Catégorie : Reviews

Musique, cinéma, littérature… on vous partage nos ressentis dans nos reviews grâce à un décryptage en profondeur de chaque oeuvre sud-coréenne.

  • BOOKCLUB : Plongeons dans l’univers de Sweet Home

    BOOKCLUB : Plongeons dans l’univers de Sweet Home

    Si vous êtes adeptes de webtoons ou séries apocalyptiques, Sweet Home est l’histoire à découvrir. Vous plongerez dans un univers mystérieux et terrifiant, qui de notre côté, ne nous a pas laissé indifférents.

    FICHE TECHNIQUE 

    Nom : Sweet Home

    Auteur : Kim Carnby

    Illustrateur : Hwang Young Chan

    Publié par : Naver Webtoon

    Date de sortie : 2017

    Nombre de chapitres : 141 (terminé)

    Genre : Action, Horreur, Thriller

    Thèmes : Apocalypse, Monstres, Pandémie

    Avertissement : Violence, Harcèlement, Suicide, Morts

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    RÉSUMÉ 

    Un lycéen suicidaire qui souhaite survivre face à l’apocalypse ? Quelle drôle d’histoire. 

    Cha Hyun est un lycéen de 18 ans qui vit reclus dans un petit appartement minable, sans argent, depuis la mort de ses parents et de sa sœur dans un accident de voiture. Rien ne lui promet un grand avenir, il a toujours été cloîtré dans sa chambre, limitant chaque interaction avec l’espèce humaine, accroché seulement à ses jeux vidéos, à ses animes et à ses nouilles instantanées. Il déteste ce monde, sa famille l’ayant laissé sans économie, et les autres… Mais ce qu’il déteste par-dessus tout, c’est lui-même. Ayant des pensées noires depuis un long moment, il s’est décidé : quand il sera à sec, il mettra fin à ses jours. 

    Cependant, son ennuyante routine se fait rapidement interrompre lorsque sa voisine, agissant étrangement, frappe à sa porte. Affamée, son visage se défigure, elle demande de l’aide, mais sous la pression du protagoniste n’osant pas la laisser entrer, elle finit par se transformer en monstre terrifiant et assoiffé de sang ! Mais ce qui est encore plus terrifiant, c’est qu’elle n’est pas la seule à travers ces couloirs et ces murs à connaître le même sort. Le monde qu’il connaît est terminé, et tout seul, il ne peut rien faire. Au cœur de cette situation extrême, l’instinct de survie de Cha Hyun prend le dessus. Il rejoint alors les derniers habitants de la résidence, avec qui il essaye de survivre face à cette “monstrification” : là où les humains deviennent une version monstrueuse d’eux-mêmes, guidée par leurs désirs les plus profonds.

    Le voilà finalement prêt à tout pour ne pas mourir, et pour résister à l’envie de céder, face à son monstre intérieur.

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    LES DESSINS / CHAPITRES

    Kim Carnby et Hwang Young Chan, l’auteur et l’illustrateur de ce webtoon, ont déjà travaillé ensemble par le passé pour le webtoon “Bâtard”, histoire qui a connu un beau succès. Grâce à leurs expériences, ils parviennent dans “Sweet Home” à captiver le lecteur, notamment avec des dessins simples mais qui  créent un climat inquiétant et mystérieux. 

    Les décors sont relativement basiques, dans les tons froids, sépia, tout comme l’aspect des personnages. Ce genre de dessin est pratique pour pouvoir dessiner en quantité, sans prise de tête, et grâce à cela, le dessinateur met également plus l’accent sur les monstres et leurs formes étranges, effrayantes. 

    Les chapitres sont très rythmés, on ne s’ennuie jamais puisqu’il y a souvent des rebondissements, rendant la lecture addictive. Cela dit, les auteurs savent très bien gérer et équilibrer les chapitres entre l’action, les moments angoissants, et les moments plus tranquilles qui nous permettent de découvrir plus en détails les personnages.

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    SON ADAPTATION SUR NETFLIX

    Vous connaissez peut-être déjà Sweet Home, puisque Netflix a sorti en 2020 la première saison de cette histoire basée sur le Webtoon. L’adaptation de Sweet Home se termine normalement à la fin de la première saison, cependant Netflix a rajouté des éléments pour pouvoir prolonger l’histoire sur deux autres saisons, la seconde qui est sortie en 2023, et la troisième en 2024. Les deux dernières saisons sont donc des histoires originales.

    À sa sortie en 2020, la série a connu un véritable succès. La plupart des personnages sont joués par des acteurs célèbres en Corée du Sud :  Song Kang (My Demon, Nevertheless…) dans le rôle du protagoniste, Cha Hyun Soo, accompagné de l’actrice Go Min Si (Youth of May, Love Alarm…), Lee Do Hyun (Youth of May également, The Glory…), Park Gyu Young (Celebrity, A Good Day to Be a Dog…), ou encore Go Yoon Jung (Alchemy of Souls, Death’s Game…). Mais si la série a eu tant de succès, c’est aussi, bien sûr, pour son histoire et sa façon d’être racontée.

    Il faut noter que l’adaptation de Netflix (la saison une) est quelque peu différente du Webtoon original, du fait de la demande des créateurs originaux de l’œuvre, souhaitant avoir une vision différente de la leur. De ce fait, de nombreuses scènes dans la série divergent de celles du webtoon, tout comme le caractère de Lee Eun Yu qui est de base à l’exact opposé, ou la présence même de la pompière qui offre des détails authentiques à Sweet Home, mais qui n’existe pas réellement dans l’histoire de base.

    Les deux histoires sont très intéressantes à étudier, lire ou regarder. On ne voit qu’un seul côté des choses si on ne s’intéresse qu’à une seule œuvre, mais si on s’intéresse aux deux, c’est à ce moment-là qu’on comprend davantage de détails, et tout fait sens ! Par exemple, dans la série il y a des monstres qui apparaissent comme un claquement de doigts, on ne sait pas exactement d’où ils viennent, mais si on lit le webtoon, on s’aperçoit finalement que même eux ont une histoire. Ensemble, les oeuvres sont complémentaires, et elles nous donnent des détails supplémentaires et différents, mais c’est justement cette particularité qui fait la beauté de cet univers.

    NOTRE AVIS

    Sweet Home est une histoire captivante, qui, malgré son intrigue lambda, nous tient en haleine jusqu’au bout. 

    La force de Sweet Home est son imprévisibilité : on ne peut jamais prévoir à l’avance ce qu’il va se passer. « Qui va se transformer ? Quand va-t-on se transformer ? » : le fait de devenir un monstre à partir des désirs humains les plus profonds peut devenir très rapidement dangereux. Imaginez si, sous la pression de cette terrible réalité, vous aviez extrêmement peur, ou extrêmement faim, vous pourriez rapidement vous transformer à votre tour… C’est cette pression qui nous donne envie d’en savoir plus, l’une des raisons pour lesquelles nous avons apprécié le webtoon, pour son mystère et son univers.

    Les personnages sont également profonds et travaillés. On les voit évoluer au fur et à mesure des chapitres, et c’est relativement agréable à observer, surtout pour Cha Hyun, un antihéros qui s’efforce de tenir tête à son propre démon jusqu’au bout.

    Même si au début, on n’apprécie pas forcément son caractère (il est asocial, antipathique et exécrable avec ses parents), on finit par s’attacher à lui au fur et à mesure de l’histoire. On découvre son passé, ce qui l’a poussé à se conduire ainsi, et à être si éloigné du monde extérieur et de la société. Et à travers ses rêves, il nous montre ses faiblesses, son ressenti et ses doutes, qu’on comprend finalement petit à petit. 

    Le protagoniste évolue réellement du début à la fin des 140 chapitres. On le voit grandir et devenir davantage mâture, prêt à aider les autres dans le besoin, souhaitant renouer des liens sociaux. Et c’est ainsi avec chaque personnage de ce webtoon, puisqu’on apprend à les connaître, connaître leurs secrets, leurs désirs et leurs peines.

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    CONCLUSION

    “Sweet Home” est un manhwa angoissant et prenant, typiquement dans le style coréen. On veut constamment en lire plus, en découvrir plus et en savoir plus sur l’origine de l’épidémie, comme sur l’histoire de chaque personnage. L’histoire nous offre quelques moments sentimentaux et amicaux, où l’on découvre une famille qui se forme, et qui se soutient. À côté, les personnages essaient de survivre à tout prix contre ces monstres, en essayant de comprendre comment ils ont bien pu en arriver là. 

    C’est vraiment très intéressant à lire, en particulier si l’on a regardé la série, qui fait complément à l’œuvre d’origine. Alors si vous souhaitez vous détendre, ou plutôt vous crisper devant un webtoon, Sweet Home n’attend plus que vous…

    Et si un monstre somnolait en chacun de nous, quel serait le vôtre ?

  • JUKEBOX : [VirtuouS] ou l’art de la justice par Dreamcatcher

    JUKEBOX : [VirtuouS] ou l’art de la justice par Dreamcatcher

     Les 7 membres continuent à cimenter leur place à part dans la K-pop avec cet album autour de l’art de la justice par Dreamcatcher [VirtuouS]. Autour d’une title track épique nommée “JUSTICE”, Dreamcatcher comptent bien triompher du mal et des cauchemars qui s’abattent sur elles et sur nous. 

    Article co-écrit par Mélanie et Cilly

    Après la dystopie et l’apocalypse, Dreamcatcher ont ouvert une nouvelle ère de leur carrière et de leur storyline avec l’album [VillainS] dans lequel elles explorent un univers alternatif digital. Si les membres étaient alors des “villains” (“méchantes”) venues nous sauver d’un glitch dans la matrice, avec [VirtouS] elles sont désormais prêtes à se battre. Ce dixième mini album, sorti le 10 juillet 2024, ouvre donc un nouveau chapitre plus combatif aussi bien visuellement que musicalement.

    Un teasing digital classique…

    Si le teasing de [VillainS] a mis en avant des messages codés et des énigmes à élucider sur les réseaux sociaux, notamment autour de la recherche d’une couronne et du sauvetage d’une victime, celui de [VirtuouS] fut beaucoup plus léger. En effet, nous nous sommes contentés ici de photos teasers et de contenus classiques (voir ci dessous).

    Particulièrement notables, les tenues en dentelle noire du second concept qui placent Dreamcatcher dans une esthétique sombre et presque ensorcelée, rappellent parfaitement leur direction artistique originelle : celle des « attrapeuses » de rêves troublantes, voire effrayantes.

