion inestimable de deux âmes, mélangées entre la passion et la peur de se détruire ; un amour qui transcende le temps.

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    Criminal Love 

    Tout comme « One in a Billion » qui a capturé l’essence de « The Blood Altar », « Criminal Love » est le second OST de ce dernier, sorti le 31 juillet 2023. Très différent du premier du titre précédent, il a réussi à conquérir le cœur de nombreux fans (dont celui de votre autrice).

    En plein milieu de l’été, Enhypen sort « Criminal Love », très peu de temps après la sortie de l’album Dark Blood qui a reçu de nombreuses récompenses. À peine sorti, il est streamé massivement, et sa première performance dévoilée 5 jours plus tard rencontre un grand succès.

    Lors de leur tournée FATE à Séoul, les membres présentent leur nouvelle chorégraphie. L’intensité de la mélodie, de leur voix posées sur l’instrumentale, et de leurs mouvements créent une atmosphère puissante comme on pourrait le ressentir dans le Webtoon. Ce morceau qu’on peut classer dans la catégorie EDM pop, se distingue par ses parties orchestrales samplées et entraînantes, notamment ses semblants de coups de feu, ainsi que la performance vocale de tous les membres. Le morceau est épique, dévoilant une énergie frénétique qui maintient le public en haleine, du début à la fin.

    Au cœur de ses paroles, nous faisons face à un amour criminel. Les protagonistes dépeignent le sentiment de solitude d’un amour amer. Cette personne à qui ils sont liés n’est plus présente, alors ils attendent impatiemment que la boucle se retrace, qu’ils se retrouvent dans une nouvelle vie « Oh, tu dis « Bonne nuit, retrouve-moi dans une prochaine vie” / Mais où es-tu maintenant ? », telle leur destinée. Cachés dans les ténèbres, ils n’attendent qu’une chose, redécouvrir la lumière grâce à leur princesse, Sooha.

    « Des heures comme des minutes, une folie séduisante 
    Aucun moyen d’arrêter cet amour criminel 
    Mon Dieu, cette nuit a comme un goût, ooh-ooh-ooh-ooh 
    D’amour criminel »

    « Criminal Love » n’est pas qu’une simple chanson, mais bien un ensemble d’éléments qui créent une atmosphère unique, marquant l’esprit de chacun.

    Ces deux premiers morceaux n’étaient que redécouvertes comparé à la suite de l’EP Memorabilia. Pourtant, ils nous ont permis de nous replonger dans leur univers, et de captiver notre attention sur chaque aspect artistique de ces derniers. « One In a Billion » et « Criminal Love » sont tous les deux une belle introduction à Memorabilia, et à la série Dark Moon pour ceux qui voudraient en découvrir davantage.

    Qu’en est-il des titres inédits ?

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    Fatal Trouble 

    Un soupçon de légèreté et d’émotion, c’est ce que « Fatal Trouble » partage à travers sa charmante mélodie. Au long de ces 2:54 minutes, nous nous enfonçons davantage, et progressivement, dans leur “conte de fée”. 

    Vous l’aviez sûrement déjà constaté, « Fatal Trouble » n’est autre que la Title Track de cet EP. Elle est accompagnée d’un MV spécial aux côtés des personas/alters egos de chaque membre : Heli, Solon, Jakah, Jaan, Shion, Jino, et Noa – nous découvrons un voyage nostalgique vers leur vie présente.

    Depuis leur début, Enhypen nous montre un monde fascinant, parfois dangereux, parfois enivrant. Chaque moment de leur vie en tant que vampires défile dans le MV, montrant l’évolution du groupe, comme celle de leurs personnages.

    Le début de leur voyage se trouve dans la forêt, près de leur orphelinat sous les flammes. Comme on peut le voir dans le tout premier teaser de Enhypen, Choose-Chosen, la forêt est également présente, créant un lien entre le groupe et le webtoon. De plus, la maison en feu est peut-être celle représentée dans le MV japonais de « Tamed-Dashed ». Le voyage se poursuit dans une ville monotone. Habillé de costumes distingués, il se peut que les images démontrent la suite des chapitres de Children of Vamfield (toujours en cours de parution). 

    On les suit ensuite dans une ville beaucoup plus illuminée, brillant de nouvelles technologies. Les feux d’artifices font référence au MV « Blessed-Cursed » lorsque la nouvelle année 2000 commence. Cette scène est également illustrée dans le webtoon cité au-dessus. 

    Les garçons enchaînent leur excursion vers la prestigieuse académie Decelis, où ils sont étudiants. Les décors sont très colorés et vivants, faisant penser au MV de « Tamed-Dashed », puisque c’est là bas qu’ils jouent au Nightball. Ils arrivent enfin à destination, juste après que Heli ait aperçu Sooha dans le train, lui rappelant étrangement quelqu’un. Et c’est de cela que nous allons parler à présent… 

    La suite du texte évoque quelques spoils concernant l’histoire principale de Dark Moon : The Blood Altar. Nous vous conseillons donc de terminer le webtoon avant, ou de passer au morceau suivant si vous souhaitez garder le mystère. 

    « Fatal Trouble », concerne l’héroïne de l’histoire, Sooha – ou plutôt Selen. Lorsque les vampires font la connaissance de la protagoniste, Sooha, ils se sentent étrangement attirés par elle, comme le proclame « One In a Billion ». Nous découvrons par la suite dans un flashback, la triste vérité de cette rencontre.

    Selen était la princesse d’un ancien royaume du monde de The Blood Altar, connue pour être la première seigneuresse vampire, possédant d’étranges facultés et une puissance inestimable. Les garçons étaient, quant à eux, ses chevaliers servants, prêts à tout pour elle, l’aimant inconditionnellement. 
    Selen aurait partagé son sang avec chacun de ses protecteurs, les transformant à leur tour en vampire afin de protéger le royaume contre l’antagoniste du récit. 
    Finalement, dans son dernier souffle, elle partage ses pouvoirs avec les garçons avant de les transporter dans un lointain avenir, afin qu’ils puissent renaître en toute sécurité, malgré le moindre souvenir de cette vie. 

    À la même époque que nos sept vampires, on fait la découverte d’une humaine se nommant Sooha, gardant comme seul secret un pouvoir dépassant les forces communes. En fin de compte, on découvre plus tard dans l’histoire que les deux protagonistes féminines sont liées par une seule âme. Sooha est la nouvelle Selen de cette époque, également réincarnée dans le temps, mais amnésique de sa vie antérieure.

    « Je n’arrive pas à le croire, que tu sois en face de moi (devant moi)
    Tout semble identique, mais tu as un sourire différent
    Ces yeux si profonds, je regarde au travers pour te trouver
    Je suis perdu, qui es-tu ? Où se trouve la personne que j’aime ? »

    Face à cette incompréhension, ils se demandent si Sooha est bien la même personne qu’ils ont connu, se demandant qui pourrait bien être cette Selen… Ils doutent de leur mémoire, et de leur confiance envers elle. Perdus entre souvenirs du présent aux côtés de Sooha, et ceux d’avant aux côtés de Selen, les garçons sont désorientés.

    Cette troublante sensation est dépeinte comme un « problème fatal », qui brouille leur mémoire, créant une confusion entre passé, présent et futur. Sans réponse, ils remettent en doute leurs croyances et l’authenticité de leur connexion. Mais finalement les mots : 

    « Je ne te connais pas 
    Je suis en train de m’effondrer 
    Je suis perdu »

    se transforme petit à petit en :

    « Je sais, je te connais 
    Alors dis-le moi, que tu n’as pas changé ».

    Les garçons se rendent à l’évidence, il s’agit de la même âme, se trouvant dans un corps différent. Mais quoiqu’il arrive, leur cœur choisira toujours cette Selen, et ils se battront auprès de sa nouvelle incarnation, Sooha.

    Cette ballade pop et RnB se développe avec harmonie et délicatesse, accompagnée par les puissantes notes des membres nous menant à un surplein d’émotions, de sensibilité. À chaque nouveau couplet, un nouveau membre nous surprend, tant dans le chant que dans le rap, et cela sur toute la longueur du morceau. « Fatal Trouble » est un succès auprès des Engenes coréens, comme de ceux partout dans le monde, laissant sa tendre mélodie bercer notre esprit…

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    Teeth 

    Qu’est-ce qu’un vampire sans ses dents aiguisées ? « Teeth » est la troisième b-side (la première exclusive) de Memorabilia, une chanson tournée vers le rock et l’électro qui pourrait davantage correspondre aux précédents albums du groupe dans son style. Mais ce morceau possède quelque chose en plus, il est totalement différent de tout ce qu’on a pu voir auprès du septet, puisqu’il sert d’introduction aux sous-unités de Enhypen : une première pour le groupe. 

    En effet, seulement quatre membres entrent en scène avec Teeth – Heeseung, Jungwon, Sunoo, et Niki. Ils arrivent à nous transporter vers des sonorités floues et saccadées qui rappellent le phonk, faisant trembler les basses. Ils jouent avec nous en accélérant et en décélérant le tempo, rendent le morceau similaire à une course folle. Grâce à tous ces éléments, nos quatre membres prennent plaisir à explorer de nouveaux horizons vocaux, et ainsi, à déconcerter le public.

    « Alors bébé, viens le chercher
    Dis-moi tout ce que tu désires 
    L’argent, le pouvoir, la gloire ? Peu importe
    Il n’y a aucun profit que tu ne puisses avoir, choisis »

    Heeseung et Jungwon démontrent à nouveau leur ample registre vocal peu importe le type de musique devant eux. Ils détiennent une grande part de la puissance de « Teeth » à travers leurs mots et l’émotion qu’ils nous transmettent. Le rap de Heeseung s’insinue dans notre esprit, tel une morsure de vampire, nous laissant avec un sentiment d’avidité. La voix de Jungwon quant à elle correspond parfaitement à ce genre de chanson, comme on peut l’entendre en particulier dans le pré refrain. 

    « Le monde est mon échiquier, 
    brillant avec extase,
    Le point culminant d’une vie sans fin »

    Étonnamment, celui qui nous surprend le plus dans Teeth est Sunoo. Il sort de sa zone de confort pour explorer plus intensément les tonalités graves. Et cela marque beaucoup les Engenes, d’après les réactions pressenties cette semaine. Sunoo est d’ailleurs le membre qui chante le plus dans « Teeth ». 

    « Jouons ensemble, tu me donnes tellement soif 
    Je ressens la morsure dans ma mâchoire, si savoureuse »

    Niki a lui aussi plus d’occasions de chanter que d’habitude. Venant des tréfonds de ses entrailles, sa voix perçante s’harmonise parfaitement avec le thème de la chanson. On y découvre un Niki très confiant dans la maîtrise de son rap et de son rythme, surtout dans la partie ralentie qui laisse place à de grosses basses sonores. Cette partie, combinée à celle de Sunoo est l’essence même du morceau, la plus mémorable.

    « Je n’ai aucune inspiration, je ne ressens rien
    Plus il fait chaud, moins je ressens quelque chose
    En fait, même en ce moment, je ne ressens rien de savoureux »

    Mais alors, que veulent dire toutes ces paroles ? 

    Enhypen a pris en maturité avec « Teeth », dévoilant un côté « mauvais garçon », voire toxique d’une relation amoureuse – ou plutôt d’une aventure. En effet, ce morceau aborde des thèmes de désir, de pulsions, ou encore de pouvoir et de contrôle sur une personne. 

    À travers ces paroles, nous découvrons une soif insatiable qui prend lentement possession de leurs esprits. Tandis qu’ils invitent leur partenaire à exprimer leurs désirs ouvertement, en déclarant pouvoir leur donner tout ce qu’ils souhaitent, nos quatre vampires ressentent un manque. Comme le chante Jungwon, les garçons considèrent leur monde comme un échiquier, ayant le besoin de contrôler tout ce qu’il se passe autour d’eux, afin de mettre un peu de piquant à leur vie d’éternel. Sauf qu’à force de jouer, ils ne ressentent plus rien…

    Ce morceau parle de la dualité du pouvoir vampirique des garçons et du vide qu’ils ressentent face à l’immortalité. Ils ont déjà tout goûté, tout devient facile pour eux, alors plus rien n’est stimulant. Cependant, ils continuent à poursuivre leurs aspirations dans ce monde monotone, puisque c’est le seul frisson d’excitation à présent. « Teeth » aborde des sujets complexes, et la recherche d’un sentiment d’épanouissement difficilement atteignable, dévoilant une facette mature du groupe.

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    Lucifer 

    Un univers d’immortel, d’angoisses et de douleurs. C’est le monde auquel Jay, Jake et Sunghoon font face dans le morceau « Lucifer ». La 4ème b-side de l’album nous dévoile la deuxième sous-unité de Enhypen, comme on s’y attendait suite à la découverte de la première. Tandis qu’on nous révélait un quatuor puissant avec « Teeth », « Lucifer » est la version douce d’un trio inédit. 

    Néanmoins, cette musique a fait parler d’elle avant même d’en entendre la moindre seconde. Beaucoup de personnes ont boycotté le groupe à cause de son nom, Lucifer, rappelant celui de Satan dans la bible. Cependant, sa signification pour le groupe est interprétée différemment dans ce morceau. Découvrons ce qu’il en est…

    Revenons à l’origine même du nom Lucifer, provenant du latin, il signifie « Porteur de Lumière ». Composé de lux, lucis qui se traduit par « lumière », et fero qui se traduit par « porter », désigne une entité mythologique. 

    Chez les Romains, le nom Lucifer est donc connu pour être « l’astre du Matin », autrement nommée Vénus, annonçant l’arrivée de la lumière. 

    Du côté des Chrétiens, il possède trois autres sens. Le premier, comme chez les romains, est le « porteur de lumière », il « apporte la vérité ». Le second se caractérise par « astre brillant » ou « étoile du matin ». Et le dernier est celui qui pose problème ici, Lucifer, le nom de l’ange qui est devenu déchu pour s’être rebellé contre Dieu.

    Enhypen utilise souvent des métaphores ou du symbolisme pour parler aux Engenes, c’est leur manière de transmettre des significations profondes, poétiques, afin que nous puissions les apprécier comme il se doit, plus intensément. « Lucifer » fait partie de cette catégorie, utilisant son nom comme métaphore afin de poser un mot sur leur ressenti, leurs doutes et leurs peines en tant que vampire. 

    « Je tombe sans la lumière
    Comme un Lucifer »

    L’introduction démarre avec la mélodieuse voix de Sunghoon, nous transportant directement dans l’atmosphère de la musique. « Lucifer » est un morceau neo-soul au tempo plutôt lent. L’ambiance y est mélancolique, presque douloureuse au regard des ses paroles. 

    « J’ai entendu ta voix dans l’obscurité
    Je l’aime, je, je, je l’aime
    La berceuse m’a enveloppé confortablement
    Je l’adore (je, je, je l’ai adoré comme) »

    Comme dit précédemment, « Lucifer » aborde des thèmes sombres et complexes. Il exprime le sentiment commun de haine et de désespoir envers l’humanité que les garçons ressentent tout au long de Children of Vamfield. On parle de perte, d’incompréhension, de destruction. À travers ce nom, ils véhiculent un message touchant, dans lequel beaucoup d’Engenes pourraient se reconnaître : le fait de tomber dans l’obscurité et dans la solitude « Ayant perdu la lumière, je tombe », de se battre contre soi même, dans une lutte identitaire. 