    Le 1er juillet, elles révèlent la tracklist de cinq nouvelles chansons, dont une intro, toutes à nouveau écrites et composées par Ollounder, leur producteur habituel. Il est cette fois-ci accompagné par Door (qui travaille également pour Ateez) et Tankzzo. . L’équipe de production est donc bien rodée à l’univers de Dreamcatcher. 

    Comme à leur habitude avant chaque comeback, Dreamcatcher présentent le projet avec différents formats vidéo.

    Un lyrics spoiler de “JUSTICE”

    Un highlight medley des morceaux de l’album

    Certain.es n’aiment pas être spoilées mais d’autres adorent déjà anticiper quelles chansons seront les plus appréciées

    et la “dance preview”

    qui montre un morceau de la chorégraphie mais révèle aussi la mélodie du refrain de “Justice”

    … qui s’accompagne pourtant d’inventivité à la promotion

    Avec un teasing simple, [VirtouS] s’accompagne pourtant d’un MV riche en éléments scénaristiques et interpolations avec d’anciens titres du groupe. Ainsi, les Insomnias (fans de Dreamcatcher) peuvent toujours s’adonner à des théories et de la recherche d’indices. 

    La promotion de l’album s’élargit à l’événementiel puisque l’agence a prévu, dès le lendemain de la sortie, une réunion avec les fans autour d’un escape room game en présentiel. C’est au Real World Seongsu à Séoul que les Insomnias pouvaient jouer et devenir un personnage principal de l’intrigue de Dreamcatcher. Alors qu’elles laissent des indices via des “Mystery Codes” (codes mystères) à chacun de leurs comebacks, les fans ont pu tenter de les déchiffrer avec leur smartphone lors de cet escape game. De quoi ravir les adeptes de théories et de jeux d’énigme. Il s’agit d’une manière originale d’anticiper l’engouement autour de la sortie. Les fans peuvent alors retrouver des indices qui ont toujours fait partie des teasings du groupe.

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    NOTRE AVIS SUR CE MINI ALBUM

    Intro : 7’Dreamcatcher

    Dreamcatcher nous offre une fois encore une introduction d’album qualitative, très efficace  pour entrer dans le projet et son univers musical. Cette fois-ci, l’intro dure 3’55min, ce qui est particulièrement long et assez rare pour le notifier. Ces presque quatre minutes de morceau instrumental savoureuses sont représentatives de la couleur musicale de Dreamcatcher, très inspirée par le j-rock. 

    L’intro commence de manière élégante et douce avec une mélodie au piano, qui évoque la musique japonaise des années 1980. Elle rappelle une entrée dans un jeu vidéo ou encore un début d’épisode d’anime. Le piano est rejoint par la basse puis la guitare qui ajoute de la profondeur et de la noirceur à la mélodie originelle. L’entrée de la batterie, au rythme très rock, au milieu du morceau, alourdit davantage l’atmosphère qui en devient épique. Dès le début de l’album, Dreamcatcher semblent prêtes à se battre et  prendre les armes grâce à des sonorités heavy rock. Celles-ci sont pour autant à relativiser car nos guerrières sont habitées d’une énergie chaleureuse. En effet, on peut le comprendre grâce au contraste entre la douceur du piano et la force des percussions et des cordes. Certes, elles sont combatives mais à l’égard du bien : de vraies héroïnes. 

    Title Track : JUSTICE

    Les héroïnes, jusqu’alors absentes par leur voix, arrivent dans l’album avec “JUSTICE”, un titre aussi épique qu’émouvant. Il commence directement avec des percussions et voix tribales en fond sonore pour accueillir la voix limpide de JiU. Son timbre est efficace et parfaitement mixé pour introduire une title track à laquelle on accroche dès les premières notes. Le pré-refrain arrive en puissance avec de la guitare, des percussions fortes et la répétition des mêmes phrases plusieurs fois “We build the barrier, build the barrier / Build the barrier, fight me / Yes, I’m a warrior, fight me” (nous construisons la barricade, combat moi, oui je suis une guerrière). Cette partie rappelle fortement le rock classique, de Queen à the Pretty Reckless et Imagine Dragons pour des exemples plus récents. 

    Le deuxième couplet, quant à lui, met en avant le trio Dami, Handong et Gahyeon qui font monter la tension grâce au rap (pour la première) et à des harmonies vocales addictives (pour les deux autres). 

    Dreamcatcher sont bel et bien des guerrières prêtes à affronter le mal, et ne manquent pas de nous le rappeler avec un refrain aux hauteurs lyriques. On entend leurs voix puissantes qui scandent “Justice makes me fight” (la justice me pousse à combattre). L’effet doppler (ce glitch qui coupe une note sur deux) sur leur voix pendant les notes hautes accentue cet esprit combatif, comme si elles devaient se battre contre les instruments de musique, en particulier le solo de guitare électrique, pour se faire entendre. 

    Sur le dernier refrain, l’effet en question disparaît pour laisser leurs voix claires exploser. Siyeon propose une harmonie particulièrement haute et maîtrisée, asseyant son talent vocal certain. La chanson propose une production très cinématographique, propre à des films d’action ou à une comédie musicale sur ce thème.

    Le MV de “JUSTICE” file lui aussi la métaphore bélligérante puisque l’on retrouve les membres dans des positions d’affrontement. Il semble être la suite directe de “Déjà Vu” qui reprend les mêmes décors et les armes chevalières comme l’épée, mais renvoie également à d’autres clips comme “Scream” avec un retour de l’arbre en feu ou de “Boca” avec l’arc. Dreamcatcher semblent avoir vaincu la couronne du mal évoquée dans “OOTD” en la détruisant directement.

    On retrouve d’autres parallèles comme JiU enchaînée qui nous rappelle SuA dans “R.o.S.E Blue” ou Siyeon dans “Because”, mais aussi l’élément de la pomme croquée présente dans plusieurs clips. On pourrait la rapprocher de la fameuse pomme biblique, ou encore des pommes d’Idunn dans la mythologie nordique, qui donnent le pouvoir aux divinités de rajeunir. Yoohyeon, comme SuA semblent alors rechercher cette jeunesse et vitalité pour venir en aide aux âmes à sauver. Cette pomme, comme les armes choisies (épées et flèches) sont autant de référence à ce même univers de la mythologie nordique. 

    Les insomnias tentent alors de recoller les morceaux et de faire des ponts entre tous ces indices. Il semble que Dreamcatcher arrivent enfin à se libérer de leurs chaînes, à reprendre leurs différentes armes et à véritablement combattre le mal, représenté par cette couronne tant recherchée. 

    Le tout début du MV laisse apercevoir plusieurs phrases écrites en anglais qui traduisent bien l’histoire des sept protagonistes. Les formulations attachent à leur combat quelque chose de l’ordre de la destinée et du divin  : 

    “May they descend as herald of justice, to exterminate evil from the world” (puissent-elles descendre en tant que messagères de la justice, pour éliminer le mal du monde)

    “And guide those sacrificed by evil to their rightful fate”

    (et guider ceux sacrifiés par le mal vers leur réelle destinée)

    “For the souls swallowed by the abyss of malevolence” 

    (pour les âmes avalées par les abysses de la malveillance)

    La première phrase est posée sur une peinture romantique qu’on retrouve ensuite dans un les plans de musée d’art du clip qui n’est autre que Valkyrie et un héros mourant” de Hans Makart. Une symbolique forte donc puisque les Valkyries sont des figures féminines guerrières de la mythologie nordique. Souvent représentées à cheval, elles accompagnent les âmes des héros mourants vers le Valhalla, palais du dieu Odin. Ici, ils y deviennent “les guerriers de l’armée qui aura pour mission de combattre les forces du chaos au cours du Ragnarök.” (Joshua J. Mark). 

    Le parallèle avec la mythologie nordique est d’autant plus prégnant que ce Valhalla semble être représenté par la “MAISON” dont elles parlent dans le morceau du même nom et qui est représenté à la fin du clip. Ce qui fait d’autant plus sens que le Ragnarök est la bataille apocalyptique de la mythologie nordique qui oppose les forces du bien et du mal (soit celles de l’ordre et du désordre). De ce chaos naît donc l’ordre et la justice, pour laquelle se battent les valkyries que représentent Dreamcatcher. Est-ce donc le fameux “Final fight, like final fight with us” (combat final à nos côtés) dont Handong parle dans son couplet?

    Il semble donc que le MV soit rempli de références et d’éléments qui n’ont pas encore tous été élucidés et qui continuent de susciter de l’intérêt auprès des fans. Entre mythologie ancienne et ère moderne du digital qui fait suite à “OOTD” (Siyeon écoute un message d’une potentielle victime de la couronne sur son téléphone), la storyline se complexifie davantage. Sont-elles les descendantes des Valkyries ? Ou sont-elles les Valkyries elles-mêmes ? 

    STΦMP!

    Ce troisième morceau poursuit la thématique guerrière puisque les membres ont trouvé leur guide et sont littéralement prêtes à marcher et avancer avec détermination. “Stomp” se traduit littéralement par “piétiner” et c’est bien ce que Dreamcatcher font au Mal qui ternit le monde. Par ailleurs le “O” est en réalité la lettre “phi” en grec ; peut-être ont-elles voulu rappeler le nombre d’or, constante dans l’architecture antique et dans la nature, filant la métaphore mythologique de ce mini album

    Musicalement, cette chanson reprend de nouveau des percussions et une tonalité épique. La cohérence du projet continue avec cette première b-side qui s’ouvre sur des notes de basse bourdonnantes et presque effrayantes. Les percussions formées par des applaudissements au rythme militaire mime bien cette marche, ce piétinage déterminé promis par les paroles et le titre. Les voix douces et mélodieuses du couplet sont remplacées par un refrain beaucoup plus rock avec une production musicale plus chargée. 

    La musique semble accompagner les membres directement au cœur de la bataille, au cœur du chaos. Le deuxième couplet entamé par le rap de Dami et les percussions plus rapides, inspirées de la jersey club, offrent un mélange d’inspirations tout à fait intéressant. Mention spéciale au bridge qui monte en tension jusqu’au dernier refrain qui répète plusieurs fois “stomp” et “sacrifice” dans une dynamique de groupe presque militaire.