    « Avec la rage ardente de Lucifer, j’ai tout dévoré 
    Je suis devenu un monstre terrifiant quand je t’ai enlevé, j’ai tout ravagé et détruit »

    Dès le début, Enhypen fait la mention d’une lumière ardente « Votre petite chaleur / Un rayon de lumière qui illumine mon monde / Non, je ne peux pas vivre sans toi ». Cette lumière pourrait représenter un amour inatteignable, ou bien leur humanité. Cette chaleur qu’ils souhaitaient garder auprès d’eux leur a été enlevée, provoquant une sensation de vide, de froid sur son passage « Je ne ressens pas de douleur, simplement du froid ». 

    Les références multiples à Lucifer « I am a Lucifer », démontre la dualité des sentiments d’Enhypen, perdu entre peine et colère. Le monde humain a rejeté les vampires en eux ; ils se sentent trahis, mis de côté, ils perdent alors le contrôle et deviennent une version monstrueuse d’eux-mêmes, détruisant tout sur leur passage. 

    « Au fur et à mesure que je me perdais, j’ai progressivement perdu le contrôle
    Je suis resté seul »

    Ils se posent la question de « Pourquoi moi ? », « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour me faire rejeter ainsi ? », alors qu’ils n’avaient pas demandé à être vampire. La voix criarde de Sunghoon sur cette partie est terriblement douloureuse, on comprend leur vision des choses, ce qu’ils ressentent avec des paroles similaires à un appel à l’aide. Mais peu importe les conséquences à présent, ils sont prêts à tout pour retrouver leur amour perdu, même au point d’embrasser cette flamme éternelle, voulant retrouver sa chaleur (référence à « Fever »).

    « Je ferai tout ce qu’il faut pour que nous soyons ensemble, 
    tout brûler sans réserve, ça n’a pas d’importance
    Lettre rouge, alors prie pour moi et je brûlerai pour toi ». 

    Nos trois artistes se complètent dans « Lucifer », chantant en harmonie et osant tester de nouvelles techniques. Chaque membre a un temps de chant équivalent aux autres, et cette distribution égalitaire était plus que méritée. Comme des caméléons, ils passent des parties chantés aux parties rappées avec délicatesse, changeant de tonalité à chaque parole. Jay exécute les high notes, notamment lorsqu’il chante « And I’ll burn for you » avec aisance. Jake agit comme un ténor tout au long du morceau, il maîtrise sa voix avec charme. Quant à Sunghoon, il chante une bonne partie du rap mais possède surtout la mélodie « Ooh-ooh-ooh, ooh-ooh je te rembourserai pour les larmes que tu as versées », qui est un moment attendu à chaque écoute – sans parler de leurs « I am a Lucifer ». Lors de l’enregistrement de cette musique, les garçons ont eu quelques difficultés avec ces nouvelles techniques, considérant « Lucifer » comme un challenge pour eux. Heureusement, le défi est relevé avec succès.

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    Scream 

    Memorabilia se conclut avec « Scream », la dernière b-side de l’album. Dans le genre indie pop avec un tempo entraînant, cette musique rassemble les sept membres à nouveau et ensemble ils font face à leur dur avenir. Tout comme « Teeth », « Scream » correspond davantage aux précédents albums d’Enhypen (en dehors de la série Blood) dans son style et sa façon d’être composé. Il est alors évident que de nombreux fans apprécient ce morceau.

    Tandis qu’on découvrait un passage sombre de leur vie immortelle avec « Lucifer», cette dernière musique est la suite logique de ce récit : la remontée vers la lumière. 

    « Ooh- Ooh-
    Je vais jeter tout mon corps dans ce monde qui m’a repoussé
    Ooh- Ooh-
    Je suis prêt à avancer, les yeux fixés vers l’avenir »

    Comme chanté dans le refrain, nos vampires se sentent enfin prêts à faire face à leur réalité. L’intensité de leur colère s’est dissipée, peu importe s’ils sont ou ne sont pas acceptés par le monde, ils décident de se relever et d’avancer vers l’avenir. « Scream » aborde les ambitions des garçons à aller de l’avant « Peu importe combien de fois je le répète, cours, cours, cours », malgré toutes les difficultés et obstacles auxquels ils sont confrontés afin de naviguer entre la frontière de leur identité vampire à celle des humains. Peu importe les blessures, ils s’engagent à tracer leur propre voie et à courir sans relâche vers leur destinée.

    Chaque membre utilise sa voix avec énergie et délicatesse, nous offrant un beau spectacle. Bien que la répartition des lignes ne soit pas équilibrée (on pense à Sunghoon et Niki qui ne chantent que 19 secondes tout au long du morceau), ils ont su captiver les auditeurs et finir en beauté ce nouveau chapitre de leur histoire. « Scream » est la nouvelle chanson de l’été à absolument écouter, vous serez surpris (si ce n’est pas encore le cas).

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    Fin d’un nouveau chapitre

    Finalement, Memorabilia annonce avec brio le ressenti des alter egos de nos chers membres dans la série Dark Moon, coincés entre le monde des humains qui déteste les vampires, et eux-mêmes dans tout cela. Ils se sont aimés, se sont détestés, et ont tout détruit afin de retrouver de la chaleur. Ils ont fini par se battre contre plus fort qu’eux dans l’espoir de vivre paisiblement, comme expliqué dans le webtoon.

    Globalement, cet album communique une multitude de sentiments différents ; culpabilité, peine, colère, amour, incompréhension, espoir. Chaque musique possède son propre combat, certaines paroles véhiculent du désir, de l’épanouissement, d’autres de l’incertitude, du désespoir, avec une touche de lutte identitaire. Enhypen a exprimé avec passion et douleur, son ressenti sur son récit, pour toucher le maximum de personnes, afin que nous puissions nous identifier à leur musique et à eux mêmes. Mais également, pour qu’eux aussi puissent faire face à leurs faiblesses, leurs forces, et ainsi grandir. 

    Memorabilia est la clé de l’univers d’Enhypen. Cet EP est l’incarnation musicale du groupe et de l’histoire originale de HYBE, la série Dark Moon – faisant le lien entre les webtoons et les MVs, entre les paroles et les actes. Nous découvrons enfin la version physique de leur conte attaché à leur identité d’idols, un moment qui était attendu par les plus grands amoureux de leur concept envoutant. Les morceaux dépeignent magistralement les diverses émotions, aventures et épreuves du webtoon, en ajoutant de la profondeur et de la signification entre Heeseung, Sunghoon, Jungwon, Jay, Sunoo, Jake, Niki et leur version vampire – Heli, Solon, Jakah, Jaan, Shion, Jino, Noa. Cet album souligne magnifiquement l’évolution d’Enhypen jusqu’ici, un soupçon de fantaisie.

    Et vous, quelle est la chanson qui vous a le plus marqué ?

  • JUKEBOX : ASSEMBLE24 le premier album complet de tripleS

    JUKEBOX : ASSEMBLE24 le premier album complet de tripleS

    Deux ans après le début du projet, tripleS est enfin au complet. Le girlgroup aux 24 membres nous dévoile enfin son premier album avec toutes ses membres.

    Introduction

    Le 8 mai 2024, soit presque un mois jour pour jour après que la vingt-quatrième et dernière membre de tripleS ait été révélée, le groupe fait son tout premier comeback au complet avec l’album ASSEMBLE24
    Avec ses vingt-quatre membres, il s’agit du plus grand girlgroup de l’histoire de la K-pop. Les membres ont été révélées les unes après les autres sur une période de deux ans.

    Une des particularités de tripleS est son système. En effet, il s’agit d’un groupe avec des unités rotatives. Chaque année, un album à 24 sort, mais le reste de l’année, les activités se font par sous-unités, les membres étant sélectionnées par les votes des fans. Via l’application Cosmo les utilisateurs peuvent cumuler des jetons appelés “COMO” qui leur serviront ensuite lors des phases de vote nommées “Gravity”. Les sous-unités sont rotatives parce qu’elles ne sont jamais composées des mêmes personnes, ce qui permet au public de voir de nouvelles combinaisons ainsi que de les voir dans des concepts différents. 

    ASSEMBLE24 est le premier album complet de tripleS, il comporte une introduction et neuf chansons. Deux membres ont participé à sa création : Sohyun, qui a déjà participé à plusieurs titres auparavant, aux paroles et à la composition et Nakyoung, de qui se sont les débuts en tant que parolière.

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    ASSEMBLE24

    L’album s’ouvre avec un solo de guitare électrique marquant l’introduction intitulée “S”. Par la suite, on entend des paroles de “Girls Never Die”, la chanson titre, en fond. L’instrumentale offre une dimension épique à cette entrée en matière. 

    La chanson titre : « Girls Never Die »

    “Girls Never Die” arrive tout de suite après. Comme dans presque toutes les chansons titres du groupe, les membres scandent les onomatopées “Lalala” en rythme avec la mélodie. C’est une chanson assez différente de ce qu’a pu nous présenter le groupe par le passé. Le tempo est plus lent, la chanson est moins énergique que “Rising”, par exemple, mais cela n’empêche pas la mélodie d’être accrocheuse.

    Quelques phrases parlées sont incluses dans les paroles, notamment “dashi haeboja” signifiant “on recommence” qui est répété deux fois. Les paroles sont dans le même thème que celles de “Rising” ou encore de “Girls’ Capitalism”, c’est-à-dire qu’il s’agit d’une chanson qui prône l’amour de soi et le fait de ne jamais renoncer à ses objectifs. 

    Parlons maintenant du MV accompagnant la chanson. De manière globale, la vidéo reste dans des teintes assez ternes qui rejoignent le dramatique des images. Lors d’une scène, plusieurs des membres assistent à un enterrement, ce qui a sans doute un lien avec le mot “die” (mourir) présent dans le titre “Girls Never Die”. 

    Plusieurs éléments de lore sont inclus dans la vidéo pour les fans, notamment la scène où Seoyeon et Jiyeon forment toutes les deux une des ailes du corbeau parce qu’elles sont respectivement la première (S1) et la dernière membre (S24) et qu’elles ont en réalité exactement le même prénom, Jiyeon étant un nom de scène. 

    La chorégraphie est montrée à plusieurs reprises, même si elle n’est pas l’objet principal de ce MV. Il est intéressant de noter que, comme dans la vidéo de “Generation”, la première sortie musicale du groupe, certaines parties sont filmées avec des téléphones ou des caméras de surveillance.

    Track by Track

    La première b-side de l’album s’intitule “Heart Raider”. L’atmosphère de ce titre est relativement similaire à celle de “Girls Never Die” même si la chanson montre une structure et un rythme plus conventionnels.
    Pour les personnes familières avec le travail de Full8loom, une équipe de production sud-coréenne qui a notamment travaillé avec WJSN, Kep1er, Kwon Eunbi ou encore LOONA, leur univers musical généralement doux et gai est facilement reconnaissable ici.

    On poursuit avec “Midnight Flower” dont les paroles ont été co-écrites par Nakyoung. La chanson est dans la même lignée que les deux premières, même si le résultat final fait davantage penser à une chanson à écouter lors des beaux jours. 

    “White Soul Sneaker” arrive juste après. Les paroles ont été entièrement écrites par Sohyun, qui a également contribué à la composition et à l’arrangement. Le titre est clairement influencé par la musique africaine (afrobeats, amapiano), qui est une tendance que l’on remarque beaucoup dans la K-pop en ce moment, avec notamment “Smart” de Le Sserafim ou encore “Reset” d’IVE. 
    Mais la chanson ne dénote pas pour autant avec les autres et les membres de tripleS montrent qu’elles peuvent s’approprier divers styles musicaux.

    ASSEMBLE24 continue avec “Chiyu” qui nous fait de nouveau changer de style musical pour nous emmener cette fois vers le RnB avec une petite touche de Jazz par moments. Le titre ne se démarque pas particulièrement mais reste dans l’ambiance globale de l’album. 

    Le titre de la b-side d’après “24”, fait évidemment référence au nombre de membres. On retrouve de nouveau le “Lalala” si courant dans les chansons du groupe. C’est sans-doute le titre le plus énergique de l’album. Le tempo est plus rapide et le refrain qui est découpé en plusieurs parties retient l’attention de l’auditeur. 

    “Beyond the Beyond” est le titre le plus expérimental de l’album. On retrouve de nouveau Sohyun aux paroles. L’instrumentale est très travaillée, on peut entendre beaucoup d’instruments (trompette, piano ou encore guitare) et de sons différents. L’instrumentale prend tellement de place, que finalement elle se fait plus remarquer que les voix des chanteuses. Le mix final est assez déconcertant, parce que souvent que cela soit dans la K-pop ou même dans la pop de manière générale, c’est le chant qui ressort le plus, ce qui n’est pas le cas ici. La chanson ne plaira pas à tout le monde mais elle est intéressante musicalement.

    La b-side suivante est “Non Scale” dont le refrain bubblegum pop fait penser aux premiers groupes de la troisième génération de la K-pop tels que Lovelyz ou les premières chansons de Gfriend. Tout comme “Midnight Summer” on retrouve une atmosphère enjouée, parfaite pour l’été. C’est d’ailleurs le titre qui est utilisé en complément de “Girls Never Die” pendant cette période de promotion de l’album.

    L’album se termine par “Dimension” qui est une chanson que les fans vont reconnaître immédiatement. En effet, le titre était déjà présent dans les mini albums respectifs des deux premières sous-unités du groupe. On peut donc dire que même s’il s’agit d’une b-side, “Dimension” est emblématique pour les fans grâce à sa présence régulière dans la discographie de tripleS. Bien que la mélodie et les paroles soient toujours les mêmes, l’instrumentale se réinvente constamment. Cette version est différente des autres et est en harmonie avec le reste de l’album.

    Conclusion

    ASSEMBLE24 est un album important pour tripleS, puisqu’il marque le début des activités du groupe au complet.
    Une semaine seulement après sa sortie, plus de 100 500 unités se sont déjà écoulées, ce qui est leur record actuel.
    Par ailleurs, la semaine dernière les membres ont obtenu leur tout premier trophée d’émission musicale grâce à “Girls Never Die”. 

    Depuis le début, la musique du groupe est faite par certaines des équipes de production les plus populaires et appréciées dans l’industrie de la K-pop comme MonoTree ou encore Full8loom. L’album est globalement cohérent tout en étant assez diversifié pour garder l’attention de l’auditeur. Les chansons ont pour la plupart des similarités musicales même si les genres diffèrent, ce qui montre la versatilité du groupe.

  • CINECLUB : 10 films coréens qui ont marqué le festival de Cannes

    CINECLUB : 10 films coréens qui ont marqué le festival de Cannes

    Dans le monde glamour du cinéma, peu de scènes rivalisent avec le Festival de Cannes. Chaque année, cette vitrine mondiale du septième art attire les cinéphiles du monde entier. Au fil des années, les films coréens ont réussi à y briller, laissant leur empreinte dans les mémoires des spectateurs.

    La Palme d’Or, on ne la présente plus. Elle est la plus haute récompense du festival, et un total de 22 films sont invités chaque année à y concourir. Cette année, aucun film sud-coréen n’a malheureusement réussi à passer le processus de sélection pour la deuxième année consécutive. Deux films coréens ont néanmoins été invités à être projetés dans les sections non compétitives : il s’agit de Veteran 2 de Ryoo Seung Wan et du film documentaire Walking in Movies de Kim Lyang.

    Au fil des années, de nombreux films coréens ont tout de même réussi à briller sur la Croisette. C’est pourquoi nous vous faisons découvrir (ou redécouvrir) dix films particulièrement marquants. Des histoires poignantes aux intrigues captivantes, ces œuvres témoignent de l’évolution du cinéma coréen et de son impact durable sur la scène internationale.