    2 Rings

    “2 Rings” commence directement par une instrumentale rock classique avec une mélodie de guitare électrique qu’on retrouve souvent chez Dreamcatcher. Les riffs de guitare sont non sans rappeler des groupes américains comme AC/DC dans “Thunderstruckou les Guns N’ Roses (avec “Sweet Child o’ Minepour n’en citer qu’une), voire des groupes country. La voix de SuA commence la chanson avec un timbre qui apporte ce qu’il faut de puissance et d’émotion, qu’on ne manque pas de retrouver dans leur performance dansée. 

    Le refrain incorpore ensuite des éléments beaucoup plus pop-rock avec un tempo plus lent et l’utilisation du vocodeur (effet sur la hauteur des notes qui rend la voix robotique) qui donne à la chanson une direction différente. Avec ce refrain c’est plus vers des groupes alternatifs modernes qu’on se tourne, à la manière de Imagine Dragons ou The Pretty Reckless. 

    L’atmosphère très rock américain de ce morceau pourrait faire penser à une taverne ou à un saloon, où les héroïnes vont se reposer et trinquer après un combat. On peut encore une fois saluer la cohérence thématique de ce mini-album qui sait filer un scénario intéressant sur toute sa durée. 

    Fireflies

    Pour cette ballade de fin de mini album, Dreamcatcher met en avant ses membres et leur talent de chanteuses. Chacun de leur timbre est assez remarquable pour que l’auditeur apprécie différentes couleurs et différentes techniques. La mélodie est particulièrement bien travaillée et le refrain est très joli, et donne comme une impression de repos et de calme après la tempête. L’utilisation omniprésente du piano, des voix dans un registre aérien et les falsetti rendent la chanson très émouvante. Dami, en particulier, en dehors de son registre habituel de rap, montre son talent pour les notes aiguës. 

    Après avoir combattu pour la justice et offert des chansons très belliqueuses, il est temps de se reposer et de retourner à l’ordre après le désordre, de retrouver la lumière des lucioles (“firelies” en anglais). Les guerrières veulent désormais guider les autres avec leur lumière. On retrouve l’influence japonaise de l’introduction, dans le piano et les cordes synthétiques, tant cette chanson pourrait être celle d’un générique d’anime. 

    CONCLUSION

    [VirtuouS] est un mini-album entraînant, épique et cinématographique qui sait imposer son atmosphère dès la première chanson. Les performances des membres, alors que Siyeon est en hiatus pour se reposer, sont impressionnantes : entre notes très complexes assurées par la totalité des membres et chorégraphie exigeante, elles prouvent chaque jour leurs talents artistiques. Emmené par une title track aussi marquante que “JUSTICE”, on ne peut que souhaiter à Dreamcatcher un succès analogue à celui de “MAISON” avec [VirtuouS] !

  • BOOKCLUB : « DARK MOON : THE BLOOD ALTAR »

    BOOKCLUB : « DARK MOON : THE BLOOD ALTAR »

    Si vous êtes Engene (fan du groupe ENHYPEN), vous n’êtes probablement pas passé.e à côté du premier volet de webtoon à leur effigie “DARK MOON : THE BLOOD ALTAR” publié entre janvier 2022 et août 2023. Alors que le second volet de leur histoire “CHILDREN OF VAMFIELD” est actuellement en cours de publication, “THE BLOOD ALTAR” a le droit à sa version physique. Aujourd’hui disponible dans les librairies  en France, on souhaitait revenir sur ce webtoon et son univers complexe.

    Publié par : Naver Webtoon (digital) Hugo & Cie / Neotoon Editions (physique)

    Auteur : HYBE (non spécifié)

    Genre : Fantastique, Romance

    Tropes : High School (lycée), friends to lovers (d’amis à amoureux), soulmates (âmes soeurs), vampires et loup-garous, band of brothers (groupe de frères), royauté.

    Avertissements : combats meurtriers, mention et apparition de sang

    En 2022, l’agence HYBE lance plusieurs webtoons autour de leurs groupes de K-pop comme BTS, TXT,  Le Sserafim ou ENHYPEN et &TEAM (tous deux dans le même univers DARK MOON). C’est pourtant celui d’ENHYPEN qui devient le plus populaire  de ces webtoons et étend davantage la visibilité du groupe. 

    Comment s’explique la popularité de “The Blood Altar”? 

    Intrinsèquement lié au groupe ENHYPEN, au concept et à l’histoire filée dans chacun de leurs clips, la série DARK MOON suit les aventures de sept vampires, incarnés par les membres du groupe. Si ENHYPEN avaient raconté une partie de l’histoire du webtoon au travers de leurs singles comme “Drunk-Dazed”, “FEVER” ou encore “Tamed-Dashed”, ils ont été encore plus loin en sortant des chansons spécifiques au webtoon. Ce fut d’abord “One in a billion”, puis “Criminal Love” et enfin tout un album sur le thème de DARK MOONMEMORABILIA avec comme title track “Fatal Trouble”, dont vous pourrez lire la revue ici

    La promotion du webtoon s’est faite en parallèle de la promotion du groupe, dont la storyline et le concept initial ne se sont jamais perdus. Au travers des albums et des contenus audiovisuels proposés par ENHYPEN, les fans ont pu lire et suivre un vrai fil conducteur leur permettant de s’attacher aux membres en même temps qu’aux personnages, tout en créant des théories sur l’histoire fictionnelle du webtoon/du groupe. 

    LE SYNOPSIS ET LES PERSONNAGES

    Sept protagonistes mystérieux … 

    Les sept membres d’ENHYPEN se retrouvent alors à jouer le rôle de différents personnages vampiriques au passé des plus sombres. Les dessins du webtoon ne reprennent pas exactement les traits des membres, bien que les fans aient bien identifié l’association de chaque vampire avec un des membres du groupe. Si le second volet “CHILDREN OF VAMFIELD” s’attèle à revenir sur leur enfance et ce qui les a mené à être qui ils sont, “THE BLOOD ALTAR” se concentre sur leur période adolescente alors qu’ils sont élèves à l’académie DECELIS. Ils y forment alors un  groupe de jeunes hommes soudés par une enfance commune. Au sein de leur établissement, ils semblent être le cliché des garçons populaires, puisqu’ils forment l’équipe de “Nightball” le sport le plus estimé de cet univers fictionnel. Toutefois, on découvre vite qu’ils cachent des secrets, comme le fait d’avoir des facultés surnaturelles.

    Ainsi, Heli (Heeseung), Solon (Sunghoon), Jakah (Jungwon), Jaan (Jay), Jino (Jake),Shion (Sunoo), et Noa (Niki) ont chacun une habilité particulière, plus ou moins développée selon les personnages. Leurs personnalités transparaissent au fil et chapitres et on se plaît à en découvrir plus à chaque interaction les uns avec les autres. Leurs dynamiques fraternelles nous font rire tout en nous émouvant alors qu’on en comprend de plus en plus sur leur passé. Si le webtoon n’en dit pas trop, c’est aussi grâce au contenu publié en parallèle sur l’Instagram DARK MOON (ou sur wattpadd) qu’on en apprend plus sur eux en dehors de l’histoire.

    … et Sooha

    Cette protagoniste féminine (censée représenter les Engenes) est le point de départ de l’histoire de “The Blood Altar”. C’est avec son arrivée à la Decelis Academy que la vie de nos sept jeunes hommes prend un autre tournant. En effet, alors que l’aversion pour les vampires se fait omniprésente dans cet univers, Sooha se retrouve accusée d’en être un à cause de son don particulier, qui va aussi susciter de l’intérêt et de la méfiance de la part des garçons. Lorsqu’ils découvrent qu’elle aussi a des pouvoirs surnaturels, une relation spéciale va se tisser entre eux. On apprécie le fait qu’elle soit l’élément déclencheur de toute une série de réflexion sur leurs identités et leur passé, bien que Sooha soit un personnage assez lisse en termes de personnalité pour correspondre à chaque fan qui se reconnaîtrait en elle.

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    NOTRE AVIS 

    Un webtoon augmenté et surtout un travail marketing remarquable

    Ce qui est marquant avec ce webtoon est la qualité de la promotion puisque tout est fait pour embarquer le lecteur dans cet univers, que l’on soit fan d’ENHYPEN ou non. L’expérience de lecture est fluide, les graphismes sont agréables à regarder. On observe une belle évolution au fur et à mesure des publications de chapitres où on remarque un sens du détail accru dans les décors, les tenues des personnages, mais aussi leurs expressions faciales. L’ajout de chansons originales par le groupe, mais aussi la diversité de contenus proposés en plus du webtoon lui-même créé un véritable univers et une fanbase solide. La Decelis academy fait rêver, les uniformes sont facilement transformés en cosplay et on rêve d’être ami.e ou de combattre aux côtés de ces jeunes garçons.  

    Nous avons hâte de découvrir la version papier, publiée chez Neotoon ( Hugo & Cie) !

  • JUKEBOX : Chuu fait son retour avec Strawberry Rush

    JUKEBOX : Chuu fait son retour avec Strawberry Rush

    Sept mois après son comebut « Howl », Chuu fait son retour avec le mini-album Strawberry Rush et la title track du même titre. On y retrouve une Chuu pleine d’énergie qui nous donne le ton de l’été.

    Kim Jiwoo, alias Chuu, est une artiste très appréciée en Corée du Sud. Pétillante et drôle, elle est également attentionnée et empathique, en faisant une véritable star des variety shows.

    Chuu est aussi à la tête de sa propre émission diffusée sur YouTube : Chuu Can Do It. La membre de LOONA devenue soliste nous avait surpris par la noirceur de Howl, mais retourne aux beaux jours avec Strawberry Rush.

    Strawberry Rush est composé de quatre nouveaux titres ainsi que de « Chocolate » et sa version anglophone, chanson sortie à l’occasion de la Saint Valentin.

    STRAWBERRY RUSH

    Avec son caractère enjoué et solaire, on n’attendait pas moins de Chuu que « Strawberry Rush » pour un premier comeback. Le titre est tout simplement parfait pour la saison estivale, tant elle émet une énergie positive. Nombre de passages restent en tête par leur simplicité et leur caractère entraînant.

    Avec les teasers, on aurait presque pu croire à une extrapolation des concepts loufoques de WJSN Chocome (« Super Yuppers») ou Crayon Pop (« Bar Bar Bar », notamment avec le casque adorné par l’idol), mais la chanson ne part en aucun cas dans l’absurde et se laisse porter par du fun sans prise de tête.

    La voix de Chuu est mise en valeur grâce à plusieurs notes aigües dans la mélodie, mais c’est ici sur la personnalité pétillante et mignonne de la chanteuse que l’accent est mis.

    L’instrumentale synthwave et electro pop est dans l’air du temps et rappelle facilement « Aliens », titre de son précédent mini album Howl. Tout comme l’instrumentale, la mélodie de voix correspond elle aussi aux tendances actuelles en restant aérienne.

    De même, un clin d’œil est fait à « Howl » au début de la production puisque l’on retrouve la même introduction lors des premières secondes, à la différence près que, pour « Strawberry Rush», ces notes sont plus aigües.

    Le clip bénéficie d’un budget important et d’une belle qualité de production pour accompagner la chanson. Les effets spéciaux apportent beaucoup d’originalité tout en suivant Chuu dans son aventure avec ses amis monstres dans la ville de Melbourne.

    Bien que la chanson ne prenne pas beaucoup de risques, elle n’en demeure pas moins addictive.

    HONEYBEE

    Chuu ralentit le tempo avec « Honeybee », une chanson aux influences bossa nova marquée particulièrement par l’utilisation d’une guitare sèche et ce bruit de glissement sur les cordes entre les différents accords ; elle reste néanmoins très pop.

    On remarque dans les crédits de la chanson le nom de Stan Greene ayant précédemment travaillé avec PinkPantheress sur le titre « Heaven Knows », en tant qu’auteur et compositeur. De même, on aperçoit Patrick Michael Smith, compositeur sur l’album Magic Man de Jackson Wang ou encore Molly Moore, ayant travaillé avec EXO sur le titre « Universe ».

    Chuu offre la parfaite chanson chill de fin de soirée avec sa bonne humeur caractéristique. Son timbre vocal, doux et chaud, appuie sur la répétition de mots et syllabes qui marquent le rythme pendant le refrain.

    Le second couplet gagne en confiance, jouant avec le tempo alors que l’idol offre une mélodie plus parlée que rappée. Au travers des paroles, écrites par Na Do Yeon (« Lucky Girl Syndrome » de ILLIT), Chuu s’imagine comme une abeille. Libre, elle peut voler à l’aide de ses « petites ailes » vers quelqu’un qui est « doux ».

    DAYDREAMER

    La mélodie de « Daydreamer » est familière – entendue dans des chansons comme « Back To You » de Louis Tomlinson, « After School » de Weeekly ou encore « Lie To Me » des 5 Seconds of Summer. Lorsque l’on se penche sur les crédits du titre, on y retrouve Ryan Jhun, bien connu pour ses reprises de mélodies, un exemple parfait étant « After Like » de IVE, qui reprend l’extrapolation de « I Will Survive » de Gloria Gaynor par Robbie Williams dans « Supreme ».

    Cette interprétation est portée par une atmosphère assez calme, tout en restant pleine de bonne humeur et de groove avec des percussions très présentes tout au long du titre. Comme le reste de ses chansons, « Daydreamer » est souriante et « rose » (« Everything’s smiling wide / And so are my pink-color songs » / « Tout sourit à pleines dents / Tout comme mes chansons roses »), partageant l’espoir et le bonheur ressentis lors d’un rêve agréable.

    Et pourtant, à la fin de la chanson (et du rêve), il faut se réveiller. « So, please wake up / you already oversleep, wake up please! » « Alors, réveille toi s’il te plait / tu as déjà trop dormi, réveille toi s’il te plait ! »

    LUCID DREAM

    Pour conclure l’EP, « Lucid Dream » arrive avec son ambiance pop et pétillante qui atteint son paroxysme pendant le refrain.

    Bien qu’il s’agisse d’une chanson plus calme et posée, cette dernière possède des éléments intéressants comme ces « Ooh » pendant les couplets. La production reste simple mais fonctionne très bien – pourquoi donc faire compliqué ?

    On reste sur une sensation de rêve, non seulement portée par la mélodie mais aussi par le titre de la chanson même et les vocals de Chuu qui sont aériens.

    Et comme le dit Chuu : « pourquoi devrais-je arrêter de rêver ? »

    CHOCOLATE

    Single sorti en février dernier pour la Saint Valentin, « Chocolate » nous avait immédiatement séduit.

    Joyeuse et jouant avec le rythme, « Chocolate » est groovy et pleine de surprise avec un drop rappé-parlé lors du second couplet. A l’image de la Saint Valentin, Chuu est « douce comme du chocolat » et pas un seul moment ne se passe où l’on s’ennuie.

    On ressent l’amusement de la chanteuse dans ses adlibs, mais aussi son implication dans l’interprétation des paroles avec son honnêteté et ses capacités vocales toujours aussi impressionnantes.

    CONCLUSION

    Strawberry Rush s’embarque immédiatement dans notre playlist estivale. Chacune des quatre nouvelles chansons offre une interprétation différente de ce qu’est l’été : Soit un côté pétillant que l’on connaît très bien chez Chuu avec « Strawberry Rush », mais aussi avec des moments plus doux qui collent aux fins de soirée lorsque la température baisse enfin.

    Espérons que le prochain comeback de la chanteuse soit un album complet !

  • JUKEBOX : ‘SUMMER BEAT’ un comeback à la senteur d’été

    JUKEBOX : ‘SUMMER BEAT’ un comeback à la senteur d’été

    Comme annoncé fin mai, les rookies de PLEDIS Entertainment ont fait leur premier comeback ! Intitulé SUMMER BEAT, le second mini album de TWS nous promet un été ensoleillé et plein de vitalité ! 

    SUMMER BEAT TWS

    Un mini-album qui annonce l’été et la bonne humeur 

    Avec 6 nouveaux titres, TWS reviennent sur le devant de la scène avec une seule envie : faire danser leurs fans. 

    Le 5 juin, ils sortent “hey! hey!” un son plein de vitamine D et très entraînant ainsi que son MV qui donne le ton de ce nouveau mini-album. Fin juin, les 5 derniers titres qui composent SUMMER BEAT sortent officiellement avec le MV de “If I’m S, can you be my N?”

    너+나(YOU+ME)=7942

    La première chanson met en avant une amitié spéciale sur un tempo rythmé avec un mix entre parties chantées et rapées. Les six garçons expliquent pourquoi ils sont faits pour être ensemble avec l’autre personne visée. Chaque action, pensée est une preuve de plus qu’ils sont connectés. Le nombre 7942 est le résultat de leur somme, car si 79 n’a pas vraiment d’explication, 42 est le nom des fans du groupe. C’est une équation qui est propre à cette amitié et qui met en avant un sentiment renforcé de camaraderie.

    SUMMER BEAT TWS

    If I’m S, Can You Be My N ?

    Title track de l’album, on y retrouve l’insouciance que procure la fin de l’adolescence. Dans cette chanson, on part à la recherche de la personne qui nous complète. Elle est décrite comme l’autre moitié de nous-même et si elle accepte de l’être, nous pourrons toujours la retrouver “If I’m S, can you be my N? So I can always find you” [Si je suis un S, peux-tu être mon N ? Pour que je puisse toujours te trouver].

    Toutefois, on peut également l’aborder de manière amicale. Le S est finalement une main tendue vers le N quand il en a besoin. Le MV, tourné en Chine fin avril, se déroule dans une école, rappelant la jeunesse du groupe et de leur quotidien mais également leur premier MV “plot twist”. Celui-ci débute sur Shinyu arborant le dossard numéro 247 (autre nom du groupe) et qui se prépare pour une course tout en ayant le soutien du public. Pendant les 3 minutes 23 que dure le clip vidéo, les six garçons vont montrer un esprit de camaraderie, d’entraide et de bienveillance sans oublier leur habituelle insouciance et joie de vivre.

    SUMMER BEAT TWS

    hey! hey! 

    Sortie en début de mois, elle amorce ce mini album avec une mélodie gorgée de soleil qui sent bon les vacances. Il vous sera facilement possible de rêver, vague à l’âme, aux expériences que vous pourrez vivre avec vos amis ou votre famille pendant l’été. Pour rappel, le storytelling du groupe est basé sur l’amitié, l’amour et l’insouciance de la jeunesse. Ce MV est donc, une fois encore, un booster d’énergie et un échappatoire au quotidien.

    Si une chanson pouvait résumer cette jeunesse, ce serait celle-ci. Elle nous intime le fait de foncer dans tous nos choix et de suivre nos passions. L’amitié revient également, “Lean on me when you’re knocked down” [tu peux t’appuyer sur moi si tu te sens perdu]. On retrouve cette notion de main tendue qu’il y avait dans “If I’m S, can you be my N?“.

    SUMMER BEAT TWS

    Double Take

    Voix graves et paroles répétitives, on fait un 360 avec Double Take. Cette chanson est à considérer comme un chant d’encouragement avant ou pendant un match. Les paroles appuient d’ailleurs cette théorie, dans lesquelles la notion de support et de victoire tous ensemble est centrale.

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    Keep On – 내가 태양이라면 (If I Were the Sun)

    On revient sur une mélodie beaucoup plus douce et rêveuse. Cette chanson accompagne à la perfection certaines photos de leur album. En effet, avec ce rythme ensoleillé, on se voit facilement au bord d’une piscine à siroter un cocktail, manger une glace ou encore s’éclabousser. Cette ode à l’amour compare toutes les petites actions que la personne fait et qui donne envie de se rapprocher d’elle comme le soleil se rapproche de l’ouest (coucher du soleil). 

    SUMMER BEAT TWS

    Fire Confetti

    Comme son nom l’indique, on ne s’attendait dans cette chanson qu’à une mélodie explosive. Et c’est effectivement le cas. Avec un tempo rapide, elle donne envie de danser dès les premières notes. La chanson met en avant les émotions de deux personnes qui se font face juste avant de partir pour leur bal de promo. Les confettis dans le cœur que l’on peut ressentir quand on voit la personne qu’on apprécie dans une belle tenue, la joie que cet événement peut nous procurer ou encore la consécration d’un potentiel amour naissant. 

    “Fire Confetti” termine en beauté ce mini-album qui ressemble finalement à une année de lycée. Entre septembre et juin, il se passe une multitude de choses et on peut ressentir un million d’émotions différentes. Cependant, une chose reste : ne pas oublier de tendre la main à qui en a besoin. Un beau message surtout dans le monde d’aujourd’hui.

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    Un nouveau record en perspective pour SUMMER BEAT ? 