    POURQUOI BODHI-DHARMA EST-IL PARTI VERS L’ORIENT ? (Bae Yong Kyun, 1989)

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    Pourquoi Bodhi-Dharma est-il parti vers l’Orient ? est un film méditatif sur le bouddhisme zen de Bae Yong Kyun. Celui-ci fut introduit à la 42e édition du Festival dans la catégorie Un Certain Regard. Le film suit la vie de trois moines bouddhistes : un garçon orphelin, un moine adulte et un moine âgé. Bien que cela ne soit pas expliqué dans le film, le titre fait référence à Bodhidharma, un moine bouddhiste indien du VIe siècle qui a transmis le Zen en Chine.

    Au début des années 1980, Bae commence la production de son film sans aucune expérience cinématographique et seulement avec des acteurs amateurs. Méditation à part entière, le film a nécessité près de sept années de patience pour être réalisé. Tout cela avec une seule caméra et un montage minutieux fait à la main par le réalisateur. Le film remporta par la suite le Léopard d’or au Festival du film de Locarno. Il deviendra aussi le premier film sud-coréen à être distribué en salles aux États-Unis.

    Peintre de formation et diplômé de l’Université de Paris, Bae Yong Kyun retournera vers la peinture après avoir réalisé son second et dernier film, The People in White, en 1995.

    CHRISTMAS IN AUGUST (Heo Jin Ho, 1998)

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    Le drame romantique Christmas in August est présenté en 1998 à la Semaine de la critique lors de la 51e édition du Festival de Cannes. Heo Jin Ho réalise ce tout premier film après avoir abandonné ses études de philosophie pour le cinéma. En tête d’affiche, on y découvre pour la première fois Shim Eun Ha, qui deviendra une des personnalités les plus appréciées des années 90. Le film reçut plusieurs récompenses bien méritées aux Baeksang Arts Awards 1998 dont celui de meilleur film, meilleure actrice, meilleur réalisateur et meilleure photographie.

    A la lecture du scénario, nous pourrions penser qu’il s’agit d’un énième drame mièvre et larmoyant mais il n’en est rien. Christmas in August suit l’histoire de Jungwon, un photographe atteint d’une maladie grave en phase terminale. Malgré tout, celui-ci continue à vivre normalement jusqu’au jour où il rencontre Darim, une contractuelle qui vient faire développer ses photos au magasin.

    PEPPERMINT CANDY de Lee Chang Dong (1999)

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    Il semblerait que Cannes suive les grands réalisateurs coréens à partir de leur second film. Lee Chang Dong n’échappe pas à cette règle avec Peppermint Candy, présenté en Quinzaine des Réalisateurs en 2000.

    Sans crier gare, le film commence par un événement choquant : Jong Su (interprété par Seolg Gyeong Gu) se suicide en se jetant sous un train. Cette scène est ainsi suivie par une exploration rétrospective de la vie de Jong Ssu, à travers des flashbacks révélant les moments clés de son existence.

    Peppermint Candy a été salué par la critique pour sa narration non linéaire et sa profonde exploration des thèmes de la culpabilité, du regret et de la recherche de rédemption. Le film a également suscité des controverses en raison de sa représentation de certains événements politiques, comme le soulèvement de Gwangju de 1980.

    LE CHANT DE LA FIDÈLE CHUNHYANG (Im Kwon Taek, 2000)

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    En 1987, Kang Soo Yeon, actrice fétiche d’Im Kwon Taek, reçoit la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine dans La Mère Porteuse à la Mostra de Venise. 13 ans plus tard, le réalisateur le plus prolifique de Corée se rend (enfin) à la 53e édition du Festival de Cannes et remporte la Palme d’Or pour son film Le Chant de la fidèle Chunhyang.

    Le film revisite l’histoire du pansori Chunhyangga, un des plus célèbres opéras traditionnels coréens. Celui-ci narre les amours compliquées entre la fille d’une courtisane coréenne et un jeune aristocrate du xviiie siècle. Cette forme de récit chanté accompagné par un tambour jouit d’une immense popularité en Corée.

    Le succès de Le Chant de la fidèle Chunhyang a contribué à mettre en lumière le cinéma coréen sur la scène internationale et à faire apprécier le pansori à la jeune génération coréenne. Le film a aussi été salué pour sa capacité à combiner une histoire traditionnelle avec des éléments cinématographiques modernes.

    L’ARC (Kim Ki Duk, 2005)

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    Considéré comme le film le plus accessible de Kim Ki Duk, L’arc est présenté au 58e Festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard. C’est notamment son premier film à parvenir à Cannes ainsi que le 12ème film de sa filmographie.

    Le film suit l’histoire d’un vieil homme vivant reclus avec une jeune fille, isolés du monde entier à bord d’un bateau en pleine mer. Il projette de l’épouser dès qu’elle atteindra l’âge de dix-sept ans. Pour la protéger des pêcheurs qui la convoitent, il compte sur son arc. Mais ses rêves de mariage tournent à l’obsession lorsque sa promise s’intéresse à un jeune étudiant de la ville.

    Comme beaucoup de films de Kim Ki-duk, L’Arc se caractérise par un style narratif minimaliste. Il y a peu de dialogues et une grande partie de l’histoire est racontée à travers les actions et les expressions des personnages. Cette approche permet au spectateur de s’immerger pleinement dans l’atmosphère contemplative et émotionnelle du film.

    SECRET SUNSHINE de Lee Chang Dong (2007)

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    Lors de la 60e édition du Festival de Cannes, l’actrice Jeon Do Yeon est récompensée par Alain Delon du Prix d’interprétation féminine pour son rôle dans Secret Sunshine de Lee Chang Dong. Elle devient ainsi la deuxième femme asiatique à recevoir cette distinction prestigieuse, après Maggie Cheung pour Clean d’Olivier Assayas. Adapté du roman The Story of a Bug de Lee Cheong Jun, Secret Sunshine apporte des modifications significatives à l’histoire pour mieux correspondre à la vision cinématographique du réalisateur.

    Le film conte l’histoire d’une jeune veuve déménageant avec son fils dans la ville natale de son défunt mari afin de commencer une nouvelle vie. Entre ses leçons de piano et les nouvelles relations qu’elle lie, la jeune femme réservée entame un nouveau chapitre de sa vie. Cependant, tout bascule le jour où la tragédie la frappe à nouveau. Confrontée à cette épreuve, elle s’efforce de trouver un nouveau sens à son existence. Secret Sunshine examine ainsi comment la foi peut être à la fois une source de réconfort et de conflit intérieur pour les personnages.

    THIRST, CECI EST MON SANG (Park Chan Wook, 2009)

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    Thirst, ceci est mon sang de Park Chan Wook a reçu le Prix du Jury lors de la compétition officielle au Festival de Cannes 2009. Librement inspiré du roman français Thérèse Raquin d’Émile Zola, le film a transformé l’histoire originale en une exploration sombre et sensuelle de la soif de sang et de désir.

    Song Kang Ho, acteur fétiche du réalisateur, interprète ici un jeune prêtre suivant une expérience médicale. Celui-ci se porte volontaire pour tester un vaccin susceptible d’éradiquer une maladie qui sévit en Afrique. L’expérience est un fiasco, et le prêtre décède. Une transfusion sanguine d’origine inconnue le ramène à la vie, mais cette expérience le transforme progressivement en vampire. Rentré en Corée, sa résurrection attire les pèlerins. Parmi eux, il recroise la femme d’un ami d’enfance, aux charmes de laquelle il ne pourra résister.

    Thirst, ceci est mon sang explore une gamme de thèmes complexes, notamment la moralité, la culpabilité et la nature humaine. Le film examine les conséquences tragiques des désirs refoulés et des choix impulsifs, tout en offrant une réflexion profonde sur la condition humaine et les limites de la moralité.