    Après la sortie de leur premier mini album en janvier dernier, le groupe TWS a déjà parcouru beaucoup de chemin en l’espace de quelques mois. Avec une title track dans les top charts pendant plus de trois mois, ils sont le premier et seul boygroup, depuis la 4e génération, à être numéro 1 dans le top MelOn* Yearly Charts (classement annuel) dépassant le titre “Love wins all” de IU. Ils ont également dépassé le record de “Butter” du groupe BTS en étant dans le classement MelOn top 10 pendant 15 semaines d’affilée. (source : @Awards_TWS / @tws_charts)

    SUMMER BEAT comptabilisait plus de 509 000 précommandes, le jour de sa sortie ce sont 308 000 copies de l’album qui se sont vendues. Soit 100 000 de plus que Sparkling Blue. 

    Le MV de “If I’m S, can you be my N?” a atteint les 5 millions de vues en 24h soit 2 millions de plus que “plot twist” en janvier dernier. Le groupe reste dans le top 3 des # tendances sur MelOn depuis leur comeback. 

    *MelOn : plateforme de streaming n°1 en Corée du Sud (équivalent de Spotify)

    Avec leur nouveau mini-album frais et ensoleillé, TWS nous invite à danser tout l’été, offrant ainsi une bouffée d’air frais et un échappatoire bienvenu grâce à leur jeunesse pétillante.

  • JUKEBOX : Epik High revient en force avec « PUMP »

    JUKEBOX : Epik High revient en force avec « PUMP »

    Dans le monde du k-hip-hop, un nom résonne avec une constance indéniable : Epik High. Ce groupe emblématique (composé des rappeurs Tablo, Mithra Jin et DJ Tukutz) n’a cessé de repousser les frontières créatives depuis leurs débuts en 2001. Le 20 juin 2024, ils reviennent avec leur première mixtape, PUMP, qui promet de secouer la scène musicale et de captiver leurs fans et de nouveaux auditeurs.

    Avec PUMP, Epik High nous livre des morceaux mélangeant habilement des mélodies jazzy entraînantes à des paroles introspectives. Chaque piste de la mixtape est une invitation à plonger dans un univers sonore diversifié mais toujours fidèle à l’ADN d’Epik High. Cette toute première mixtape marque également un tournant dans leur carrière, mettant en lumière leur capacité à se réinventer tout en restant fidèles à leurs racines.

    ANTIHERO : La lutte contre les conventions

    Avec « Antihero », chanson-titre de la mixtape, le groupe sud-coréen explore les nuances complexes de l’identité et de la moralité. Les paroles de la chanson examinent les frontières floues entre le bien et le mal. Elles remettent en question l’essence-même de ce que signifie être un héros dans un monde rempli d’ambiguïté morale.

    Héro ou vilain ?

    Les premières lignes donnent le ton avec une puissante déclaration d’identité personnelle et de défiance contre les normes sociales (« plus de professeurs, plus de prophètes, plus de héros »). Les membres affirment leur style en soulignant leur capacité à naviguer dans les complexités de la célébrité et de la perception du public (« L’opinion du public ? Je le plie à mon désir, c’est mon super-pouvoir »).

    Le refrain, « I’m the hero you deserve, I’m the hero you need », (« Je suis le héros que tu mérites, je suis le héros dont tu as besoin ») renferme le thème central de la chanson. Il suggère que l’héroïsme n’est pas un concept fixe mais plutôt un rôle qui peut être interprété différemment selon le contexte. Les artistes reconnaissent leur double rôle en tant que héros et vilain. Cette dualité est encore soulignée par la ligne « All the heroes that you serve look like villains to me » (« Tous les héros que tu sers ressemblent à des vilains pour moi »). Celle-ci met en lumière la morale subjective et l’influence de la perspective sur nos jugements.

    Tout au long de la chanson, Epik High utilise des métaphores vives pour transmettre leur message. Les paroles « comme un sociopathe » (dites par Haru, la fille de Tablo) illustrent l’attitude rebelle et sans compromis des artistes. La chanson aborde également des thèmes de résilience et de persévérance, alors que les artistes réfléchissent à leur parcours et aux obstacles qu’ils ont surmontés. En rejetant les normes sociales et en embrassant leur véritable identité, Epik High redéfinit ce que signifie être un héros dans un monde qui ne reconnaît souvent pas la complexité de la nature humaine.

    Bien qu’Epik High aborde la plupart du temps un look chic et badass, le groupe ne se prend pas toujours au sérieux. C’est aussi le cas dans « Antihero » lorsque vous entendez Tablo crier « You don’t know anything about me ! Shut up ! » (« Tu ne connais rien de moi ! Tais-toi ! ») avant que l’instrumental change complètement à 02:12. Fun fact : Cette citation provient de l’interview Epik High Takes the BFF Test où Tablo crie à Tukutz cette phrase parce que ce dernier ne croyait pas que Tablo aimait le gésier de poulet.

    K-DRAMA : La vie c’est pas un drama

    L’album comprend également la chanson « K-Drama », abordant les clichés populaires des dramas coréens et les comparant à la vie réelle. Sans critiquer pour autant les dramas, Tablo nous rappelle, dans leur interview avec Forbes que « les fins des dramas sont soit très heureuses, soit très tragiques, alors que la vie oscille constamment entre les deux ».

    La vie, c’est pas un drama

    La chanson s’ouvre sur des questions poignantes demandant à l’auditeur s’il a déjà ressenti une profonde tristesse, douleur ou perte. L’enchaînement des mots « drama, trauma, karma » souligne les défis incessants rencontrés. La vie n’offre alors aucun répit, pas de ‘virgule’ pour respirer. Les paroles critiquent également l’industrie du divertissement, en comparant le « rap game » à un « rat game » et à un labyrinthe où chaque chemin est une intersection décisive. Cette métaphore souligne la brutalité de l’industrie, où les artistes doivent constamment faire des choix déterminants pour leur carrière. Le monde est décrit comme une « comédie », offrant une vision sombre et ironique de la façade glamour souvent projetée par l’industrie du divertissement.

    Plusieurs références sont aussi naturellement faites aux dramas. La ligne de Mithra « Même si la fin est prévisible, ça vend bien » compare les dramas à la vie réelle tandis que Tablo rappe « Mon OST est une marche funèbre ». Les derniers vers traitent à la fugacité de la vie, la comparant à un film one-take sans montage ni reprise, incitant les auditeurs à trouver des moments de joie malgré le chaos. Comme dans « Antihero », l’humour reste cependant au rendez-vous. C’est avec l’ad lib « kimchi slap » discrète mais efficace (en référence à une scène du drama Everybody, Kimchi) qu’une touche amusante s’ajoute à ce message réfléchi.

    une dame âgée frappe violemment au visage un homme en costume avec du kimchi

    I WAS HAPPY (ft. Kim Jong Wan) : Vide et mélancolie

    On ne le présente plus, Kim Jong Wan de Nell est un artiste récurrent dans la discographie d’Epik High (« Lost One », « Amor Fati », « Let It Rain »…), et on comprend bien pourquoi. Sa voix envoûtante transmet un sentiment de mélancolie à travers les notes douces du piano et les percussions de « I Was Happy ». Cette dernière capture à merveille la mélancolie et la beauté éphémère du bonheur. Comme l’a si bien dit Tablo : « Je ne pense pas que quelqu’un d’autre [que Jong Wan] puisse délivrer ce genre de tristesse ».

    Heureux ou pas ?

    Les premières lignes donnent le ton de la chanson. Le narrateur décrit son parcours comme étant semé d’embûches et se compare à un chat errant. Il souligne aussi ne pas se sentir à sa place, tant dans des terres étrangères que dans son propre pays : « Dans ma jeunesse, on se moquait de mes cheveux noirs, et maintenant, ici, on me traite d’étranger aux cheveux noirs ».

    Au fur et à mesure que la chanson progresse, le narrateur se demande si ce qu’il a réalisé dans sa vie équivaut vraiment à un bonheur authentique. Le refrain « I just can’t feel anything » résonne avec un profond sentiment de vide. Le post-refrain démontre quant à lui une imagerie répétée du cœur brisé, soulignant encore plus le tumulte émotionnel et le désir de ne plus souffrir.

    Un parallèle avec I’m Happy

    La piste fait d’ailleurs directement écho à « I’m Happy » de l’album Remapping the Human Soul d’Epik High sorti en 2007. En effet, cette dernière est elle aussi en collaboration avec Kim Jong Wan et Tablo a par ailleurs écrit les paroles de « I Was Happy » en référence à celle-ci.

    Les refrains de ces deux chansons sont en effet construits en parallèle. Dans « I’m Happy », les paroles du refrain disent « Je vais bien maintenant, pas vrai ? Mais pourquoi est-ce que je continue à pleurer comme ça ? Pourquoi ? » tandis que dans « I Was Happy », sorti 17 ans plus tard, Jong Wan chante « J’ai bien fait, pas vrai ? C’est bien, pas vrai ? Parce que je n’arrive à rien ressentir ».

    OK GOOD : Regardons le bon côté des choses

    Contrairement aux autres pistes de l’album, « Ok Good » n’est en réalité pas une toute nouvelle chanson du groupe. En effet, il était déjà possible de l’écouter si vous aviez acheté l’album Lost Map #002…disponible exclusivement au concert Now Playing d’Epik High à Séoul en 2018. En d’autres mots, une édition très très limitée.

    « Ok Good » explore les thèmes de la résilience et de la positivité face aux difficultés de la vie. Les couplets introspectifs se mêlent à un refrain optimiste, soulignant la lutte entre le désespoir et l’espoir. Ce contraste met en lumière l’importance de garder une perspective positive même lorsque rien ne semble de notre côté.

    Les membres dénoncent là aussi l’industrie musicale, comme bien souvent dans leurs chansons. Étant maintenant plus matures, sages et confiants, ils ne souhaitent plus se préoccuper des tendances de cette industrie. Ils préfèrent se focaliser sur l’opinion de leurs fans, comme le témoigne Tablo dans les premières lignes de la chanson : « J’ai un mot à dire aux mecs en costume qui m’appellent et me harcèlent pour mon album : Je suis désolé mais je ne le fais pas pour toi ».

    Et maintenant ?

    PUMP explore des thèmes complexes, allant de l’héroïsme ambigu de « Antihero » à l’introspection poignante de « I Was Happy », en passant par la critique acérée de la réalité dans « K-Drama ». D’autres pistes, qui méritent tout autant d’être écoutées, font partie de la mixtape : « Pretty Much », « Late Checkout », « Good Riddance », « Group Chat Freestyle » et « Off Day ».