    UNE VIE TOUTE NEUVE (Ounie Lecomte, 2009)

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    Présenté en Séance spéciale à la 62e édition du Festival, Une vie toute neuve est le premier film de la réalisatrice française d’origine sud-coréenne Ounie Lecomte. Elle choisit pour celui-ci le thème de l’adoption, en travaillant le scénario avec le réalisateur Lee Chang Dong.

    Se déroulant en 1975, le film suit une petite fille placée par son père dans un orphelinat tenu par des religieuses. C’est pour elle le début de l’épreuve de la séparation et de l’attente prolongée d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés lui apportent une lueur d’espoir, mais brisent également les liens d’amitié qui venaient de se former.

    Au lendemain de la guerre de Corée, le gouvernement sud-coréen encourage l’abandon, ou du moins l’adoption d’enfants par des couples étrangers. Une industrie de l’adoption s’est ainsi mise en place. Tout cela sous la tutelle du ministère de la Santé et des Affaires sociales, et avec le soutien d’organisations religieuses ou philanthropiques.

    POETRY de Lee Chang Dong (2010)

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    Suite à sa participation en tant que membre du jury lors du 62e Festival de Cannes, le cinéaste Lee Chang Dong présente en compétition l’année suivante son deuxième film Poetry. Il se voit décerner le Prix du Scénario pour celui-ci.

    Avant ce film, Yun Jun Hee, qui interprète le rôle principal, avait pris sa retraite depuis déjà une longue période. Elle a cependant été persuadée par Lee Chang Dong de revenir pour ce rôle, pour lequel elle a délivré une prestation exceptionnelle.

    Poetry dresse le portrait de Mija, une élégante vieille dame vivant avec son petit-fils au bord de la rivière Han. Les journées s’écoulent avec lenteur et monotonie. Elle prend chaque jour soin d’un vieil homme et s’inscrit à un atelier de poésie organisé par le centre culturel de la ville. Cependant, cette tranquillité est brusquement perturbée lorsqu’elle découvre que son petit-fils et ses amis ont commis un acte terrible.

    Bien que le film se concentre principalement sur le personnage de Mija, le film aborde également des questions sociales plus larges. La corruption, la violence sexuelle et le traitement des personnes âgées dans la société coréenne contemporaine sont tous abordés.

    A GIRL AT MY DOOR (July Jung, 2014)

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    Tout premier film de July Jung, A Girl at My Door est présenté au 67e Festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard. Son second film, About Kim Sohee, est à son tour présenté au Festival en 2022, à la clôture de la Semaine de la critique dans la catégorie Séances spéciales.

    Le film suit Youngnam, une jeune commissaire de Séoul mutée d’urgence dans un village. Elle se retrouve plongée dans un monde rural marqué par ses traditions, ses préjugés et ses mystères. Là-bas, elle rencontre une jeune fille nommée Dohee, dont le comportement énigmatique et solitaire l’intrigue. Un soir, celle-ci se réfugie chez Youngnam.

    Loin de Séoul, le film offre une perspective sur d’autres facettes de la Corée du Sud. Certains thèmes récurrents du cinéma national sont présents mais sont abordés avec moins de radicalité que d’habitude. La maltraitance, la manipulation, l’intolérance, et bien d’autres thèmes sont abordés de manière poétique. La subtilité du récit, sa capacité à déstabiliser à travers ses portraits psychologiques et la fluidité de la mise en scène font de ce film un véritable bijou. Un bijou qui sait garder un ton aigre-doux qui laisse une impression durable sur le spectateur.

    Nous espérons que cette liste vous aura permis de découvrir ces œuvres marquantes rappelant la diversité du cinéma coréen. Peut-être qu’elle vous donnera aussi l’envie de découvrir d’autres œuvres de la filmographie de ces artistes (ou bien celle d’autres). Dans tous les cas, si vous terminez cet article en ajoutant dans votre watchlist un de ces films, notre travail est réussi !

  • BOOKCLUB : « Dc Brain » de HONG JACGA

    BOOKCLUB : « Dc Brain » de HONG JACGA

    Après une adaptation réussie en drama, Dc Brain est arrivé dans nos librairies grâce aux éditions KBOOKS. Retour sur une histoire peu commune et captivante :

    Résumé :

    Sewon est un solitaire. Jeune chercheur spécialisé dans la mémoire, il se méfie du travail d’équipe et préfère souvent faire cavalier seul. C’est sans doute préférable, dans la mesure où ses activités flirtent souvent avec l’illégalité, comme par exemple connecter son cerveau à celui d’un cadavre. Son expérience est un succès… Un peu trop, même. Pourquoi se met-il soudain à manger de la main droite ? Pourquoi ne sait-il plus s’il fume ou non ? Et qui est ce détective Morris qui rôde sans arrêt autour de lui ?

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    Fiche technique :

    Scénario/illustration : HONG Jacga
    Langue d’origine : Coréenne
    Plateforme : Piccoma
    Édition physique : KBOOKS (24€90) 

    Les personnages de Dc Brain

    Sewon : neuroscientifique talentueux, il a mis au point un moyen de récupérer les souvenirs de personnes décédées. Sewon est un solitaire qui consacre sa vie à ses recherches. 

    Aaron Morris : Morris est un détective aux méthodes plus que douteuses. Il contacte Sewon pour avoir de l’aide sur une enquête difficile. 

    Mélanie :  c’est une inspectrice de police, rigoureuse et intègre. Elle surveille de près Sewon qui lui paraît louche ! 

    Dr Brain saison 1
    Dc Brain – KBooks

    Notre avis

    Le ton

    Dc Brain est un manhwa qui sort du lot parmi les différents webtoons déjà publiés. 

    En effet, il est ici question de neurosciences, un sujet hautement technique. Pourtant, Dc Brain n’est pas un webtoon médical : il s’agit d’un polar haletant, sans jargon incompréhensible, qu’on prend plaisir à lire . (Toute l’enquête est regroupée dans ce tome ce qui nous évite la frustration des fins de chapitres).

    L’intrigue est sombre et certains passages peuvent mettre mal à l’aise et questionner le sens moral du lecteur. 

    En effet, pour apporter son aide dans une affaire criminelle, le neuroscientifique utilise ses compétences pour lire les souvenirs des victimes ou personnes impliquées dans les meurtres. Si l’idée semble brillante, il vole, néanmoins, les souvenirs de défunts qui n’ont pas donné leur consentement à cette démarche. Peut-on considérer qu’une personne décédée n’a plus de droit ? Peut-on tout faire au nom de la recherche scientifique ? Ce sont autant d’interrogations vibrantes  qui jalonnent  l’ouvrage de Jacga Hong.  

    Au fur et à mesure que les pages se tournent, le suspens gagne en intensité. Les révélations se succèdent et réussissent à nous surprendre. Jacga Hong prend ainsi un malin plaisir à nous rappeler qu’on ne peut pas se fier à ce qu’on croit savoir.

    Les graphismes dans Dc Brain

    À nouveau, Jacga Hong fait preuve d’originalité. Ici, il faut oublier les jolies planches très colorées des webtoons qu’on a l’habitude de voir. 

    Les planches de Dc Brain rappellent beaucoup plus les comics étatsuniens : les traits des personnages évoquent, en effet , les super-héros Marvel ou DC Comics ou encore les personnages des Contes de la Crypte

    Jacga Hong joue beaucoup sur les ombres pour donner de la profondeur à ses héros.

    Concernant les couleurs, il fait le choix audacieux d’utiliser une palette monochromatique : la case, voire même la planche entière, va se concentrer sur une couleur principale, donnant ainsi un style bien particulier au manhwa. Visuellement, on a dans les mains un objet unique !

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    @Kbooks – Jacga Hong
    Verdict

    Vous voulez découvrir un webtoon comme vous n’en avez jamais lu ? Dc Brain est fait pour vous ! Tout y est différent, tout se démarque de l’offre actuelle : le thème, les graphismes et même le format. En effet,  Dc Brain compte près de 500 pages : un nombre qui peut paraître impressionnant, tempéré par  une lecture qui reste fluide. Avertissement cependant : vu le sujet et le style des illustrations, on le conseille plutôt à un public mature qui saura en apprécier la lecture.   