    Epik High restent fidèles à leurs racines tout en cherchant continuellement à se renouveler. Connus pour faire de nombreuses collaborations sur chacun de leur album, Epik High déroge cette fois à la règle en délivrant un album plus intimiste (en s’autorisant tout de même un featuring).

    Les fans se préparent désormais à accueillir Epik High pour leur nouvelle tournée mondiale dès cet été. La tournée The Pump sera l’occasion de découvrir les nouvelles chansons de PUMP, mais aussi des classiques de la carrière du groupe. Réputés pour leur énergie et leurs interactions avec le public, Epik High est prêt à marquer les esprits.

  • CINÉCLUB : 8 télé-réalités coréennes à absolument voir sur Netflix

    CINÉCLUB : 8 télé-réalités coréennes à absolument voir sur Netflix

    Ces dernières années, on ne compte plus le nombre de films et de dramas sud-coréens à l’affiche dans les cinémas ou sur les plateformes de streaming. Dans cette même lignée de développement du divertissement coréen, de nombreuses émissions de télé-réalité, appelées “variety shows” et très populaires localement, voient le jour sur Netflix.

    Certaines mettent en scène des célébrités, d’autres des personnes lambdas, certaines ont des concepts réalistes, d’autres sont des émissions à épreuve : on vous fait nos recommandations.

    1. SAUVE QUI PECHO (SINGLE’S INFERNO), 2021

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    Notre sélection commence par le classique “Sauve qui pécho” dont les trois saisons disponibles ont déjà montré leur lots de moments viraux. Le concept est simple : un petit groupe de célibataires qui cherchent l’amour, une île déserte, et du drama. Les candidats ont un seul but : quitter l’île déserte (l’Inferno) pour une nuit d’hôtel paradisiaque (le Paradise) en se choisissant mutuellement comme partenaires. Sur l’île, ils ne connaissent ni leurs âges ni leurs métiers, et ne peuvent se les révéler que s’ils se choisissent pour la nuit au paradis. A la clé : des drames, des courses à la séduction, mais aussi des retournements de situation. Une chose est sûre ; on ne s’ennuie pas. L’émission est animée et commentée par un panel de juges avec qui on prend goût à commenter les choix des candidats. 

    2. 100% PHYSIQUE (PHYSICAL 100), 2023

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    Autre classique de la télé-réalité coréenne qui a su séduire un large public, “100% PHYSIQUE” met le sport et la performance physique à l’honneur. Avec deux saisons à son actif, l’émission met 100 candidats de différents univers sportifs à l’épreuve de multiples défis. On y retrouve des athlètes, des bodybuilders, des célébrités ou encore des individus non professionnels avec une appétence pour le travail du corps. Femmes et hommes s’affrontent donc au travers d’épreuves d’équipes ou de 1 vs 1 qui se soldent par des éliminations. Cette émission présente un concept unique qui pousse les candidats dans leurs retranchements et qui met à l’honneur une variété de corps différents, ce qui est suffisamment rare pour le souligner.

    3. À L’ÉPREUVE DU DIABLE (The Devil’s plan), 2023

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    Vous l’avez peut-être vue passer car SEUNGKWAN de SEVENTEEN est un participant, cette télé-réalité est un jeu d’énigmes dans lequel les candidats doivent faire preuve d’ingéniosité et d’intelligence. Ils sont placés pendant une semaine dans une grande maison avec dortoirs et doivent faire des alliances pour participer à différentes épreuves de stratégie ou d’esprit présentées par “le Diable”, une entité virtuelle. A chaque épreuve, les participants gagnent ou perdent des crédits jusqu’à élimination. Leurs profils sont variés puisqu’on retrouve des célébrités du divertissement, comme une avocate, un youtubeur scientifique ou encore un professionnel du poker. Un cast qui promet des rebondissements et qui nous pousse aussi à réfléchir lors des épreuves. 

    4. Agents du mystère (Agents of Mystery), 2024

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    Si vous aimez les escape games, “Agents du mystère” n’est autre qu’un escape game géant dans lequel les participants doivent résoudre une enquête policière paranormale en moins de 6 heures. La première saison propose deux scénarios différents et met en scène six célébrités renommées comme KARINA (aespa) ou Hyeri (actrice et ancienne membre de Girls’ Day). Cette émission est produite par Jung Jong Yeon, également à l’origine de “A l’épreuve du diable”.

    5. NEW WORLD, 2021

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    Si vous êtes EXO-L (fan d´EXO) ou ELF (fan de Super Junior) vous avez probablement entendu parler de cette émission grâce à la participation de Kai et Heechul. C’est accompagné de quatre autres personnalités publiques toutes aussi populaires en Corée du Sud qu’ils évoluent dans “New World”. Réalisé par le producteur du Variety Show “Running Man”, ce programme place les participants dans un tiers lieu imaginaire mi fantastique, mi cinématographique, dans lequel chacun doit se jouer fin stratège et survivre à différentes épreuves pour espérer sortir vainqueur. On apprécie les scénarios originaux et fantasques des épreuves qui semblent sortis tout droit de dramas et de contes. 

    6. CHANGE DAYS, 2021

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    “Change Days” a un concept très particulier puisque nous suivons plusieurs couples réels en difficulté et au bord de la rupture. Certains sont ensemble depuis plusieurs années, d’autres depuis quelques mois seulement, l’émission est pour eux l’occasion de (re)consolider leur couple, ou au contraire de prendre des chemins différents. Par ailleurs, au cours de différentes activités, les participants se retrouvent obligés de voir les partenaires des autres lors de rencard, ce qui n’est pas sans créer de tensions. Nous sommes tenus hors d’haleine du début à la fin, tout en analysant aux côtés des juges les réactions et émotions des candidats. Seule la saison 2 est disponible sur Netflix. 

    7. 20 ANS OU JAMAIS, 2023

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    Sur une note plus légère et plus jeune, “20 ans ou jamais” raconte l’histoire de jeunes adultes en transition de l’adolescence vers leur vie d’adulte. Alors que l’âge de la vingtaine est charnière, on suit les participants découvrir leurs premiers émois, leurs premières difficultés et questionnements auxquels nous pouvons nous identifier. C’est dans une seule grande villa qu’ils vont cohabiter et nouer de nouvelles relations. Au programme : douceur, amour et jolies tranches de vie. 

    8. LOVE AFTER DIVORCE, 2023 (Saison 4)

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    “Love After Divorce” est à l’opposé de la précédente puisque cette fois-ci nous suivons des adultes plus âgés. Ceux-ci on et désormais divorcés. Nous retrouvons des hommes et des femmes prêts à trouver l’amour. Ils vont, le temps de l’émission, devoir cohabiter et apprendre à se connaître pour peut-être trouver la perle rare. Cette émission, très populaire en Corée du Sud, est disponible sur Netflix partiellement. En effet, seule la saison 4 est disponible sur la plateforme. On apprécie particulièrement de voir des personnes plus matures interagir les unes avec les autres. 

  • Jukebox : Jeonghan & Wonwoo s’unissent pour nous dévoiler leur premier album “THIS MAN”

    Jukebox : Jeonghan & Wonwoo s’unissent pour nous dévoiler leur premier album “THIS MAN”

    Une nouvelle sous-unité a vu le jour au sein du groupe SEVENTEEN et se compose du duo vocaliste-rappeur Jeonghan & Wonwoo. Un peu moins de deux mois après la sortie du dernier album du groupe au complet, les Carats (fans du groupe SEVENTEEN) ont pu découvrir les 3 titres qui composent THIS MAN

    Sorti le 17 juin, il s’est écoulé à plus de 700 000 copies en moins d’une semaine et se hisse en haut des charts.

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    Un duo inattendu qui mélange cristal et puissance

    Le 19 mai dernier, Pledis Entertainment, l’agence du groupe SEVENTEEN, a dévoilé un teaser pour annoncer l’album d’une nouvelle sous-unité. Celle-ci, composée de Jeonghan, vocalist, et de Wonwoo, rappeur, rassemble douceur et puissance. 

    Prévu pour mi-juin, l’album THIS MAN est rapidement devenu un sujet de conversation brûlant chez les Carats qui ne savent pas à quoi s’attendre. En effet, bien que SEVENTEEN possède déjà une unité, nommée BSS et composée de DK et Seungkwan de la team vocalist, et de Hoshi de la team performance, ce nouveau mélange entre un chanteur et rappeur au sein du groupe est inédit. 

    Un album tout en douceur et en émotion

    Composé de trois titres, l’EP est comparable à un pot de glace. Lumineux à certains moments mais également très réconfortant dans d’autres.

    Last Night 

    Avec une mélodie latine et ensoleillée, la title trackLast Night” nous fait découvrir les voix de Jeonghan et Wonwoo s’entremêlant sur des paroles significatives. 

    Abordant la thématique des rêves et de l’échappatoire qu’ils peuvent créer, le duo raconte une histoire dans laquelle ils essaient de retrouver quelqu’un pendant leur sommeil.  Ils s’y sont rencontrés la veille (“last night”) lors d’un rêve impossible à oublier​. On retrouve cet univers dans le MV, où les deux artistes courent après le sommeil pour replonger dans leurs rêves. L’histoire s’achève sur un sentiment de déception : le fantasme ne devient pas réalité.

    Beautiful Monster – Jeonghan solo

    Toujours dans la thématique des rêves, Jeonghan souhaite là aussi passer plus de temps avec la personne qu’il aime dans son sommeil. La mélodie printanière de cette chanson déconstruit l’image du “monstre caché sous le lit” qui est ici décrit comme “joli monstre”. Il demande à son être aimé de ne pas avoir peur de ce “monstre” et de rester auprès de lui.  Cette description du monstre peut supposer diverses théories : parle-t-il de lui-même de sa propre perception ou bien d’une action faite dans le passé ?  

    Leftover – Wonwoo solo

    Si Wonwoo est connu pour être un rappeur émérite, dans ce solo, il se met à nu. Il cherche à transmettre des émotions fortes. Il y mentionne une perte douloureuse, et explique son sentiment de vide ressenti sans la personne aimée, recherchant continuellement sa présence. Si l’on connaît son histoire, on sait que cette chanson est dédiée à l’un de ses proches parti trop tôt. Pour cette chanson, la mélodie transmet tristesse mais aussi réconfort. 