    L’info en plus :

    Dc Brain a été adapté en drama sur Apple TV. Dans le rôle principal, on retrouve Lee Sun-kyun connu mondialement pour avoir joué dans le film Parasite de Bong Joon-ho.

    Merci aux Editions Delcourt pour la découverte !

  • JUKEBOX : First Howling : NOW de &Team, un premier album qui solidifie leur popularité.

    JUKEBOX : First Howling : NOW de &Team, un premier album qui solidifie leur popularité.

    Déjà plus d’un mois que &Team a sorti son dernier album de l’année, et le moins qu’on puisse dire c’est que le groupe n’a pas chômé en 2023. Ils ont sorti 2 albums, en ont fait la promotion au Japon et en Corée du Sud, que ce soit sur des Music shows ou des Variety Shows. Ils ont participé à des concepts sur Youtube, ont fait la couverture de certains magazines et même terminé 3ème des comptes Tik-Tok les plus vus au Japon. Découvrons en détail cet album conclut une année bien remplie.

    Le premier album complet

    En effet, il s’agit pour nos loups-garous préférés leur premier full album. First Howling : NOW reprend le nom de ces 2 prédécesseurs, on peut donc se demander si cet album vient clôturer une trilogie entamée aux débuts du groupe. Cette théorie est étayée par la composition de l’album. First Howling : NOW est constitué de dix-huit morceaux, un nombre impressionnant pour la pop asiatique et pour un rookie de Hybe. Cependant les Lunés ne se sont pas réjouis trop longtemps puisque seuls 5 de ces titres sont nouveaux.

    L’intégralité des titres de First Howling : ME et First Howling : WE sont présents dans cet album. Concernant les versions coréennes, la nouvelle est celle de “Road not taken”. D’autres semi-nouveautés sont les chansons créées pour le survival show &audition. Il s’agit cette fois ci des versions avec seulement les membres de &Team.

    War Cry

    Parmi les réelles nouveautés nous avons le titre principal, “War Cry”. Il s’agit d’un morceau plus intense que les deux premiers titles-tracks de &Team. Il y a moins de mélancolie et plus d’émotions brutes et immédiates. Le titre “War Cry” en français “cri de guerre”, annonce la couleur. Les 9 membres veulent faire entendre leurs cris et leur voix. Ce sont d’ailleurs les paroles que l’on entend en premier dans la musique, rappées par Nicolas :  

    “Ring the alarm (Ring, ring)

    Can you hear my sound? (Ooh, yeah)” 

    Il y a un sentiment d’urgence, une volonté de sortir de sa zone de confort immédiatement. Comme dans leurs précédentes titles-tracks, la mélodie est toujours très présente, mais cette fois-ci le rap prend une place plus importante. Les riffs de guitare amènent une ambiance plus sombre à ce morceau pop-rock. Leurs voix dans les refrains sonnent comme des cris, ce qui est accentué par le contraste avec le pré-refrain plus doux chanté par Harua, Jo et Maki. Encore une fois pour &Team, le bridge et le dernier refrain sont phénoménaux, ils emmènent la chanson à son apogée et laissent un souvenir épique en tête.

    Le clip de “War Cry” se démarque beaucoup de ceux des titles-tracks précédentes, les couleurs sont plus criardes, les décors sont moins réalistes, les effets spéciaux plus fantastiques et évidents. Plusieurs sets se distinguent, celui avec un sol de glace et un ciel à sang, celui dans un immeuble en ruine et celui au milieu des poutres en métal rouges. Il y a des plans en mouvement avec des éléments 3D animés comme des bouts de verre ou des formes argentées à la manière d’un clip de Aespa. Les transitions sont brusques mais fonctionnent avec le style du clip et de la musique. Le rythme global du montage est très rapide, on ne nous laisse pas le temps de respirer. Le style de ce clip est très nouveau pour &Team. On a l’impression d’être passé dans un autre monde, et si précédemment l’allusion aux loups-garous était plus subtile, elle est cette fois-ci flagrante. 

    Tous ces changements semblent suivre le cours de l’histoire de Dark Moon : The Gray City. Fini les uniformes d’écoliers, ils sont maintenant habillés en noir, qui peut symboliser le poids de leur rôle de loups-garou, l’insoucience a disparu dans leur storyline et dans War Cry. Dès les premières secondes, les lecteurs de Dark Moon : The Gray City ont repéré les éléments en commun. K qui tient le silver fang (collier important dans l’univers Dark Moon), il y a une silhouette de femme avec sa capuche rouges comme les cheffes vampires qui veulent du mal aux loups. Les chauves-souris qui volent tout le long du clip représentent les hordes de vampires qui les ont attaqués. La fin est également très explicite puisque qu’on voit les membres avec les yeux jaunes s’accroupir à la manière de loups. Aucun doute possible le clip de “War Cry” retrace le combat entre nos loups-garous et les vampires hostiles, le moment où ils ont perdu leur innocence en devant se battre pour survivre.

    La chorégraphie est elle aussi très intense, les membres sont parfaitement synchronisés. Certains mouvements rappellent des coups de griffes ou des coups de mâchoire. Un tableau représente un loup sur une montagne. Les pas sont saccadés, moins fluides que dans leurs précédentes chorégraphies. Cela permet de mieux retranscrire l’ambiance de guerre, mais aucun mouvement n’est très mémorable. Cette Title-Track puissante se démarque des autres titres de l’album.

    Dropkick

    La première B-side est Dropkick. C’est un morceau beaucoup plus lumineux et joyeux. Avec son synthé bien présent, ses couplets rafraîchissants et ses nombreuses lignes chantées en chœur, il aurait parfaitement sa place dans une comédie musicale des années 90. C’est LE titre qui donne plein d’énergie quand on l’écoute. Les paroles sont pleines d’espoir, les garçons leur soutien sans faille à leur amis, la phrase la plus répétée est “Wont leave you standing by Yourself”, une idée plutôt simple mais qui correspond très bien au style musical du morceau et au lore meute de loup-garous du groupe. 

    C’est la B-Side la plus mise en avant de l’album pendant cette période de promotion. Pour “Dropkick”, nous avons eu le droit à un clip, a des performances dans plusieurs music shows (Music Bank, Inkigayo) mais aussi dans plusieurs formats Youtube (The first take, [performance 37]) et enfin une performance aux Asian Artist Awards (AAA).

    Le clip est assez simple, il n’y a pas d’histoire particulière puisqu’il est concentré principalement sur la chorégraphie. Mais ce qui le rend intéressant ce sont déjà les décors : même s’il n’y en a que deux, ils sont grandioses. Le premier est un stade immense, où &Team danse en tenue de Nightball (sport dans les webtoons Dark Moon). Le deuxième est devant une station de lavage automobile, où l’on peut voir derrière eux le bus de l’équipe de Nightball en train d’être lavé. Des inspirations très américaines dans ce clip, mais on retrouve les angles de caméras originaux tels qu’on les connaît dans les clips de K-pop. La chorégraphie est rapide, complexe mais très bien exécutée, elle reflète à merveille la chanson, comme toujours avec &Team.

    “Really Crazy (チンチャおかしい)”

    La suivante est certes moins énergique que les deux premières mais “Really Crazy (チンチャおかしい)” n’en est pas moins appréciable. Toujours dans un registre assez doux les neufs membres chantent le sentiment exaltant de tomber amoureux. L’ambiance rétro est conservée dans l’instrumentale, particulièrement pendant le refrain. Pas de chorégraphie pour ce morceau, ce sont les voix qui sont mises en avant. Nous avons malgré eu le droit à un “live clip” où on retrouve les neufs idols dans leur bus de Nightball, avec chacun un micro dans les mains, chantant pour la caméra. Un format plus posé que les clips habituels mais qui permet tout de même d’apprécier encore plus la chanson.