    Ce premier album signé JxW donne le La de la nouvelle sous-unité de SEVENTEEN. Avec un démarrage sur les chapeaux de roues, le duo offre un EP remarquable. Il s’inscrit comme très prometteur pour la suite et les Carats en sont déjà convaincu-es. 

  • BOOKCLUB : Iseop’s Romance, le nouveau Secretary Kim ?

    BOOKCLUB : Iseop’s Romance, le nouveau Secretary Kim ?

    Publié par : Naver Webtoon

    Auteur : Kim Eonhee

    Genre : Romance

    Tropes : Workplace (travail), Boss x Secretary (patron x secrétaire), Rivals to lovers (de rivaux à amoureux) 

    Avertissements : Harcèlement moral, déséquilibre des pouvoirs intrinsèque aux positions professionnelles des personnages 

    SYNOPSIS

    Kang Minkyung est une femme surdouée. Entièrement dévouée à son travail, elle se place depuis dix ans en tant que meilleure employée de son entreprise, TK Group. Lors de son premier jour dans cette entreprise, elle rencontre Tae Iseop, le petit-fils du fondateur du groupe. Immédiatement, les deux se détestent, tant ils sont en compétition pour arriver à la première place du concours organisé entre les nouveaux arrivants de TK. 

    Alors que sa carrière décolle de plus en plus et qu’elle attend une promotion, Minkyung devient subitement la secrétaire de Iseop. Une humiliation qu’elle accepte cependant, se démenant pour effectuer au mieux ses missions. Il tente de lui mettre des bâtons dans les roues afin de la faire démissionner. 

    Iseop’s Romance est le sequel de 태연한 거짓말 (A Casual Lie), où le cousin de Tae Iseop est le personnage principal. Avant d’être adapté en webtoon, il s’agissait d’un web-novel. 

    LES DESSINS

    Toujours aussi exigeante en termes de dessins, ceux de Iseop’s Romance ont conquis votre autrice. Les personnages possèdent de multiples expressions faciales qui nous permettent de nous immerger entièrement dans l’histoire. 

    De manière assez cliché, la protagoniste est une femme tirée à quatre épingles qui se révèle être subitement cette superbe personne lorsqu’elle se détache les cheveux et retire ses lunettes. Il est dur d’en tenir rigueur, mais cela paraît risible, puisque tout au long du manhwa, Minkyung est dessinée avec beaucoup de soin et de détail. On reste tout de même loin de l’exagération de True Beauty. 

    Iseop, lui, est évidemment un très bel homme. Il est désiré de toutes, envié de tous. Il faut dire que la manière dont il est dessiné le rend effectivement très attirant, avec des expressions faciales intéressantes qui font parfois rater un battement de cœur, de manière, encore une fois, très cliché.

    LES PERSONNAGES

    Kang Minkyung est une « fille normale ». Elle provient d’une famille modeste, et a deux petits frères, des jumeaux sportifs qui excellent dans le patinage artistique. Après avoir été à l’université à Séoul et intégré le prestigieux groupe TK, elle tente d’aider ses parents à subvenir aux besoins de ses frères. Minkyung est une femme sérieuse et dévouée à sa carrière, qui tente de gravir les échelons grâce à son dur labeur. 

    Cependant, elle est subitement rétrogradée en tant que secrétaire exécutive d’Iseop. Le grand-père d’Iseop estime qu’elle pourrait relancer la motivation d’Iseop de ce dernier, en tant que meilleure employée du groupe, et que son petit-fils ne tombera jamais amoureux d’elle. En effet, le cousin étant fiancé à une femme normale, il tente d’éviter à tout prix cette situation pour qu’Iseop se marie avec une autre chaebol*, ou tout du moins quelqu’un de « haut standing ». 

    Si l’on utilise le terme chaebol pour se référer aux grands groupes dont les entités forment une constellation financière autour d’une famille, il est également descriptif des personnes qui composent la famille. On aura ainsi tendance à appeler les self-made men ainsi que leurs héritiers des chaebols.
    Rachel Courvalet, « Samsung, modèle de développement économique spécifique de la Corée du Sud »
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    En échange de cette rétrogradation, le fondateur de TK Group fait une offre généreuse à Minkyung : il sponsorisera ses petits frères dans leurs carrières de patineurs. Cette promesse rend ce changement de poste compliqué à refuser pour elle. 

    Tae Iseop est le petit-fils du fondateur de TK Group, Tae Sihwan. Après avoir perdu la bataille de succession du groupe contre son cousin, il a perdu toute sa motivation pour travailler. Paresseux et effronté, il n’en demeure pas moins intelligent. Iseop est désormais chargé de contrôler la partie fashion de TK. 

    Iseop déteste immédiatement Minkyung lors de leur première rencontre, il arbore donc (donc?) une haine visible pour elle alors qu’elle devient sa secrétaire exécutive. Il tente de la faire démissionner en étant impoli et grossier avec elle et fait preuve d’un manque de professionnalisme pour la pousser à bout. Doucement, alors que Minkyung n’abandonne pas, il développe des sentiments pour elle. D’abord, il réalise qu’elle n’est pas celle qu’il pensait être, avant de devenir admiratif et attiré par elle, au point d’être jaloux de Hyunseong, qu’il voit comme un rival. 

    Lee Hyunseong est un ami d’enfance de Minkyung. Depuis des années, il cultive un crush sur cette dernière qui ne réciproque à aucun moment ses sentiments et le considère comme un grand frère. En tant qu’avocat, il est brièvement employé par TK afin de s’occuper de quelques affaires juridiques avec son cabinet. Néanmoins, il ne semble pas faire plus d’efforts que cela pour séduire Minkyung, évitant le cliché du triangle amoureux habituel des manhwas.

    Lee Seah est également une amie d’enfance de Minkyung. Avec Hyunseong, ils forment un trio inséparable. Personnage assez secondaire, elle apparaît de temps à autre comme soutien de la protagoniste. 

    NOTRE AVIS

    Iseop’s romance est un webtoon que votre autrice apprécie lire. Même si les débuts sont rudes à cause de l’attitude de Iseop envers Minkyung, l’histoire possède peu de drama et devient très mignonne et agréable à lire. C’est une romance sans trop de difficultés, hormis les différences de statut social entre les deux protagonistes. 

    L’évolution des personnages, tant personnelle que dans leurs sentiments, est intéressante et donne plus de profondeur à l’histoire. On apprécie l’engouement du protagoniste envers Minkyung, cette attirance qu’il développe sans le réaliser est attachante et rappelle presque certaines histoires comme Strong Woman Do Bong-Soon

    L’alchimie entre les deux n’est pas immédiate, ce qui est un soulagement puisque l’intrigue a le temps de se développer. Ils se détestent sans fondement avant d’apprendre à se connaître, puis de se plaire. Le développement est ainsi plus naturel à nos yeux. 

    Pour une lecture sans prise de tête, avec des moments qui font rater un battement de cœur, nous vous conseillons fortement ce webtoon. 

    CONCLUSION

    Un manhwa doux et réconfortant, avec ce sentiment de healing typiquement coréen. On veut constamment en lire plus, en savoir plus sur les protagonistes tant il est facile de s’attacher à eux. Il y a une véritable profondeur dans leur description et évolution que l’on ne peut s’empêcher de s’intéresser toujours un peu plus à eux. 

    Le manque de rebondissements dramatiques trop conséquent est relaxant, mais nous pouvons comprendre que beaucoup préfèrent les romances avec plus d’angst (rempli de drama et d’émotions fortes comme la rage et le sentiment de cœur brisé). 

    Iseop’s Romance est simplement un bon moment à passer, quelques minutes de dessins attrayants et d’histoires presque banales, si l’on ne prend pas en compte le trope du patron et de sa secrétaire, évidemment. 

  • JUKEBOX : Le PARADOXX de ONE PACT

    JUKEBOX : Le PARADOXX de ONE PACT

    PARADOXX, sorti le 7 juin dernier, est le tout premier comeback de ONE PACT depuis leur début en novembre 2023. Alors qu’ils enchaînent les fanmeetings sur le continent asiatique, les &HEART (le nom du fandom du groupe) attendent de nouvelles chansons.  Composé de cinq membres dont quatre anciens candidats de Boys Planet (Jongwoo, Jay Chang, Seongmin et Yedam, TAG ayant finalement refusé de participer à l’émission), ONE PACT est signé sous l’agence Armada Entertainment. C’est avec un concept très énergique et assumé que le groupe revient avec trois nouveaux titres “FXX OFF”, “DEJAVU” et “PERIOD”. 

    C’est le 11 mai qu’ils annoncent officiellement le calendrier de leur comeback, révélant les dates des clips à sortir.

    Le 26 mai, les fans découvrent l’aperçu des titres avec un highlight medley, dans lequel on apprend que TAG a écrit et composé chaque morceau. 

    “Après ce long hiatus depuis notre début, l’album PARADOXX, pour lequel nous nous sommes sérieusement préparés, est sorti. J’ai eu la chance de produire tous les morceaux de cet album, qui comporte des surprises, alors qu’on s’essaye à de nouvelles choses. J’espère que les messages que nous souhaitons faire passer dans l’album seront bien reçus puisque nous avons beaucoup réfléchi dessus, en espérant que nos fans réagissent positivement au projet. J’ai hâte de faire la promotion et de continuer à avancer en nous améliorant. Merci pour votre amour et soutien.” TAG (communiqué de presse Helix, 7 juin 2024)

    Un comeback à quatre : pari risqué ?

    Un retour très attendu par les &HEART qui se fait pourtant sans le cinquième membre du groupe Jay Chang qui est retenu par ses activités parallèles. En effet, il a participé au télé-crochet de MNET “Build Up : Vocal Boy Group Survivor ” dans le but de créer un groupe éphémère uniquement composé de chanteurs. Il sera donc membre de B.D.U pour lequel il promeut ses activités en même tant que le reste de ONE PACT promouvra PARADOXX. Les réactions des fans étaient mitigées face à l’annonce de son absence en reprochant aux managements d’avoir mal coordonné les calendriers promotionnels de chacun. 