    Alien

    Pour clôturer ces quatre nouveaux titres, la dernière est “Alien”. La plus calme de toutes, on apprécie son rythme plus posé. Les voix sont encore une fois l’élément principal, on apprécie tout particulièrement les petits ad-libs au long du morceau. Au niveau des paroles on retrouve beaucoup de mots du champ lexical de l’espace. Elles racontent l’histoire de deux personnes qui sont assez différentes de la majorité des gens, qui ne correspondent pas aux normes sociétales, mais qui parviennent à se trouver et qui se complètent parfaitement. Cette fois ci encore, Hybe Japan a choisi de sortir un Live Clip de la chanson, où on y retrouve les membres dans un studio à fond blanc, un décor d’écolier plutôt simpliste. Cette fois ci ils ont leur oreillettes de retour mais le son est tout de même très ajusté, difficile de savoir si c’est vraiment leur voix live qui ont été utilisées.

    La promotion de l’album

    C’est déjà la fin de l’année mais pas de repos pour les groupes de Hybe. Les Girlsgroup Le Sserafim et New Jeans ont respectivement performés aux finales de Overwatch 2 et League of Legends. Seventeen est venu aux Headquarters de l’Unesco à Paris pour prononcer un discours et performer à l’occasion du 13th Youth Forum. Et c’est également en novembre que nous avons pu écouter le dernier comeback de Enhypen, Orange Blood, ayant cumulé plus de 9000 albums vendus en France la première semaine de sa sortie. Un peu difficile pour &Team de se faire une place parmi tous ces gros événements, c’est pourtant un comeback important pour eux, et on voit que Hybe a su les mettre en avant.

    La promotion a évidemment commencé par un showcase pour le lancement de l’album. &Team ont ensuite performé sur les music shows coréens hebdomadaires tels que Inkigayo, Music Bank, MBC Show! Musicore, mais aussi sur Studio Choom, Relay Dance. Ils ont montré leurs talents en chant sur “THE FIRST TAKE” par deux fois avec les morceaux “Under The Skin” et “Drop Kick”, et Maki est apparu seul sur “Store Link Live” et avec Matthew de ZB1 sur “SoundLess Live”. Ils ont aussi amusé les fans dans “My first MAMA Mate”, “Star Countdown”, “Its You dance”, “Eightest”, “Ask me anything” de Elle Korea ou encore “Dope Club”. Beaucoup d’émissions différentes, tellement que la liste paraît sans fin, les membres d’&Team ont beaucoup de ressources puisque Fuma est même passé sur le “Ninja Warrior” japonais.

    Mais Hybe ne s’est pas contenté de ces apparitions puisque le groupe a participé aux très regardés awards shows de fin d’années. &Team ont enfin pris part à leur premier MAMA, qui se déroulaient cette année au Tokyo Dome au Japon, ils y ont performé leur dernière Title-Track “War Cry”. Ils sont ensuite apparus aux Asian Artists Awards (AAA) où ils se sont beaucoup fait remarquer, notamment par leur performance avec le groupe Philippin SB19 sur leur célèbre morceau “Gento”. Ils ont tout de même chanté “Dropkick” et “War Cry”. Leur apparition la plus récente se trouve être au SBS GayoDaejeon où leur performance de “Firework” a fait beaucoup parlé sur les réseaux sociaux. Certains ont découvert cette chanson grâce à celle-ci même si le morceau est sorti plus tôt en 2023, une bonne occasion pour les Lunés de vanter les talents de &Team aux nouveaux intéressés.

    En bref une période de promotion intensive pour &Team, mais qui fonctionne puisque “War Cry” est le premier clip du groupe à dépasser les 10 Millions de vues. Beaucoup de nouveaux fans les ont découverts pendant cette fin d’année chargée et ils espèrent qu’il y en aura encore plein d’autres dans le futur. La fanbase d’&Team grandit de plus en plus chaque jour, et même si leur croissance n’est pas explosive, ils arrivent à toucher de nombreuses personnes chaque jour par leur talent et leur musique. &Team vont même avoir le droit en 2024, à leur première tournée “First Paw Print” qui se déroulera au Japon et en Corée du Sud, et on espère évidemment les voir en France prochainement. 

    Et si votre bonne résolution en 2024 était de devenir Luné ?

  • LOVE LETTER : La playlist d’une accro à Noël

    LOVE LETTER : La playlist d’une accro à Noël

    Ceux qui me connaissent bien savent que je voue un véritable culte aux fêtes de fin d’année. Dès début novembre, les téléfilms de Noël deviennent mes nouveaux meilleurs amis ! Avant d’écouter de la Kpop, ma playlist regorgeait de classiques : All I want for Christmas” de Mariah Carey, “Let It Snow” de Frank Sinatra ou encore “Jingle Bells” de Dean Martin. Aujourd’hui, les idols reprennent mes chansons de Noël préférées pour mon plus grand plaisir. Je vous partage mes covers préférés !

    Solar – « Santa Baby »

    A l’origine Santa Baby est une chanson interprétée par Eartha Kitt en 1953. De nombreuses chanteuses vont la reprendre : Gwen Stefani, Kylie Minogue, Madonna… mais c’est la version d’Ariana Grande sortie en 2013 qui est certainement la plus connue !

    En 2021, Solar, membre du groupe Mamamoo, reprendra la chanson sur sa chaîne youtube Solarsido. Outre ses performances vocales indiscutables, la vidéo met aussi l’accent sur un décor qui nous plonge dans l’ambiance festive des fêtes de fin d’année ! 

    BTS’s Christmas Carol Medley au SBS Gayo Daejeon Music Festival de 2019

    BTS nous a offert de multiples reprises de Noël mais si je devais en retenir qu’une, je citerais leur performance au SBS Gayon Daejeon. Bon, je triche un peu car ils y interprètent plusieurs chansons mais l’ensemble est une ode à Noël ! 

    Jungkook interprète “Holy Night”, V et Suga se mettent en scène dans un magasin de bonbons sur le titre “Jingle Bells Rocks”. Jimin et RM chantent le titre “Santa Claus Is Coming to Town” et J-Hope et Jin interprètent avec leur bonne humeur légendaire “Feliz Navidad” et le medley se conclut avec l’ensemble du groupe qui chante “Silent Night” accompagné d’une chorale. Moment magique garanti !

    (G)I-dle – Merry Christmas Medley

    J’avoue que la première fois que j’ai entendu cette chanson, je n’avais pas reconnu G(I)-dle avec ce concept mignon, éloignée de leur image actuelle. 

    Ici, le groupe interprète un medley de chant de Noël mais ici, pas de vocal : elles jouent les titres à l’aide de clochettes !

    MCND – Last Christmas

    La chanson “Last Christmas” de Wham! est ma chanson de Noël préférée, alors quand MCND l’ont reprise l’année dernière, j’étais plus que ravie. Le groupe l’interprète avec joie et bonne humeur, c’est un régal à regarder et à écouter !

    V (BTS) – « It’s Beginning to look a lot like Christmas »

    Je vous parle à nouveau de BTS mais comment ne pas évoquer la chanson “It’s beginning to look a lot like Christmas” que nous a interprétée V l’année dernière. Si j’aime les chansons de Noël pop, j’aime aussi l’ambiance crooner des chanteurs des années 50 et il faut dire que la voix jazz de V m’a complètement envoûtée, faisant de cette performance un incontournable de ma playlist !

    Onewe – Annyeong

    Je finis en beauté avec la chanson Annyeong, chanté à l’origine par Joy, de Red Velvet. Si ce n’est pas une chanson de Noël, Onewe en a fait une version festive. Le rythme reste toutefois le même. Les membres du groupe en ont fait un clip 100% Noël.

    J’espère que ma playlist saura vous accompagner durant ces quelques jours qui nous séparent des fêtes de fin d’années.
    Je vous souhaite de très belles fêtes !