    L’appropriation culturelle : un écueil dans lequel ONE PACT est malheureusement tombé

    Les erreurs ne s’arrêtent pas là puisque les teasers de la title track du 3 et 5 juin montrent TAG avec une coiffure habituellement portées par les personnes noires, à savoir des locks. A l’heure où la notion d’appropriation culturelle est largement diffusée dans l’espace public, mais aussi dans l’univers de la K-pop où elle est encore, malheureusement, très couramment présente, Armada Entertainment a perpétué de nouveau cet écueil inapproprié et offensant. Les fans du groupe ont immédiatement soulevé ce problème en s’adressant à l’agence directement via les réseaux sociaux mais aussi par mail en créant un template pour leur expliquer le caractère irrespectueux d’un tel choix stylistique. Si les fans avaient hâte du comeback, c’est pourtant avec déception, voire colère que ces teasers ont été reçus, et à juste titre. 

    L’utilisation des locks dans ce cadre est d’autant plus offensant qu’il stigmatise la culture noire en l’attachant automatiquement à une esthétique dite “hip-hop”, très caricaturale. Ce n’est pas la première fois que des groupes de K-pop présentent des membres non noir.es avec des coiffures inappropriées dans le but de créer une certaine esthétique empreinte de clichés raciaux. Armada Entertainment s’ancre dans une longue liste d’acteurs de la musique sud-coréenne qui manquent d’ouverture culturelle, et  l’agence reproduit des erreurs que d’autres ont commises auparavant. La sensibilisation au sujet de l’appropriation culturelle est massivement menée sur les réseaux sociaux par des personnes concernées par ce sujet, comme Rokhaya Diallo et Grace Ly qui interrogent Maboula Soumahoro (maitresse de conférence spécialiste des diasporas africaines, essayiste et fondatrice du Black History Month francophone) dans un épisode de leur podcast Kiffe ta Race, ou encore  Dairing Tia sur sa chaîne YouTube

    L’agence a publié plusieurs communiqués prenant en compte le point de vue des fans pour finalement repousser la sortie du clip de “FXX OFF”, originellement prévue pour le 7 juin et finalement publié le 13 juin. Si ce changement de calendrier est une petite victoire, elle n’en reste pour autant pas totalement satisfaisante puisque l’agence n’a que timidement prononcé ses excuses, ne semblant pas véritablement comprendre les enjeux derrière, d’autant plus qu’ils n’ont fait que flouter les locks

    Album review

    Nous commenterons donc le contenu de l’album sans compter le clip.

    Après un album de début MOMENT très appréciable qui avait déjà su montrer différentes couleurs musicales de ONE PACT, nous étions curieux de ce que réserverait PARADOXX. Si la voix de Jay était un élément distinctif des chansons de ONE PACT, le challenge du groupe était de proposer un projet ré-équilibré qui correspond aux timbres des quatre autres membres. 

    C’est avec tous ces éléments en tête que nous avons écouté l’album pour en proposer une revue.

    “꺼져 FXX OFF” : une title track audacieuse

    Le titre annonce déjà la couleur, ONE PACT sont prêts à dire au monde qu’ils s’émancipent des règles de bienséance. Avec une insulte censurée en version anglophone du titre, on comprend déjà le ton vindicatif qu’ils emploient. 
    L’entrée dans l’EP est assez étonnante puisque “FXX OFF” commence en douceur avec une mélodie au piano, qui s’avère pourtant inquiétante à mesure que les notes se déroulent. Dès les premières secondes nous nous demandons où va le morceau.

    La chorégraphie d’intro montre JONGWOO au centre de la scène qui accompagne le piano avec de la danse moderne très bien exécutée. Nous sommes ensuite de nouveau surpris avec une section complètement différente introduite par un sample de “fast forward effect” (effet d’avance rapide). On découvre une instrumentale beaucoup plus hip hop avant-gardiste, entrecoupée par des mélodies vocales plus pop sur le pré-refrain.

    Le refrain quant à lui nous étonne de nouveau avec  un anti drop qui fait son effet. La répétition du mot 꺼져 (ggeojyeo) (va t’en, ou plutôt “dégage” si on souhaite garder le ton audacieux du terme)  et de “I got no time for you” (je n’ai pas le temps pour toi) contrastent avec les paroles chagrinées écrites au passé “weak boy, i was afraid of all the fingers pointing at me” (faible, j’avais peur des doigts pointés sur moi). Si les membres de ONE PACT ont essuyé beaucoup de critiques depuis Boys Planet, c’est aujourd’hui avec un état d’esprit plus revanchard et confiant qu’ils s’expriment. Le bridge est pour nous le point fort du morceau par l’utilisation d’un effet grésillant sur leur voix criée, non sans rappeler les éléments du garage rock. La production et la structure du morceau sont particulièrement bien ficelées et on apprécie l’attention au détail. Si le titre est efficace au niveau de la production, c’est un morceau qui se performe et se danse plus qu’il ne se chante. Un morceau audacieux par ses sonorités, mais une audace de style capillaire dont on aurait pu se passer.

    DEJAVU 

    Le second morceau de l’EP commence par un couplet de rap sur une instru hip-hop plus traditionnelle. Le flow slammé, posé en contre-temps voulu avec le beat offre une entrée en matière puissante, d’autant plus marquée par la thématique presque désespérée des paroles. TAG énonce à voix haute son introspection en commençant par “I’ve been thinking about my life” (je réfléchissais au déroulé de ma vie) et se poursuivent différentes questions sur la dualité entre la vie et la mort. Ce premier couplet très court (environ 20 secondes) est tout de suite suivi par le refrain qui scande “DEJA VU” et dont la mélodie a un aspect assez anxiogène. En effet, le fond rejoint la forme puisqu’on a l’impression que le temps se raccourcit de plus en plus et nous rattrape alors même que le refrain arrive beaucoup trop tôt dans la structure, contrairement à nos habitudes d’écoute. Sur le second complet, les percussions de l’instru s’accélèrent elles aussi, avec une jolie mélodie vocale par-dessus pour apaiser l’auditeur. Le titre se conclut comme il commence avec un couplet de rap slam en contre temps et une rupture nette à la fin. Il semble que le morceau soit pensé et structuré comme une boucle temporelle qui rappelle astucieusement le titre “DEJAVU”.

    Pre-release de la b-side “마침표 (PERIOD)”

    Avant la sortie officielle de l’album, un clip est sorti pour “마침표 (PERIOD)” le 31 mai 2024, pour lequel JONGWOO (sous son pseudonyme BELLRAIN) s’est chargé de la réalisation. Il s’agit de la troisième et dernière chanson du projet PARADOXX. Le format s’appelle “self-made video” (ou vidéo autoproduite) montrant le talent artistique de ONE PACT qui font partie intégrante de leur processus créatif. Cette implication directe dans le projet permet d’écouter et voir des œuvres qui reflètent directement l’univers personnel des artistes. 

    Au travers de cette chanson, les membres se mettent à nu grâce à une instrumentale simple qui reprend un beat de percussions hip-hop sur fond de piano mélodieux. Une certaine nostalgie se dégage du morceau, accentuée par le ralentissement du rythme au moment du pré-refrain et du refrain. Ce dernier est particulièrement mélodieux, et bien qu’on constate une utilisation un peu poussive du vocoder au mixage, celle-ci fonctionne parfaitement pour ce genre musical. Le second couplet de rap par TAG est efficace et on apprécie son flow percutant qui tranche avec la douceur des mélodies vocales précédentes. 

    “PERIOD” offre une ballade douce-amère pleine de doutes puisqu’elle marque l’incertitude que nous avons face à notre avenir et nos choix de vie, mais aussi dans nos relations avec les autres qui peuvent parfois se solder par rupture. Ce point final (traduction de “PERIOD” en anglais) marque les au revoir à une période déchue, à une relation passée qui n’aurait plus de sens aujourd’hui. La chanson file la métaphore de la phrase qui se finit mais qui n’est pas interprétée de la même manière par tout le monde. Ainsi, elle exprime que ce que l’on désire n’est peut-être pas compatible avec cette personne, avec cette manière de fonctionner. Les paroles appellent aux vécus de chacun lorsqu’elless évoquent cette déception de ne plus être compris et reconnu par l’autre, mais de pourtant ressentir le besoin de s’exprimer. L’amertume se lit dans la phrase “je me sens pathétique” (I feel pathetic), “alors que le temps passe, je n’ai personne en qui avoir confiance” (as time goes by, i have no one to trust)

    En parallèle, se lit la peur de décevoir l’autre quand celui-ci découvre nos émotions négatives, “quand tu verras mes vrais sentiments, tu me quitteras toi aussi(when you’ll see my feelings, you’ll leave me too). TAG écrit alors sur nos propres contradictions humaines à vouloir être aimé mais à ne pas savoir prendre soin de nos relations, “je suis désolée d’être parti le premier, parce  je ne sais pas comment t’aimer; parce que je ne sais pas être aimé” (I’m sorry I left first, because I can’t love you, because i don’t know how to be loved).  Le morceau met donc en avant cette difficulté à définir nos propres émotions face au temps qui passe et aux relations qui se dégradent, qu’elles soient familiales, amoureuses ou amicales. Le sentiment d’abandon et d’isolement, la peur de décevoir, l’incapacité à exprimer ses frustrations face au changement sont tout autant de thématiques sublimées par la plume de TAG.

    Le clip capture quant à lui parfaitement l’essence de la chanson puisque ce sont des images lumineuses et poétiques qui marquent l’isolement de chacun des membres dans leur environnement. On voit JONGWOO face à son écran dans une salle de PC, YEDAM marchant seul sur des rails abandonnés et sur un terrain de basket, SEONGMIN dans une aire de jeux pour enfants ou dans un photomaton. Chacun d’entre eux porte des écouteurs, s’extrayant du monde environnant par la création d’une bulle auditive. Les paroles font d’autant plus sens que le clip s’ouvre et ferme par JONGWOO ouvrant une lettre de TAG qui lui est adressée sur laquelle sont ancrées ces paroles. Le spectateur voit “je dois vivre par moi-même” (i gotta live by myself), qui donne le ton de la fin de l’album.

    Conclusion

    ONE PACT propose un EP de trois chansons efficaces et bien construites dans lesquelles qualités de producteur et de lyriciste de TAG sont indiscutables. Bien que l’EP ne propose pas de nouveauté particulière ou de prise de risque, l’ensemble est cohérent et agréable à écouter. C’est d’autant plus vrai que l’album se conclut avec un titre doux et pourtant poignant car les membres se livrent sur les difficultés qu’ils rencontrent à l’égard de leurs émotions. On aurait, cependant, voulu en entendre plus et avec davantage d’originalité après des mois d’absence, car il semble que ce comeback écope d’un manque de préparation de la part de l’agence, sous plusieurs aspects.